Jurisprudence administrative
97 018 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
97 018
Décisions totales
384 307
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2601169
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé-suspension (article L. 521-1 du code de justice administrative), a examiné la demande de M. B... visant à suspendre le refus implicite de renouvellement de sa carte de résident. Le juge a retenu la condition d'urgence, présumée dans ce type de contentieux, et a estimé qu'existait un doute sérieux sur la légalité de la décision préfectorale, notamment au regard des articles L. 424-3 et R. 435-15-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, liés au statut de réfugié de sa fille mineure. En conséquence, le tribunal a suspendu l'exécution du refus et a enjoint au préfet de délivrer à M. B... une autorisation provisoire de séjour dans un délai de 48 heures.
Avocat : DE MAILLARD
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2601377
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé-suspension, a rejeté la demande de Mme A... C... visant à suspendre le refus implicite de renouvellement de son titre de séjour et à obtenir une attestation l'autorisant à travailler. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, malgré la suspension de son contrat de travail, car elle n'avait pas démontré l'impossibilité de subvenir à ses besoins essentiels. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : GOZLAN
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2601379
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé-suspension, a suspendu l'exécution de la décision implicite de refus de renouvellement du titre de séjour de la requérante. Le juge a estimé que l'urgence était caractérisée par la situation d'irrégularité et la menace sur son emploi et sa formation, et qu'un doute sérieux existait sur la légalité de la décision, notamment au regard des délais d'instruction. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : JEUGUE DOUNGUE
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2601380
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé-suspension, a suspendu l'exécution de la décision implicite de refus de renouvellement de titre de séjour opposée au requérant. Le juge a retenu la condition d'urgence, compte tenu de la situation de séjour irrégulier et de ses conséquences sur la vie professionnelle et familiale de l'intéressé, et a estimé que les moyens soulevés, notamment le défaut d'examen de sa situation personnelle et la méconnaissance de l'article L. 433-2 du CESEDA, créaient un doute sérieux sur la légalité de la décision. La juridiction a également enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai d'un mois et de délivrer une autorisation provisoire de séjour dans l'attente.
Avocat : CHARLES
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2509784
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de Mme B..., ressortissante marocaine, visant à annuler le refus de lui délivrer un titre de séjour. Le juge a considéré que la décision expresse de rejet et d'obligation de quitter le territoire, intervenue postérieurement, se substituait à la décision implicite initialement contestée. Il a estimé que l'administration avait procédé à l'examen requis de la situation personnelle de l'intéressée, en application des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2602348
**Sujet principal** : Demande d'exécution d'une ordonnance de référé enjoignant au préfet de police de réexaminer une demande de renouvellement de titre de séjour. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Paris (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés constate l'inexécution de l'ordonnance précédente et enjoint à nouveau au préfet de police de procéder au réexamen de la situation de la requérante, sous astreinte. **Textes appliqués** : L'article L. 521-4 du code de justice administrative, qui permet au juge des référés de modifier ou d'assurer l'exécution de ses mesures face à un élément nouveau, tel que l'inexécution d'une injonction antérieure.
Avocat : HADDAG
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2302562
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en premier ressort, a rejeté la demande de la SAS Heldt Isolation visant à obtenir la décharge de rappels de TVA et de pénalités pour la période d'octobre 2015 à décembre 2017. La juridiction a jugé que la société ne pouvait bénéficier des taux réduits de TVA (10% ou 5,5%) car elle n'avait pas conservé, à l'appui de sa comptabilité, les attestations requises de ses clients au moment des faits générateurs, comme l'exigent les articles 279-0 bis et 278-0 bis A du code général des impôts. L'administration fiscale était donc fondée à procéder à une taxation d'office au taux normal de 20%.
Avocat : SCP DHALLUIN
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2302603
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en plein contentieux, a rejeté la demande d'indemnisation de Mme D... à l'encontre du Groupe Hospitalier du Havre (GHH) et de l'ONIAM. La juridiction a jugé que les complications post-opératoires (désunion cicatricielle et nécrose) constituaient un aléa thérapeutique, excluant ainsi la responsabilité du GHH pour faute. Concernant l'ONIAM, le tribunal a estimé que les conditions de la solidarité nationale n'étaient pas réunies, notamment au regard des seuils de gravité prévus par l'article D. 1142-1 du code de la santé publique et de l'exclusion des actes à but esthétique visée par l'article L. 1142-3-1 du même code.
Avocat : UGGC & ASSOCIES
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2303575
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la demande de M. et Mme B... visant à obtenir la décharge de cotisations d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux au titre de la plus-value immobilière réalisée en 2019. La juridiction a jugé que les requérants n'avaient pas apporté la preuve que le bien cédé constituait toujours leur résidence principale au jour de la vente, ni démontré que le délai d'inoccupation était normal, comme l'exige l'article 150 U du code général des impôts pour bénéficier de l'exonération. Le tribunal a considéré que les attestations fournies étaient insuffisantes pour établir les diligences nécessaires à la vente.
Avocat : FIDAL LEHAVRE
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2518850
Sujet principal : Demande d'expertise préalable et pendant des travaux publics. Juridiction : Tribunal administratif de Melun (juge des référés). Solution retenue : Le juge fait droit à la demande de la région Île-de-France en désignant un expert pour constater l'état des immeubles avant des travaux de consolidation au lycée Darius Milhaud, et prévoit que la mission pourra être prolongée en cas de dommages pendant les travaux. Textes appliqués : Articles R. 532-1 et R. 532-1-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2306722
Le Tribunal Administratif de Versailles a statué sur une action en responsabilité décennale introduite par le ministre de la justice contre plusieurs constructeurs et le contrôleur technique d'un établissement pénitentiaire. Le tribunal a retenu la responsabilité décennale des sociétés Ateliers AFA, Beteg Léon Grosse, Léon Grosse et Ceten Apave International pour des désordres affectant le système de chauffage et la toiture, les rendant impropres à leur destination. Il a condamné les défendeurs *in solidum* à payer au ministre la somme de 1 723 429,80 euros TTC au titre de la réparation de ces désordres, en application des articles 1792 et suivants du code civil.
Avocat : SELAS CHETIVAUX - SIMON
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2507525
Le Tribunal administratif de Versailles, statuant en référé, a rejeté la demande d'expertise concernant le système d'assainissement de la rue des Roches à Jouars-Pontchartrain. Le juge a estimé que la mesure sollicitée par le requérant, sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, ne présentait pas le caractère d'utilité nécessaire, une requête en indemnisation étant déjà en cours. Il a considéré que le juge du plein contentieux saisi de l'affaire principale était le mieux à même d'ordonner, le cas échéant, une telle mesure d'instruction.
Avocat : ADMINIS AVOCATS
Tribunal Administratif d Amiens — N° TA80-2302743
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. B... visant à annuler sa sanction disciplinaire de cinq jours de cellule. Le tribunal a jugé que la procédure était régulière, notamment concernant la communication du rapport d'enquête, et que la sanction pour refus d'obtempérer n'était pas disproportionnée. La décision s'appuie sur les dispositions du code pénitentiaire, notamment ses articles R. 234-15, R. 234-17 et R. 232-5.
Avocat : HOMEHR
Tribunal Administratif d Amiens — N° TA80-2304462
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la demande d'indemnisation d'un agent hospitalier contestant son changement d'affectation de 2008. Le juge a estimé que la décision, prise à titre conservatoire après un incident grave (décès d'un usager), ne constituait ni une sanction disciplinaire déguisée ni un acte de harcèlement moral. La responsabilité du centre hospitalier de Laon n'est donc pas engagée, l'administration ayant justifié sa mesure par l'intérêt du service.
Avocat : SELARL CLEMENT-DELPIANO
Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2001296
Le Tribunal Administratif de Toulon a jugé une demande d'indemnisation pour préjudice d'anxiété lié à l'exposition professionnelle à l'amiante. Il a reconnu la responsabilité de l'État, en sa qualité d'employeur, pour manquement à son obligation de sécurité envers l'agent, et l'a condamné à verser 8 000 euros au requérant. La décision s'appuie sur les principes généraux de la responsabilité administrative et sur l'arrêté du 21 avril 2006 qui caractérise le risque d'exposition.
Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2003666
**Sujet principal** : Demande d'indemnisation pour préjudice d'anxiété lié à l'exposition professionnelle à l'amiante. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Toulon (formation de 3ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette l'exception d'irrecevabilité (la demande a été régularisée par un chiffrage ultérieur) et écarte également l'exception de prescription quadriennale soulevée par le ministre des armées. Il retient la responsabilité de l'État, en sa qualité d'employeur, pour manquement à son obligation de sécurité envers l'agent. **Textes appliqués** : La décision s'appuie principalement sur les principes généraux de la responsabilité administrative pour faute (manquement à l'obligation de sécurité) et sur la loi n° 68-1250 du 31 décembre 1968 relative à la prescription des créances sur les personnes publiques, dont l'interprétation est précisée par la jurisprudence du Conseil d'État concernant les préjudices continus et évolutifs.
Avocat : CLEMENT
Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2300220
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la demande d'indemnisation de la compagnie d'assurances BPCE IARD contre la commune de Puget-sur-Argens et le SDIS du Var. Le tribunal a jugé que les manquements allégués dans l'entretien des poteaux d'incendie et la reconnaissance opérationnelle n'étaient pas établis comme étant à l'origine d'un retard d'intervention ayant aggravé le sinistre. Par conséquent, la responsabilité des personnes publiques n'a pas été retenue.
Avocat : ATEOS
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2512323
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une expertise à la demande de la commune de Sallanches suite à l'effondrement partiel du Château de la Frasse survenu dans la nuit du 29 au 30 octobre 2025 durant des travaux de rénovation. La mission de l'expert consiste à constater l'état du bâtiment, déterminer les causes des désordres, identifier les responsabilités et définir les travaux nécessaires à la reconstruction. La solution retenue est l'octroi de la mesure d'expertise, jugée utile, sans que les parties opposées n'aient soulevé d'objection de principe, leurs protestations et réserves étant réservées.
Avocat : RENOUARD
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2400645
Le Tribunal Administratif de Nantes (6ème Chambre) a statué sur les demandes de Mme B... concernant des refus de remise de dettes de revenu de solidarité active (RSA), de prime d'activité et d'aides au logement. Le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur la dette de RSA, celle-ci ayant été intégralement remise par le département de la Vendée en cours d'instance. Pour les autres dettes (prime d'activité et aides au logement), le tribunal a rejeté les demandes de remise gracieuse, estimant que Mme B... ne justifiait pas de sa bonne foi ni d'une situation financière suffisamment précaire pour justifier une remise totale. Les décisions ont été rendues en application des articles L. 845-3 du code de la sécurité sociale et L. 351-1 du code de la construction et de l'habitation.
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2300761
Le Tribunal Administratif d'Orléans a statué sur une demande d'indemnisation adressée à l'ONIAM par les ayants droit d'une patiente décédée suite à une infection nosocomiale contractée en 2017. Le tribunal a retenu, sur la base d'une expertise, que l'infection nosocomiale n'était imputable qu'à hauteur de 30% dans le décès, en raison de l'état de santé antérieur grave de la patiente. En conséquence, il a condamné l'ONIAM à indemniser les requérants, mais en limitant les montants alloués pour chaque préjudice (souffrances endurées, préjudices d'accompagnement et d'affection) à proportion de cette part de 30%, en application des articles L. 1142-1 et L. 1142-1-1 du code de la santé publique.
Avocat : SELAS VJP AVOCATS