Jurisprudence administrative
581 862 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
581 862
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2532981
Le Tribunal administratif de Paris a rejeté la requête de M. B... visant à annuler un arrêté préfectoral lui enjoignant de quitter le territoire français. La juridiction a estimé que le préfet avait correctement examiné la situation personnelle du requérant et que la mesure ne méconnaissait pas son droit au respect de la vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a également considéré que l'administration n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation, notamment au regard de l'absence d'attaches familiales en France et de la situation professionnelle et pénale du requérant.
Avocat : CABINET SELARL PETRA LALEVIC AVOCAT
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2533396
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A... B... visant à annuler son arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le tribunal a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé, résultait d'un examen particulier de sa situation et a été pris légalement après le rejet définitif de sa demande d'asile par la Cour nationale du droit d'asile (CNDA). La décision s'appuie principalement sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment son article L. 542-1.
Avocat : MAILLET
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2535104
**Sujet principal** : Demande de provision en référé par une entreprise (L'Art et le Bois) contre l'AP-HP pour le paiement du solde d'un marché public de travaux. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Paris (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés rejette la demande de provision. Il estime que l'obligation de payer le solde est sérieusement contestable, notamment en raison de désaccords sur la régularité de la procédure de décompte final et sur l'achèvement des travaux, ce qui empêche de considérer l'existence de la créance comme suffisamment certaine. **Textes appliqués** : L'article R. 541-1 du code de justice administrative (conditions pour accorder une provision) et les dispositions du cahier des clauses administratives générales des marchés publics de travaux (CCAG-Travaux) relatives au décompte final.
Avocat : CABINET CENTAURE AVOCATS (SEL)
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2601822
Le Tribunal administratif de Paris a rejeté une demande de référé-liberté visant à suspendre le refus de la maire de Paris de communiquer des documents relatifs à un signalement au parquet concernant les enfants des requérants. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas caractérisée et qu'aucun doute sérieux sur la légalité du refus n'était établi, notamment au regard des dispositions du code des relations entre le public et l'administration. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 et suivants du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2604072
Le Tribunal Administratif de Paris, statuant sur un recours pour excès de pouvoir, a annulé la décision de l'OFII du 22 janvier 2026 mettant fin aux conditions matérielles d'accueil de la requérante. La juridiction a jugé que l'OFII n'avait pas suffisamment motivé sa décision, notamment en ne démontrant pas en quoi le comportement de la demanderesse d'asile constituait un manquement aux exigences des autorités chargées de l'asile au sens de l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a également prononcé l'admission provisoire de la requérante au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Avocat : NICOLET
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2605066
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A... B... visant à annuler le refus de l'OFII de lui accorder des conditions matérielles d’accueil. La juridiction a estimé que la décision attaquée, fondée sur le caractère de réexamen de sa demande d’asile, était suffisamment motivée et ne méconnaissait pas les exigences procédurales. Elle a appliqué les articles L. 551-15 et D. 551-17 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que les dispositions relatives à l’aide juridictionnelle.
Avocat : DEBAZAC
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2605333
Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre le refus de l'OFII d'accorder des conditions matérielles d'accueil à une demandeuse d'asile guinéenne. Le tribunal a annulé la décision attaquée, considérant que l'administration n'avait pas suffisamment motivé son refus en ne démontrant pas le dépassement du délai de 90 jours et en ne prenant pas en compte l'éventuelle vulnérabilité de la requérante, comme l'exige l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a enjoint à l'OFII de réexaminer la demande dans un délai de 24 heures.
Avocat : CABINET ANGLADE & PAFUNDI A.A.R.P.I
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2605497
**Sujet principal** : Recours en excès de pouvoir contre le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) d'octroyer des conditions matérielles d'accueil (CMA), notamment l'allocation de demandeur d'asile (ADA), à une demandeuse d'asile congolaise. **Juridiction** : Tribunal administratif de Paris (8e Section - MESD). **Solution retenue** : Le tribunal a admis la requérante au bénéfice provisoire de l'aide juridictionnelle. Sur le fond, il a annulé la décision de refus de l'OFII, considérant que cette décision, motivée par le refus de l'orientation en région, était entachée d'une erreur de droit et d'une erreur manifeste d'appréciation, car elle ne prenait pas en compte la situation particulière de la requérante (vulnérabilité liée à sa grossesse récente et à la présence de ses deux jeunes enfants). **Textes appliqués** : La décision s'appuie principalement sur l'article 20 de la directive 2013/33/UE, qui impose que les décisions de limitation ou de retrait des CMA soient prises de manière individuelle, objective, impartiale et motivée,
Avocat : HIESSE
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2606403
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, a rejeté la demande d'un étudiant étranger visant à enjoindre au préfet de police de lui délivrer un récépissé ou une autorisation provisoire de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence prévue à l'article L. 521-3 du code de justice administrative n'était pas remplie, le requérant n'ayant pas justifié du dépôt de sa demande de renouvellement, de la réalité de ses études et de son stage obligatoire, ni de difficultés particulières dans ses démarches. La mesure sollicitée n'a donc pas été ordonnée.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2607437
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d'une décision implicite de rejet d'une carte de résident. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le requérant étant titulaire d'une attestation de prolongation d'instruction valide lui permettant un séjour régulier et le droit de travailler. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : DE SEZE
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2607898
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la demande de suspension d'urgence (référé-suspension) formée par un agent contractuel contre la rupture anticipée de son CDD pour faute grave notifiée par l'établissement public « Chaillot-Théâtre national de la danse ». Le juge a estimé, en application de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, qu'aucun des moyens soulevés (dont l'irrégularité de procédure et l'erreur manifeste d'appréciation) ne créait un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée, rendant inutile l'examen de la condition d'urgence.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2607916
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, a rejeté la requête d'un ressortissant marocain demandant une injonction au préfet de police pour convoquer l'intéressé et lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour. Le juge a estimé que le requérant n'apportait pas la preuve d'une urgence suffisante, notamment concernant la menace pour son emploi, pour justifier une mesure sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur la jurisprudence relative au délai raisonnable pour l'enregistrement d'une demande de séjour.
Avocat : SANGUE
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2607931
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, a été saisi d'une demande visant à contraindre le préfet de police à délivrer une autorisation provisoire de séjour à un requérant, en exécution d'une ordonnance antérieure. Le juge a constaté un non-lieu à statuer sur la demande principale, celle-ci étant devenue sans objet après que l'administration eut convoqué l'intéressé pour lui remettre le titre. Toutefois, il a mis à la charge de l'État une somme de 800 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative pour les frais exposés par le requérant.
Avocat : SANGUE
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2607938
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, a rejeté la requête d'une ressortissante tunisienne demandant une injonction au préfet de police pour convoquer et enregistrer sa demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence exigée par l'article L. 521-3 du code de justice administrative n'était pas remplie, l'intéressée n'ayant pas démontré un risque imminent pour son emploi et son dossier étant incomplet. La demande d'allocation sur le fondement de l'article L. 761-1 du même code a également été rejetée.
Avocat : SANGUE
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2607968
Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme B... qui demandait une injonction au préfet de police pour examiner rapidement sa demande de titre de séjour et lui délivrer une autorisation provisoire. Le juge a estimé que la condition d'urgence prévue à l'article L. 521-3 du code de justice administrative n'était pas remplie, car la requérante n'apportait pas d'éléments prouvant le risque immédiat de perte de couverture sociale allégué et qu'elle était convoquée à la préfecture pour la suite de sa procédure. La demande a donc été jugée irrecevable.
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2401492
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en plein contentieux, rejette la requête de Mme C... visant à annuler la décision du département de la Seine-Maritime rejetant son recours contre un indu de RSA. Le tribunal estime que la décision attaquée du 29 février 2024 est suffisamment motivée, précisant la nature de l'indu, son montant, la période concernée et son fondement légal, à savoir un changement de situation non déclaré. La juridiction applique les dispositions du code de l'action sociale et des familles, notamment ses articles L. 262-25, L. 262-47 et R. 262-89.
Avocat : SAGON LOEVENBRUCK LESIEUR LEJEUNE
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2401493
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en plein contentieux, a rejeté les requêtes de Mme B... C... visant à annuler des décisions de la CAF de la Seine-Maritime lui réclamant le remboursement d'indus de plusieurs prestations sociales. Le tribunal a jugé que la CAF avait légalement constaté une reprise de vie maritale avec M. D..., rendant la requérante indue de ces allocations, et a rejeté les moyens soulevés, notamment l'insuffisance de motivation et l'erreur d'appréciation. La décision s'appuie sur les dispositions du code de la sécurité sociale et du code de l'action sociale et des familles régissant les conditions d'attribution des prestations litigieuses.
Avocat : SAGON LOEVENBRUCK LESIEUR LEJEUNE
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2608421
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la demande de suspension en référé d'un refus de délivrance de récépissé de première demande de titre de séjour. Le juge a estimé que le requérant, un ressortissant chinois, ne démontrait pas l'urgence requise par l'article L. 521-1 du code de justice administrative, notamment en l'absence d'obligation de quitter le territoire français. La demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle a également été rejetée.
Avocat : GOEAU-BRISSONNIERE
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2608481
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. B..., un ressortissant béninois, qui contestait le refus de son admission sur le territoire français au titre de l'asile. Le tribunal a estimé que le ministre de l'intérieur n'avait pas violé le principe de confidentialité de la demande d'asile en ayant accès au compte-rendu de l'OFPRA. Il a également jugé, en application des articles L. 352-1 et L. 352-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, que l'examen de la demande par le ministre s'était limité à vérifier son caractère manifestement infondé, comme le prévoit la procédure à la frontière.
Avocat : SCP D AVOCATS SAIDJI ET MOREAU
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2608513
Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé-suspension, a suspendu la décision implicite de rejet d'une demande de titre de séjour. Le juge a retenu l'urgence en raison de la situation de grande précarité de la requérante, mère d'un enfant français handicapé, et a estimé qu'un doute sérieux existait sur la légalité de la décision au regard des articles L. 441-8 et L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La suspension est ordonnée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : MEILLER