Jurisprudence administrative

97 018 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

97 018

Décisions totales

384 307

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2303813

Le Tribunal Administratif de Lille a statué sur un litige concernant un praticien hospitalier contractuel contestant le refus implicite de l'établissement de lui verser un solde de prime de précarité et de lui délivrer des documents corrigés. Le tribunal a rejeté la demande d'annulation concernant la fiche de paie, estimant la mention manuscrite justifiée, mais a enjoint au centre hospitalier de Calais de rectifier l'attestation destinée à France Travail (ex Pôle Emploi) pour qu'elle corresponde aux salaires effectivement perçus. Les textes appliqués sont principalement le code du travail (articles L. 5422-1, L. 5424-1 et R. 1234-9) et l'arrêté du 21 octobre 2003 relatif à l'indemnité de précarité.

Avocat : SCP ROBIQUET DELEVACQUE VERAGUE YAHIAOUI PASSE

5 février 2026• 4ème Chambre
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2305612

Le Tribunal Administratif de Lille rejette la demande d'un contribuable visant à requalifier ses gains sur cryptomonnaies (vente en 2019) en bénéfices industriels et commerciaux (BIC) plutôt qu'en plus-values de cession d'actifs numériques. La juridiction estime que le caractère habituel et professionnel de son activité d'achat-revente n'est pas établi, ses opérations étant trop ponctuelles. Elle applique notamment l'article 150 VH bis du code général des impôts pour confirmer l'imposition en tant que plus-values.

Avocat : SCP BIGNON LEBRAY & ASSOCIES

5 février 2026• 4ème Chambre
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2308575

Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la demande de décharge de taxe foncière sur les propriétés bâties pour les années 2021 et 2022. Concernant 2021, la réclamation a été jugée irrecevable car présentée hors délai, dépassant la date limite du 31 décembre 2022 prévue par l'article R. 196-2 du Livre des Procédures Fiscales. Pour l'année 2022, la requête a été rejetée au fond car la requérante, percevant l'allocation adulte handicapé, ne remplissait pas les conditions d'exonération prévues par les articles 1390 et 1391 du Code Général des Impôts, qui concernent l'allocation de solidarité aux personnes âgées, l'allocation supplémentaire d'invalidité ou l'âge de plus de 75 ans.

5 février 2026• 4ème Chambre
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2309865

Le Tribunal Administratif de Lille rejette la demande de décharge de taxe foncière sur les propriétés bâties pour l'année 2023. Il juge que la requérante, héritière, ne pouvait bénéficier de l'exonération pour les personnes de plus de 75 ans (article 1391 du CGI), car elle n'était pas encore propriétaire du bien au 1er janvier 2023 et n'y habitait plus. L'administration a correctement établi l'imposition au nom de la mère décédée, conformément à l'article 1403 du CGI, en l'absence de mutation cadastrale à cette date.

5 février 2026• 4ème Chambre
TA63Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2301015

Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a rejeté la requête d'une assistante sociale principale contestant le montant de son indemnité de fonction (IFSE). Le tribunal a jugé que le montant annuel de 5 628 euros attribué par l'université Clermont Auvergne était conforme au minimum légal fixé par l'arrêté du 23 décembre 2019. Il a également estimé que les notes ministérielles invoquées par la requérante n'étaient pas applicables à sa situation ou ne créaient pas d'obligation de revalorisation spécifique.

Avocat : SCP BORIE ET ASSOCIES

5 février 2026• Chambre 2
TA64Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2301047

Le Tribunal Administratif de Pau a été saisi par la communauté d’agglomération Pau Béarn Pyrénées dans le cadre d'un recours de plein contentieux visant à engager la responsabilité décennale de plusieurs entreprises pour des désordres affectant une médiathèque. La juridiction a examiné des demandes d'indemnisation concernant notamment des anomalies sur une nacelle suspendue, des pannes de systèmes de climatisation et le non-respect d'objectifs thermiques. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitement décrite dans l'extrait fourni, qui se concentre sur les prétentions et arguments de la requérante concernant l'imputation des responsabilités et le calcul des préjudices.

Avocat : HEYMANS

5 février 2026• CHAMBRE 1
TA67Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2510411

Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par Mme A..., ressortissante guinéenne, d'une demande d'injonction visant à obtenir un rendez-vous pour le recueil de ses données biométriques dans le cadre de sa demande de titre de séjour. En cours d'instance, le préfet du Bas-Rhin a convoqué la requérante à un tel rendez-vous, rendant sans objet les conclusions principales de la requête. Le tribunal a donc prononcé un non-lieu à statuer sur ces conclusions. Il a en revanche fait droit à la demande de frais irrépétibles, en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.

Avocat : SNOECKX

5 février 2026
TA67Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2509573

Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par une ressortissante brésilienne, épouse d'un Français, afin d'enjoindre au préfet du Bas-Rhin de statuer sur sa demande de titre de séjour et de lui délivrer un récépissé avec autorisation de travail. En cours d'instance, le préfet a délivré le récépissé sollicité, valable jusqu'au 21 juin 2026. Le juge a constaté que les conclusions principales de la requête avaient perdu leur objet et a prononcé un non-lieu à statuer. Il a toutefois condamné l'État à verser 800 euros à la requérante au titre des frais de justice, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : L'ILL LEGAL

5 février 2026
TA67Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2600176

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a été saisi en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative par deux ressortissants étrangers demandant la communication d’arrêtés portant obligation de quitter le territoire français (OQTF) pris à leur encontre. Le tribunal a constaté que le préfet du Bas-Rhin avait transmis les arrêtés et prouvé leur notification régulière après l’introduction de la requête, rendant les demandes sans objet. En conséquence, il a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions principales et rejeté les demandes accessoires, notamment celle fondée sur l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

5 février 2026
TA67Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2600369

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a été saisi par M. B..., ressortissant russe, d'une requête en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, afin d'obtenir la délivrance d'une carte de résident de dix ans ou d'une nouvelle attestation de prolongation d'instruction. En cours d'instance, le préfet du Bas-Rhin a délivré à l'intéressé une attestation de prolongation valable jusqu'au 19 juillet 2026, puis a pris une décision favorable de renouvellement de sa carte de résident, valable jusqu'en 2035. Constatant que ces mesures rendaient la demande sans objet, le juge des référés a prononcé un non-lieu à statuer.

5 février 2026
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2407214

Le Tribunal Administratif de Lyon a jugé une requête en plein contentieux visant l'annulation de plusieurs décisions relatives au recouvrement d'indus de prestations sociales (prime exceptionnelle, RSA, prime d'activité, APL) et d'une amende administrative. Le tribunal a déclaré irrecevables, pour tardiveté, les conclusions concernant la fin des droits au RSA et les indus de RSA, de prime d'activité et d'APL, relevant ce moyen d'office. Sur le fond, il a rejeté la requête pour les autres demandes, considérant notamment que les décisions attaquées n'étaient pas entachées d'incompétence ou d'illégalité et que les procédures de contrôle et de recours étaient régulières.

Avocat : SELARL DBKM AVOCATS

5 février 2026• JU Chambre Sociale
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2408685

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme A... visant à annuler les décisions implicites confirmant des indus de revenu de solidarité active (RSA) et de prime d'activité. La juridiction a jugé que les décisions de rejet du recours administratif préalable obligatoire (RAPO) étaient suffisamment motivées et que les procédures, y compris la consultation des commissions de recours amiable, avaient été respectées. Les textes appliqués incluent le code de l'action sociale et des familles, le code des relations entre le public et l'administration, et le code de la sécurité sociale.

Avocat : SELARL DBKM AVOCATS

5 février 2026• JU Chambre Sociale
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2408800

Le Tribunal Administratif de Lyon a statué sur un recours visant le refus d'une aide individuelle à la formation et le maintien de l'allocation d'aide au retour à l'emploi (ARE). Le tribunal a déclaré incompétent pour statuer sur la demande de maintien de l'ARE, relevant que cette question relève de la juridiction judiciaire. Il a également jugé que la demande d'annulation du refus de financement de la formation était devenue sans objet, l'intéressé n'ayant pas confirmé son souhait de suivre cette formation. Les textes appliqués sont le code du travail et le code de justice administrative.

Avocat : ABENA OWONO

5 février 2026• JU Chambre Sociale
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2409166

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B... qui demandait l'annulation des décisions implicites de rejet concernant le versement rétroactif du RSA et de l'allocation de logement sociale. Le tribunal a jugé que le requérant n'apportait pas la preuve d'avoir déposé ses demandes aux dates qu'il invoquait (janvier et mars 2023), comme l'exigent les articles R. 262-33 du code de l'action sociale et des familles et R. 823-10 du code de la construction et de l'habitation. Sa situation financière difficile ne modifie pas la date légale d'ouverture de ses droits.

Avocat : SCP CARNOT AVOCATS

5 février 2026• JU Chambre Sociale
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2409671

Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en plein contentieux, a rejeté la requête de M. B... qui demandait l'annulation d'une décision accordant une remise partielle de sa dette d'allocation de logement sociale et sollicitait une remise totale. Le juge a estimé que la situation de précarité du requérant, bien que de bonne foi, n'était pas suffisamment établie pour justifier une réduction supplémentaire de sa dette. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 553-2 du code de la sécurité sociale, applicable via l'article L. 823-9 du code de la construction et de l'habitation, qui prévoit la possibilité d'une réduction ou remise en cas de précarité.

5 février 2026• JU Chambre Sociale
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2409704

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme B... visant à annuler un indu de prime d'activité et la contrainte de recouvrement associée. Le tribunal a jugé que les moyens invoqués (bonne foi, erreur de la caisse, précarité) étaient inopérants car sans incidence sur l'existence ou l'exigibilité de la dette. Il a indiqué que la requérante devait plutôt présenter une demande de remise gracieuse de sa dette auprès de la Caisse d'Allocations Familiales du Rhône. La décision s'appuie sur les dispositions du code de la sécurité sociale et du code de justice administrative.

5 février 2026• JU Chambre Sociale
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2409713

Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en plein contentieux, rejette la demande de M. B... visant à obtenir la remise totale de ses dettes de prime d'activité et d'aide personnalisée au logement. Le juge estime que le requérant n'apporte pas la preuve d'une situation de précarité justifiant cette remise gracieuse, notamment en ne produisant pas de justificatifs actualisés de ses ressources et charges. La décision s'appuie sur les articles L. 845-3 du code de la sécurité sociale et L. 553-2 du même code, applicable via l'article L. 823-9 du code de la construction et de l'habitation, qui conditionnent la remise d'un indu à la bonne foi ou à la précarité du débiteur.

5 février 2026• JU Chambre Sociale
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2409899

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. C... visant à annuler la décision implicite de la métropole de Lyon confirmant la récupération d'un indu de revenu de solidarité active (RSA). Le tribunal a jugé que le moyen tiré du défaut de motivation de la décision implicite était irrecevable, car le requérant n'avait pas préalablement sollicité la communication des motifs dans le délai de recours contentieux, comme l'exigent les articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Les autres moyens soulevés n'ont pas été retenus pour fonder l'annulation.

Avocat : SCP CARNOT AVOCATS

5 février 2026• JU Chambre Sociale
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2410174

Le Tribunal Administratif de Lyon a annulé la décision de France Travail Auvergne Rhône-Alpes du 30 avril 2024, qui avait radié le requérant de la liste des demandeurs d'emploi et supprimé ses allocations pour un mois. La juridiction a retenu un vice de procédure, constatant que l'organisme avait refusé au demandeur d'emploi l'entretien qu'il sollicitait pour présenter ses observations orales, en méconnaissance de l'article R. 5412-7 du code du travail. Ce refus a privé l'intéressé d'une garantie essentielle, rendant la décision illégale.

5 février 2026• JU Chambre Sociale
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2410193

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. C... et Mme A... visant à annuler le rejet implicite de leur recours concernant le calcul de leur RSA pour 2023 et à obtenir le versement de 2 420 euros. La juridiction a jugé la requête recevable et suffisamment motivée, mais a estimé que le calcul de leurs ressources, intégrant une évaluation forfaitaire des revenus de biens non productifs conformément aux articles R. 132-1 et R. 262-6 du code de l'action sociale et des familles, était légal. Par conséquent, le rejet de leur demande par la métropole de Lyon a été confirmé.

Avocat : SCP CARNOT AVOCATS

5 février 2026• JU Chambre Sociale