Jurisprudence administrative
90 204 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
90 204
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2601622
Le Tribunal administratif de Rouen, statuant par ordonnance, a examiné une demande en responsabilité de l'État pour préjudice lié à la transmission d'informations fiscales erronées au Portugal. Il a jugé que le fait générateur du dommage (l'agissement administratif du service des impôts des non-résidents) relevait de la compétence territoriale d'un autre tribunal. En application des articles R. 312-14 et R. 351-3 du code de justice administrative, il a donc ordonné le renvoi de l'affaire au Tribunal administratif de Montreuil.
Avocat : PETIT ANNE-FRANCE
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2523848
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. A... demandant une remise gracieuse d'une dette salariale. Le juge a estimé que le litige, né de l'exécution d'un contrat d'apprentissage conclu avec une collectivité publique, relevait de la compétence exclusive des juridictions judiciaires (conseil de prud'hommes). Cette solution s'appuie sur les articles L. 6227-1 et suivants du code du travail, qui soumettent ce type de contrat au droit privé, et sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative permettant le rejet pour incompétence manifeste.
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2302378
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, a donné acte du désistement d'instance de la société Anat Régie dans son recours contre la résiliation d'un marché public par l'Agence nationale pour les chèques-vacances (ANCV). La juridiction a constaté ce désistement en application de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, la société n'ayant pas confirmé le maintien de ses conclusions après y avoir été invitée. En conséquence, la demande d'annulation et d'indemnisation est éteinte, et aucune condamnation aux dépens n'a été prononcée.
Avocat : CABINET BREON DUCLOYER AVOCATS
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2602539
Le Tribunal administratif de Lille, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. B... qui contestait le refus du conseil départemental de l'ordre des médecins du Nord de transmettre sa plainte à la chambre disciplinaire. Le tribunal estime que la requête est irrecevable, car aucune règle n'impose une procédure contradictoire préalable à ce stade et les autres moyens ne sont pas suffisamment précisés. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article R. 222-1 du code de justice administrative permettant le rejet des requêtes manifestement irrecevables ou aux moyens manifestement infondés.
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2600787
Le Tribunal administratif de Nice rejette la requête de Mme A... pour irrecevabilité manifeste. La requérante, qui demandait une injonction au préfet de procéder à son relogement, n'a pas produit l'intégralité de la décision de la commission de médiation, malgré deux mises en demeure. La juridiction applique les articles R. 222-1, R. 412-1 et R. 612-1 du code de justice administrative pour constater ce défaut de régularisation.
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2606355
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé-suspension, rejette la demande de suspension de l'invalidation du permis de conduire du requérant. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, malgré les conséquences professionnelles et familiales alléguées, au regard de la gravité et du caractère répété des infractions commises et des exigences de sécurité routière. La décision est rendue en application des articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Avocat : GIBERT JORDAN
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2505196
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. B... qui demandait le constat d'absence d'offre de logement adapté et une injonction de relogement. La juridiction a jugé la requête manifestement irrecevable car le requérant n'a pas produit, malgré une mise en demeure, l'intégralité de la décision de la commission de médiation qu'il contestait. Cette irrecevabilité est fondée sur les articles R. 412-1 et R. 222-1 (4°) du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2600588
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. B... visant à faire constater l'absence d'offre de logement adapté et à enjoindre son relogement. La juridiction a jugé la requête manifestement irrecevable car le requérant n'a pas produit, malgré une mise en demeure, la décision de la commission de médiation qui est une pièce obligatoire. Cette décision de rejet est fondée sur les articles R. 412-1 et R. 222-1 (4°) du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2601506
Le Tribunal administratif de Nice, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. B... C... qui demandait l'injonction au préfet de procéder à son relogement. Le tribunal constate que le recours, introduit le 26 février 2026, est manifestement irrecevable car il a été déposé après l'expiration du délai de quatre mois prévu à l'article R. 778-2 du code de justice administrative, lequel courait à compter du 4 septembre 2025. La décision s'appuie sur les dispositions du code de la construction et de l'habitation relatives au droit au logement opposable (DALO) et sur les règles de procédure du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2601604
Le Tribunal administratif de Nice, statuant par ordonnance, constate qu'il n'y a pas lieu de statuer sur la requête de Mme C... demandant son relogement. La juridiction relève que cette requête est un doublon d'une précédente demande, déjà jugée par une ordonnance du 3 novembre 2025 qui avait enjoint au préfet de procéder à l'attribution d'un logement. La décision s'appuie sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative permettant de constater l'absence de lieu à statuer.
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2601682
Le Tribunal administratif de Nice, statuant par ordonnance, constate qu'il n'y a pas lieu de statuer sur la requête de Mme B... demandant son relogement. Le tribunal motive sa décision par le fait que cette requête est un doublon d'une précédente requête (n° 2504582) déjà jugée le 30 septembre 2025, laquelle avait enjoint au préfet de procéder au relogement. La juridiction fonde sa décision sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet de constater l'absence de lieu à statuer.
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2601697
Le Tribunal administratif de Nice, statuant par ordonnance, refuse de statuer sur une requête en relogement au titre du droit au logement opposable (DALO). La juridiction constate que la requête est un doublon d'une demande identique déjà jugée par une ordonnance du 3 novembre 2025, qui avait enjoint au préfet de procéder au relogement. La décision s'appuie sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour constater l'absence de lieu à statuer.
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2602090
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'une décision de refus d'attribution de logement social. Le requérant a omis d'introduire une requête au fond en annulation, ce qui rend sa demande de suspension irrecevable d'office. La juridiction applique les articles L. 522-3 et R. 522-1 du code de justice administrative qui conditionnent la recevabilité d'un référé-suspension au dépôt préalable d'un recours sur le fond.
Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2601429
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de travaux d'abattage d'arbres et d'injonction formulée par des requérants. Le juge a estimé que les requérants n'avaient pas établi l'urgence ni démontré une atteinte grave et manifestement illégale à la liberté fondamentale de protection de l'environnement, notamment au regard des articles L. 521-2 et L. 522-3 du code de justice administrative. La demande de condamnation de la commune aux frais a également été rejetée sur le fondement de l'article L. 761-1 du même code.
Avocat : LEGIPLANET AVOCATS
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2404587
Le Tribunal Administratif de Rennes rejette la requête d'un contribuable visant à être déchargé de la cotisation minimale de cotisation foncière des entreprises pour 2023. Le juge estime que le moyen invoqué, fondé sur le chiffre d'affaires réel de l'année de référence (2021), est inopérant car il ne conteste pas le motif légal de l'administration, qui procède à une annualisation de ce chiffre d'affaires. La décision est prise par ordonnance sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, rejetant une requête ne comportant qu'un moyen inopérant.
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2406458
Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. B... qui contestait une cotisation supplémentaire d'impôt sur le revenu. Le juge a constaté que la requête, dépourvue de tout moyen juridique, était manifestement irrecevable. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article R. 222-1, 4°, du code de justice administrative, permettant le rejet des requêtes irrecevables non régularisées.
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2505961
Le Tribunal administratif de Rennes rejette la requête de Mme B... qui demandait le remboursement de son versement forfaitaire libératoire de l'impôt sur le revenu pour 2023. Le tribunal estime que ses moyens sont inopérants, car l'administration fiscale n'a pas d'obligation d'information préalable sur les conséquences de l'option et que la contestation de la proportionnalité de l'impôt est irrecevable en l'espèce. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1 du code de justice administrative et 151-0 du code général des impôts.
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2602173
Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. A... contestant les résultats des élections municipales du 15 mars 2026 à Pleslin-Trigavou. La juridiction estime que les moyens soulevés, relatifs à l'organisation des bureaux de vote, à la radiation des listes électorales et à un litige personnel avec le maire, sont soit inopérants, soit insuffisamment précisés. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1 et R. 773-1 du code de justice administrative, permettant un rejet par ordonnance pour de tels motifs.
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2602208
Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant par ordonnance, rejette une requête anonyme sollicitant des sanctions (suspension de subventions, excuses publiques) contre une liste et un club de football pour des faits liés aux élections municipales. La juridiction constate que la requête est irrecevable, car elle ne respecte pas l'obligation d'indiquer le nom et le domicile du requérant (article R. 411-1 du code de justice administrative). Elle estime en outre que le juge administratif n'est pas compétent pour prononcer les mesures demandées, justifiant ainsi un rejet sur le fondement de l'article R. 222-1 du même code.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2326157
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en ordonnance de référé, rejette la requête d'un agent de l'AP-HP demandant l'indemnisation de sa suspension pour non-respect de l'obligation vaccinale. Le juge estime que les moyens soulevés, notamment le vice d'incompétence et le défaut de motivation, sont manifestement infondés, en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. La décision de suspension est fondée sur les articles 12, 13 et 14 de la loi du 5 août 2021 relative à la gestion de la crise sanitaire.
Avocat : KORAITEM