Jurisprudence administrative
97 018 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
97 018
Décisions totales
384 307
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2305090
Le Tribunal administratif de Marseille a examiné la requête de M. B... contestant l'invalidation de son permis de conduire pour solde de points nul, ainsi que plusieurs retraits de points consécutifs à des infractions routières. Le tribunal a constaté que la décision d'invalidation était devenue sans objet en raison de la restitution de points après un stage de sensibilisation, et a rejeté les conclusions relatives à une infraction dont le point avait été restitué avant l'introduction de la requête. Sur le fond, le tribunal a jugé que le défaut d'information préalable prévu par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route constituait une garantie essentielle, mais a rejeté le moyen comme inopérant pour les infractions verbalisées par radar automatique, où la réalité de l'infraction est établie par le paiement de l'amende. En conséquence, le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de M. B..., y compris celles relatives aux frais de justice.
Avocat : DE CAUMONT
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2307297
Le Tribunal Administratif de Marseille a examiné la requête de M. B... contestant six décisions de retrait de points sur son permis de conduire, ainsi que la décision d'invalidation de ce permis pour solde nul. Le tribunal a constaté que les retraits liés aux infractions des 15 juin 2022 et 27 juillet 2022 avaient été annulés ou étaient devenus sans objet, rendant également sans objet la contestation de la décision d'invalidation. Sur le fond, le tribunal a rejeté les conclusions de M. B... concernant les infractions restantes des 16 octobre 2018, 12 octobre 2021, 22 septembre 2021 et 29 septembre 2021, en application des articles L. 223-1 et suivants du code de la route, estimant que la réalité des infractions était établie par le paiement des amendes forfaitaires.
Avocat : COHEN
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2307657
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B... contestant la décision du 21 juin 2023 invalidant son permis de conduire pour solde de points nul. Le tribunal a jugé irrecevable le moyen tiré de l'infraction du 28 février 2020, la décision de retrait de points étant devenue définitive. Il a également écarté comme inopérant le défaut de notification des retraits de points, la notification par lettre simple n'affectant pas la légalité des retraits. Enfin, la réalité des infractions a été établie conformément à l'article L. 223-1 du code de la route.
Avocat : SK AVOCAT
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2310799
Voici un résumé de la décision : Le Tribunal Administratif de Marseille a été saisi par Mme C... épouse B... pour contester la décision « 48 SI » du 25 septembre 2023 constatant l'invalidation de son permis de conduire pour solde de points nul, ainsi que les retraits de points sous-jacents. La requérante invoquait un défaut de motivation de la décision, une absence de notification des retraits et un défaut d'information préalable. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses demandes, jugeant que la décision « 48 SI » était suffisamment motivée, que l'absence de notification des retraits était inopérante sur leur légalité, et que l'omission d'une lettre « 48M » n'était pas une cause de nullité. La solution retenue est le rejet de la requête, fondée sur les articles L. 223-1, L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route.
Avocat : SARTRE
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2312209
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de Mme A... contestant la décision du 29 novembre 2023 constatant l'invalidation de son permis de conduire pour solde de points nul. La requérante soutenait ne pas avoir reçu l'information préalable obligatoire pour l'infraction du 19 janvier 2023. Le tribunal a jugé que le défaut de notification des retraits de points, effectuée par lettre simple, est inopérant et n'affecte pas la légalité de la procédure, et que la réalité de l'infraction était établie par le paiement de l'amende forfaitaire conformément aux articles L. 223-1 et L. 223-3 du code de la route. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de Mme A..., incluant ses demandes d'annulation, d'injonction et de frais de justice.
Avocat : SK AVOCAT
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2601656
Le Tribunal administratif de Marseille a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante marocaine, qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, qu'il soit enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de lui remettre un document provisoire de séjour. La requérante avait sollicité le renouvellement de son titre de séjour « étudiant » et s'était vu délivrer des attestations de prolongation d'instruction. Le tribunal a estimé que le silence gardé par l'administration pendant quatre-vingt-dix jours avait fait naître une décision implicite de rejet, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Dès lors, le juge des référés ne pouvait ordonner une mesure qui ferait obstacle à l'exécution de cette décision administrative, ce qui a conduit au rejet de la requête.
Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2303327
Le Tribunal Administratif de Dijon a été saisi par Mme E... pour contester plusieurs indus de revenu de solidarité active (RSA) et d’aide personnalisée au logement (APL), notifiés par la Mutualité Sociale Agricole (MSA) de Bourgogne, d’un montant total de 84 328,23 euros. La requérante invoquait notamment des vices d’incompétence, un défaut de motivation, une méconnaissance des droits de la défense, l’absence de contrôle par un agent assermenté, le caractère infondé des indus, la prescription des créances, et l’impossibilité pour la MSA de cumuler une action pénale et une action administrative. Le tribunal a rejeté l’ensemble des requêtes, considérant que les moyens soulevés n’étaient pas fondés, sans préciser de textes spécifiques dans l’extrait fourni.
Avocat : DELPLANCKE-POZZO DI BORGO-ROMETTI & ASSOCIES
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2100901
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la demande de la SARL DEFA, qui sollicitait la condamnation de l’État à lui verser 268 752 euros pour des préjudices liés à la délivrance tardive de certificats d’économie d’énergie (CEE). La société invoquait des fautes de l’administration, notamment le non-respect de l’autorité de la chose jugée et une résistance abusive. Le tribunal a estimé que l’administration n’avait pas commis de faute de nature à engager sa responsabilité, dès lors qu’elle avait finalement exécuté les jugements en délivrant les CEE demandés. Il a également jugé que les préjudices allégués (perte de chance, atteinte à l’image, frais d’avocat) n’étaient pas établis ou étaient sans lien direct avec les faits reprochés.
Avocat : SCP JOB-TREHOREL-BONZOM-BECHET
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2304581
Le Tribunal Administratif de Toulouse a été saisi par la SARL Cassin TP de deux requêtes : l’une contestant un arrêté préfectoral du 10 mars 2023 la mettant en demeure de régulariser son activité de stockage de déchets inertes, l’autre contestant une amende administrative de 15 000 euros infligée le 9 janvier 2024 pour non-respect de cette mise en demeure. Le tribunal a rejeté l’ensemble des demandes de la société. Il a jugé que l’activité de remblaiement constituait bien une installation classée pour la protection de l’environnement soumise à enregistrement, et que la procédure de mise en demeure était régulière. Le tribunal a également estimé que l’amende administrative était justifiée, la société n’ayant pas démontré s’être conformée à l’injonction préfectorale. Les décisions s’appuient sur les articles L. 171-7 et R. 512-46-1 du code de l’environnement.
Avocat : CLAMENS CONSEIL
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2501373
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. A... contestant sa radiation de la liste des demandeurs d’emploi et la suppression de son allocation pour un mois. Le juge a estimé que la procédure contradictoire prévue à l’article R. 5412-7 du code du travail avait été respectée, M. A... ayant consulté le courrier l’invitant à présenter ses observations. Il a également jugé que l’abandon de sa formation par M. A... ne constituait pas un motif légitime au sens de l’article L. 5412-1 du code du travail. La solution retenue est donc le rejet des conclusions à fin d’annulation.
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2501612
Le Tribunal Administratif de Montpellier a examiné la demande de M. B... visant à obtenir l’annulation du refus de remise gracieuse d’un indu d’aide personnalisée au logement (APL) et d’allocation de rentrée scolaire. Le tribunal s’est déclaré incompétent pour connaître de l’indu d’allocation de rentrée scolaire, relevant que ce litige, portant sur une prestation familiale, relève du contentieux général de la sécurité sociale et donc du juge judiciaire en application des articles L. 211-16 et L. 142-1 du code de la sécurité sociale. S’agissant de l’indu d’APL, le juge administratif, statuant en plein contentieux, a examiné la situation de précarité de M. B... au regard de l’article L. 553-2 du code de la sécurité sociale. La solution retenue n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais le tribunal a entendu les parties et s’est réservé la possibilité d’accorder une remise totale ou partielle de la dette.
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2402554
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. D... contestant la décision du 2 mars 2024 constatant la perte de validité de son permis de conduire pour solde de points nul. Le tribunal a d'abord déclaré irrecevables les conclusions dirigées contre le retrait de points lié à l'infraction du 3 novembre 2021, ce point ayant été restitué avant l'introduction de la requête. Sur le fond, il a écarté le moyen d'incompétence, la signataire de la décision bénéficiant d'une délégation de signature régulière. Enfin, le tribunal a jugé que le défaut de notification des retraits de points par lettre simple n'affecte pas la légalité de ces retraits, mais seulement leur opposabilité, et que l'administration n'a pas méconnu son obligation d'information préalable prévue aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route.
Avocat : DUBOS
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2404503
Le Tribunal Administratif de Rennes a examiné la requête de Mme B... contestant les retraits de points consécutifs à huit infractions routières, pour défaut d'information préalable. Le tribunal a jugé que pour six infractions constatées par radar automatique, l'administration n'a pas prouvé avoir délivré l'information obligatoire prévue aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route, privant ainsi la requérante d'une garantie essentielle. En conséquence, ces décisions de retrait de points sont annulées. En revanche, pour les infractions des 14 octobre 2021 et 7 août 2022, le tribunal a estimé que l'administration avait satisfait à son obligation d'information.
Avocat : DE CAUMONT
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2212280
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la demande de M. A... et Mme B... tendant à obtenir la remise totale d’un indu d’aide personnalisée au logement (APL) de 2 207,69 euros pour la période d’avril 2021 à janvier 2022. Saisi en plein contentieux, le tribunal a appliqué les articles L. 821-1, L. 823-9 du code de la construction et de l’habitation et L. 553-2 du code de la sécurité sociale. Il a estimé que, malgré la bonne foi non contestée des requérants, leur situation financière, caractérisée par des revenus mensuels de 3 800 euros pour des charges de 1 688 euros et un revenu imposable de 29 669 euros en 2024, ne démontrait pas une précarité justifiant une remise de dette.
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2303574
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la demande d'indemnisation d'un patient qui attribuait une insuffisance rénale et une hypothyroïdie à sa vaccination contre la Covid-19. La juridiction a estimé que le lien de causalité entre les injections du vaccin Comirnaty et les pathologies n'était pas établi de manière certaine. La décision s'appuie sur les dispositions du code de la santé publique relatives à l'indemnisation des accidents médicaux, en relevant l'absence de preuve suffisante pour engager la responsabilité de l'ONIAM.
Avocat : SELARL VERDIER & ASSOCIES
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2600311
**Sujet principal** : Recours en référé précontractuel formé par la société Comlink contre le rejet de son offre et la procédure d'attribution d'un accord-cadre par le département du Pas-de-Calais. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Lille (formation de référé). **Solution retenue** : Le tribunal a rejeté la requête de la société Comlink. Il a jugé que l'offre de Comlink était irrégulière car elle avait modifié les documents de la consultation (BPU et DQE) en y ajoutant des unités de mesure pour les prix unitaires, ce qui n'était pas prévu et altérait les conditions de la mise en concurrence. **Textes appliqués** : L'article L. 551-1 du code de justice administrative (procédure de référé précontractuel) et les principes du code de la commande publique, notamment ceux de transparence et d'égalité de traitement entre les candidats.
Avocat : SCP BIGNON LEBRAY & ASSOCIES
Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2301014
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand rejette la requête d'une assistante sociale principale de l'université Clermont Auvergne contestant le montant de son indemnité de fonction, de sujétion et d'expertise (IFSE). La juridiction estime que le montant annuel attribué (5 628 €) est conforme au minimum légal fixé par l'arrêté du 23 décembre 2019 pris en application du décret n° 2014-513 du 20 mai 2014. Elle écarte également les moyens tirés de notes ministérielles, jugées inapplicables ou non contraignantes dans le cas présent.
Avocat : SCP BORIE ET ASSOCIES
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2509509
Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme B..., ressortissante serbe, afin d'obtenir la délivrance d'un récépissé de demande de titre de séjour en qualité de conjointe de Français (article L. 423-1 du CESEDA). En cours d'instance, l'administration a accordé à la requérante un rendez-vous puis une attestation de prolongation d'instruction, régularisant ainsi sa situation. Le juge a constaté que les mesures sollicitées étaient devenues sans objet, la condition d'urgence n'étant plus remplie, et a rejeté la requête.
Avocat : SELARL BERARD - JEMOLI - SANTELLI - BURKATZKI - BIZZARRI
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2509844
Le Tribunal administratif de Strasbourg a été saisi par une ressortissante espagnole, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, afin d'enjoindre au préfet de la Moselle d'instruire ou d'enregistrer sa demande de renouvellement de titre de séjour. En cours d'instance, le préfet a délivré à l'intéressée une attestation de prolongation d'instruction, valable jusqu'au 18 avril 2026, conformément à l'article R. 431-15-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Cette attestation justifie de la régularité du séjour et démontre que la demande est en cours d'instruction. Par conséquent, le tribunal a constaté que les conclusions de la requête avaient perdu leur objet et a prononcé un non-lieu à statuer.
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2510498
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête en référé de M. B..., ressortissant albanais, qui demandait, sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, qu’il soit enjoint au préfet de la Moselle de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande d’admission exceptionnelle au séjour. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, la précarité invoquée résultant essentiellement du maintien irrégulier de l’intéressé sur le territoire français après une obligation de quitter le territoire prise en 2018. Il a également relevé que le requérant ne justifiait pas de circonstances particulières imposant un traitement prioritaire de sa demande. En conséquence, les conclusions ont été rejetées, seule l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle ayant été accordée.
Avocat : BLANVILLAIN