Jurisprudence administrative
187 182 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
187 182
Décisions totales
384 134
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2600385
Le Tribunal administratif de Pau, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. A... qui contestait une décision de France Travail lui réclamant un indu d'allocations d'aide au retour à l'emploi (ARE). Le tribunal s'est déclaré incompétent, considérant que les litiges relatifs à l'ARE relèvent de la juridiction judiciaire, conformément à l'article L. 5312-12 du code du travail. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a donc été rejetée comme ne relevant pas de la compétence administrative.
Avocat : SCP ETCHEVERRY-ETCHEGARAY
Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2500383
Le Tribunal administratif de Toulon, statuant par ordonnance, liquide définitivement l'astreinte prononcée contre l'État pour retard dans le relogement d'une personne reconnue prioritaire. Il condamne l'État à verser 2400 euros au fonds national d'accompagnement vers et dans le logement, correspondant aux mois de retard avant l'exécution du jugement initial. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation.
Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2400537
Le Tribunal administratif de Poitiers, statuant par ordonnance, a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la requête de Mme B... visant à annuler deux arrêtés municipaux de mise en sécurité. En effet, ces arrêtés contestés ont été retirés par le maire après l'introduction du recours, et leur retrait est devenu définitif. Le tribunal a également rejeté les demandes de chacune des parties concernant l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative pour la prise en charge des frais du litige.
Avocat : CABINET RENNER
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2402736
Le Tribunal Administratif de Nice a donné acte du désistement d'office de la requérante, Mme B..., dans un litige concernant le rejet de son recours contre un indu d'aide personnalisée au logement. La juridiction a constaté que la requérante, invitée à confirmer le maintien de sa demande par lettre recommandée, n'avait pas répondu dans le délai d'un mois imparti. Elle est donc réputée s'être désistée en application des articles R. 612-5-1 et R. 611-8-6 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2406886
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant par ordonnance, donne acte du désistement d'office des requérants concernant le refus de remise de dette pour un indu d'aide au logement et de prime d'activité. La juridiction constate que les requérants, invités à confirmer le maintien de leur recours, n'ont pas répondu dans le délai imparti. Le désistement est prononcé en application des articles R. 222-1 et R. 612-5-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2503122
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. A... qui contestait le montant de l'indemnisation qui lui avait été accordée par la Commission nationale des harkis. Le tribunal estime que le moyen soulevé, concernant l'insuffisance du montant par rapport au préjudice, n'est pas assorti des précisions nécessaires pour en apprécier le bien-fondé. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article R. 222-1, 7°, du code de justice administrative, permettant le rejet des requêtes dont les moyens ne sont pas suffisamment précisés.
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2504466
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. B... qui contestait le montant de l'indemnisation qui lui avait été accordée par la Commission nationale indépendante de reconnaissance et de réparation des préjudices subis par les harkis. Le tribunal a estimé que le moyen soulevé, concernant l'insuffisance du montant, n'était pas assorti des précisions nécessaires pour en apprécier le bien-fondé. La décision est fondée sur les dispositions de l'article R. 222-1, 7°, du code de justice administrative, permettant le rejet des requêtes présentant un tel défaut.
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2600957
Le Tribunal administratif de Nice rejette la requête de Mme C... visant à obtenir une injonction de relogement pour défaut d'offre adaptée. La juridiction estime le recours **manifestement irrecevable** car introduit hors délai, celui-ci ayant expiré le 2 février 2026. La décision s'appuie sur les articles R. 778-1 et R. 778-2 du code de justice administrative, relatifs au délai de quatre mois pour saisir le juge après l'expiration du délai accordé au préfet pour faire une proposition de logement.
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2600958
Le Tribunal administratif de Nice, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. A... visant à obtenir son relogement en application du droit au logement opposable (DALO). Le tribunal a jugé le recours **manifestement irrecevable car prématuré**, celui-ci ayant été introduit avant l'expiration du délai de six mois imparti au préfet pour faire une offre de logement adapté à compter de la décision de la commission de médiation. La juridiction a appliqué les articles R. 778-1 et R. 778-2 du code de justice administrative et les dispositions du code de la construction et de l'habitation relatives au DALO.
Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2600821
Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé-liberté, a rejeté la demande de suspension d'un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le juge a estimé que le requérant, ressortissant comorien, ne démontrait pas que cette mesure portait une atteinte grave et manifestement illégale à sa vie privée et familiale ou à l'intérêt supérieur de ses enfants, tous de nationalité comorienne. La décision s'appuie sur les articles L. 521-2 et L. 522-3 du code de justice administrative, ainsi que sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : CENTAURE AVOCATS
Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2600822
Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé-liberté, a rejeté la demande de suspension d'un arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le juge a estimé que la requérante, mère d'un enfant français, ne démontrait pas que l'arrêté portait une atteinte grave et manifestement illégale à sa vie familiale ou à l'intérêt supérieur de l'enfant. La décision s'appuie sur les articles L. 521-2 et L. 522-3 du code de justice administrative, ainsi que sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : AARPI BELLIARD RATRIMOARIVONY CHHANN
Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2600829
Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé-liberté, a rejeté la demande de Mme A... visant à enjoindre au préfet d'examiner sa demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la requérante n'avait pas justifié de l'urgence caractérisée, condition essentielle de la procédure de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, pour sauvegarder les libertés fondamentales invoquées. La décision a été prise par application de l'article L. 522-3 du même code, permettant le rejet d'une requête lorsque le caractère d'urgence n'est pas établi.
Avocat : CENTAURE AVOCATS
Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2600834
Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé-liberté (article L. 521-2 du CJA), rejette la demande de suspension d'un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le juge estime que le requérant, un ressortissant comorien, ne démontre pas que la mesure porte une atteinte grave et manifestement illégale à son droit au respect de la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH). La demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle est également rejetée, l'avocat désigné ne s'étant pas présenté à l'audience.
Avocat : AHAMADA
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2601946
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la demande d'un ressortissant sénégalais visant à enjoindre au préfet de lui délivrer un récépissé pour une carte de séjour "recherche d'emploi/création d'entreprise". Le juge a estimé que le requérant ne justifiait pas avoir effectivement déposé un dossier complet de demande, une condition préalable à la délivrance d'un récépissé. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment ses articles R. 431-12, L. 422-8 et L. 422-10.
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2300811
Le Tribunal Administratif d'Orléans rejette la demande de réduction de la cotisation de taxe foncière sur les propriétés bâties pour l'année 2021. Le requérant contestait la réévaluation de la valeur locative de son bien, mais le tribunal estime que l'administration a légalement tenu compte de l'intégralité des informations déclarées, notamment l'existence d'une seconde maison, pour établir l'imposition. La décision s'appuie sur les articles du code général des impôts relatifs à la base d'imposition et à l'obligation déclarative des propriétaires.
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2300905
Le Tribunal Administratif d'Orléans rejette la requête principale d'un contribuable visant à obtenir la décharge de cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour les années 2013 à 2015. La juridiction retient l'irrecevabilité de la demande pour les années 2013 et 2014, la réclamation contentieuse du 19 août 2022 ayant été présentée hors du délai légal de deux ans prévu par les articles R. 190-1 et R. 196-1 du livre des procédures fiscales. Concernant l'année 2015, le tribunal, statuant au fond, rejette également la demande, estimant que le contribuable n'apporte pas la preuve que les sommes inscrites sur son compte courant d'associé constituaient des avances non imposables.
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2301964
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme B... visant à annuler la décision de rejet de sa contestation et à obtenir la décharge du remboursement d'aides du fonds de solidarité COVID-19. La juridiction a jugé irrecevables les conclusions demandant l'annulation de la décision de rejet, celle-ci n'ayant pas d'effet autonome sur les titres de perception contestés. Le litige porte sur la récupération de 8 601 euros d'aides versées, l'administration estimant que la requérante ne remplissait pas les conditions d'éligibilité, notamment concernant l'appréciation de son chiffre d'affaires. Les textes appliqués sont l'ordonnance n° 2020-317 du 25 mars 2020 et le décret n° 2020-371 du 30 mars 2020 relatifs au fonds de solidarité.
Avocat : SCP MADRID-CABEZO MADRID-FOUSSEREAU MADRID
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2303647
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de la SARL JCB Industries, qui contestait des rectifications fiscales (impôt sur les sociétés, TVA) et une amende pour factures fictives pour les années 2016 et 2017. La juridiction a jugé que la prescription n'était pas acquise et a considéré que le rejet de la comptabilité de la société par l'administration, en raison de graves irrégularités et du défaut de justification de certaines dépenses, était justifié. L'amende pour factures fictives (article 1737 du CGI) a également été validée, le tribunal estimant que les conditions légales pour son application étaient réunies.
Avocat : BOCCARA
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2304497
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en plein contentieux, a rejeté la requête de Mme B... visant à obtenir l'annulation du rejet de sa réclamation préalable et la décharge d'une créance de 8 601 euros relative au remboursement d'aides du fonds de solidarité COVID-19. Le tribunal a jugé irrecevable la demande d'annulation de la décision de rejet, considérant que cet acte n'était pas détachable de la procédure de recouvrement, et a estimé que la créance était certaine, liquide et exigible, l'administration ayant démontré l'absence d'éligibilité de la requérante. La décision s'appuie notamment sur les dispositions de l'ordonnance n° 2020-317 du 25 mars 2020 et du code des relations entre le public et l'administration.
Avocat : SCP MADRID-CABEZO MADRID-FOUSSEREAU MADRID
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2305267
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la demande d'un contribuable visant à déduire intégralement ses frais de déplacement domicile-travail (162 km) de son revenu imposable 2022. La juridiction a jugé que l'éloignement entre son domicile et son lieu de travail résultait d'un choix de convenance personnelle et non de circonstances particulières au sens de l'article 83 du code général des impôts. Par conséquent, la déduction est limitée aux quarante premiers kilomètres, comme l'avait initialement fixé l'administration fiscale.