Jurisprudence administrative
97 018 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
97 018
Décisions totales
384 307
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2402819
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme B... qui sollicitait la remise gracieuse de ses dettes de revenu de solidarité active (RSA) et de prime exceptionnelle de fin d'année, d'un montant total de 2 045,17 euros. Le juge a estimé que l'indu résultait d'une fausse déclaration, ce qui fait obstacle à toute remise gracieuse en application de l'article L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles, et ce, indépendamment de la bonne foi ou de la précarité de la requérante. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'action sociale et des familles et du décret n° 2021-1657 du 15 décembre 2021.
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2402941
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par M. A... d’un recours contestant des indus de revenu de solidarité active, d’aide personnalisée au logement et de prime exceptionnelle de fin d’année 2022, notifiés par la caisse d’allocations familiales de la Gironde. Le juge a constaté que la CAF avait accordé en cours d’instance une remise gracieuse partielle sur l’indu de prime exceptionnelle, rendant le litige sans objet à hauteur de cette réduction. Sur le fond, le tribunal a rejeté la requête de M. A..., estimant que les moyens soulevés n’étaient pas fondés au regard des dispositions du code de l’action sociale et des familles, du code de la construction et de l’habitation, du code de la sécurité sociale et du décret n° 2022-1568 du 14 décembre 2022.
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2402964
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en matière de plein contentieux, était saisi par Mme A... d’une contestation du refus de remise gracieuse d’un indu de prime d’activité de 612,98 euros. Le tribunal a requalifié le recours comme dirigé contre la décision initiale de la commission de recours amiable du 9 avril 2024, qui n’avait accordé qu’une remise partielle de 25 %. Sur le fond, le juge a estimé que la bonne foi de la requérante était établie, mais a rejeté sa demande en raison de l’absence de précarité suffisamment caractérisée, au vu de ses ressources et charges mensuelles. La solution s’appuie sur les dispositions du code de la sécurité sociale relatives aux indus et remises gracieuses.
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2403392
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme A... qui demandait la remise totale d’un indu de prime d’activité de 334,44 euros, après que la CAF de la Dordogne lui en ait déjà accordé une remise partielle de 25%. Le juge a estimé que si la bonne foi de la requérante était établie, elle n’apportait pas d’éléments suffisants pour démontrer une situation de précarité justifiant une remise supplémentaire. La décision s’appuie sur le code de la sécurité sociale et le code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2600745
Le Tribunal administratif de Nice a été saisi par Mme C..., ressortissante russe, d’une requête en référé liberté (article L. 521-2 du code de justice administrative) visant à obtenir une nouvelle attestation de prolongation d’instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour. La requérante s’est désistée de ses conclusions par un acte enregistré le 4 février 2026. Le juge des référés a constaté que ce désistement était pur et simple et a donné acte de celui-ci. Aucune des dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile n’a été appliquée au fond.
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2600831
Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé, a été saisi par la commune de Port-Vendres sur le fondement de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation. La commune demandait la désignation d'un expert pour constater le risque d'effondrement d'un mur de soutènement et proposer des mesures d'urgence. Le juge a fait droit à cette demande en désignant un expert chargé d'examiner les lieux, de déterminer l'existence d'un péril grave et imminent, et de proposer les mesures nécessaires pour y remédier.
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2200038
Le Tribunal Administratif de Melun a statué sur un litige concernant la légalité de la mise en disponibilité d'office d'un agent territorial pour raisons de santé et le recouvrement d'un trop-perçu de traitement. Le tribunal a annulé les arrêtés de mise en disponibilité d'office des 10 septembre et 12 novembre 2021, ainsi que le titre exécutoire du 24 septembre 2021, au motif que la commune n'avait pas respecté la procédure légale pour mettre fin au congé pour invalidité temporaire imputable au service. La décision s'appuie sur les dispositions du statut général de la fonction publique, notamment la loi n°83-634 du 13 juillet 1983 et la loi n°84-53 du 26 janvier 1984.
Avocat : VIGNOT
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2600100
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de M. A... qui demandait la délivrance d'un duplicata de sa carte de résident. Le juge constate que le silence gardé par le préfet des Bouches-du-Rhône pendant quatre mois sur sa demande a fait naître une décision implicite de rejet, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il ne peut donc faire obstacle à cette décision administrative en ordonnant la mesure sollicitée. La requête est rejetée, y compris les conclusions accessoires.
Avocat : JACQUOT
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2206931
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de M. A..., agent contractuel de la communauté de communes Pyrénées Haut Garonnaises (CCPHG), qui demandait 60 000 euros en réparation de préjudices. Le tribunal a jugé irrecevables les conclusions indemnitaires fondées sur un prétendu comportement fautif de l'employeur, car ce fait générateur n'était pas mentionné dans la demande préalable du 8 août 2022, en méconnaissance de l'article R. 421-1 du code de justice administrative. Sur le fond, la demande relative à la suspension illégale, déjà annulée par un jugement du 25 février 2022, a également été rejetée. La solution s'appuie sur les règles de la fonction publique territoriale (loi n° 84-53 du 26 janvier 1984) et le code général de la fonction publique.
Avocat : M&C AVOCATS ASSOCIES
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2306310
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par Mme C... d’un recours contre une décision de la mutualité sociale agricole des Alpes du Nord lui accordant une remise gracieuse de seulement 50 % sur un indu d’aide personnalisée au logement. En cours d’instance, l’organisme a informé le tribunal que la dette était entièrement soldée. Le juge, statuant en plein contentieux, a constaté que les conclusions de la requête étaient devenues sans objet, la précarité invoquée par la requérante ne faisant plus obstacle au remboursement. Par conséquent, il a prononcé un non-lieu à statuer, sans examiner le bien-fondé de la demande de remise supplémentaire au regard du code de la construction et de l’habitation.
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2306612
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a rejeté les requêtes de Mme A... contestant les indus d'allocation de logement familiale (4 568,38 €) et de prime d'activité (4 822,12 €) réclamés par la CAF de la Drôme pour la période de 2019 à 2022. Le tribunal a jugé que la décision de la commission de recours amiable, qui s'est substituée à la décision initiale, était suffisamment motivée et que la procédure contradictoire avait été respectée. Il a estimé que la CAF justifiait du bien-fondé des indus, en se fondant sur des éléments établissant la situation de concubinage de Mme A... depuis mai 2019, ce qui modifiait ses droits aux prestations. La solution retenue s'appuie notamment sur les dispositions du code de la sécurité sociale et du code de la construction et de l'habitation.
Avocat : SCHOLAERT & IVANOVITCH AVOCATS AARPI
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2306790
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, rejette l'opposition formée par M. C... et Mme D... contre une contrainte de la CAF de la Drôme portant sur des indus de prime d'activité, d'allocation logement, de prime exceptionnelle de fin d'année 2019 et d'aide Covid-19. Le tribunal juge la contrainte régulièrement motivée et notifiée. Il écarte la contestation du bien-fondé des indus de prime d'activité et d'allocation logement, faute de recours administratif préalable. La décision se fonde sur les articles R. 133-3 du code de la sécurité sociale et les textes relatifs aux prestations sociales.
Avocat : JOLIVET
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2500266
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en plein contentieux, a rejeté la demande de M. B... visant à obtenir la remise gracieuse d'une prime d'activité indûment perçue (579,51 €). Le juge a estimé que le requérant, bien que décrivant des difficultés personnelles, n'avait pas démontré une situation de précarité justifiant cette remise, notamment en ne produisant pas d'éléments sur ses ressources et charges actuelles. La décision s'appuie sur les principes jurisprudentiels régissant le contrôle du juge de plein contentieux sur les demandes de remise gracieuse d'indu.
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2500268
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en juge unique des référés, rejette la demande de remise gracieuse d'un trop-perçu de prestations sociales. Le requérant contestait le rejet par la caisse d'allocations familiales de sa demande de remise d'un indu de prime d'activité et d'aide au logement, résultant d'une déclaration tardive de son mariage. Le juge, exerçant son plein pouvoir d'appréciation, estime que la situation de précarité et la bonne foi du requérant ne sont pas établies, notamment au vu des ressources du foyer, et que la dette d'aide au logement est éteinte. La décision s'appuie sur les principes généraux du contentieux administratif et les codes de la sécurité sociale et de la construction et de l'habitation.
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2500305
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en plein contentieux, a rejeté la demande de Mme B... visant à obtenir la remise gracieuse d'un indu de prime d'activité. Le juge a estimé que la requérante ne démontrait pas être dans une situation de précarité justifiant une telle remise, notamment au regard de ses ressources et du montant restant dû (726,84 €). La décision s'appuie sur les principes applicables au contentieux de la remise gracieuse, tels que dégagés par la jurisprudence, et sur les dispositions du code de la sécurité sociale.
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2500307
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en urgence, a rejeté la requête de Mme B... A... qui contestait le refus de lui délivrer une carte mobilité inclusion portant la mention « stationnement ». Le juge a estimé que la requérante, bien que présentant plusieurs pathologies, ne démontrait pas que son handicap réduisait de manière importante et durable sa capacité de déplacement à pied au sens des critères légaux. La décision s'appuie sur les articles L. 241-3 et R. 241-12-1 du code de l'action sociale et des familles et l'arrêté du 3 janvier 2017 définissant les conditions d'attribution.
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2500346
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en urgence, a rejeté la requête de Mme A... B... visant à annuler le refus de lui délivrer une carte mobilité inclusion portant la mention « stationnement ». Le juge a estimé que la requérante ne démontrait pas remplir les critères légaux, notamment ceux définis par l'article L. 241-3 du code de l'action sociale et des familles et l'arrêté du 3 janvier 2017, qui exigent une réduction importante et durable de la capacité de déplacement à pied ou la nécessité d'être accompagnée. La décision administrative contestée a donc été jugée légale.
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2500385
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en urgence, a rejeté la demande d'une allocataire visant à contester le bien-fondé d'un indu de Revenu de Solidarité Active (RSA) et de Prime d'Activité, ainsi qu'à obtenir une remise gracieuse totale de sa dette. La juridiction a estimé que l'organisme payeur était fondé à réclamer le remboursement des sommes indûment versées, la requérante n'ayant pas déclaré l'intégralité de ses ressources. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'action sociale et des familles et du code de la sécurité sociale relatives aux conditions d'attribution et de récupération de ces prestations.
Avocat : DELATTRE
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2500386
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en plein contentieux, a rejeté la requête de Mme B... visant à obtenir l'annulation du rejet partiel de sa demande de remise gracieuse d'une aide personnelle au logement (APL) indûment perçue. Le juge a estimé que la requérante, qui invoquait sa précarité et des problèmes de santé, n'avait pas produit d'éléments suffisants sur ses ressources et charges actuelles permettant d'établir une situation justifiant une remise totale ou partielle supplémentaire. La décision s'appuie sur les principes du plein contentieux et les règles applicables à la remise gracieuse d'indu, telles que prévues par le code de la construction et de l'habitation et le code de justice administrative.
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2500405
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé, a rejeté la demande d'annulation d'une contrainte émise par la caisse d'allocations familiales de Paris. Le litige portait sur le recouvrement d'une aide personnelle au logement (APL) indûment perçue. Le tribunal a jugé que l'allocataire n'occupait plus le logement comme résidence principale à compter du 15 juillet 2022, faisant ainsi cesser son droit à l'APL en application des articles L. 821-2, R. 822-23 et R. 823-12 du code de la construction et de l'habitation. Par conséquent, le recouvrement partiel de la somme de 538 euros pour les mois de juillet et août 2022 a été considéré comme justifié.