Jurisprudence administrative

97 018 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

97 018

Décisions totales

384 307

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA67Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2510602

Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a pris acte du désistement pur et simple de M. B... A.... Ce dernier demandait initialement qu’il soit enjoint à l’établissement Centralesupelec de traiter son dossier d’indemnisation chômage et de lui verser une somme provisoire, invoquant l’urgence et l’utilité de la mesure. Le requérant s’étant désisté en cours d’instance, le juge des référés a ordonné qu’il soit donné acte de ce désistement, mettant ainsi fin à la procédure.

Avocat : PALOUX LOUIS-JEROME

5 février 2026
TA87Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2401447

Le Tribunal Administratif de Limoges a statué sur une demande en responsabilité médicale contre le centre hospitalier de Brive-la-Gallarde. Le tribunal a retenu la responsabilité de l'établissement public pour des manquements dans la prise en charge thérapeutique d'un patient, sur le fondement de l'article L. 1142-1 du code de la santé publique. Il a indemnisé les ayants droit en appliquant le principe de la perte de chance, évaluée à 15% par l'expertise, et a rejeté les conclusions dirigées contre le praticien hospitalier personnellement, relevant l'incompétence de la juridiction administrative à son égard.

Avocat : NORMAND & ASSOCIES

5 février 2026• 1ère chambre
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2103986

Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête d'une salariée du Grand Hôpital de l'Est Francilien (GHEF) contestant la gestion de son compte épargne-temps et de son congé de formation professionnelle. Le tribunal a jugé que l'établissement n'avait commis aucune faute, considérant notamment que la requérante avait sollicité l'utilisation de ses jours de CET et n'avait informé son employeur du financement de son congé que tardivement. La demande d'indemnisation pour préjudice moral et financier a donc été rejetée.

Avocat : MARCON

5 février 2026• 9ème chambre
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2309076

La société Ge HealthCare Technologies France demandait devant le Tribunal Administratif de Montreuil le remboursement d'un crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi (CICE) au titre de 2016, contestant la méthode de proratisation du plafond d'éligibilité pour les salariés temporairement absents. Le tribunal a rejeté sa requête, considérant que le plafond de rémunération prévu à l'article 244 quater C du code général des impôts doit être ajusté proportionnellement en cas d'absence, conformément à l'objet du dispositif qui est de favoriser le recrutement de salariés dont la rémunération contractuelle ne dépasse pas un certain seuil.

Avocat : SCP RGM

5 février 2026• 10ème chambre
TA95Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2601154

Sujet principal : Demande de liquidation d'une astreinte et modification d'une injonction concernant la délivrance d'une autorisation provisoire de séjour et le réexamen d'une demande de titre de séjour. Juridiction : Tribunal administratif de Cergy-Pontoise (formation de référé). Solution retenue : Le tribunal rejette la demande de liquidation de l'astreinte provisoire, considérant que l'injonction de délivrer une autorisation provisoire de séjour a été exécutée. Il rejette également la demande de modification de l'ordonnance, estimant que le réexamen de la situation de la requérante est en cours et que les délais initiaux ne sont pas déraisonnables. Textes appliqués : Articles L. 911-6 et L. 911-7 du code de justice administrative (régime de l'astreinte) et article L. 521-4 du même code (pouvoir de modification des ordonnances de référé).

Avocat : SANGUE

5 février 2026
TA95Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2601156

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé-suspension, a rejeté la demande de Mme A... visant à suspendre le rejet implicite de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative n'était pas établie, malgré la perte d'emploi alléguée. En revanche, il a accordé l'admission provisoire au bénéfice de l'aide juridictionnelle, en application de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991.

Avocat : SELARL MAINNEVRET-MALBLANC AVOCA

5 février 2026
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2317116

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de la société Alphaguard Sécurité Privée, qui contestait un titre exécutoire de 167 500 euros émis par l'AP-HP au titre de pénalités pour manquements dans l'exécution d'un marché public de sécurité incendie. La juridiction a jugé que le bien-fondé des pénalités pour retard, non-maintien de service et prestation non réalisée était établi, s'appuyant sur les stipulations du cahier des clauses techniques particulières (CCTP) et les données du logiciel de main courante obligatoire. Le tribunal a également écarté l'exception d'irrecevabilité soulevée par l'AP-HP, considérant que la société avait systématiquement contesté les pénalités.

Avocat : AMABILE

5 février 2026• 3e Section - 2e Chambre
TA06Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2404034

Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé, a constaté que le préfet des Alpes-Maritimes avait accordé le concours de la force publique pour l’expulsion de l’occupante sans titre à compter du 15 octobre 2025, postérieurement à l’introduction de la requête de M. C... contestant le refus implicite initial. En conséquence, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions en annulation et en injonction, devenues sans objet. L’État a été condamné à verser 1 500 euros à M. C... au titre des frais d’instance, sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : PALOUX

5 février 2026• Magistrat MONNIER BESOMBES
TA06Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2300941

Le Tribunal Administratif de Nice rejette la demande de la SAS Centaur Holding France 1, qui sollicitait le remboursement d’une créance de crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE) au titre de l’année 2016. Le tribunal rappelle que, conformément aux articles 244 quater C et 220 C du code général des impôts, le CICE doit être imputé sur l’impôt sur les sociétés dû au titre de l’exercice concerné, puis sur les trois exercices suivants, avant de pouvoir être restitué. La société requérante n’ayant pas respecté cette procédure d’imputation préalable, sa demande de restitution directe est jugée infondée. La requête est donc rejetée dans son ensemble.

Avocat : RIGHI

5 février 2026• 1ère chambre
TA06Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2301975

Le Tribunal Administratif de Nice a été saisi par Mme C..., éducatrice au Foyer de l’enfance des Alpes-Maritimes, et son assureur, le groupe Maif, pour obtenir réparation des préjudices résultant d’un coup de pied porté par un mineur confié au département des Alpes-Maritimes. Le tribunal a examiné la responsabilité sans faute du département sur le fondement des articles L.222-5 du code de l’action sociale et des familles et 375-3 du code civil, qui transfèrent la garde du mineur au service départemental. La solution retenue n’est pas explicitée dans l’extrait, mais le tribunal a rejeté les conclusions des requérants, le département et le Foyer de l’enfance ayant conclu au rejet de la requête.

Avocat : SELARL BRL - BAUDUCCO - ROTA - LHOTELLIER

5 février 2026• 1ère chambre
TA34Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2600787

Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé, a fait droit à la demande de M. A..., détenu au centre pénitentiaire de Béziers, en ordonnant une expertise sur le fondement de l’article R. 531-1 du code de justice administrative. L’expert désigné devra constater les conditions de détention alléguées, notamment la superficie de la cellule, le nombre d’occupants, l’agencement des sanitaires et la présence d’un détecteur incendie. La solution retenue vise à permettre au requérant d’engager ultérieurement une action en responsabilité contre l’administration pénitentiaire.

5 février 2026
TA35Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2305440

Le Tribunal Administratif de Rennes a examiné la demande de Mme A... visant à contester le titre de retraite d'invalidité qui lui a été concédé, au motif qu'il ne reconnaissait pas l'imputabilité de sa maladie au service. La requérante soutenait que l'acte était entaché d'une erreur d'appréciation et d'un défaut de motivation. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que le droit à la rente viagère d'invalidité prévue aux articles L. 27 et L. 28 du code des pensions civiles et militaires de retraite est subordonné à la condition que l'invalidité résulte du service. En l'espèce, la décision de radiation des cadres pour invalidité ne résultant pas du service, prise par le CNRS, n'a pas été contestée par la requérante, et le titre de pension litigieux, qui en est la conséquence, n'est donc pas entaché d'illégalité.

Avocat : ATHON-PEREZ

5 février 2026• 6ème Chambre
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2213510

Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné la contestation de Mme A... concernant un indu d'aide personnalisée au logement (APL) de 1 127 euros, réduit à 563,50 euros, pour la période de juillet à septembre 2020. La requérante soutenait qu'elle n'était pas responsable de l'indu, car elle avait quitté le logement en juin 2020 mais avait dû en payer le loyer jusqu'en septembre en raison du retard de son curateur à donner congé. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que l'indu était fondé car Mme A... n'occupait plus le logement à titre de résidence principale pendant la période concernée, conformément aux articles L. 821-2 et R. 822-23 du code de la construction et de l'habitation. La solution retenue confirme la légalité de la décision de la CAF de Loire-Atlantique.

5 février 2026• Magistrat : Mme GIBSON THERY - R. 222-13
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2213696

Cette décision du Tribunal Administratif de Nantes, statuant en formation de juge unique, concerne l'opposition formée par M. A... contre une contrainte émise par la CAF de Maine-et-Loire pour le remboursement de trop-perçus d'aide personnalisée au logement (APL) et d'une aide exceptionnelle de solidarité, totalisant 4 594,06 euros. Le requérant contestait le bien-fondé des indus en arguant que le redressement fiscal sur lequel ils se fondaient était injustifié. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les montants de revenus déterminés par les services fiscaux dans le cadre du redressement s'imposent à la CAF pour le calcul des droits aux prestations sociales, et que la demande de remise de dette n'était pas justifiée par la précarité de la situation du requérant. La solution retenue s'appuie notamment sur les dispositions du code de la construction et de l'habitation et du code de la sécurité sociale.

5 février 2026• Magistrat : Mme GIBSON THERY - R. 222-13
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2214316

Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de M. et Mme A... formant opposition à une contrainte émise par la CAF de la Vendée pour le recouvrement d'un indu de prime d'activité de 166,04 euros. Les requérants n'ont pas exercé le recours administratif préalable obligatoire et n'ont pas contesté utilement le principe, la quotité ou l'exigibilité de la créance. Le tribunal a appliqué les articles L. 161-1-5 et R. 133-3 du code de la sécurité sociale, ainsi que les articles L. 842-1 et R. 846-5 du même code.

5 février 2026• 6ème Chambre
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2214526

Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné la requête de M. et Mme E... contestant un indu d’aide personnalisée au logement (APL) de 4 023,15 euros pour les périodes de 2019 à 2021, notifié par la CAF de Maine-et-Loire. La magistrate désignée a relevé d'office l'irrecevabilité des conclusions dirigées contre la décision initiale du 16 juin 2022, celle-ci ayant été remplacée par la décision du 7 septembre 2022 statuant sur le recours administratif préalable obligatoire prévu aux articles L. 825-2 et L. 825-3 du code de la construction et de l'habitation. La solution retenue est donc l'irrecevabilité de ces conclusions, sans qu'il soit besoin d'examiner les moyens de fond.

Avocat : AVOCATS CONSEILS REUNIS

5 février 2026• Magistrat : Mme GIBSON THERY - R. 222-13
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2214976

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme A... contestant un indu d'aide personnalisée au logement (APL) de 211,92 euros réclamé par la CAF de la Mayenne. La requérante soutenait avoir déclaré sa pension alimentaire, mais n'a pas apporté de preuve suffisante pour contredire la décision de la CAF. Le tribunal a appliqué les articles L. 821-1, L. 823-1, R. 822-2 et L. 851-1 du code de la construction et de l'habitation. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et de restitution.

5 février 2026• Magistrat : Mme GIBSON THERY - R. 222-13
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2510141

Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé, a ordonné une expertise médicale sur la base de l'article R. 532-1 du code de justice administrative. Le sujet principal concerne la demande d'une patiente visant à établir d'éventuels manquements dans sa prise en charge chirurgicale aux Hospices civils de Lyon, ayant entraîné des complications post-opératoires. Le juge a estimé l'expertise utile pour déterminer les responsabilités et évaluer le préjudice, tout en rejetant la demande d'allocation de provision au titre de l'article L. 761-1 du même code.

Avocat : LANTERO & ASSOCIÉS

5 février 2026
TA86Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2301529

Le Tribunal Administratif de Poitiers a été saisi d'un recours contre une décision préfectorale limitant la puissance d'un droit d'eau fondé en titre attaché à un moulin. Le tribunal a annulé la décision du préfet de la Charente-Maritime qui avait fixé la puissance maximale brute à 44 kW, considérant que le calcul ne respectait pas les dispositions de l'article L. 511-5 du code de l'énergie. Il a enjoint à l'administration de procéder à une nouvelle évaluation de la consistance légale, en se fondant sur la hauteur de chute maximale brute et le débit maximum de la dérivation, et non sur un ancien état statistique.

Avocat : LOYVE AVOCATS

5 février 2026• 1ère chambre
TA86Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2302029

Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. C... visant à réduire des cotisations d'impôt sur le revenu et des prélèvements sociaux au titre de 2018. Le tribunal a jugé que l'administration fiscale n'avait pas méconnu les droits de la défense en rejetant une demande de prorogation de délai et que les rehaussements contestés (notamment sur des frais kilométriques, une créance irrécouvrable et des sommes inscrites sur un compte courant d'associé) étaient légalement justifiés. La décision s'appuie sur les dispositions du code général des impôts et du livre des procédures fiscales.

Avocat : CABINET D'AVOCATS ASSOCIÉS PASCAL NOMMÉE - KARINE PRÉVOST

5 février 2026• 1ère chambre