Jurisprudence administrative
581 862 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
581 862
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2607529
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, a rejeté la requête de M. C... qui demandait la suspension de son arrêté d'expulsion et l'injonction de lui délivrer un duplicata de carte de résident. Le juge a décliné sa compétence territoriale, estimant que le litige relevant de la police des étrangers était de la compétence du tribunal administratif de Cergy-Pontoise, lieu de résidence de l'intéressé à la date des décisions attaquées. Cette décision d'incompétence est fondée sur les articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, appliqués en vertu de l'article R. 522-8-1 du même code.
Avocat : GUEYE
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2607459
Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi d'une demande de référé-suspension concernant le refus implicite de renouvellement d'un titre de séjour "salarié". Le juge a rejeté la demande, estimant que l'urgence n'était pas caractérisée, car l'administration avait convoqué l'étranger pour compléter son dossier et qu'aucune décision définitive n'avait encore été prise. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et R. 431-12, L. 431-3, R. 432-2 et R. 431-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : SANGUE
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2606025
Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et une interdiction de retour. Le tribunal constate que la délivrance ultérieure d'un récépissé de demande de titre de séjour a abrogé l'OQTF attaquée. Par conséquent, il déclare qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la requête, qui est devenue sans objet.
Avocat : COQUILLON
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2605441
Le Tribunal Administratif de Paris statue sur une demande de référé-liberté concernant le refus de délivrance d'un récépissé de renouvellement de titre de séjour. Le requérant s'étant désisté de ses conclusions principales après que l'administration ait réexaminé sa situation, le juge donne acte de ce désistement. Il condamne néanmoins l'Etat à verser 800 euros au requérant au titre des frais exposés pour l'instance, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : CABINET CENTAURE AVOCATS (SEL)
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2535565
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de Mme A... visant à annuler l'arrêté préfectoral refusant le renouvellement de son titre de séjour et ordonnant son éloignement. Le tribunal a jugé que le préfet avait légalement appliqué l'article L. 432-1-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en fondant son refus sur la condamnation de l'intéressée pour des faits relevant des articles 222-34 à 222-40 du code pénal. Il a également estimé que les circonstances invoquées (emploi stable, sursis) étaient sans incidence sur la légalité de la décision et n'ont pas constaté de méconnaissance de l'article 8 de la CEDH.
Avocat : COMPIN NYEMB
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2534617
Le Tribunal Administratif de Paris a annulé l'arrêté du préfet de police refusant le renouvellement du titre de séjour et ordonnant l'éloignement d'une ressortissante brésilienne. La juridiction a retenu que le préfet avait méconnu l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en ne procédant pas à une appréciation individuelle et concrète de la situation de l'intéressée, notamment au regard de son état de santé et de son droit au respect de la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH). Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la demande de titre de séjour dans un délai de deux mois.
Avocat : CABINET CENTAURE AVOCATS (SEL)
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2603610
**Sujet principal** : Demande de suspension d'une décision implicite de rejet de titre de séjour et demande d'injonction à l'administration, dans le cadre d'un référé-suspension. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Lyon (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge donne acte du désistement pur et simple de la requérante, mettant fin à la procédure de référé, sans examen du fond de la demande de suspension. **Textes appliqués** : L'article R. 222-1 du code de justice administrative, relatif au pouvoir de donner acte des désistements. La condition d'urgence prévue à l'article L. 521-1 du même code n'a pas été examinée en raison du désistement.
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2603468
**Sujet principal** : Demande d'exécution d'une précédente ordonnance de référé enjoignant à l'administration de fixer un rendez-vous pour le dépôt d'une demande de titre de séjour. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Lyon (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés estime qu'il n'y a pas lieu de statuer sur la demande, car la préfète a, entre-temps, accordé un rendez-vous à l'intéressé pour le 19 mai 2026, exécutant ainsi l'injonction initiale. **Textes appliqués** : Article L. 521-4 du code de justice administrative, invoqué pour demander la modification des mesures de référé en cas d'élément nouveau ou d'inexécution.
Avocat : HMAIDA
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2412987
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête en excès de pouvoir visant à annuler un permis de construire délivré pour douze logements à Caluire-et-Cuire. Il a jugé que les moyens soulevés, notamment concernant la méconnaissance supposée des règles de hauteur et de constructibilité du PLU-H de la métropole de Lyon, n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'urbanisme (articles R. 431-8 et R. 431-9) et du règlement local d'urbanisme.
Avocat : SELARL ALTIUS AVOCATS
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2400311
Le Tribunal Administratif de Lyon rejette la requête en excès de pouvoir visant à annuler un permis de construire délivré par la maire de Lissieu. La juridiction estime que les moyens soulevés par les requérants, concernant notamment l'absence d'étude géotechnique et le non-respect présumé des règles de hauteur et d'aménagement paysager du PLUH, ne sont pas fondés. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'urbanisme, en particulier les articles R. 431-4 et R. 431-16, et sur le règlement du plan local d'urbanisme et de l'habitat (PLUH) de la commune.
Avocat : SCP CARNOT AVOCATS
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2408760
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de M. B... visant à annuler son arrêté d'expulsion. La juridiction a estimé que son casier judiciaire, marqué par de multiples condamnations pour des délits graves, établissait une menace grave pour l'ordre public au sens de l'article L. 631-1 du CESEDA, justifiant la mesure. Elle a également jugé que cette expulsion, bien qu'interférant avec sa vie familiale, était proportionnée et nécessaire à la sécurité publique au regard de l'article 8 de la CEDH, compte tenu de la gravité des faits.
Avocat : MENGUS
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2602186
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête en annulation d'un arrêté préfectoral ordonnant le transfert d'un demandeur d'asile vers l'Italie. Le tribunal a jugé que le préfet du Nord était compétent pour prononcer cette mesure de transfert au titre du règlement Dublin III (règlement UE n°604/2013), après que les autorités italiennes aient accepté la reprise en charge. Les moyens soulevés, notamment ceux relatifs à un examen insuffisant de la situation personnelle et familiale, n'ont pas été retenus.
Avocat : BROISIN
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2602156
Le Tribunal Administratif de Lille a statué sur un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral ordonnant le transfert d'une demanderesse d'asile vers l'Espagne. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que le préfet du Nord avait correctement appliqué les critères du règlement Dublin (règlement UE n° 604/2013) pour déterminer l'État membre responsable de l'examen de la demande. Il a toutefois admis la requérante au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.
Avocat : LUTRAN
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2408438
Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral d'éloignement. Le juge a annulé l'arrêté du préfet du Pas-de-Calais du 30 juillet 2024, qui imposait à la requérante une obligation de quitter le territoire français, une interdiction de retour et fixait un pays de destination. La décision a été annulée pour défaut d'examen particulier de la situation personnelle de l'intéressée, méconnaissant ainsi les exigences du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : DANSET-VERGOTEN
Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2600806
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de M. B... visant à annuler la prolongation de son assignation à résidence et à suspendre l'exécution de son obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le juge a considéré que le mariage et le dépôt d'une demande de titre de séjour postérieurs à l'OQTF ne constituaient pas des faits nouveaux de nature à remettre en cause la légalité de cette dernière, qui reste le fondement légal de l'assignation à résidence. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : SELARL MAINNEVRET-MALBLANC
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2600933
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme B... C..., qui contestait un arrêté préfectoral de reconduite à la frontière et le refus de titre de séjour. Le tribunal a jugé que l'erreur matérielle sur le nom dans l'arrêté était sans incidence et que le droit d'être entendu (article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'UE) n'était pas applicable en l'espèce, l'intéressée n'étant pas dans le champ d'application du droit de l'Union. La décision s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : CENTAURE AVOCATS
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2503650
Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir visant à annuler le refus implicite du préfet d'Indre-et-Loire de communiquer les listes électorales du département. Le tribunal a annulé cette décision, considérant que le préfet ne pouvait s'opposer à la communication au seul motif de protéger l'adresse des bénéficiaires d'ordonnances de protection, dès lors que la loi prévoit le masquage de ces adresses. La solution s'appuie sur les articles L. 37 et R. 20 du code électoral, ainsi que sur l'article 515-11 du code civil.
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2400733
Sujet principal : Recours d'un détenu contre une sanction disciplinaire pénitentiaire (peine de cellule) pour vice de procédure et disproportionnalité. Juridiction : Tribunal Administratif d'Orléans (4ème chambre). Solution retenue : Le tribunal rejette la requête et confirme la sanction disciplinaire réduite par le directeur interrégional, estimant que la procédure était régulière et la sanction proportionnée. Textes appliqués : Code pénitentiaire (notamment articles R. 234-1, R. 234-2, R. 234-6, R. 234-12 et R. 234-14) et code de justice administrative.
Avocat : SCP THEMIS AVOCATS & ASSOCIES
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2603744
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a donné acte du désistement du requérant concernant sa demande principale d'injonction (article L. 521-3 du code de justice administrative). Il a en conséquence rejeté sa demande subsidiaire de condamnation de l'Etat à une somme d'argent (article L. 761-1 du CJA). La décision fait suite au retrait par l'administration de la mesure contestée (mention "48 SI" et restitution du permis), rendant la procédure sans objet.
Avocat : SERARL SIRET & ASSOCIES
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2602074
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a été saisi d'une demande d'injonction contre le préfet de la Sarthe pour obtenir la délivrance d'un récépissé de séjour. Le juge constate que l'administration a délivré le document demandé après l'introduction de la requête. Par conséquent, il estime que la demande est devenue sans objet et qu'il n'y a plus lieu de statuer, en application de l'article L. 521-3 du code de justice administrative.