Jurisprudence administrative

97 018 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

97 018

Décisions totales

384 307

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA95Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2517837

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de provision des sociétés Relyens SP et Relyens Mutual Insurance contre un EHPAD. Le juge a estimé que l'existence de la créance (intérêts moratoires et indemnité forfaitaire) n'était pas suffisamment établie, car le titulaire exact du marché public d'assurance n'était pas identifiable au vu du dossier. La décision s'appuie sur les conditions de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, qui exige qu'une obligation ne soit pas sérieusement contestable pour accorder une provision.

Avocat : LKJ AVOCATS

10 février 2026
TA95Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2520066

**Sujet principal** : Demande en référé d'une professeure pour le versement provisionnel de la troisième fraction de sa prime spécifique d'installation. **Juridiction** : Tribunal administratif de Cergy-Pontoise (formation de référé). **Solution retenue** : Le tribunal fait droit à la demande. Il condamne l'État à verser à la requérante une provision correspondant au montant net de la fraction de prime due, assortie d'intérêts légaux, et l'alloue 1500 € au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. La liquidation précise de la somme est renvoyée à l'administration. **Textes appliqués** : L'existence de la créance, jugée non sérieusement contestable, est établie sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative et du décret n°2001-1225 du 20 décembre 2001 relatif à la prime.

Avocat : CYRIL PERRIEZ

10 février 2026
TA95Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2521838

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, rejette la demande de M. A... visant à liquider une astreinte pour inexécution d'une précédente ordonnance. La juridiction constate que le préfet des Hauts-de-Seine a exécuté l'injonction en délivrant un titre de séjour puis un récépissé, malgré un délai initialement dépassé. La décision s'appuie sur les articles L. 911-6 et L. 911-7 du code de justice administrative relatifs à la liquidation des astreintes.

Avocat : FERNANDEZ

10 février 2026
TA103Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de la Polynésie française — N° TA103-2500364

Le Tribunal Administratif de la Polynésie française, saisi en plein contentieux par Mme C..., conteste la décision du CIVEN du 20 mai 2025 fixant à 4 650 euros l'indemnisation de ses préjudices en tant qu'ayant droit de sa mère décédée. La requérante critique le rapport d'expertise médicale du Dr G..., estimant qu'il minimise le lien de causalité entre le cancer du poumon et le décès, et sous-évalue les souffrances endurées et les préjudices extrapatrimoniaux. Le tribunal rejette la demande de désignation d'un nouvel expert, estimant que l'expertise réalisée par le CIVEN, conforme au décret n° 2014-1049 du 15 septembre 2014, est suffisamment contradictoire et que les critiques de la requérante ne remettent pas en cause sa validité. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi le montant d'indemnisation proposé par le CIVEN.

Avocat : FIDELE

10 février 2026• 1ère Chambre
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2600229

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a ordonné une expertise sur le fondement des articles R. 532-1 et R. 532-1-1 du code de justice administrative. Cette mesure, demandée par la commune de La Ciotat, vise à constater l'état des immeubles avoisinants avant des travaux de sécurisation d'un bâtiment, afin de prévenir et d'évaluer d'éventuels dommages. La mission de l'expert, désigné par l'ordonnance, inclut un état des lieux préalable et pourra être étendue, à l'initiative de la commune, pour rechercher les causes de dommages survenant pendant les travaux.

10 février 2026
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2602084

Le Tribunal administratif de Marseille a rejeté la requête en référé de Mme et M. D..., qui demandaient, sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, qu’il soit enjoint au recteur de l’académie d’Aix-en-Provence de prendre des mesures pour la prise en charge de leur fils. Le juge des référés a estimé que cette demande d’injonction faisait obstacle à l’exécution de plusieurs décisions administratives contestées par les requérants, ce qui est contraire aux conditions posées par l’article L. 521-3. En conséquence, la requête a été rejetée comme manifestement mal fondée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’urgence.

Avocat : ROBINE

10 février 2026
TA76Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2504975

Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en référé, a ordonné une expertise médicale sur la prise en charge d'une patiente par un centre hospitalier, suite à des complications post-opératoires. La juridiction a fait droit à la demande de la requérante en application de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, estimant la mesure utile pour un éventuel contentieux indemnitaire. Elle a en revanche rejeté les demandes de l'établissement et de l'ONIAM visant à imposer un pré-rapport de l'expert et à donner acte de leurs réserves.

Avocat : GRAY SCOLAN

10 février 2026
TA103Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de la Polynésie française — N° TA103-2500338

Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a été saisi par Mme D..., agissant en qualité d'ayant droit de son père décédé, pour contester le refus du Comité d'indemnisation des victimes des essais nucléaires (CIVEN) de l'indemniser au titre des conséquences des essais nucléaires. La requérante soutenait que le CIVEN s'était fondé sur des données obsolètes, notamment le rapport de l'IRSN de 2019, sans tenir compte d'un nouveau rapport de l'ASNR de 2025 qui réévalue à la hausse les doses de rayonnements pour l'île de Tahiti. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que le moyen tiré de l'absence de prise en compte de ce nouveau rapport était inopérant, car la requérante résidait à Huahine et non à Tahiti, et qu'elle ne démontrait pas que les données réévaluées pour Tahiti étaient transposables à son île. La décision s'appuie sur les dispositions de la loi n° 2010-2 du 5 janvier 2010 relative à l'indemnisation des victimes des essais nucléaires.

Avocat : SELARL MILLET VARROD AVOCATS (MVA)

10 février 2026• 1ère Chambre
TA103Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de la Polynésie française — N° TA103-2500354

Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a été saisi par la société ONATi de deux requêtes en plein contentieux visant à contester les arrêtés n° 536 CM du 23 avril 2025 et n° 744 CM du 2 juin 2025, par lesquels le gouvernement polynésien a approuvé les tarifs de référence d'interconnexion (TRI) de l'opérateur Pacific Mobile Telecom (PMT) pour les cycles 2022-2023 et 2024-2025. La requérante soutenait que ces tarifs méconnaissaient le principe d'orientation vers les coûts prévu à l'article LP. 212-25-1 du code des postes et télécommunications, en raison d'une asymétrie injustifiée avec ses propres tarifs, et qu'ils imposaient des charges excessives. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes d'ONATi, jugeant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés et que la requête était irrecevable pour partie en raison de l'indivisibilité des dispositions contestées avec d'autres arrêtés. Les conclusions de la société PMT, visant à faire déclarer illégal l'arrêté de retrait des précédents tarifs, ont également été rejetées.

Avocat : SELARL PIRIOU QUINQUIS BAMBRIDGE-BABIN

10 février 2026• 1ère Chambre
TA34Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2601039

Le Tribunal administratif de Montpellier, statuant en référé, a été saisi par la commune de Magalas sur le fondement de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation. La commune demandait la désignation d'un expert pour constater les désordres d'un immeuble menaçant la sécurité publique. Le juge a fait droit à cette demande, désignant un expert chargé d'examiner l'immeuble, d'évaluer l'existence d'un péril grave et imminent, et de proposer des mesures conservatoires. Cette décision s'appuie sur les articles L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation et R. 556-1 du code de justice administrative.

10 février 2026
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2328459

La société GCF Generale Costruzioni Ferrovia demandait devant le Tribunal Administratif de Paris le remboursement d'un reliquat de crédit de TVA. Le tribunal a fait droit à sa demande, estimant que la réclamation était recevable et que la société justifiait d'un droit à déduction de 307 194,62 euros. La décision s'appuie sur les articles 271 du code général des impôts et R. 198-10 du livre des procédures fiscales.

Avocat : CABINET TZA (SCP)

10 février 2026• 1re Section - 2e Chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2329458

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté les requêtes de l'association Institut de Gestion Sociale (IGS) demandant la restitution de la taxe sur les salaires pour les années 2019 à 2021. Le tribunal a jugé que les associations requérantes, en tant qu'établissements d'enseignement supérieur privé, n'entraient pas dans le champ de l'exonération prévue par l'article 231-1 du code général des impôts. La solution retenue est donc le rejet des demandes de restitution et de condamnation de l'État au paiement de sommes au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

10 février 2026• 1re Section - 2e Chambre
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2311430

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête d'un attaché territorial demandant réparation à la commune de Villepinte pour défaut d'affectation à un poste correspondant à son grade après un congé maladie. Le tribunal a estimé que le requérant n'apportait pas d'élément suffisant pour établir l'existence d'une faute de la commune engageant sa responsabilité. La demande de condamnation aux frais de procédure a également été rejetée au regard des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : GIDE LOYRETTE NOUEL A.A.R.P.I

10 février 2026• 4ème chambre
TA95Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2105881

**Sujet principal** : Demande d'indemnisation par une société pour préjudices liés à des travaux publics (coupure d'électricité et dégradations) réalisés par la RATP. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (7ème Chambre). **Solution retenue** : * La demande d'indemnisation pour le préjudice lié à la coupure d'électricité est **rejetée** car l'action est **prescrite** (délai quinquennal expiré). * Concernant les dégradations des locaux, le tribunal **reconnaît le principe de la responsabilité sans faute de la RATP** en tant que maître d'ouvrage, en application de la jurisprudence sur la responsabilité du fait des ouvrages publics. L'examen du préjudice et de son indemnisation est renvoyé à une phase ultérieure. **Textes appliqués** : Article 2224 du code civil (prescription quinquennale) et principes jurisprudentiels de la responsabilité sans faute du fait des ouvrages publics.

Avocat : RIBIERE

10 février 2026• 7ème Chambre
TA95Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2105885

**Sujet principal** : Demande d'indemnisation par une société pour préjudices (perte de chiffre d'affaires et troubles dans les conditions d'existence) suite à des travaux publics (prolongement de la ligne 14 du métro) réalisés par la RATP. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (7ème Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la demande. La demande d'indemnisation liée à la coupure d'électricité est jugée prescrite (délai quinquennal expiré). Concernant les troubles liés aux dégradations des locaux, la responsabilité sans faute de la RATP n'est pas retenue car la société requérante n'apporte pas la preuve d'un préjudice grave et spécial distinct, comme l'exige la jurisprudence pour ce type de dommages. **Textes appliqués** : Article 2224 du code civil (prescription quinquennale) et les principes jurisprudentiels de la responsabilité sans faute du maître d'ouvrage pour les dommages de travaux publics (théorie des troubles de voisinage).

Avocat : RIBIERE

10 février 2026• 7ème Chambre
TA95Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2313852

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de la SARL My Car, qui contestait des rappels de TVA notifiés pour la seconde moitié de l'année 2019. La juridiction a jugé que la société, soumise à une procédure de taxation d'office pour défaut de dépôt de ses déclarations, n'avait pas apporté la preuve de l'exagération des montants réclamés, comme l'exigent les articles L. 193 et R. 193-1 du livre des procédures fiscales. Elle n'a notamment pas justifié de manière probante la déductibilité de la TVA invoquée, conformément aux règles du code général des impôts.

Avocat : WAHRHEIT

10 février 2026• 2ème Chambre
TA95Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2314723

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par un requérant contestant deux titres exécutoires émis par la commune de Puteaux pour des créances relatives à des prestations enfance. Le tribunal a jugé la requête recevable, rejetant la fin de non-recevoir pour tardiveté opposée par la commune, au motif que celle-ci n'avait pas justifié de la notification des titres au requérant. Sur le fond, le tribunal a annulé les titres exécutoires litigieux, considérant que la commune n'avait pas rapporté la preuve de la réalité des créances réclamées, en application des principes généraux du droit de la comptabilité publique et de l'article L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales.

10 février 2026• 2ème Chambre
TA95Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2316416

**Sujet principal** : Contestation de l'imposition d'indemnités de prévoyance perçues en 2022 au titre de l'année de revenus 2022, la requérante soutenant qu'elles devaient être rattachées à l'année 2021. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (2ème Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête. Il juge que les indemnités, perçues en 2022, sont imposables au titre de cette année en application de l'article 12 du code général des impôts (CGI), et non au titre de l'année 2021 à laquelle elles se rapportent. **Textes appliqués** : Articles 12 (année de disponibilité du revenu), 79 et 156 (formation du revenu global) du CGI, ainsi que l'article R. 194-1 du livre des procédures fiscales (charge de la preuve du caractère exagéré de l'imposition). Le mécanisme de l'étalement prévu à l'article 163-0 A du CGI n'est pas applicable en l'espèce.

10 février 2026• 2ème Chambre
TA95Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2402902

La société Générali IARD demande à l'État réparation des dégradations subies par un local de la CPAM à Nanterre lors des violences urbaines de juin 2023, sur le fondement de la responsabilité sans faute de l'État. Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise rejette la demande. Il estime que les conditions de l'article L. 211-10 du code de la sécurité intérieure ne sont pas remplies, car les dommages, survenus plusieurs nuits après les faits déclencheurs, ne résultent pas de manière directe et certaine des actes d'un attroupement ou rassemblement précisément identifié.

Avocat : INCE & STREAM

10 février 2026• 8ème Chambre
TA95Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2416496

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise rejette la demande de décharge de la taxe sur les bureaux et la transmission d'une QPC. Le juge estime que le rôle d'imposition a été régulièrement établi et que les locaux, loués à une société de gestion, ne relèvent pas de l'exonération pour locaux commerciaux exploités directement (article 231 ter du CGI). La demande de transmission d'une QPC est rejetée, le Conseil constitutionnel ayant déjà statué sur la conformité des dispositions contestées.

Avocat : PHILIP

10 février 2026• 2ème Chambre