Jurisprudence administrative
369 182 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
369 182
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Conseil d'État — N° 508399
Le Conseil d'État rejette la requête de M. A... contre son extradition vers la Turquie. Le motif principal est l'absence de risques personnels établis de traitements inhumains ou dégradants, et l'intérêt de l'ordre public justifie l'extradition malgré sa vie familiale en France. Cette décision confirme la légalité de l'extradition pour des faits de meurtre.
Avocat : GOLDMAN
Conseil d'État — N° 508639
Le Conseil d’État refuse d’admettre le pourvoi de M. B... contre l’ordonnance rejetant sa demande de suspension du refus de titre de séjour. Aucun moyen soulevé (erreur de droit, dénaturation) n’est jugé sérieux. La décision confirme l’absence de doute sérieux sur la légalité de l’arrêté préfectoral.
Avocat : SAS BUK LAMENT, ROBILLOT
Conseil d'État — N° 508975
Le Conseil d'État annule l'ordonnance du juge des référés pour erreur de droit, au motif qu'il a écarté l'urgence en se fondant sur la couverture existante par d'autres opérateurs, sans tenir compte de l'intérêt public à la couverture mobile. La portée de cette décision est de rappeler que l'urgence en référé suspension pour un projet de téléphonie mobile s'apprécie au regard de l'intérêt public national, et non de la seule situation locale.
Avocat : SCP PIWNICA & MOLINIE
Conseil d'État — N° 509363
Le Conseil d’État refuse d’admettre le pourvoi de M. B... contre l’ordonnance rejetant sa demande d’hébergement d’urgence et d’allocation pour demandeur d’asile. Le moyen unique de dénaturation, tiré de l’absence d’urgence particulière, est jugé insuffisant pour permettre l’admission. Cette décision confirme le rejet de la requête en référé-liberté.
Avocat : SARL LE PRADO – GILBERT
Conseil d'État — N° 507528
Le Conseil d'État refuse d'admettre le pourvoi de La Poste contre l'ordonnance ayant suspendu la révocation de M. B..., estimant qu'aucun moyen sérieux n'est soulevé.
Avocat : SELAS FROGER & ZAJDELA
Conseil d'État — N° 509298
Le Conseil d'État rejette la requête de M. A... pour défaut d'intérêt à agir, les circonstances invoquées (qualité de citoyen, d'usager ou de professionnel) n'étant pas suffisamment directes et certaines pour contester la nomination du président du conseil d'administration de l'OFII. La portée de cette décision est de rappeler la rigueur du contrôle de l'intérêt à agir en matière de nominations aux emplois publics.
Conseil d'État — N° 503868
Avocat : SCP ROCHETEAU, UZAN-SARANO & GOULET
Conseil d'État — N° 508839
Avocat : SAS ZRIBI & TEXIER
Conseil d'État — N° 508310
Avocat : SCP PIWNICA & MOLINIE
Conseil d'État — N° 508162
Avocat : SCP MARLANGE, DE LA BURGADE
Conseil d'État — N° 505859
Avocat : SCP GUÉRIN - GOUGEON
Conseil d'État — N° 504761
Conseil d'État — N° 504704
Avocat : SCP SPINOSI
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604624
Le Tribunal Administratif de Marseille a statué sur une demande de suspension d'urgence (référé-suspension) d'un rejet implicite de renouvellement de titre de séjour. Le juge a retenu l'urgence et un doute sérieux sur la légalité de la décision préfectorale, notamment au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme protégeant la vie familiale. Il a en conséquence suspendu l'exécution du rejet et enjoint au préfet de délivrer une autorisation provisoire de séjour et de réexaminer la demande.
Avocat : GUERCHI
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2603571
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la demande de suspension en référé d'un étudiant handicapé contestant le refus partiel d'aménagements pour un concours par AgroParisTech. Le juge a estimé que les conditions d'urgence et de doute sérieux sur la légalité de la décision n'étaient pas suffisamment établies, considérant notamment que les aménagements déjà accordés étaient adaptés. La décision s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative relatives au référé-suspension (article L. 521-1).
Avocat : GERARD
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2601089
Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant en référé précontractuel, rejette la demande de la société SVI 113 visant à annuler la procédure de passation de plusieurs lots d'un accord-cadre du SDIS du Gard. Le juge estime que les conditions de la consultation, notamment les exigences concernant la capacité économique et financière des candidats, étaient conformes à l'arrêté du 22 mars 2019 et au code de la commande publique. Il considère également que la méthode de notation des offres et la régularité de l'offre de l'attributaire ne sont pas entachées d'illégalité au regard des règles de la commande publique.
Avocat : SCP D'AVOCATS CGCB & ASSOCIES
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2601820
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'un arrêté d'expulsion. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie car l'expulsion est assortie d'une assignation à résidence, empêchant son exécution immédiate sans faits nouveaux préjudiciables à l'ordre public. La décision s'appuie principalement sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 731-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : SELAS BOUZID AVOCAT
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2523055
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de convoquer une ressortissante étrangère pour le dépôt de sa demande de titre de séjour. Le juge a retenu l'urgence au sens de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, considérant qu'un délai de traitement de plus de deux ans constituait un dysfonctionnement grave justifiant cette mesure. Il a également condamné l'État à verser une somme au titre de l'article L. 761-1 du même code.
Avocat : PAPINOT
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2605138
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé-suspension, rejette la demande de M. B... visant à suspendre le refus de renouvellement de sa carte de séjour "vie privée et familiale". Le juge estime que le requérant ne démontre pas l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision préfectorale, celle-ci étant fondée sur une menace à l'ordre public justifiée par ses condamnations pénales. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : CABINET TOMASI-DUMOULIN
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2605759
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de procéder à l'examen de la demande de renouvellement de carte de séjour étudiante de la requérante et de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction. Le juge a considéré que l'administration, tenue par les dispositions de l'article R. 431-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, devait enregistrer la demande dans un délai raisonnable et que l'absence de décision exposait l'étrangère à une situation d'urgence justifiant la mesure.