Jurisprudence administrative
97 018 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
97 018
Décisions totales
384 307
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2406966
Le Tribunal Administratif de Nice a condamné l’État à verser 1 700 euros à Mme A... pour carence fautive dans son obligation de relogement, après qu’elle a été reconnue prioritaire par la commission de médiation le 4 juin 2023 et qu’une ordonnance du 18 mars 2024 n’a pas été exécutée. La responsabilité de l’État est engagée sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l’habitation, en raison de l’absence d’offre de logement dans le délai de six mois. Le préjudice, évalué à 250 euros par personne et par an pour un foyer de trois personnes, couvre la période du 4 décembre 2023 à la date du jugement. La somme demandée de 10 000 euros a été réduite conformément à la jurisprudence du Conseil d’État.
Avocat : GIRAUDO OLIVIER
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2407116
Le Tribunal Administratif de Nice a condamné l'État à verser 250 euros à Mme A... pour carence fautive dans son obligation de relogement, suite à sa reconnaissance comme prioritaire par la commission de médiation le 24 novembre 2022. La responsabilité de l'État a été engagée sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation, en raison de l'absence d'offre de logement dans le délai de six mois. Cependant, l'indemnité a été limitée à la période allant du 24 mai 2023 au 10 mai 2024, date du premier refus de logement par la requérante, sans motif valable. Le tribunal a ainsi rejeté la demande de 14 400 euros, estimant que le préjudice moral et financier ne justifiait qu'une réparation réduite.
Avocat : LAYET
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2507811
Le Tribunal administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet des Alpes-Maritimes de délivrer à une ressortissante philippine un récépissé de demande de titre de séjour. Le juge a reconnu l'urgence et l'utilité de la mesure, l'administration n'ayant pas remis ce document malgré le dépôt d'un dossier complet. Toutefois, il a refusé d'assortir ce récépissé d'une autorisation de travail, les fondements juridiques invoqués par la requérante (articles L. 435-1, L. 435-4 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers) ne figurant pas parmi ceux prévus à l'article R. 431-14 du même code. L'État a été condamné à verser 600 euros à la requérante au titre des frais de justice.
Avocat : OLOUMI AVOCATS ASSOCIES
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2600152
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet des Alpes-Maritimes de délivrer à Mme A..., ressortissante marocaine, une attestation de prolongation d’instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour. La requérante justifiait d’une situation d’urgence et d’utilité, en raison du risque de suspension de son contrat de travail faute de document justifiant la régularité de son séjour. Le tribunal a appliqué les dispositions de l’article R. 431-12 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, qui garantit la délivrance d’un récépissé à tout étranger ayant déposé un dossier complet. La carence de l’administration, qui n’a pas produit de défense, a conduit à faire droit à la demande.
Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2300247
Le Tribunal Administratif de Bastia a examiné la requête de M. A..., agent du syndicat mixte du parc naturel régional de Corse, victime d’un accident de service le 13 juillet 2021. Le requérant demandait, à titre principal, une nouvelle expertise et, à titre subsidiaire, l’annulation de la décision implicite de rejet de sa demande indemnitaire ainsi que la condamnation du syndicat à lui verser 500 000 euros en réparation de ses préjudices. Le tribunal a rejeté la demande d’expertise complémentaire et a limité l’indemnisation aux sommes de 1 750,67 euros pour le déficit fonctionnel temporaire et 5 287 euros pour le déficit fonctionnel permanent, rejetant le surplus des conclusions. La solution retenue s’appuie sur les principes de la responsabilité sans faute de l’administration (jurisprudence Moya-Caville) et les dispositions du code de justice administrative.
Avocat : GIANSILY
Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2300926
Le Tribunal Administratif de Bastia a examiné cinq requêtes de M. A..., agent du syndicat mixte du parc naturel régional de Corse, contestant des décisions relatives à son état de santé (arrêtés de placement en arrêt de travail pour accident de service, en congé de maladie ordinaire, retenue sur salaire, refus de reconnaissance de rechute d'accident de service). Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes, jugeant que les moyens soulevés (défaut de motivation, erreur d'appréciation, détournement de pouvoir) n'étaient pas fondés. Il a notamment considéré que l'administration avait légalement pu estimer que l'état de santé de M. A... était consolidé et que les arrêts de travail postérieurs relevaient de la maladie ordinaire. Les décisions ont été confirmées sur le fondement des dispositions du code des relations entre le public et l'administration et du code général de la fonction publique.
Avocat : PERES
Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2301353
Le Tribunal Administratif de Bastia a été saisi par M. A... de cinq requêtes contestant plusieurs décisions du président du syndicat mixte du parc naturel régional de Corse relatives à son état de santé et à sa rémunération. Les requêtes portent notamment sur un arrêté de placement en arrêt de travail pour accident de service, un placement en congé de maladie ordinaire, une retenue sur salaire, un refus de reconnaître une rechute d'accident de service, et un placement en congé de maladie ordinaire à demi-traitement. Le tribunal a rejeté l'ensemble des requêtes, considérant que les moyens soulevés, tirés notamment du défaut de motivation, de la méconnaissance de l'article L. 242-1 du code des relations entre le public et l'administration, de l'erreur d'appréciation et du détournement de pouvoir, n'étaient pas fondés. Les décisions attaquées ont été jugées légales au regard des textes applicables, dont le code des relations entre le public et l'administration et le code de la fonction publique.
Avocat : MAZZA
Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2301447
Le Tribunal Administratif de Bastia a examiné cinq requêtes de M. A..., agent du syndicat mixte du parc naturel régional de Corse, contestant des décisions relatives à son état de santé et à sa rémunération. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes d'annulation, considérant que les arrêtés de placement en arrêt de travail pour accident de service, en congé de maladie ordinaire, la retenue sur salaire, et le refus de reconnaître une rechute d'accident de service étaient légaux. La solution retenue est fondée sur l'absence de motivation obligatoire pour les actes conservatoires et sur l'appréciation des faits par l'administration, sans erreur manifeste. Les textes appliqués incluent le code des relations entre le public et l'administration et le code de la fonction publique.
Avocat : MAZZA
Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2503989
Cette décision du Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé, ordonne une expertise médicale à la demande des ayants droit de M. F..., décédé après une prise en charge hospitalière. L’expertise est fondée sur l’article R. 532-1 du code de justice administrative et vise à déterminer les causes du décès et les préjudices subis. Le tribunal fait droit à la demande, les parties ne s’y opposant pas, et ordonne que l’expertise se déroule en présence des centres hospitaliers de Montceau-les-Mines et de Chalon-sur-Saône ainsi que de l’ONIAM.
Avocat : SELARL MATHIEU BOURG
Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2600156
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l'expulsion sans délai des occupants sans droit ni titre d'une aire de grand passage appartenant à Dijon Métropole. La solution retenue est fondée sur l'absence de contestation sérieuse, les occupants ne disposant d'aucune autorisation d'occupation du domaine public, et sur l'urgence caractérisée par la nécessité de réaliser des travaux de réfection avant la période estivale. Le tribunal a également appliqué les dispositions du code général de la propriété des personnes publiques et de la loi n° 2000-614 du 5 juillet 2000 relative à l'accueil des gens du voyage.
Avocat : CABINET ADAES AVOCATS (SARL)
Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2600212
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 556-1 du code de justice administrative, a fait droit à la demande du maire de Tamnay-en-Bazois. Cette demande visait à désigner un expert pour constater les désordres d'un immeuble menaçant ruine, appartenant à M. A... B..., dans le cadre de la procédure de mise en sécurité prévue aux articles L. 511-1 et suivants du code de la construction et de l'habitation. Le juge a estimé que l'immeuble était susceptible de présenter un risque pour les occupants et le voisinage. En conséquence, il a ordonné une expertise avec une mission de constat, d'évaluation du danger et de proposition de mesures de sécurité, à réaliser sous vingt-quatre heures.
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2401325
Le Tribunal Administratif de Besançon a été saisi par M. A... d'une demande d'indemnisation pour les conséquences dommageables d'une résection du rectum réalisée le 8 juin 2012 au centre hospitalier Louis Pasteur B..., intervention jugée non justifiée compte tenu du caractère minime de la lésion et de l'absence de certitude de malignité. Le tribunal a retenu la responsabilité de l'hôpital pour faute, en application des principes généraux de la responsabilité hospitalière. Il a condamné le centre hospitalier à verser à M. A... une somme totale de 556 558,61 euros en réparation de ses préjudices, après déduction des provisions déjà perçues, et a également condamné l'établissement à rembourser à la CPAM de la Haute-Saône ses débours, soit 152 281,74 euros, ainsi qu'une indemnité forfaitaire de gestion.
Avocat : TUPINIER ALEXIS
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2304759
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de la société Village Gévaudan Aubrac, qui contestait le refus de l'administration fiscale de lui accorder l'exonération d'impôt sur les sociétés prévue à l'article 44 quindecies du code général des impôts pour son activité d'hébergement touristique en zone de revitalisation rurale. La société soutenait que son activité de location meublée, accompagnée de prestations para-hôtelières, relevait du louage de services et non du simple louage de biens, mais le tribunal a jugé que les prestations proposées (optionnelles et facturées séparément) ne remplissaient pas les conditions de la doctrine administrative applicable. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation de la décision du 31 octobre 2023 et des conclusions accessoires.
Avocat : ALCADE ET ASSOCIÉS
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2504504
Le Tribunal Administratif de Nîmes a été saisi par M. B... d’une demande de décharge de la taxe d’habitation 2024 sur un bien qu’il destinait à la location, ainsi que de conclusions indemnitaires. Le tribunal a rejeté ces dernières comme irrecevables, faute pour le requérant d’avoir formé une demande préalable auprès de l’administration, conformément à l’article R. 421-1 du code de justice administrative. Sur le fond, le tribunal a rejeté la demande de décharge, estimant que le bien, meublé et affecté à l’habitation, entrait dans le champ d’application de la taxe d’habitation en vertu de l’article 1407 du code général des impôts, et que le requérant n’établissait pas qu’il relevait d’une exonération.
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2304908
Le Tribunal Administratif de Montpellier a examiné la requête indemnitaire de M. B..., adjoint administratif, qui contestait le refus de congé longue maladie opposé par la rectrice de l’académie de Montpellier. Le tribunal a constaté que l’illégalité des décisions de refus, déjà annulées par un précédent jugement, constituait une faute de nature à engager la responsabilité de l’État. Toutefois, il a estimé que le requérant n’établissait pas de lien de causalité direct entre cette illégalité et les préjudices allégués, notamment moral et corporel, dès lors que son état de santé était antérieur aux décisions contestées. En conséquence, le tribunal a rejeté l’ensemble des conclusions indemnitaires de M. B..., y compris sa demande d’expertise médicale, et a mis à sa charge les dépens.
Avocat : LAPORTE
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2509962
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a fait droit à la demande de la commune de Sallanches. La commune sollicitait une expertise complémentaire pour déterminer les causes et conséquences de nouveaux désordres d'étanchéité affectant son centre aquatique, distincts de ceux déjà expertisés sur la centrale de traitement d'air. Le juge a estimé la mesure utile et a désigné le même expert, M. B..., pour cette mission. Les protestations et réserves émises par plusieurs parties (sociétés CD2I, SMABTP, BVL Architecte, QBE Europe) n'ont pas fait obstacle à cette décision.
Avocat : LEXLEAD AVOCATS
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2217121
Le Tribunal Administratif de Nantes (12ème chambre) a examiné le recours de Mme C... contestant des indus d’allocation logement sociale (ALS) et de prime d’activité notifiés par la CAF de Maine-et-Loire, ainsi que les décisions de remise partielle de dette. Le tribunal a écarté l’exception de non-lieu à statuer soulevée par la CAF, jugeant que le remboursement ultérieur de la dette par retenues sur prestations ne rendait pas le litige sans objet. Sur le fond, la décision ne précise pas la solution retenue pour chaque chef de demande, mais elle statue sur la recevabilité des conclusions, notamment en relevant d’office l’irrecevabilité des demandes d’injonction à titre principal. La décision s’appuie sur les dispositions du code de la construction et de l’habitation (articles L. 821-1 et L. 825-2) et du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2304712
Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné le recours de M. B... contestant le refus du département de Maine-et-Loire de lui délivrer deux cartes mobilité inclusion (mentions "stationnement" et "invalidité/priorité"). Pour la carte mention "invalidité/priorité", le tribunal s'est déclaré incompétent, renvoyant ce litige à la juridiction judiciaire conformément au V bis de l'article L. 241-3 du code de l'action sociale et des familles. Concernant la carte mention "stationnement", le tribunal a constaté que l'intéressé s'était vu attribuer cette carte pour la période du 21 janvier 2025 au 20 janvier 2027, rendant sans objet les conclusions à fin d'annulation et d'injonction.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2306193
Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné la demande de Mme A... visant à obtenir une carte mobilité inclusion avec mention "stationnement pour personnes handicapées". En application des articles L. 241-3 et R. 241-12-1 du code de l’action sociale et des familles, ainsi que de l’arrêté du 3 janvier 2017, le tribunal a estimé que les éléments fournis ne démontraient pas une réduction importante et durable de la capacité de déplacement à pied (périmètre de marche inférieur à 200 mètres) ou la nécessité d’une aide humaine ou technique systématique. Par conséquent, la requête a été rejetée, confirmant le refus du département de Maine-et-Loire.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2310537
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en plein contentieux, a examiné la demande de Mme A... visant à obtenir l'annulation du refus de lui délivrer une carte mobilité inclusion portant la mention "stationnement pour personnes handicapées". La requérante soutenait que ses capacités physiques justifiaient l'attribution de cette carte. Le tribunal a rejeté sa requête, estimant que le moyen soulevé n'était pas fondé. Cette décision a été prise en application des articles L. 241-3 et R. 241-12-1 du code de l'action sociale et des familles, ainsi que de l'arrêté du 3 janvier 2017 définissant les critères d'appréciation de la mobilité réduite.