Jurisprudence administrative

581 862 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

581 862

Décisions totales

384 075

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2300423

Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé l'arrêté du maire de Ville-sous-Anjou du 22 novembre 2022, qui retirait un permis de construire tacite accordé pour un bâtiment d'élevage canin et félin. La juridiction a jugé que la procédure de retrait était irrégulière, car elle n'avait pas respecté les exigences contradictoires et de motivation prévues par les articles L. 121-1 et L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration, applicables au retrait d'une décision créatrice de droits. Le tribunal a également déclaré irrecevable la demande de la requérante visant à se voir reconnaître titulaire d'un permis tacite, relevant que cela ne relève pas de l'office du juge de l'excès de pouvoir.

Avocat : SCP CHAPUIS AVOCATS ASSOCIES (ACA)

26 mars 2026• 4ème Chambre
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2400573

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a rejeté les requêtes de Mme A... B... visant à annuler les décisions de récupération d'un indu d'aide au logement et de prime d'activité. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés par la requérante, concernant notamment l'information sur le droit de communication et la qualification de l'agent de contrôle, n'étaient pas fondés. La juridiction a appliqué les dispositions du code de la sécurité sociale et du code de la construction et de l'habitation pour juger de la régularité et du bien-fondé des décisions de récupération.

Avocat : BOULARAND

26 mars 2026• Juge unique 5
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2513661

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi d'une demande d'injonction à l'encontre de la préfète de la Haute-Savoie pour qu'elle statue sur une demande de titre de séjour. La juridiction constate que la préfète a délivré une attestation de décision favorable postérieurement à l'introduction du recours, rendant la demande sans objet. En conséquence, le juge des référés a prononcé un non-lieu à statuer, en application de l'article L. 521-3 du code de justice administrative et de l'article R. 431-15-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

26 mars 2026
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2600114

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a examiné une demande d'un étranger visant à obtenir un rendez-vous pour enregistrer sa demande de titre de séjour. Le juge a constaté que la préfète avait accordé un rendez-vous postérieurement à la requête, rendant la demande d'injonction sans objet. Par conséquent, il a prononcé une admission provisoire à l'aide juridictionnelle, s'est déclaré sans objet à statuer sur l'injonction, et a rejeté la demande de condamnation de l'État aux frais d'instance, en application des articles L. 521-3 et L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : BLANDIN

26 mars 2026
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2600204

**Sujet principal** : Demande d'injonction en référé pour la délivrance d'un titre de séjour. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Grenoble (formation de référé). **Solution retenue** : L'ordonnance donne acte du désistement pur et simple de la requérante, mettant fin à l'instance sans examen du fond. **Textes appliqués** : Article L. 521-3 du code de justice administrative (mesures d'urgence).

Avocat : GILBERT

26 mars 2026
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2600232

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la demande d'injonction de délivrer une attestation de prolongation d'instruction d'une demande de titre de séjour, présentée par un ressortissant malien sur le fondement de l'article L. 423-22 du CESEDA. Le juge des référés, saisi sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a estimé que la condition d'urgence n'était pas caractérisée, la préfecture ayant convoqué le requérant pour un relevé d'empreintes à une date ultérieure. Le tribunal a toutefois accordé l'aide juridictionnelle provisoire au requérant.

Avocat : MIRAN

26 mars 2026
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2600393

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête en référé d'un ressortissant étranger demandant l'injonction à la préfète de statuer sur le renouvellement de son titre de séjour. Le juge a estimé que la demande, fondée sur l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était manifestement irrecevable. En effet, une telle injonction de statuer constitue une mesure définitive, alors que le juge des référés ne peut ordonner que des mesures provisoires ou conservatoires.

26 mars 2026
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2600396

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de Mme C... visant à enjoindre à la préfète de délivrer un récépissé de titre de séjour. Le juge a estimé qu'une décision implicite de rejet de sa demande de renouvellement était née au terme du délai de quatre mois prévu par les articles R. 432-1 et R. 432-2 du CESEDA. Par conséquent, ordonner la délivrance d'un récépissé ferait obstacle à l'exécution de cette décision administrative, ce qui est interdit par l'article L. 521-3 du code de justice administrative. La requérante a été invitée à contester cette décision implicite par la voie du référé-suspension.

26 mars 2026
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2600920

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la requête de propriétaires demandant l'injonction au maire de procéder à des travaux de mise en sécurité sur un immeuble menaçant ruine. Le juge a estimé que la demande principale, visant à ordonner une démolition d'office, relevait de la compétence exclusive du juge judiciaire en vertu de l'article L. 511-16 du code de la construction et de l'habitation. Les autres conclusions sont devenues sans objet suite à la production par la commune de courriers de mise en demeure adressés aux propriétaires.

Avocat : SELARL RETEX AVOCATS

26 mars 2026
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2210142

**Sujet principal** : Recours en annulation contre une décision de préemption foncière prise par le maire de Mareil-sur-Loir. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Nantes (6ème Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette les fins de non-recevoir soulevées par la commune et annule la décision de préemption litigieuse. Il juge que cette décision est entachée d'erreur de droit car elle ne mentionne pas l'objet précis pour lequel le droit de préemption est exercé, comme l'exige l'article L. 210-1 du code de l'urbanisme. **Textes appliqués** : Articles L. 210-1 et L. 300-1 du code de l'urbanisme.

Avocat : GOUILLON

26 mars 2026• 6ème Chambre
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2601910

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande d'une requérante visant à enjoindre au préfet de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la mesure sollicitée ferait obstacle à l'exécution de la décision de refus déjà prise par le préfet, ce qui est exclu par l'article L. 521-3 du code de justice administrative. Il a également considéré que les conditions légales d'urgence et d'utilité n'étaient pas remplies, la requérante n'ayant pas démontré l'impossibilité d'obtenir l'attestation auprès du préfet territorialement compétent.

Avocat : RODRIGUES DEVESAS

26 mars 2026
TA51Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2600889

Le Tribunal administratif de Châlons-en-Champagne, saisi en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a fait droit à la demande d'un ressortissant guinéen visant à obtenir une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de titre de séjour. Le juge a estimé que l'urgence était caractérisée par l'absence de document justifiant d'un séjour régulier, exposant le requérant à des risques d'éloignement et l'empêchant de travailler, et que l'obligation de délivrance de cette attestation par le préfet, prévue à l'article R. 431-15-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, ne rencontrait aucune contestation sérieuse. En revanche, le juge a refusé d'enjoindre au préfet d'examiner la demande de titre de séjour, estimant que cette injonction ne relevait pas de sa compétence en la matière.

26 mars 2026
TA59Décision• Autorisation

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2409947

Le Tribunal Administratif de Lille a annulé l'arrêté préfectoral du 30 mai 2024 refusant un titre de séjour à un ressortissant marocain et lui enjoignant de quitter le territoire. La juridiction a estimé que le préfet avait commis une erreur manifeste d'appréciation en ne procédant pas à un examen particulier de la situation personnelle et familiale du requérant, notamment au regard de son intégration en France, méconnaissant ainsi les dispositions de l'article L. 422-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la demande de titre de séjour dans un délai de deux mois.

Avocat : ROSIN

26 mars 2026• 4ème Chambre
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2410199

Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. B... visant à annuler un arrêté préfectoral d'éloignement. Le juge a estimé que le préfet du Nord avait correctement pris en compte l'intérêt supérieur des enfants de l'intéressé, conformément à l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant, avant de prononcer l'obligation de quitter le territoire français. La décision administrative est donc jugée légale et ne méconnaît pas les droits invoqués.

Avocat : INUNGU

26 mars 2026• 4ème Chambre
TA64Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2302952

Le Tribunal Administratif de Pau a annulé un avis de sommes à payer (2 051,23 €) émis par le centre hospitalier à l'encontre d'une agent. Le juge a retenu un vice de forme, constatant que l'avis méconnaissait l'article L. 1617-5-4 du code général des collectivités territoriales en ne mentionnant pas l'identité et la qualité de son auteur. La juridiction n'a pas examiné le bien-fondé de la créance, l'annulation pour irrégularité formelle n'emportant pas décharge automatique de la dette.

Avocat : SELARL INTERBARREAUX RACINE

26 mars 2026• CHAMBRE 1
TA64Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2303228

Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la requête de l'association Défense des milieux aquatiques, qui demandait l'annulation du refus implicite du préfet de réviser le mode d'instruction des licences de pêche professionnelle fluviale dans l'Adour. Le tribunal a jugé irrecevable le recours, considérant que la fixation de ces modalités d'instruction constitue une mesure d'organisation interne de l'administration, insusceptible de recours pour excès de pouvoir. La décision s'appuie sur les principes généraux du droit administratif relatifs à la nature des actes faisant grief.

26 mars 2026• CHAMBRE 1
TA63Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2600689

Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand, statuant en référé, a rejeté la demande d'expertise médicale présentée par deux motocyclistes accidentés. Le juge a estimé que la mesure n'était pas utile au sens de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, en l'absence d'éléments suffisants établissant un lien de causalité entre leurs préjudices et un éventuel défaut d'entretien de la route départementale ou de sa signalisation par le département du Puy-de-Dôme. Le tribunal a également rejeté la demande du département de condamner les requérants aux dépens sur le fondement de l'article L. 761-1 du même code.

Avocat : PHELIP ET ASSOCIES

26 mars 2026
TA76Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2504525

Le Tribunal Administratif de Rouen a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre l'arrêté préfectoral rejetant la demande de titre de séjour de M. B..., prononçant son obligation de quitter le territoire français, fixant son pays de destination et une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a annulé l'arrêté du 2 mai 2025, considérant que le préfet avait méconnu les dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en ne procédant pas à un examen suffisant de la situation personnelle et familiale du requérant, anciennement pris en charge par l'aide sociale à l'enfance. Les autres mesures d'éloignement (OQTF, interdiction de retour) sont également annulées en conséquence.

Avocat : EDEN AVOCATS

26 mars 2026• 3 ème Chambre
TA76Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2504536

Le Tribunal Administratif de Rouen a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral refusant un titre de séjour et ordonnant l'éloignement d'une ressortissante camerounaise. Le tribunal a annulé la décision du préfet, considérant que le refus de titre de séjour était insuffisamment motivé et ne procédait pas d'un examen particulier de la situation personnelle et familiale de la requérante, méconnaissant ainsi les articles L. 811-2 et R. 431-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les mesures d'éloignement et d'interdiction de retour, découlant de ce refus illégal, ont été annulées en conséquence.

Avocat : EDEN AVOCATS

26 mars 2026• 3 ème Chambre
TA76Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2504575

Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. A... visant à annuler l'arrêté préfectoral lui imposant une obligation de quitter le territoire français (OQTF) sans délai, une interdiction de retour d'un an et fixant son pays de destination. La juridiction a estimé que les décisions étaient suffisamment motivées, notamment en ce qui concerne l'appréciation des critères légaux pour l'interdiction de retour, et que le droit d'être entendu du requérant avait été respecté. Le tribunal a appliqué les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), en particulier ses articles L. 612-10, ainsi que la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne.

Avocat : MARY-INQUIMBERT

26 mars 2026• 3 ème Chambre