Jurisprudence administrative
581 862 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
581 862
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2602555
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé-suspension, a rejeté la demande de l'Earl de Jonnex visant à suspendre un permis de construire délivré par la commune de Contamine-Sarzin. Le juge a estimé que le requérant justifiait bien d'un intérêt pour agir et que la condition d'urgence était remplie, mais qu'aucun des moyens soulevés (délibération du conseil municipal, motivation, respect des distances avec un élevage, règles du PLU sur le recul et le stationnement) ne créait un doute sérieux sur la légalité de l'autorisation. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 600-1-2 du code de l'urbanisme.
Avocat : SELARL PUBLICIMES AVOCATS
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2602603
**Sujet principal** : Demande de suspension en urgence d'une décision mettant fin à la prise en charge d'un jeune majeur au titre de l'aide sociale à l'enfance (contrat jeune majeur). **Juridiction** : Tribunal Administratif de Grenoble (juge des référés). **Solution retenue** : Le juge a admis le requérant au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire. Concernant la suspension, il a considéré que la condition d'urgence était en principe remplie pour ce type de décision, sauf circonstances particulières justifiées par l'administration, et qu'un doute sérieux sur la légalité de la décision était soulevé au regard des conditions de prise en charge. **Textes appliqués** : L'article L. 521-1 du code de justice administrative (suspension en référé) et l'article L. 222-5 du code de l'action sociale et des familles (droit à la prise en charge des jeunes majeurs).
Avocat : CENTAURE AVOCATS
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2602672
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté le recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral d'éloignement et d'assignation à résidence. Le tribunal a jugé que la motivation de l'arrêté d'éloignement était suffisante et que la mesure était justifiée par un trouble à l'ordre public, au regard des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également estimé que l'assignation à résidence était une mesure proportionnée et nécessaire dans le cadre de la procédure d'éloignement.
Avocat : LEURENT
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2602939
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C... visant à annuler un arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) avec interdiction de retour. Le tribunal a jugé la requête irrecevable pour tardiveté, celle-ci ayant été enregistrée après l'expiration du délai de recours de sept jours prévu par l'article L. 921-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La décision administrative contestée est donc maintenue.
Avocat : MARCEL
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2603356
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a fait droit à la demande de la commune de Bons-en-Chablais en désignant un expert pour constater l'état d'un EHPAD menaçant ruine. La juridiction a ordonné une expertise d'urgence, conformément à la procédure prévue par les articles L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation et R. 531-1 du code de justice administrative. La mission de l'expert, à exécuter dans un délai de 24 heures, consiste à évaluer le péril imminent et à proposer les mesures de sécurité nécessaires.
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2603387
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a fait droit à la demande de la commune de Crets en Belledonne de désigner un expert pour un immeuble menaçant ruine. Le juge a ordonné la désignation d'un expert, conformément aux articles L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation et R. 556-1 du code de justice administrative. La mission de l'expert consiste à constater l'état du bâtiment, vérifier l'existence d'un péril imminent et proposer les mesures urgentes de mise en sécurité.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2305628
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B... A... visant à contester la notification de plusieurs indus de prestations sociales (RSA, APL, prime d'activité, primes exceptionnelles) et le rejet de ses recours administratifs préalables. Le tribunal a jugé irrecevables les conclusions concernant certaines décisions de 2022, car elles avaient été implicitement retirées avant l'introduction de la requête, et a rejeté l'ensemble des moyens soulevés par le requérant, notamment sur la prescription, la motivation des décisions, la procédure de recours amiable et la qualification des ressources. La décision s'appuie sur les dispositions du code de la sécurité sociale et du code de justice administrative.
Avocat : MOUTOUSSAMY
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2306223
Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné un recours en plein contentieux visant à annuler le rejet d'un recours administratif contre deux indus de RSA notifiés par la MSA. La juridiction a jugé la requête recevable, écartant la fin de non-recevoir pour tardiveté en raison d'une erreur de distribution du courrier de notification. Sur le fond, le tribunal a annulé la décision attaquée, considérant que les revenus pris en compte pour le calcul de l'indu étaient erronés, et a prononcé la décharge des sommes réclamées, en application des articles L. 262-2, L. 262-3 et R. 262-12 du code de l'action sociale et des familles.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2306667
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme B... visant à annuler les décisions de la CAF de Maine-et-Loire relatives à la récupération d'indus de prime d'activité et à obtenir une remise de dette. Le juge a estimé que le calcul des indus était régulier, fondé sur les ressources du foyer de la requérante, et que sa situation financière ne justifiait pas une remise gracieuse. La décision s'appuie sur les dispositions du code de la sécurité sociale, notamment les articles L. 842-1, L. 842-3, L. 842-4 et R. 846-5, régissant le droit et le calcul de la prime d'activité.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2306766
Le Tribunal Administratif de Nantes rejette la requête de Mme A... qui contestait des décisions de rejet de ses recours administratifs préalables contre la notification d'indu au titre du RSA, de la prime d'activité et de l'allocation de logement sociale. Le tribunal estime que les procédures de recours ont été régulièrement suivies et que les moyens soulevés, notamment le défaut de consultation des commissions de recours amiable, l'absence de justification de l'indu ou la méconnaissance des droits de la défense, ne sont pas fondés. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'action sociale et des familles, du code de la sécurité sociale et du code de justice administrative.
Avocat : MOUTOUSSAMY
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2307412
Le Tribunal Administratif de Nantes a statué sur un recours en excès de pouvoir contre le refus de délivrer une carte mobilité inclusion (CMI) mention "stationnement". Le requérant invoquait une erreur manifeste d'appréciation liée à son handicap. Le tribunal, agissant en juge de plein contentieux, a rejeté la requête, estimant que la situation du requérant ne remplissait pas les critères légaux définis par l'article L. 241-3 du code de l'action sociale et des familles et l'arrêté du 3 janvier 2017, qui exigent notamment une réduction importante de la capacité de déplacement à pied.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2307603
Le Tribunal Administratif de Nantes rejette la requête de Mme B... qui demandait l'annulation d'une décision lui accordant seulement une remise partielle d'un indu de prime d'activité et sollicitait une remise totale. Le juge estime que la requérante, qui invoquait sa bonne foi et sa précarité financière, n'apporte pas la preuve que sa situation actuelle justifie une remise supplémentaire, notamment en ne communiquant pas les éléments sur ses ressources et charges demandés par le tribunal. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 845-3 du code de la sécurité sociale, qui régit la récupération et la remise gracieuse des indus de prime d'activité.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2310100
Le Tribunal Administratif de Nantes rejette l'opposition formée par un bénéficiaire contre une contrainte émise par la CAF pour recouvrer un indu de prime d'activité. Le juge estime que la créance est fondée, le requérant ayant omis de déclarer des pensions alimentaires et des revenus d'activité indépendante, conformément aux articles L. 845-3 et R. 846-5 du code de la sécurité sociale. Les arguments du requérant, notamment sur sa bonne foi ou l'absence de transmission d'une décision de médiation, ne remettent pas en cause le principe de la dette.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2314267
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme B... visant à contester la décision de la CAF de Maine-et-Loire lui notifiant un indu sur des prestations sociales (prime exceptionnelle de fin d'année et aide exceptionnelle de solidarité). Le tribunal a jugé irrecevable sa demande de remise de dette, car elle n'avait pas préalablement saisi la CAF sur ce point, et a estimé que les autres moyens soulevés (méconnaissance des droits de la défense, erreur de droit sur la qualification des revenus) n'étaient pas fondés. La décision s'appuie notamment sur les articles L. 262-46 et L. 262-3 du code de l'action sociale et des familles, ainsi que sur les règles de procédure administrative.
Avocat : DESFARGES
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2512786
Le Tribunal Administratif de Nantes rejette la requête d'une agente hospitalière visant à annuler la décision de son employeur de mettre fin à son congé pour invalidité temporaire imputable au service (CITIS) au 21 novembre 2021. Le tribunal estime que la décision attaquée, prise par une personne habilitée, se borne à exécuter l'injonction d'un jugement antérieur et ne procède pas à un retrait illégal de la reconnaissance de l'imputabilité au service. La solution s'appuie sur les règles de délégation de signature et de l'autorité de la chose jugée.
Avocat : AVOXA NANTES
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2600634
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi d'une demande d'exécution d'un jugement antérieur concernant le classement d'un fonctionnaire. Le requérant contestait la prise en compte insuffisante de son ancienneté professionnelle en tant qu'avocat pour sa titularisation dans le corps des directeurs des services de greffe judiciaires. Le tribunal a rejeté la demande, estimant que le ministre de la justice avait correctement exécuté l'injonction de réexamen en appliquant les textes pertinents, notamment le décret n° 2006-1827 et l'arrêté du 22 septembre 2008, pour déterminer l'ancienneté reprise.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2602474
Le Tribunal administratif de Nantes rejette une demande de suspension en urgence (référé-suspension) visant des refus de visa de long séjour pour réunification familiale. Le juge estime qu'aucun des moyens soulevés (défaut de motivation, erreur manifeste, méconnaissance du droit au respect de la vie familiale et de l'intérêt supérieur de l'enfant) ne crée un doute sérieux sur la légalité de la décision implicite de rejet. La décision est rendue en application de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : TARAORE
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2602381
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi d'une requête en référé-suspension visant à contester le rejet implicite d'un recours contre le refus de visas de réunification familiale pour des enfants mineurs. Le juge a prononcé l'admission provisoire de la requérante à l'aide juridictionnelle sur le fondement de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991. Cependant, constatant que les visas avaient été délivrés par l'administration après l'introduction de la requête, le tribunal a jugé que les conclusions principales étaient devenues sans objet et qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur le fond.
Avocat : SIRAN
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2602419
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en urgence, a enjoint au préfet de la Loire-Atlantique de proposer un logement de transition à la requérante. Le juge a constaté que l'État, garant du droit au logement opposable, n'avait pas respecté son obligation de résultat, faute d'offre dans le délai de trois mois suivant la décision prioritaire de la commission de médiation. La solution s'appuie sur les articles L. 441-2-3-1 et R. 441-18 du code de la construction et de l'habitation.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2603593
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral ordonnant le transfert d'une demandeuse d'asile vers la Croatie. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que les moyens soulevés, notamment concernant la compétence du signataire, la motivation de la décision et les conditions d'accueil en Croatie, n'étaient pas fondés. La décision s'appuie principalement sur le règlement Dublin III (règlement (UE) n° 604/2013) et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : NERAUDAU