Jurisprudence administrative
581 862 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
581 862
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2319155
Le Tribunal administratif de Paris rejette la requête d'une candidate visant l'annulation de la délibération du jury du concours externe d'inspecteur de la jeunesse et des sports (session 2023) et une injonction à son intégration. Le juge estime que les moyens soulevés (absence de motivation des notes, partialité supposée de la présidente du jury, inégalité de traitement et erreur manifeste d'appréciation) ne sont pas établis, rappelant que l'appréciation du jury n'est pas susceptible de discussion sauf méconnaissance des règles ou des principes fondamentaux des concours. La décision s'appuie sur les principes généraux du droit des concours et de la fonction publique.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2329731
Le Tribunal Administratif de Paris a statué sur une demande d'un enseignant-chercheur concernant le paiement d'heures d'enseignement effectuées pour un diplôme d'université de 2013 à 2021. Le tribunal a partiellement fait droit à la requête en condamnant l'université Paris I Panthéon-Sorbonne au paiement de 3 256,45 euros, correspondant aux heures postérieures au 1er janvier 2019, les créances antérieures étant prescrites au titre de la prescription quadriennale de l'article 1er de la loi du 31 décembre 1968. Les conclusions indemnitaires pour préjudice économique et moral ont été rejetées, et l'Etat a été condamné à verser 1000 euros à l'enseignant au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2510485
Le Tribunal Administratif de Paris a condamné l'État à indemniser un requérant pour carence fautive dans son relogement. Le tribunal a retenu la responsabilité de l'État, fondée sur les articles L. 441-2-3 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation, pour ne pas avoir proposé de logement social dans le délai de six mois suivant une décision de commission de médiation reconnaissant le caractère prioritaire et urgent de la situation. Il a alloué au requérant 500 euros en réparation de son préjudice et 320 euros au titre des frais irrépétibles.
Avocat : TRESOR
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2510764
Le Tribunal administratif de Paris a condamné l'État à indemniser un requérant pour carence fautive dans son relogement. Le tribunal a retenu la responsabilité de l'État sur le fondement de l'article L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation, en raison de l'absence d'offre de relogement malgré une décision de priorité de la commission de médiation. Il a alloué au requérant 800 euros en réparation de son préjudice et 800 euros au titre des frais irrépétibles (article L. 761-1 du code de justice administrative), rejetant le surplus de ses demandes.
Avocat : AVI KASSI
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2511425
Le Tribunal Administratif de Paris a jugé une demande en responsabilité de l'État pour carence dans le relogement d'un demandeur reconnu prioritaire. Le tribunal a retenu la responsabilité de l'État sur le fondement de l'article L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation, en raison de l'absence d'offre de relogement dans le délai de six mois suivant la décision de la commission de médiation. Il a condamné l'État à verser 2 000 euros en réparation des préjudices, mais a rejeté la demande de remboursement des frais d'avocat.
Avocat : DA COSTA
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2511561
Le Tribunal administratif de Paris a condamné l'État à indemniser une requérante pour carence fautive dans son relogement. La juridiction a retenu la responsabilité de l'État, sur le fondement des articles L. 441-2-3 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation, pour n'avoir pas proposé d'offre de logement dans le délai de six mois suivant une décision de commission de médiation la reconnaissant prioritaire. L'État est condamné à verser 22 000 euros en réparation des troubles dans les conditions d'existence et du préjudice moral, mais la demande de frays d'avocat est rejetée.
Avocat : MANELPHE
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2511904
Le Tribunal Administratif de Paris a jugé une demande en responsabilité de l'État pour défaut de relogement d'une personne reconnue prioritaire. La juridiction a retenu la faute de l'État, engagée par son inaction après une décision de la commission de médiation et une injonction judiciaire, en application des articles L. 441-2-3 et L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation. Elle a condamné l'État à verser 1 000 euros à la requérante en réparation des troubles dans ses conditions d'existence, rejetant le surplus de sa demande.
Avocat : BLUYSEN
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2532969
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête d'un ressortissant tunisien demandant l'annulation d'un arrêté préfectoral lui refusant un titre de séjour et lui notifiant une obligation de quitter le territoire français (OQTF) avec interdiction de retour. Le tribunal a estimé que le préfet avait procédé à un examen suffisant de la situation personnelle du requérant et que celui-ci n'apportait pas la preuve d'une présence stable et habituelle en France, condition nécessaire pour bénéficier d'une carte de séjour "vie privée et familiale". La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (article L. 423-23) et de l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988.
Avocat : CROSNIER
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2604070
Le Tribunal administratif de Paris, statuant sur un recours pour excès de pouvoir, a annulé la décision de l'OFII du 27 janvier 2026 mettant fin aux conditions matérielles d'accueil de la demanderesse. La juridiction a retenu que la décision était entachée d'une erreur de droit et d'une insuffisance de motivation, notamment au regard de l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, concernant l'appréciation de la vulnérabilité et la prétendue dissimulation d'une protection internationale. Le tribunal a également prononcé l'admission provisoire de la requérante à l'aide juridictionnelle.
Avocat : NICOLET
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2607891
Le Tribunal administratif de Paris a été saisi d'une demande de référé-suspension concernant le refus implicite de délivrer un titre de séjour à un ressortissant chinois. Le juge a rejeté l'exception de non-lieu soulevée par le préfet, estimant que la promesse de délivrance d'une carte de séjour "étudiant" n'était pas suffisamment établie. L'ordonnance examine ensuite la condition d'urgence, requise par l'article L. 521-1 du code de justice administrative, en rappelant qu'elle s'apprécie au regard des conséquences immédiates du refus sur la situation concrète du requérant.
Avocat : MILLY
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2607943
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la demande de suspension en référé d'un arrêté préfectoral refusant le renouvellement d'un titre de séjour étudiant et enjoignant à quitter le territoire. Le juge a estimé que l'urgence n'était pas caractérisée, car les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers (articles L. 722-7 et L. 722-8) suspendent l'exécution forcée de l'obligation de quitter le territoire pendant la durée du recours contentieux. La décision a été rendue sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : KWEMO
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2608025
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, a rejeté la demande d'un ressortissant russe visant à suspendre la procédure de clôture et à obtenir le réexamen de sa demande de titre de séjour « Passeport Talent ». Le juge a estimé que le requérant, dont la demande était toujours en cours d'instruction, ne justifiait pas de l'urgence requise par l'article L. 521-3 du code de justice administrative pour prononcer une mesure conservatoire. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment l'article L. 421-16.
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2400358
Le Tribunal administratif de Rouen, statuant en plein contentieux, rejette la requête de Mme B... qui contestait un indu d'aide au logement et demandait sa remise. Le juge constate que l'indu de 842,63 euros est dû à l'omission de déclarer des pensions alimentaires perçues, et non à une erreur de l'administration. Concernant la demande de remise gracieuse, le tribunal ne l'examine pas au fond, considérant que le rejet de la contestation de l'indu rend cette demande sans objet. La décision s'appuie sur les dispositions du code de la construction et de l'habitation et du code de la sécurité sociale relatives au recouvrement des indus.
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2400643
**Sujet principal** : Demande d'annulation du rejet d'une demande de remise gracieuse totale d'un indu d'aide personnalisée au logement (APL). **Juridiction** : Tribunal Administratif de Rouen (formation Pôle Urgences). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête. En sa qualité de juge de plein contentieux, il estime que la situation financière de la requérante, caractérisée par un quotient familial de 1 025 euros et des charges mensuelles d'environ 970 euros, ne démontre pas une situation de précarité justifiant une remise totale de la dette. **Textes appliqués** : Les articles L. 553-2 du code de la sécurité sociale et L. 825-3 du code de la construction et de l'habitation, qui régissent la récupération des indus et le pouvoir de remise gracieuse en cas de précarité du débiteur.
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2400967
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la demande de remise totale d'un indu de revenu de solidarité active (RSA). La requérante, qui ne contestait pas la dette, ne pouvait être considérée de bonne foi, car elle n'avait pas déclaré son activité salariée alors qu'elle était allocataire expérimentée et informée de ses obligations. Le tribunal a appliqué les articles L. 262-46 et R. 262-37 du code de l'action sociale et des familles, qui subordonnent la remise gracieuse à la précarité et à la bonne foi du débiteur.
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2401485
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en plein contentieux, a examiné un recours contre le rejet d'une demande d'annulation d'un indu d'aide personnalisée au logement (APL). Le juge, exerçant son pouvoir de réformation, a constaté que l'erreur de déclaration de ressources de la requérante n'était pas intentionnelle. En application des articles L. 823-1 et R. 822-3 du code de la construction et de l'habitation et de l'article L. 553-2 du code de la sécurité sociale, il a annulé la décision de la CAF et réformé les droits de l'intéressée, annulant ainsi la dette litigieuse.
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2401494
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en plein contentieux, a rejeté les requêtes de Mme B... C... visant à annuler des décisions de la CAF de la Seine-Maritime lui notifiant des indus de prestations sociales (APL, ASF, etc.) et à en obtenir le remboursement. Le tribunal a jugé que la CAF avait légalement constaté une reprise de vie maritale avec M. D..., rendant l'intéressée indue de ces allocations, et que les décisions étaient suffisamment motivées. La solution s'appuie sur les dispositions du code de la sécurité sociale, du code de l'action sociale et des familles, et du code de la construction et de l'habitation.
Avocat : SAGON LOEVENBRUCK LESIEUR LEJEUNE
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2308958
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la demande d'un détenu visant à obtenir une indemnisation pour préjudice moral, estimant que l'administration pénitentiaire n'avait pas commis de faute. Le requérant alléguait une violation du secret médical suite à la mention, dans un rapport de comportement, d'échanges avec un médecin lors d'une visite au quartier d'isolement. Le tribunal a jugé que cette visite, effectuée dans le cadre du suivi réglementaire des détenus isolés, ne constituait pas une consultation médicale confidentielle au sens des articles L. 1110-4 du code de la santé publique et 45 de la loi pénitentiaire du 24 novembre 2009.
Avocat : QUINQUIS
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2412808
Le Tribunal Administratif de Melun a annulé la décision implicite de rejet d'une demande de titre de séjour déposée par un ressortissant ivoirien. Le juge a retenu que l'administration avait méconnu l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration en ne communiquant pas les motifs de son refus, malgré une demande en ce sens du requérant. Le préfet est enjoint de réexaminer la demande dans un délai de trois mois et de délivrer une autorisation provisoire de séjour dans l'attente.
Avocat : MHK AVOCATS
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2508833
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de M. B... visant à annuler l'arrêté préfectoral lui refusant un titre de séjour et lui enjoignant de quitter le territoire. La juridiction a estimé que le refus, fondé sur une insertion professionnelle récente, l'absence d'attaches familiales suffisantes en France et la production d'une attestation frauduleuse, était suffisamment motivé et ne constituait ni une erreur de droit ni une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a jugé que la décision ne méconnaissait pas les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni celles de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, au regard des conditions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : ACTIS AVOCATS