Jurisprudence administrative
581 862 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
581 862
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2501253
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B... visant à annuler l'arrêté préfectoral lui interdisant le retour sur le territoire français pour un an. Le tribunal a jugé que le préfet, en application des articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, était compétent pour prononcer cette mesure et que sa durée d'un an, fixée en l'absence de délai de départ volontaire, n'était pas excessive au regard de la situation de l'intéressé.
Avocat : DEZALLE
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2600056
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A..., un ressortissant marocain, visant à annuler un arrêté préfectoral de reconduite à la frontière et un refus de changement de statut de saisonnier à salarié. La juridiction a estimé que le préfet avait procédé à un examen suffisant de la situation personnelle du requérant et que les conditions légales pour le changement de statut, notamment la détention d'une autorisation de travail, n'étaient pas remplies. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987.
Avocat : DUFOUR
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2600325
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme C... A..., une ressortissante tunisienne, visant à annuler l'arrêté préfectoral du 23 décembre 2025 qui refusait de lui délivrer un titre de séjour, lui enjoignait de quitter le territoire français et fixait son pays de renvoi. La juridiction a estimé que le préfet d'Eure-et-Loir avait légalement exercé son pouvoir d'appréciation en constatant l'absence de preuve d'une résidence ininterrompue de cinq ans en France, condition requise par l'article L. 435-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile pour un séjour exceptionnel. Les autres moyens, notamment ceux tirés de l'accord franco-tunisien ou de la Convention européenne des droits de l'homme, ont également été écartés.
Avocat : MEUROU
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2601218
Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral ordonnant l'éloignement d'un ressortissant algérien. Le tribunal a annulé l'arrêté du 27 février 2026 du préfet d'Indre-et-Loire, considérant que la procédure était entachée d'incompétence, car la décision avait été signée par un préfet autre que celui territorialement compétent. Cette annulation entraîne celle des mesures connexes (refus de délai de départ volontaire, fixation du pays de destination et interdiction de retour). La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile relatives à la compétence territoriale de l'autorité préfectorale.
Avocat : PASSY
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2601246
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. C... visant à annuler les décisions de refus de titre de séjour, d'obligation de quitter le territoire et d'assignation à résidence. Le juge a estimé que le préfet d'Eure-et-Loir n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en refusant le titre de séjour au regard des conditions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), et que les autres décisions contestées en découlaient légalement. Les moyens tirés de la méconnaissance de la Convention européenne des droits de l'homme et de la Convention internationale des droits de l'enfant ont également été écartés.
Avocat : CHINOUF
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2601406
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme A... visant à annuler plusieurs mesures d'éloignement et de contrôle. Le juge a estimé que le préfet d'Eure-et-Loir était compétent pour prendre les arrêtés litigieux (refus de titre de séjour, obligation de quitter le territoire, assignation à résidence) et que ces mesures, fondées sur le maintien irrégulier de l'intéressée après le rejet de sa demande d'asile, n'étaient pas entachées d'erreur manifeste d'appréciation. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et considère que les atteintes portées au droit au respect de la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) étaient justifiées et proportionnées.
Avocat : CENTAURE AVOCATS
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2601557
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. F... visant à annuler les mesures d'éloignement (obligation de quitter le territoire, fixation du pays de destination et interdiction de retour) prises par la préfète du Loiret. Le tribunal a jugé que ces décisions, fondées sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, n'étaient entachées ni d'incompétence, ni d'erreur manifeste d'appréciation, et qu'elles respectaient les exigences conventionnelles, notamment au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Les demandes d'injonctions et d'astreintes ont également été rejetées.
Avocat : KAB CONSEIL AVOCAT
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2206105
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de Mme A... C... visant à annuler l'autorisation implicite d'exploiter une parcelle agricole accordée à l'EARL Marc B... Le tribunal a considéré que la requête était dirigée contre une décision inexistante, l'EARL ayant renoncé au bénéfice de l'autorisation, rendant l'affaire sans objet. La décision s'appuie sur les dispositions du code rural et de la pêche maritime ainsi que du code de justice administrative.
Avocat : THOOR
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2206427
La décision du Tribunal Administratif de Lille concerne une demande de remboursement du crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi (CICE) par la société Cerragel pour les années 2014 et 2015. Le tribunal a rejeté la requête de la société, considérant que sa demande de remboursement, présentée en 2022, était irrecevable car elle avait été formulée hors des délais légaux. La solution s'appuie sur les dispositions du code général des impôts (articles 244 quater C, 220 C, 199 ter C) et du livre des procédures fiscales, qui fixent les conditions et délais pour bénéficier et demander le remboursement du CICE.
Avocat : FIDAL
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2206595
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête d'un agriculteur contestant la régularité d'ordres de recouvrement émis par l'Agence de services et de paiement pour un trop-perçu d'aides agroenvironnementales. Le tribunal a jugé irrecevable la demande d'annulation de la lettre de notification, considérant qu'elle ne constituait pas une décision susceptible de recours. Il a également estimé que les moyens soulevés, notamment ceux relatifs à la motivation, à la procédure contradictoire et à la prescription (règlement n° 2988/95), n'étaient pas fondés pour annuler les titres exécutoires ou prononcer la décharge.
Avocat : SELARL RESSOURCES PUBLIQUES AVOCATS
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2200796
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté le recours en excès de pouvoir de Mme D... H... visant à annuler la décision préfectorale du 7 décembre 2021. Le juge a estimé que le courrier du préfet, indiquant que l'agrandissement d'exploitation de M. A... B... n'était pas soumis à autorisation préalable au titre du contrôle des structures, constituait bien une décision faisant grief, écartant ainsi la fin de non-recevoir. La solution retenue est fondée sur les dispositions du code rural et de la pêche maritime, notamment ses articles L. 331-2, L. 411-58 et L. 411-59, concernant les conditions de reprise et d'autorisation d'exploiter.
Avocat : LEUPE VERHOEVEN DHORNE AVOCATS
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2302554
Le Tribunal Administratif de Lille rejette les recours en excès de pouvoir formés par un dirigeant et sa société contre des sanctions disciplinaires (blâme et pénalités financières) prononcées par la commission de discipline du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS). La juridiction estime que les délibérations attaquées sont suffisamment motivées, conformément aux articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l’administration, et que les manquements retenus, fondés sur le code de la sécurité intérieure (notamment ses articles L. 634-7, R. 612-3 et R. 631-22), sont établis. Elle considère également que les sanctions infligées ne sont pas disproportionnées au regard des faits constatés.
Avocat : KHITER
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2403760
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. D... visant à annuler le refus de délivrance d'un titre de séjour. Le juge a considéré que la décision explicite de rejet du préfet du Nord du 30 mai 2024 s'était substituée à la décision implicite initialement attaquée, rendant certains moyens inopérants. Les moyens soulevés, notamment ceux fondés sur l'incompétence, le défaut de motivation, le défaut d'examen particulier de la situation et la méconnaissance de l'article 8 de la CEDH, ont été écartés.
Avocat : DEWAELE
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2405852
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. B... visant à annuler la décision de l'OFII mettant fin à ses conditions matérielles d’accueil. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que la procédure, incluant un examen de vulnérabilité, avait été respectée. Il a considéré que la cessation des conditions d’accueil était légale au regard de l’article L. 551-16 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, le requérant ayant présenté une nouvelle demande d’asile en France après son transfert vers l’État membre responsable.
Avocat : GIRSCH
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2411767
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. B..., un ressortissant algérien, visant à annuler un arrêté préfectoral de refus de certificat de résidence et d'obligation de quitter le territoire français. La juridiction a estimé que les moyens soulevés (incompétence, insuffisance de motivation, erreur de droit et méconnaissance de l'article 8 de la CEDH) n'étaient pas fondés, notamment au regard des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers (CESEDA) et du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal a également rejeté les conclusions à fin d'injonction et de provision pour frais d'avocat.
Avocat : NAUDIN
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2501280
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de Mme A..., une ressortissante guinéenne, qui contestait l'arrêté préfectoral du 15 novembre 2024 refusant le renouvellement de son titre de séjour étudiant et lui enjoignant de quitter le territoire. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé au regard des articles pertinents du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et de la Convention européenne des droits de l'homme, et qu'il ne révélait pas d'erreur manifeste d'appréciation. En conséquence, les décisions de refus de titre, d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et de fixation du pays de renvoi ont été maintenues.
Avocat : DEWAELE
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2505075
Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral ordonnant l'éloignement d'un ressortissant algérien. Le tribunal a annulé l'arrêté du préfet du Nord du 23 mai 2025, considérant que la motivation était insuffisante, notamment sur l'absence d'examen particulier de la situation personnelle du requérant et sur la fixation du pays de destination. La décision s'appuie sur les articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration, ainsi que sur l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : CABINET CENTAURE AVOCATS
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2506222
Le Tribunal Administratif de Lille a annulé la décision implicite de rejet du préfet du Nord concernant le renouvellement de la carte de résident de la requérante. La juridiction a jugé que le silence de l'administration méconnaissait l'article L. 433-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, qui prévoit un renouvellement de plein droit en l'absence des circonstances restrictives prévues par la loi. Elle a enjoint au préfet de délivrer la carte dans un délai de deux mois et a condamné l'État à verser 1 200 euros à l'intéressée au titre des frais exposés.
Avocat : NAVY
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2507382
Le Tribunal Administratif de Lille rejette la requête de M. A... visant à annuler les décisions préfectorales de refus de titre de séjour, d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et de fixation du pays de destination. La juridiction estime que l'arrêté est suffisamment motivé et que l'OQTF, consécutive à un refus de séjour régulier, n'exige pas de motivation distincte. Elle écarte également les griefs tirés d'une atteinte disproportionnée à la vie privée et familiale, au regard des articles L. 611-1 et L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : FOURDAN
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2508004
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté le recours en excès de pouvoir formé par un ressortissant tunisien contre une obligation de quitter le territoire français (OQTF), un refus de délai de départ volontaire et une interdiction de retour. Le tribunal a jugé que la décision d'OQTF, prise par une autorité régulièrement déléguée, était légalement motivée au regard des éléments du dossier, notamment l'absence de droit au séjour, et qu'elle ne méconnaissait pas les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Les autres décisions contestées, ainsi que les demandes d'injonctions et de condamnation aux dépens, ont été rejetées.
Avocat : CABINET CENTAURE AVOCATS