LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA101-2600378

Tribunal Administratif de La Réunion — Décision N° TA101-2600378

mardi 7 avril 2026

JuridictionTribunal Administratif de La Réunion
SectionTribunal Administratif de La Réunion
N° DossierTA101-2600378
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Avocat requérantKARJANIA

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de La Réunion, statuant en référé-suspension, a rejeté la demande de M. C... visant à suspendre le refus d'une bourse doctorale par le président du conseil départemental. Le juge a estimé que la condition d'urgence prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative n'était pas remplie, le refus de financement ne constituant pas une atteinte grave et immédiate à la situation du requérant. Seule la demande d'admission à l'aide juridictionnelle provisoire a été accordée.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 4 mars 2026 sous le n° 2600378 et un mémoire en réplique enregistré le 25 mars 2026, M. A... C..., représentée par Me Karjania, demande au juge des référés, sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative :

1°) de l’admettre au bénéfice de l’aide juridictionnelle provisoire ;

2°) de suspendre la décision du 20 février 2026, confirmée le 2 mars 2026, par laquelle le président du conseil départemental de La Réunion a rejeté sa demande de bourse doctorale ;

3°) d’enjoindre au département de La Réunion de lui accorder la bourse à titre provisoire ou, subsidiairement, de réexaminer sa situation ;

4°) de mettre à la charge du département une somme de 2 500 euros à verser à son avocat au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative et de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

M. C... soutient que :
- ses requêtes à fin d’annulation et de suspension sont recevables, y compris en ce qui concerne la demande d’injonction ;
- il est urgent de faire échec au refus de bourse, son projet doctoral étant compromis en l’absence du financement attendu ;
- l’incompétence du signataire de l’acte doit être constatée ;
- les motifs de refus sont entachés d’erreur de fait, d’erreur de droit et d’erreur d’appréciation ; subsidiairement, l’illégalité du règlement de la bourse litigieuse doit être constatée par voie d’exception.

Par un mémoire en défense enregistré le 12 mars 2026, le département de La Réunion conclut au rejet de la requête.

Le département soutient que :
- l’un des mails litigieux n’est pas décisoire ; la demande d’injonction est irrecevable ;
- la condition d’urgence n’est pas remplie ;
- les moyens soulevés par M. C... ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu la requête enregistrée le 4 mars 2026 sous le n° 2600379 par laquelle M. C... demande l’annulation de la décision susmentionnée.

Vu la décision du président du tribunal désignant M. Aebischer, vice-président, en qualité de juge des référés.

Vu :
- le code de l’éducation ;
- le code général des collectivités territoriales ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique du 27 mars 2026 à 9 heures 30 :
- le rapport de M. Aebischer, juge des référés ;
- les observations de Me Karjania, avocat du requérant, qui confirme ses conclusions et moyens ;
- les observations de Mme B..., représentant le département de La Réunion, qui confirme les écritures en défense.

Une note en délibéré émanant de M. C... a été enregistrée le 30 mars 2026.


Considérant ce qui suit :

1. Dans les circonstances de l’espèce, il y a lieu d’admettre M. C... au bénéfice de l’aide juridictionnelle provisoire.

2. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : « Quand une décision administrative, même de rejet, fait l’objet d’une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d’une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l’exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l’urgence le justifie et qu’il est fait état d’un moyen propre à créer, en l’état de l’instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision (…) ».

3. Par la présente requête, déposée parallèlement à sa requête au fond, M. C..., qui a obtenu un master en droit des affaires en 2025 et a conçu un projet de thèse sur « la clientèle du franchisé », demande au juge des référés de suspendre la décision du 20 février 2026, confirmée le 2 mars 2026, par lequel le président du conseil départemental de La Réunion lui a refusé le bénéfice d’une « bourse doctorale ».

4. L’urgence justifie que soit prononcée la suspension d’un acte administratif lorsque l’exécution de celui-ci porte atteinte, de façon suffisamment grave et immédiate, à un intérêt public, à la situation du requérant ou aux intérêts qu’il entend défendre. Elle doit être appréciée objectivement et compte tenu de l’ensemble des circonstances de l’affaire, à la date à laquelle le juge des référés statue.

5. S’il est vrai que l’octroi de la bourse départementale dont sont susceptibles de bénéficier les étudiants préparant une thèse à La Réunion serait de nature à favoriser la réalisation du projet doctoral conçu par M. C..., lequel ne peut compter que sur un soutien financier limité du côté de sa famille et n’a pu obtenir un autre financement externe, sa demande d’allocation régionale de recherche ayant été rejetée, le refus de l’avantage pécuniaire en cause ne peut être regardé, en l’absence de démonstration d’une impossibilité, pour le doctorant, de mener à bien son projet faute de disposer d’une aide ou d’une assistance, comme constitutif d’une atteinte grave et immédiate portée à la situation de l’intéressé. La condition d’urgence n’est donc pas remplie.

6. Il résulte de ce qui précède que la requête en référé-suspension ne peut qu’être rejetée, y compris les conclusions à fin d’injonction et celles tendant à l’application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.


O R D O N N E :


Article 1er : M. C... est admis au bénéfice de l’aide juridictionnelle provisoire.

Article 2 : La requête de M. C... est rejetée.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... C... et au département de La Réunion.

Copie en sera adressée à l’Université de La Réunion.

Fait à Saint-Denis le 7 avril 2026.


Le juge des référés,





M.-A. AEBISCHER

La République mande et ordonne au préfet de La Réunion en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.




Décisions similaires

CEExcès de pouvoir

Conseil d'État — N° 516229

Le juge des référés du Conseil d'État a rejeté la requête de M. B... qui demandait la suspension de l'exécution de la loi du pays n° 2026-4 du 15 mai 2026 portant création du code des douanes de Polynésie française. Le requérant invoquait une atteinte grave à plusieurs libertés fondamentales, mais le juge a estimé qu'il n'apportait aucun élément caractérisant une situation d'urgence justifiant une mesure de sauvegarde à très bref délai. La décision a été prise sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, en application de la procédure simplifiée prévue à l'article L. 522-3 du même code.

01/06/2026

CEExcès de pouvoir

Conseil d'État — N° 515333

Le juge des référés du Conseil d'État a rejeté la requête de Mme A..., magistrate, qui demandait le report et l'encadrement de ses auditions par l'inspection générale de la justice (IGJ) dans le cadre d'une enquête administrative. La requérante invoquait une atteinte grave à ses droits de la défense, à sa dignité et à l'indépendance juridictionnelle. Le juge a estimé que l'audition prévue du 4 au 7 mai 2026, qui ne préjugeait pas de l'issue de l'enquête ni d'éventuelles poursuites disciplinaires, n'était pas susceptible de porter une atteinte manifestement disproportionnée à ses droits. La décision a été prise sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, la condition d'urgence n'étant pas retenue comme caractérisant une illégalité grave.

03/05/2026

CEExcès de pouvoir

Conseil d'État — N° 509298

Le Conseil d'État rejette la requête de M. A... pour défaut d'intérêt à agir, les circonstances invoquées (qualité de citoyen, d'usager ou de professionnel) n'étant pas suffisamment directes et certaines pour contester la nomination du président du conseil d'administration de l'OFII. La portée de cette décision est de rappeler la rigueur du contrôle de l'intérêt à agir en matière de nominations aux emplois publics.

09/04/2026

CEExcès de pouvoir

Conseil d'État — N° 507528

Le Conseil d'État refuse d'admettre le pourvoi de La Poste contre l'ordonnance ayant suspendu la révocation de M. B..., estimant qu'aucun moyen sérieux n'est soulevé.

09/04/2026

← Retour aux décisions