Jurisprudence administrative
581 862 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
581 862
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-24MA01139
Avocat : SCP PETIT & BOULARD
Cour Administrative d'Appel de Nantes — N° CAA44-25NT00578
Avocat : COIRIER
Cour Administrative d'Appel de Nantes — N° CAA44-25NT00653
Avocat : SELARL THOMAS TINOT
Cour Administrative d'Appel de Nantes — N° CAA44-25NT00873
Avocat : MEZIN SOCIETE D'AVOCAT
Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2400303
Sujet principal : Recours en annulation de permis de construire et d'un permis modificatif délivrés par la commune de Barretali, fondé sur la contestation de la qualité de propriétaire du bénéficiaire et sur une erreur de droit concernant la nature des travaux. Juridiction : Tribunal Administratif de Bastia (formation de 1ère chambre). Solution retenue : Le tribunal rejette les requêtes de M. B... A... en considérant qu'il ne justifie pas d'un intérêt à agir suffisant pour contester les autorisations d'urbanisme, conformément aux dispositions de l'article L. 600-1-2 du code de l'urbanisme. Il rejette également la demande de condamnation de Mme D... aux dépens. Textes appliqués : Article L. 600-1-2 du code de l'urbanisme (conditions de recevabilité des recours contre les autorisations d'urbanisme).
Avocat : GARBARINI
Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2400419
Le Tribunal Administratif de Bastia a statué sur un recours en excès de pouvoir visant l'annulation d'un permis de construire tacite délivré par le maire de Porto-Vecchio. Le tribunal a jugé la requête irrecevable, considérant que le délai de recours du requérant, un tiers, avait commencé à courir à compter du premier jour d'une période continue de deux mois d'affichage régulier sur le terrain, conformément aux articles R. 600-2 et R. 424-15 du code de l'urbanisme. L'administration n'ayant pas démontré que cet affichage avait été interrompu, le recours, formé après l'expiration de ce délai, était tardif.
Avocat : CABINET D'AVOCATS SOLER - COUTEAUX & ASSOCIES
Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2600445
Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en référé, a suspendu l'exécution d'un permis de construire délivré par le maire d'Aleria. Le juge a estimé que les moyens soulevés par le préfet, fondés sur une méconnaissance présumée des articles L. 121-8 et R. 425-31 du code de l'urbanisme, créaient un doute sérieux sur la légalité de l'acte. La décision a été rendue sur le fondement de l'article L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales.
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2400330
Le Tribunal administratif de Rennes a rejeté la requête de Mme B... visant à annuler le refus de l'allocation de solidarité spécifique (ASS) par France Travail. Le tribunal a jugé que l'administration n'avait pas commis d'erreur dans l'application des textes, car la requérante ne justifiait pas des cinq années d'activité salariée requises par l'article R. 5423-1 du code du travail, lui manquant neuf jours. La décision est fondée sur le strict respect des conditions légales d'attribution de cette allocation.
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2506725
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté l'opposition formée par un allocataire contre une contrainte de Pôle Emploi (France Travail) visant au recouvrement d'un indu d'Allocation de Retour à l'Emploi (ARE). Le tribunal a jugé que le versement de l'ARE devait cesser dès que l'allocataire avait atteint l'âge légal de départ à la retraite et justifiait de la durée d'assurance requise pour une pension à taux plein, ce qui était le cas en l'espèce. Cette solution est fondée sur l'application de l'article L. 5421-4 du code du travail, combiné aux articles L. 351-1 et L. 161-17-2 du code de la sécurité sociale.
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2601941
Le Tribunal administratif de Rennes, statuant en référé, a admis le requérant au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire sur le fondement de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991. Il a donné acte du désistement du requérant concernant sa demande d'injonction contre le préfet, présentée initialement sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative. Enfin, le juge a rejeté la demande de mise à la charge de l'État des frais liés au litige.
Avocat : ROCHARD
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2600534
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande d'un ressortissant marocain visant à enjoindre à la préfète de l'Isère de réexaminer sa demande d'abrogation d'une obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le juge a estimé que la mesure sollicitée, fondée sur l'article L. 521-3 du code de justice administrative, ferait obstacle à l'exécution d'une décision administrative, ce qui est interdit par ce dispositif, sauf à prévenir un péril grave. La requête a donc été jugée irrecevable dans le cadre de cette procédure d'urgence.
Avocat : SELARL ABOUDAHAB
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2317783
**Sujet principal** : Recours en annulation contre une révocation et une radiation des cadres d'un capitaine de police pour vice de procédure disciplinaire. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Paris (5e Section - 3e Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal a jugé que la procédure disciplinaire était entachée d'un vice substantiel, car l'agent n'a pas disposé d'un délai suffisant pour consulter son dossier (reçu seulement la veille de l'audience du conseil de discipline, malgré sa demande antérieure et l'importance du dossier). Cette méconnaissance des droits de la défense entraîne l'annulation de l'arrêté de révocation attaqué. **Textes appliqués** : Article L. 532-4 du code général de la fonction publique et article 5 du décret n° 84-961 du 25 octobre 1984, qui garantissent le droit à la communication intégrale du dossier dans un délai permettant une défense effective.
Avocat : DUNAC
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2607286
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, a examiné la demande d'un ressortissant étranger sollicitant une injonction envers le préfet de police pour être convoqué au dépôt de sa demande de titre de séjour. Le juge a constaté que la convocation avait déjà été délivrée, rendant la demande d'injonction sans objet. Il a admis le requérant au bénéfice provisoire de l'aide juridictionnelle et a fixé une somme à verser à son avocat, en application de l'article L. 521-3 du code de justice administrative et de la loi du 10 juillet 1991.
Avocat : LHADJ MOHAND
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2608266
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, a constaté un non-lieu à statuer sur la demande d'injonction d'une ressortissante mexicaine visant à obtenir une convocation pour déposer sa demande de titre de séjour. La juridiction a relevé que la préfecture avait, postérieurement à la requête, convoqué l'intéressée, rendant sa demande sans objet. Le juge a néanmoins condamné l'État à lui verser 800 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative pour les frais exposés.
Avocat : DE FREITAS
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2608419
Le Tribunal administratif de Paris a rejeté la demande de suspension d'un refus de renouvellement de titre de séjour étudiant. Le juge des référés a estimé que la condition d'urgence n'était pas caractérisée, malgré la présence d'une promesse d'embauche, car la requérante pouvait solliciter un titre de séjour "salarié". La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 et R. 522-1 du code de justice administrative.
Avocat : CABINET CENTAURE AVOCATS (SEL)
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2609255
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A... visant à annuler le refus d'enregistrement de sa liste pour les élections des conseillers des Français de l'étranger. La juridiction a jugé que le dépôt du dossier complet après l'heure limite de 18h, fixée par l'article 19 de la loi du 22 juillet 2013, constituait un motif légal de refus, plaçant le consul général en situation de compétence liée. Les arguments de l'électeur concernant une erreur technique imputable à l'administration n'ont pas été retenus comme suffisants pour écarter l'application stricte du délai réglementaire.
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2502309
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de M. D... visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF), la fixation de son pays de renvoi et son interdiction de retour. Le tribunal a jugé que l'arrêté préfectoral était légal, notamment car le signataire était compétent et que l'étranger, entré et séjournant irrégulièrement sans titre de séjour, relevait du cas prévu à l'article L. 611-1 1° du CESEDA. Les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la CEDH et de l'erreur manifeste d'appréciation ont été écartés.
Avocat : ACTIS AVOCATS
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2515246
Le Tribunal administratif de Versailles, statuant en référé, a rejeté la demande d'un étranger sollicitant une injonction pour obtenir un rendez-vous en préfecture afin d'enregistrer sa demande d'admission exceptionnelle au séjour. Le juge a estimé que le requérant n'avait pas apporté la preuve que son dossier en ligne avait expiré, ni démontré de circonstances particulières caractérisant une urgence. La condition d'urgence prévue à l'article L. 521-3 du code de justice administrative n'était donc pas remplie.
Avocat : SAIDI
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2600811
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, rejette la demande de provision d'un million d'euros formée par un patient contre l'ONIAM. Le juge estime que l'obligation de l'ONIAM d'indemniser un accident médical non fautif est sérieusement contestable, notamment sur le lien de causalité entre l'acte médical et les préjudices allégués. La décision s'appuie sur les dispositions du code de la santé publique relatives à l'indemnisation des accidents médicaux et sur l'article R. 541-1 du code de justice administrative.
Avocat : SELARL DE LA GRANGE ET FITOUSSI AVOCATS
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2603830
Le Tribunal Administratif de Marseille rejette la requête en annulation d'un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire (OQTF) et d'interdiction de retour prononcé contre un ressortissant algérien. La juridiction estime que l'arrêté est suffisamment motivé, notamment en ce qui concerne la durée de l'interdiction de retour, et que le préfet a dûment examiné la situation personnelle de l'intéressé au regard des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (articles L. 613-1, L. 613-2 et L. 612-10). Le tribunal écarte également les moyens tirés de l'Accord franco-algérien et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : LI