Jurisprudence administrative
97 018 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
97 018
Décisions totales
384 307
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2201753
Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi d'un recours en plein contentieux visant à contester un titre de recettes de 5 000 € émis par la commune de Pierrefeu-du-Var au titre d'une participation pour le financement de l'assainissement collectif (PFAC). Le tribunal a annulé le titre de recettes en tant qu'il réclamait une somme supérieure à 2 500 €, considérant que la délibération communale applicable ne permettait pas d'exiger ce montant pour la situation des requérants. La décision s'appuie sur les articles L. 1331-7 du code de la santé publique et les dispositions de la délibération municipale du 14 mai 2019.
Avocat : IM AVOCATS
Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2502101
Le Tribunal Administratif de Poitiers, statuant en référé, a ordonné une expertise sur les désordres affectant une station d'épuration. Le juge a fait droit à la demande de la communauté de communes, estimant que la mesure était utile dans la perspective d'un futur recours indemnitaire, conformément à l'article R. 532-1 du code de justice administrative. Il a également accepté la mise en cause de l'assureur d'une société en liquidation impliquée dans les travaux.
Avocat : DROUINEAU 1927
Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2502369
Le Tribunal Administratif de Poitiers, statuant en référé, a fait droit à la demande d'un professeur des écoles visant à ordonner une expertise pour évaluer l'ensemble de ses préjudices liés à une maladie reconnue imputable au service. La juridiction a appliqué l'article R. 532-1 du code de justice administrative, considérant la mesure utile pour un futur litige indemnitaire. Elle a également mis hors de cause la caisse primaire d'assurance maladie, estimant que la prise en charge relevait de l'employeur public.
Avocat : RENOULT
Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2502090
Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en référé, a ordonné une expertise médicale pour évaluer le préjudice d'un aide-soignant victime d'un accident de service imputable à son employeur, le centre hospitalier Esquirol. Le juge a retenu sa compétence sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, estimant que la mesure était utile en vue d'un éventuel litige principal sur la responsabilité de l'hôpital. La demande de provision sur les frais d'expertise a également été examinée conformément à l'article L. 761-1 du même code.
Avocat : DUMONT SUZANNE
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2518612
**Sujet principal** : Demande d'expertise médicale en référé visant à évaluer les conditions d'une prise en charge hospitalière et les préjudices qui en découlent. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Montreuil (juge des référés). **Solution retenue** : Le juge fait droit à la demande et ordonne une expertise médicale, estimant qu'elle présente un caractère utile pour éclairer un litige potentiel relatif à la responsabilité de l'hôpital. **Textes appliqués** : L'ordonnance est fondée sur l'article R. 532-1 du code de justice administrative, qui permet au juge des référés de prescrire toute mesure d'instruction utile.
Avocat : HALEBLIAN AVOCATS
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2601424
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, rejette la demande d'un ressortissant marocain qui sollicitait la modification d'une précédente ordonnance pour contraindre le préfet à réexaminer sa situation sous astreinte. Le juge constate que le préfet a pleinement exécuté l'ordonnance antérieure en délivrant un récépissé et en notifiant une décision sur le fond, de sorte qu'aucun élément nouveau ne justifie une intervention sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative. La requête est donc rejetée.
Avocat : AYARI
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2507841
Le Tribunal administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l’article L.521-3 du code de justice administrative, a enjoint au centre hospitalier universitaire (CHU) de Nice de transmettre à une ancienne employée, dans un délai de quinze jours, les documents nécessaires au versement de ses allocations chômage. La requérante, auxiliaire puéricultrice ayant quitté son poste pour raisons de santé, se trouvait dans une situation de précarité financière urgente en raison de la carence prolongée de son employeur à fournir l’attestation exigée par France Travail. Le juge a considéré que la mesure sollicitée était utile, ne se heurtait à aucune contestation sérieuse et ne faisait obstacle à aucune décision administrative.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2303931
Le Tribunal Administratif de Marseille a examiné la demande de Mme D..., agissant pour sa fille mineure, visant à engager la responsabilité de la commune de Gardanne suite à une chute à vélo sur une poubelle communale couchée, causant une blessure. Le tribunal a retenu la responsabilité de la commune pour défaut d'entretien normal de l'ouvrage public, la commune n'ayant pas prouvé un entretien normal ni une faute de la victime ou un cas de force majeure. Cependant, la requérante n'ayant pas établi la réalité des frais d'assistance à expertise, la demande indemnitaire a été rejetée. Aucun texte spécifique n'est mentionné dans la solution, mais le raisonnement s'appuie sur les principes généraux de la responsabilité du fait des ouvrages publics.
Avocat : SELARL ABEILLE & ASSOCIÉS
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2305870
Le Tribunal Administratif de Marseille a été saisi par M. A..., ressortissant ghanéen, d’un recours en plein contentieux contre la décision du Groupement de coopération sociale et médico-sociale SIAO13 du 1er juin 2023 refusant son inscription sur la liste d’hébergement-insertion. Le requérant excipait de l’illégalité d’une consigne de la direction départementale déléguée de la jeunesse, des sports et de la cohésion sociale excluant systématiquement les étrangers en situation irrégulière de ce dispositif, et soutenait que cette condition de régularité de séjour n’était pas prévue par le code de l’action sociale et des familles. Le tribunal a rejeté la requête comme irrecevable et infondée, sans préciser dans l’extrait fourni si l’exception d’illégalité a été examinée au fond. La décision s’appuie sur le code de l’action sociale et des familles et le code de justice administrative.
Avocat : COLAS
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2600917
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de délivrer à M. B..., ressortissant marocain, une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour "salarié". Le juge a considéré que la demande de renouvellement, déposée par voie postale et complétée le 31 décembre 2025, était complète et qu'aucune décision implicite de rejet n'était intervenue, la mesure sollicitée ne faisant pas obstacle à l'exécution d'une décision administrative. La condition d'urgence a été reconnue compte tenu des conséquences de l'absence de document de séjour sur le droit au maintien et au travail de l'intéressé. Cette décision applique les articles L. 521-3 du code de justice administrative et R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2504125
Le tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 531-1 du code de justice administrative, a ordonné une mesure d'expertise préventive à la demande de la communauté urbaine Caen La Mer et de la société Transamo. Cette mesure vise à constater l'état d'un immeuble situé à Caen, appartenant à la société LP 18, avant le début des travaux d'extension du tramway prévus à partir d'avril 2026. Le juge a estimé la demande utile pour prévenir d'éventuels litiges liés aux dommages causés par le chantier. Un expert a été désigné pour procéder à ce constat, en présence des parties concernées.
Avocat : SELARL SALMON ET ASSOCIES
Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2401921
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de la SCI Jacam, qui demandait la décharge des cotisations de taxe foncière sur les propriétés bâties pour les années 2022 et 2023 concernant quatre biens immobiliers à Auxerre. La société invoquait l'exonération prévue à l'article 1384 C du code général des impôts pour des logements améliorés destinés à des personnes défavorisées, mais le tribunal a estimé que les conditions n'étaient pas remplies, notamment en l'absence d'agrément valide au titre de l'article L. 365-4 du code de la construction et de l'habitation. La solution retenue est le rejet de la demande, confirmant l'imposition contestée.
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2600162
Le Tribunal administratif de Besançon, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur la demande de Mme C... tendant à la transmission de documents obligatoires liés à son licenciement (attestation d’assurance chômage, certificat de travail, solde de tout compte). La requérante avait obtenu la communication des documents corrigés en cours d’instance, rendant la mesure d’injonction sans objet. Le tribunal a toutefois condamné le département du Doubs à verser 1 400 euros à Mme C... au titre des frais de justice, en raison du délai anormalement long mis pour remplir ses obligations légales issues du code du travail.
Avocat : NERAUD
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2600243
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la demande de M. A... tendant à la désignation d'un expert indépendant pour réaliser des contre-expertises médicales et à la communication de son dossier administratif et médical. Le juge a rappelé qu'il n'appartient pas au juge des référés d'ordonner une expertise et a estimé que le requérant ne démontrait ni l'urgence ni l'utilité des mesures sollicitées, d'autant que plusieurs des arguments soulevés se rattachaient à des décisions dont la légalité avait été confirmée par un précédent jugement du 21 mars 2025.
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2600263
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par la commune d'Ornans pour obtenir l'expulsion de la SAS B... Automobiles, qui occupe sans titre une place du domaine public communal. Le juge a rejeté la requête en relevant un moyen d'ordre public tiré de l'incompétence de la juridiction administrative, car l'occupation litigieuse concerne une dépendance du domaine public routier, relevant de la police de la conservation de ce domaine. En application de l'article L. 116-1 du code de la voirie routière, les infractions à cette police sont de la compétence du juge judiciaire. Par conséquent, la demande de la commune a été rejetée comme portée devant une juridiction incompétente pour en connaître.
Avocat : DSC AVOCATS TA
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2406112
Le Tribunal Administratif de Toulouse est saisi par le groupement forestier de la Mouillonne d’une demande d’expertise, sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative, afin de déterminer le montant exact de sa dette envers l’État au titre de deux prêts en travaux de 1969. Le juge des référés fait droit à cette demande, estimant la mesure utile pour permettre au requérant de contester le chiffrage communiqué par la préfecture, d’envisager un éventuel litige indemnitaire, et de fiabiliser ses données comptables. L’expertise est ordonnée aux fins de reconstituer les dépenses et recettes liées aux prêts et de fournir tous éléments permettant de calculer le passif restant dû.
Avocat : FALGUEROLLES
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2503666
Le Tribunal Administratif de Toulouse, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une expertise à la demande de la commune de Saint-Martory. Cette mesure vise à déterminer les causes et origines des désordres affectant un immeuble, à chiffrer les travaux de réparation et à évaluer les préjudices subis, dans la perspective d'un éventuel litige en responsabilité. Le juge a estimé la demande utile, malgré l'existence d'une précédente expertise sur le péril, car celle-ci n'avait pas pour objet d'établir les responsabilités. La mission d'expertise est étendue à l'ensemble des parties mises en cause, à l'exception des sociétés Apave en leur qualité de coordonnateur sécurité et protection de la santé, qui sont mises hors de cause.
Avocat : NGUYEN KIET
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2503883
Le Tribunal Administratif de Toulouse, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, rejette la demande d'expertise présentée par la société Axa France IARD. Celle-ci souhaitait faire établir les causes d'un accident de la route survenu le 21 juin 2021 afin de rechercher la responsabilité des collectivités territoriales pour défaut d'entretien de la voie publique. Le juge estime que la mesure n'est pas utile, la requérante disposant déjà de nombreux éléments, notamment des procès-verbaux et expertises en accidentologie, sans démontrer leur insuffisance.
Avocat : SELARL PHELIP & ASSOCIES
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2506881
Le Tribunal Administratif de Toulouse a été saisi par Mme A... d'une demande de liquidation de l'astreinte de 30 euros par jour, prononcée le 18 août 2025 à l'encontre du préfet de la Haute-Garonne pour défaut d'hébergement. Constatant qu'aucune offre d'hébergement adaptée à sa situation familiale (couple avec quatre enfants) n'avait été proposée depuis l'injonction, le tribunal a fait droit à la demande. Il a liquidé l'astreinte à une somme de 2 700 euros pour la période du 18 septembre au 18 novembre 2025, sur le fondement des articles L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation et R. 778-8 du code de justice administrative.
Avocat : GALINON
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2507534
Le Tribunal Administratif de Toulouse a été saisi par M. A... B..., reconnu prioritaire par la commission de médiation le 8 juillet 2025, qui demandait à être accueilli dans une structure d'hébergement. Le préfet de la Haute-Garonne a opposé un non-lieu à statuer en soutenant que le requérant était déjà hébergé, mais le tribunal a écarté cette exception, constatant une confusion d'homonymie. Sur le fond, le juge a fait droit à la demande en application de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, ordonnant à l'État d'accueillir M. B... dans une structure adaptée sous astreinte de 100 euros par jour de retard.
Avocat : DIALEKTIK AVOCATS AARPI