Jurisprudence administrative
581 862 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
581 862
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2407618
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de Mme B... A... visant à contester un trop-perçu d'allocation de solidarité spécifique notifié par France Travail. La juridiction a jugé que la créance n'était pas prescrite, relevant du délai de droit commun de cinq ans prévu par l'article 2224 du code civil, et que la décision était suffisamment motivée. Elle a également estimé que les conditions d'octroi de l'allocation, notamment l'obligation effective de recherche d'emploi, n'étaient pas remplies, conformément aux articles L. 5423-1 et L. 5421-3 du code du travail.
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2500116
Le Tribunal administratif de Rennes a été saisi d'un recours en excès de pouvoir contre le rejet par France Travail d'une demande d'effacement de dette liée à des trop-perçus d'allocation d'aide au retour à l'emploi. Le tribunal s'est déclaré incompétent, estimant que ce litige relève de la juridiction judiciaire. Cette solution s'appuie sur les articles L. 5312-1 et L. 5312-12 du code du travail, qui attribuent la compétence pour les contentieux relatifs aux allocations d'assurance chômage aux juridictions de l'ordre judiciaire.
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2503730
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. C... qui contestait une mise en demeure de France Travail pour le recouvrement d'un indu d'allocation d'aide au retour à l'emploi. Le tribunal s'est déclaré incompétent, estimant que ce litige relève de la juridiction judiciaire. Cette solution s'appuie sur les articles L. 5312-1 et L. 5312-12 du code du travail, qui attribuent la compétence pour les litiges relatifs aux prestations d'assurance chômage aux juridictions de l'ordre judiciaire.
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2601371
Le Tribunal administratif de Rennes, statuant en référé, a enjoint au préfet du Morbihan de statuer expressément sur une demande de regroupement familial dans un délai d'un mois, sous astreinte. Le juge a estimé que la simple prolongation de l'instruction par le préfet, suite à une précédente ordonnance de suspension, ne suffisait pas à répondre à l'urgence caractérisée. La décision s'appuie sur les articles L. 521-4 et L. 761-1 du code de justice administrative et condamne l'État à verser 1 000 € au requérant au titre des frais du litige.
Avocat : LANTHEAUME
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2601571
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la demande du préfet du Finistère d'expulser sans délai une personne d'un centre d'hébergement pour demandeurs d'asile (CADA). Le juge des référés a estimé que les conditions d'urgence requises par l'article L. 521-3 du code de justice administrative n'étaient pas caractérisées, compte tenu de la grande vulnérabilité de l'intéressée. La juridiction a également admis la requérante au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire.
Avocat : MAONY
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2601580
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la demande de suspension d'une décision implicite de refus de renouvellement de titre de séjour. Le juge a considéré qu'une décision implicite de rejet était bien née du silence gardé par le préfet d'Ille-et-Vilaine au terme du délai de quatre mois, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. Cependant, il a estimé que le requérant n'avait pas démontré l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de cette décision implicite, condition nécessaire pour accorder la suspension en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : SEMINO
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2602095
Le Tribunal Administratif de Rennes rejette la requête en annulation d'un arrêté préfectoral fixant le pays de renvoi d'un ressortissant macédonien faisant l'objet d'une interdiction du territoire français. Le tribunal estime que le préfet d'Eure-et-Loir était compétent pour prendre cet arrêté et que la procédure, y compris le respect du principe du contradictoire, était régulière. Il juge également que les craintes de mauvais traitements alléguées par le requérant en cas de retour ne sont pas suffisamment établies pour constituer une violation de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : SEMINO
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2104507
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête en excès de pouvoir visant à annuler un arrêté préfectoral autorisant un défrichement pour une plateforme de stockage. La juridiction a jugé que le signataire de l'arrêté était compétent et a écarté les moyens tirés de l'illégalité de la dispense d'évaluation environnementale et de l'erreur manifeste d'appréciation. La décision s'appuie sur les dispositions du code forestier (article L. 341-5) et du code de l'environnement (articles L. 122-1 et suivants).
Avocat : VEDESI - SCP SCHMIDT VERGNON PELISSIER THIERRY EARD-AMINTHAS & TISSOT
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2200331
Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé la décision de la maire de Romans-sur-Isère de fermer le musée de la résistance et de la déportation. Le tribunal a jugé que le maire était incompétent pour prendre une telle mesure, qui relève de l'organisation du service public communal et nécessite une délibération du conseil municipal en application de l'article L. 2121-29 du code général des collectivités territoriales. La requête des associations était recevable, et le tribunal a rejeté leur demande d'indemnité au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : CABINET JEAN-MICHEL ET SOPHIE DETROYAT
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2301438
**Sujet principal** : Recours en plein contentieux contre des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et des prélèvements sociaux notifiés à la suite d'une vérification de comptabilité d'une SARL. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Grenoble (7ème Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal déclare irrecevable une partie des conclusions de la requérante (Mme A...), car elle a sollicité devant lui une décharge d'impôt plus étendue que celle demandée dans sa réclamation préalable obligatoire, en violation des articles R. 190-1 et R. 200-2 du Livre des Procédures Fiscales. Il constate également qu'il n'y a plus lieu de statuer sur les prélèvements sociaux, un dégrèvement ayant été accordé en cours d'instance. **Textes appliqués** : Articles R. 190-1 et R. 200-2 du Livre des Procédures Fiscales (conditions de recevabilité du recours contentieux en matière fiscale).
Avocat : SCP ARBOR TOURNOUD & ASSOCIES
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2301439
La SARL C Net Services contestait devant le Tribunal Administratif de Grenoble des redressements fiscaux (impôts, TVA, amendes) pour la période 2015-2018. Le tribunal a rejeté sa requête, considérant que l'administration avait légalement rejeté sa comptabilité comme non probante en raison de l'utilisation de factures irrégulières et de l'absence de justificatifs pour plusieurs charges. La décision s'appuie sur les dispositions du code général des impôts relatives au rejet de comptabilité et à la sanction des manquements.
Avocat : SCP ARBOR TOURNOUD & ASSOCIES
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2401300
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en plein contentieux, a rejeté la demande d'indemnisation de la société Alp'Bièvre taxis contre la commune de Mayres-Savel suite à l'abrogation d'une autorisation de stationnement de taxi. Le tribunal a jugé irrecevable la demande de saisine du Conseil d'État, relevant que cette faculté appartient au juge seul, et a estimé que la commune, ayant régularisé la représentation de son maire par une délibération municipale, avait légalement défendu ses intérêts. La décision s'appuie principalement sur les dispositions du code de justice administrative (articles L. 113-1 et L. 761-1) et du code des transports.
Avocat : LE GULLUDEC
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2511552
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi par une agente hospitalière demandant une expertise judiciaire pour évaluer les préjudices consécutifs à son accident de service. Le juge a ordonné une expertise, considérant cette mesure utile pour éclairer sa décision sur la responsabilité et l'indemnisation, en application de l'article R. 532-1 du code de justice administrative. L'administration hospitalière, bien que contestant l'utilité de certains points, ne s'est pas opposée au principe de cette mesure d'instruction.
Avocat : MARTIN
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2512749
Le Tribunal Administratif de Grenoble rejette la requête de Mme B... visant à annuler son arrêté d'expulsion et à obtenir un titre de séjour. La juridiction estime que l'arrêté, pris par un secrétaire général dûment habilité, est légal et que le refus de délivrer un titre de séjour ne méconnaît ni l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'absence de liens familiaux stables en France et de l'existence d'une condamnation pour vol. Le tribunal applique également les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : RANDI
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2512757
Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé l'arrêté préfectoral refusant le renouvellement du titre de séjour à un ressortissant marocain et l'obligeant à quitter le territoire. La juridiction a jugé que le refus, fondé sur l'absence de visa sur le contrat de travail, constituait une erreur manifeste d'appréciation, compte tenu de la situation personnelle de l'intéressé et de son historique de séjour régulier en France depuis 2018. La décision s'appuie sur les stipulations de l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987 et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers.
Avocat : SELARL BSG AVOCATS ET ASSOCIES
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2512772
Le Tribunal administratif de Grenoble a statué sur un recours en excès de pouvoir contre des arrêtés préfectoraux refusant un titre de séjour et ordonnant l'éloignement d'un couple de ressortissants sri-lankais. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les décisions étaient régulières, notamment quant à la compétence de l'auteur des arrêtés et à l'examen de la situation personnelle des requérants. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et sur la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : GAY
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2512773
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A... visant à annuler un arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le tribunal a jugé que le requérant, dont la demande d'asile avait été rejetée selon une procédure accélérée, n'avait plus de droit au maintien sur le territoire à compter de cette décision de rejet. La décision s'appuie sur les articles L. 542-1 et L. 542-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui encadrent la fin du droit au séjour après un rejet en procédure accélérée.
Avocat : DJINDEREDJIAN
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2512780
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B..., une ressortissante camerounaise, qui contestait le refus de titre de séjour pour raison médicale (article L. 425-9 du CESEDA), l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et la fixation de son pays de destination. La juridiction a estimé que l'avis médical de l'OFII, concluant à la possibilité d'un traitement approprié au Cameroun, était régulier et que la préfète n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en prenant sa décision. Les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3 de la même convention ont également été écartés.
Avocat : SARL NOVAS AVOCATS
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2601455
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la demande de suspension d'un refus implicite de titre de séjour. Le juge a considéré que le dossier de la requérante était incomplet, ce qui rendait légitime le refus d'enregistrement par l'administration. La décision s'appuie sur les articles R. 431-10 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui subordonnent l'instruction d'une demande à la production d'un dossier complet.
Avocat : ALDEGUER
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2602437
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté une demande de référé-suspension visant l'arrêté municipal autorisant des travaux d'aménagement d'une place publique. Les requérants invoquaient notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte et des vices de procédure (absence de délibération du conseil municipal et d'enquête publique). Le juge des référés a estimé qu'aucun des moyens soulevés n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée, condition nécessaire pour prononcer la suspension. Les textes principaux appliqués sont l'article L. 521-1 du code de justice administrative, ainsi que des dispositions du code général des collectivités territoriales et du code de la voirie routière.
Avocat : SELARL ITINERAIRES AVOCATS- CADOZ- LACROIX- REY- VERNE