Jurisprudence administrative

97 018 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

97 018

Décisions totales

384 307

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA34Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2506564

Le Tribunal administratif de Montpellier, statuant en référé, a ordonné une mesure d’expertise à la demande de la commune de Fleury-d’Aude concernant des désordres affectant des équipements de fitness installés boulevard des Embruns. La société Premier’s France Freetness ne s’est pas opposée à cette demande, formulée sous réserves. Le juge a fait droit à la requête sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative, estimant la mesure utile pour déterminer l’origine des désordres et les responsabilités éventuelles. L’expert désigné devra notamment décrire les désordres, en identifier les causes, évaluer le coût des travaux et se prononcer sur la conformité des équipements aux normes en vigueur.

Avocat : SELARL AMPLITUDE AVOCATS

9 février 2026
TA34Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2509359

Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé provision sur le fondement de l’article R. 541-1 du code de justice administrative, a partiellement fait droit à la demande de M. A..., agent victime d’un accident de service le 21 avril 2020. Constatant l’accord des parties sur le principe de l’indemnisation et sur un montant de 24 600 euros, le juge a estimé que cette somme revêtait un caractère de certitude suffisant et a condamné Montpellier Méditerranée Métropole à verser cette provision au requérant. En outre, la collectivité a été condamnée à payer 1 500 euros au titre des frais de justice.

Avocat : BETROM

9 février 2026
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2203563

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la demande de la SASU Iso-Bât-Ravalement, qui contestait des cotisations supplémentaires d’impôt sur les sociétés pour les exercices 2018 et 2019, assorties de pénalités pour manquement délibéré. La société n’a pas justifié, par des éléments suffisamment précis, que la rémunération versée à Mme B... correspondait à un travail effectif et à une contrepartie réelle pour l’entreprise. En application des articles 39 et 209 du code général des impôts, le tribunal a considéré que cette charge n’était pas déductible et que son versement constituait un acte anormal de gestion. La requête a donc été rejetée, y compris les conclusions présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : SCP ARBOR TOURNOUD & ASSOCIES

9 février 2026• 7ème Chambre
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2206744

Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par M. B..., pêcheur professionnel, d’une demande d’indemnisation fondée sur la responsabilité de l’Office français de la biodiversité (OFB) et de l’État, en raison de la saisie de ses filets de pêche lors d’un contrôle le 20 juin 2018. Le tribunal a rejeté la requête en jugeant que le fait générateur du dommage, à savoir la saisie des filets, constituait un acte de police judiciaire, relevant ainsi de la compétence exclusive du juge judiciaire. Par conséquent, la juridiction administrative s’est déclarée incompétente pour connaître du litige, sans qu’il soit besoin d’examiner les autres moyens.

Avocat : BOUCHET

9 février 2026• 7ème Chambre
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2300131

Le Tribunal Administratif de Grenoble (7ème Chambre) a rejeté la requête de M. B... demandant la décharge de cotisations supplémentaires d’impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux au titre de 2016. Le juge a estimé que la proposition de rectification était suffisamment motivée au regard de l’article L. 57 du livre des procédures fiscales, notamment sur l’évaluation du terrain. Sur le fond, il a confirmé le bien-fondé des rehaussements, considérant que les honoraires versés aux associés de la SCI Saint Martin ne constituaient pas une charge déductible mais une modalité de répartition des bénéfices. La décision s’appuie sur les articles 8, 35 et 38 du code général des impôts.

Avocat : MICHALLON

9 février 2026• 7ème Chambre
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2301126

Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné les requêtes de M. et Mme B... contestant des rehaussements d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour les années 2017 et 2019, consécutifs à des distributions de revenus occultes par leur société. Pour l'année 2019, le tribunal a constaté que l'administration avait déjà accordé un dégrèvement supérieur à celui auquel les requérants pouvaient prétendre, rendant leur demande irrecevable. Pour l'année 2017, le tribunal a rejeté la requête, considérant que l'administration avait apporté la preuve de l'appréhension des sommes distribuées par M. B..., associé unique et gérant de la société. La décision s'appuie sur les articles 109 et 111 du code général des impôts.

Avocat : TAXENE AVOCATS

9 février 2026• 7ème Chambre
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2301129

Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné les requêtes de M. et Mme B... contestant des rehaussements d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour 2017 et 2019, consécutifs à des distributions occultes issues de leur société. Pour l'année 2019, le tribunal a constaté que l'administration avait déjà accordé un dégrèvement supérieur à celui demandé, rendant la requête irrecevable. Pour l'année 2017, le tribunal a rejeté la demande, considérant que l'administration avait apporté la preuve du désinvestissement et de l'appréhension des sommes par le gérant, associé unique, en application des articles 109-1-1° et 111 du code général des impôts.

Avocat : TAXENE AVOCATS

9 février 2026• 7ème Chambre
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2304309

Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de la SARL Domino Sign contestant des rappels d'impôt sur les sociétés, de TVA, de retenues à la source et de cotisation sur la valeur ajoutée. La juridiction a jugé irrecevables les conclusions relatives à la TVA, à l'impôt sur les sociétés et à la cotisation sur la valeur ajoutée, faute de réclamation préalable conforme à l'article R. 200-2 du livre des procédures fiscales. Sur le fond, le tribunal a rejeté le moyen tiré de la privation de la garantie de recours hiérarchique, estimant que la société avait pu bénéficier d'un débat avec le supérieur hiérarchique du vérificateur. En conséquence, la requête a été rejetée dans son ensemble.

Avocat : SCP ARBOR TOURNOUD & ASSOCIES

9 février 2026• 7ème Chambre
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2303465

Le Tribunal Administratif de Lille, statuant au fond, a rejeté la demande d'un détenu réclamant des arriérés de salaire et une indemnisation pour préjudice moral liés à son travail en détention. Le tribunal a jugé que l'administration pénitentiaire avait proposé une indemnisation supérieure à la demande initiale pour le préjudice financier, rendant cette partie de la requête sans objet. Concernant le préjudice moral, il a été considéré comme non établi. La décision s'appuie sur les dispositions du code de procédure pénale (articles 717-3 et D. 432-1) relatives à la rémunération minimale du travail des personnes détenues.

Avocat : DORMIEU

9 février 2026• juge unique (8)
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2309333

**Sujet principal** : Demande d'indemnisation pour préjudice moral suite à une fouille corporelle intégrale subie par une détenue. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Lille (formation de juge unique). **Solution retenue** : Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la fouille litigieuse, réalisée à l'issue d'un parloir, était légale car justifiée par les nécessités de sécurité inhérentes au milieu carcéral et conforme aux dispositions du code pénitentiaire. Aucune faute de nature à engager la responsabilité de l'État n'a été retenue. **Textes appliqués** : Articles L. 225-1 à L. 225-3 et R. 225-1 du code pénitentiaire, ainsi que l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : SCP THEMIS AVOCATS & ASSOCIES

9 février 2026• juge unique (8)
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2310798

**Sujet principal** : Demande d'indemnisation pour préjudice moral suite à une fouille corporelle intégrale subie par une détenue. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Lille (formation de juge unique). **Solution retenue** : Le tribunal a rejeté la requête de Mme B..., estimant que la fouille litigieuse, réalisée à l'issue d'un parloir, était justifiée par les nécessités de sécurité et conforme à la réglementation pénitentiaire, et qu'aucune faute de nature à engager la responsabilité de l'État n'était caractérisée. **Textes appliqués** : L'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme, et les articles L.6, L. 225-1 à L. 225-3 et R. 225-1 du code pénitentiaire régissant le régime des fouilles.

Avocat : SCP THEMIS AVOCATS & ASSOCIES

9 février 2026• juge unique (8)
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2310998

Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la demande d'indemnisation d'un détenu pour préjudice moral lié à des fouilles corporelles intégrales subies en détention. Le tribunal a jugé que ces fouilles, justifiées par les nécessités de l'ordre public et de la sécurité dans l'établissement, n'étaient pas entachées d'illégalité et ne constituaient pas un traitement dégradant. La décision s'appuie sur les articles L. 225-1 et suivants du code pénitentiaire, qui encadrent strictement ces pratiques, et sur l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : DORMIEU

9 février 2026• juge unique (8)
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2400574

Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la demande d'indemnisation d'un détenu pour préjudice moral suite à une fouille corporelle intégrale subie en mai 2023. Le tribunal a jugé que cette fouille, réalisée après un parloir, était justifiée par les nécessités de sécurité et de bon ordre de l'établissement pénitentiaire, conformément aux articles L. 225-1 et suivants du code pénitentiaire. Il a ainsi estimé que l'administration n'avait pas commis de faute de nature à engager la responsabilité de l'État.

Avocat : SCP THEMIS AVOCATS & ASSOCIES

9 février 2026• juge unique (8)
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2400956

Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la demande d'indemnisation d'un détenu pour préjudice moral suite à une fouille corporelle intégrale subie en prison. Le tribunal a jugé que cette fouille, réalisée dans le cadre d'une fouille de cellule, était justifiée par les nécessités de sécurité et de bon ordre de l'établissement pénitentiaire, et qu'elle n'était donc pas illégale. La décision s'appuie sur les dispositions du code pénitentiaire (articles L. 225-1 et suivants) qui encadrent strictement les conditions de ces fouilles.

Avocat : SCP THEMIS AVOCATS & ASSOCIES

9 février 2026• juge unique (8)
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2401971

Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête d'un détenu demandant réparation pour le préjudice salarial lié à une sanction disciplinaire de déclassement d'emploi. Le tribunal a jugé que la procédure disciplinaire était régulière, notamment quant à la compétence de l'autorité ayant ordonné les poursuites, et que la sanction n'était pas entachée d'erreur de droit. La décision s'appuie sur les dispositions du code pénitentiaire, notamment ses articles R. 234-14, R. 233-2 et R. 232-4.

Avocat : SCP THEMIS AVOCATS & ASSOCIES

9 février 2026• juge unique (8)
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2600691

Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de la société Eurolam, qui contestait la procédure d'attribution d'un accord-cadre par la Chambre des Métiers et de l'Artisanat Hauts-de-France. Le juge a estimé que les griefs soulevés, notamment concernant l'introduction de critères occultes, une erreur manifeste d'appréciation et une méconnaissance des principes de transparence et d'égalité de traitement, n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur les règles de passation des marchés publics et les principes généraux du droit administratif.

Avocat : BENAGES

9 février 2026
TA67Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2510521

Le Tribunal Administratif de Strasbourg était saisi par la SASU Giraud Bastet d’une demande d’expulsion de M. et Mme C... d’un logement situé à Schiltigheim, sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative. En cours d’instance, la société requérante a indiqué ne plus demander l’expulsion des occupants, ayant reçu une nouvelle demande de prise en charge de leur part. Par conséquent, le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions principales de la requête. La demande de la SASU Giraud Bastet au titre des frais de justice a été rejetée.

Avocat : BERRY

9 février 2026
TA06Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2507822

Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l'article L.521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet des Alpes-Maritimes de délivrer à M. A... B..., ressortissant tunisien, un récépissé de demande de changement de statut assorti d'une autorisation de travail. Le juge a estimé que l'urgence et l'utilité de la mesure étaient caractérisées, le requérant se trouvant dans une situation de précarité administrative après avoir sollicité un titre de séjour sans obtenir de récépissé. La solution retenue s'appuie sur les articles R.431-12 et R.431-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui garantissent le droit à un récépissé pour tout étranger ayant déposé un dossier complet. L'État a également été condamné à verser 500 euros au titre des frais de justice.

Avocat : OLOUMI AVOCATS ASSOCIES

9 février 2026
TA06Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2600186

Le Tribunal administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par M. A..., ressortissant indien, afin d'obtenir la délivrance d'un titre de séjour "étudiant" ou, à défaut, d'un récépissé avec autorisation de travail. Le juge a rejeté comme irrecevable la demande d'injonction de délivrance d'un titre de séjour, cette mesure n'étant pas de nature provisoire. En revanche, constatant l'urgence et l'absence de contestation sérieuse face à la carence de la préfecture des Alpes-Maritimes à délivrer un récépissé depuis le dépôt du dossier complet en octobre 2025, le tribunal a enjoint au préfet de remettre ce document, en application des articles R. 431-12 et R. 431-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

9 février 2026
TA35Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2600961

Le Tribunal Administratif de Rennes a annulé la décision du préfet d'Ille-et-Vilaine du 6 février 2026 refusant d'enregistrer la candidature de la liste « Un nouveau souffle sur Châteaugiron » pour l'élection municipale. Le tribunal a jugé que le préfet avait méconnu l'article L. 265 du code électoral en vérifiant l'éligibilité des candidats lors du dépôt des candidatures, ce contrôle relevant uniquement du juge de l'élection. En conséquence, il a enjoint au préfet de délivrer le récépissé de candidature.

9 février 2026• 4ème Chambre