Jurisprudence administrative
187 182 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
187 182
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2302387
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. C... qui demandait la condamnation de l'État à lui verser 2,5 millions d'euros pour un prétendu manquement dans l'organisation du service public de la santé, lié à un retard de diagnostic de son autisme et à des effets secondaires médicamenteux. La juridiction a d'abord mis hors de cause l'Office national d'indemnisation des accidents médicaux (ONIAM), estimant que le préjudice invoqué ne relevait pas d'un accident médical, d'une affection iatrogène ou d'une infection nosocomiale au sens de l'article L. 1142-1 du code de la santé publique. Concernant la responsabilité de l'État, le tribunal a jugé que le requérant n'apportait pas la preuve d'une carence caractérisée dans l'organisation du service public de la santé qui serait à l'origine directe de son préjudice.
Avocat : DE LA GRANGE ET FITOUSSI AVOCATS
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2306875
La SARL G.E.A.S. contestait devant le Tribunal Administratif de Montpellier des rehaussements d'impôt sur les sociétés et de taxe sur les véhicules pour les années 2019 à 2021. Le tribunal a rejeté sa requête, considérant que la société n'avait pas apporté la preuve que les charges litigieuses (paiements pour le compte d'une filiale, indemnités kilométriques et factures d'une société liée) étaient déductibles de son résultat imposable. La décision s'appuie sur les dispositions du code général des impôts, notamment l'article 39, qui régissent la déductibilité des charges.
Avocat : VACQUIE
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2306932
**Sujet principal** : La SARL Néo Corporation conteste devant le Tribunal Administratif de Montpellier des redressements fiscaux (impôt sur les sociétés, TVA et retenues à la source) notifiés à l'issue d'une vérification de comptabilité. **Juridiction et solution** : Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en plein contentieux, rejette la requête de la société. Il estime que les arguments de la société (notamment sur l'insuffisance de motivation des redressements, la justification des facturations inter-sociétés et des abandons de créance pendant la crise Covid) ne sont pas fondés pour remettre en cause les rectifications opérées par l'administration. **Textes appliqués** : La décision s'appuie sur les dispositions du code général des impôts et du livre des procédures fiscales, ainsi que sur le code de justice administrative.
Avocat : MICHALLON
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2601742
Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en référé, donne acte du désistement pur et simple du requérant, M. A..., qui retirait sa demande de suspension de la décision préfectorale attribuant le nuançage « divers droite » à sa liste électorale. En conséquence, le juge constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur le fond de l'affaire, sans avoir à tenir d'audience publique. La procédure est close sur le fondement des articles L. 522-1 et L. 522-3 du code de justice administrative relatifs au désistement en cours d'instance.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2520751
Le Tribunal administratif de Nantes donne acte du désistement pur et simple de la SASU Metro FSD France de sa requête, qui visait à obtenir le paiement d'intérêts moratoires et de frais de recouvrement du centre hospitalier d'Alès-Cévennes. La juridiction se fonde sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui habilite le président à constater un tel désistement. En conséquence, l'instance est éteinte sans examen du fond.
Avocat : GEDIN
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2520929
Le Tribunal administratif de Nantes donne acte du désistement pur et simple de la société Metro FSD France, qui renonçait à sa demande de condamnation du centre hospitalier de Carpentras au paiement d'intérêts moratoires et de frais. La juridiction applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui habilite le président à constater un tel désistement. En conséquence, l'instance est éteinte sans qu'il soit statué sur le fond de l'affaire.
Avocat : GEDIN
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2602222
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé-suspension, a suspendu l'exécution de la décision implicite de refus de renouvellement du titre de voyage d'un réfugié. Le juge a estimé que l'urgence était caractérisée par l'empêchement d'un voyage familial imminent et qu'un doute sérieux existait sur la légalité de la décision, notamment au regard du défaut de motivation et de l'atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH). La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 561-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : FOURDAN
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2511746
Le Tribunal Administratif de Lille rejette la requête d'un agent contestant le rejet de sa candidature à un poste de technicien référent au sein de l'université de Lille. Le juge estime que les moyens soulevés, notamment le défaut de motivation de la décision et l'absence de mention des voies de recours, sont inopérants ou insuffisamment étayés. La décision est rendue par ordonnance en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet le rejet des requêtes présentant des moyens manifestement infondés.
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2602309
Le Tribunal administratif de Lille, statuant en référé-liberté, a rejeté la demande d'un candidat visant à contraindre la commune à mettre à disposition une salle pour une réunion publique avant les élections municipales. Le juge a estimé que le refus de la commune, fondé sur l'indisponibilité matérielle de la seule salle adaptée en raison de son calendrier d'occupation préexistant, ne constituait pas une atteinte grave et manifestement illégale à la liberté de réunion. La décision s'appuie sur les articles L. 521-2 du code de justice administrative et L. 2144-3 du code général des collectivités territoriales, qui subordonnent l'usage des locaux communaux aux nécessités de leur administration et au maintien de l'ordre public.
Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2600822
Le Tribunal Administratif de Pau, statuant en référé, a été saisi par le maire de Gan pour désigner un expert en application de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation. Le juge a accédé à la demande, considérant que l'immeuble litigieux présentait, sur la base d'un rapport administratif, des désordres structurels constituant un danger pour la sécurité publique. Il a en conséquence ordonné une expertise urgente pour constater l'état des lieux et proposer des mesures provisoires.
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2600802
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en référé, a ordonné l'expulsion de M. B... A... d'un centre provisoire d'hébergement (CPH) au Havre. Le juge a estimé que le maintien de l'intéressé, après le refus de prolongation de son hébergement par l'OFII, faisait obstacle à l'accueil d'autres bénéficiaires de protection internationale dans un contexte de tension élevée sur les capacités d'hébergement. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative (mesure d'urgence) et L. 349-1 du code de l'action sociale et des familles (régime des CPH), considérant que la mesure était utile, urgente et ne se heurtait à aucune contestation sérieuse.
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2600872
Le Tribunal administratif de Versailles, statuant par ordonnance, a été saisi par la préfète de l’Essonne pour mettre fin à une astreinte pesant sur l’État pour défaut d’offre de logement à une personne reconnue prioritaire. Le juge a constaté qu’une offre effective de logement avait finalement été signée le 13 novembre 2025, répondant aux besoins de la requérante. Compte tenu du faible retard dans l’exécution, le tribunal a ordonné qu’il n’y avait pas lieu de liquider l’astreinte, en application des articles L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation et R. 778-8 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2402477
Le Tribunal administratif de Toulon, statuant en formation de juge unique, constate que le préfet du Var a exécuté l'injonction de relogement de M. B... ordonnée par un jugement antérieur. Par conséquent, il n'y a pas lieu de procéder à la liquidation de l'astreinte qui avait été prononcée pour garantir cette exécution. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation.
Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2402480
Le Tribunal administratif de Toulon statue sur l'exécution d'une injonction de relogement prononcée contre le préfet du Var. Constatant que la requérante a été relogée le 19 juillet 2024, soit avant l'échéance du 1er novembre 2024 fixée par le jugement initial, il ordonne qu'il n'y a pas lieu de liquider l'astreinte qui avait été prononcée. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation.
Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2501698
Le Tribunal administratif de Toulon, statuant en référé, constate que le préfet du Var a exécuté le jugement du 29 avril 2025 en relogeant le requérant le 15 mai 2025. Par conséquent, il n'y a pas lieu de procéder à la liquidation de l'astreinte qui avait été prononcée pour garantir cette exécution. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation relatives à la procédure d'urgence pour le droit au logement.
Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2502602
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé, constate que le préfet du Var a exécuté l'injonction de relogement de M. B... ordonnée par un jugement antérieur, en le relogeant le 26 mai 2025. Par conséquent, il n'y a pas lieu de procéder à la liquidation de l'astreinte qui avait été prononcée pour garantir cette exécution. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation relatives à la procédure d'urgence pour le droit au logement.
Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2502938
Le Tribunal administratif de Toulon, statuant en urgence, liquide définitivement l'astreinte prononcée contre l'État pour défaut de relogement d'une personne reconnue prioritaire. Il condamne l'État à verser 900 euros au fonds national d'accompagnement vers et dans le logement, correspondant aux trois mois de retard dans l'exécution du jugement initial. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation.
Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2502940
Sujet principal : Liquidation définitive d'une astreinte prononcée pour défaut de relogement d'urgence. Juridiction : Tribunal administratif de Toulon (formation de jugement). Solution retenue : Le tribunal liquide définitivement l'astreinte à hauteur de 300 euros pour les mois d'octobre à décembre 2025, condamnant l'État à verser cette somme au fonds national d'accompagnement vers et dans le logement, après déduction des versements déjà effectués. Textes appliqués : Article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, issu de la loi du 29 décembre 2015, qui régit la procédure d'astreinte en matière de droit au logement et impose sa liquidation définitive par le juge une fois l'injonction exécutée.
Avocat : DE SOUSA
Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2504128
Le Tribunal administratif de Toulon statue sur l'exécution d'un jugement ayant ordonné le relogement d'une personne prioritaire. Constatant que le préfet du Var a procédé au relogement de l'intéressée avant l'échéance fixée, le tribunal décide qu'il n'y a pas lieu de liquider l'astreinte qui avait été prononcée. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation relatives à la procédure d'urgence pour la garantie du droit au logement.
Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2504802
Le Tribunal administratif de Toulon, statuant en référé, constate que le préfet du Var a exécuté l'injonction de relogement de la requérante prononcée par un jugement antérieur. Par conséquent, il n'y a pas lieu de liquider l'astreinte qui avait été prononcée pour garantir cette exécution. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation relatives à la procédure d'urgence pour le droit au logement.