Jurisprudence administrative
369 339 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
369 339
Décisions totales
384 309
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2605245
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté les requêtes de M. D..., ressortissant malgache, dirigées contre un arrêté du préfet de Maine-et-Loire refusant le renouvellement de son titre de séjour étudiant, l'obligeant à quitter le territoire, et contre un arrêté d'assignation à résidence. Le tribunal a jugé que le refus de titre de séjour était suffisamment motivé et que le préfet n'avait pas commis d'erreur d'appréciation sur le caractère réel et sérieux des études, en application de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également estimé que l'obligation de quitter le territoire n'était pas disproportionnée et que l'assignation à résidence était justifiée par un risque de fuite, sans erreur manifeste d'appréciation.
Avocat : DONAZAR
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2606937
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B... contre l'arrêté de transfert vers la République Tchèque. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé, car il visait le règlement (UE) n° 604/2013 et précisait les faits, notamment l'enregistrement des empreintes du requérant en Tchéquie. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, le tribunal estimant que les moyens soulevés, dont la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'étaient pas fondés.
Avocat : LOUVEL
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2606938
Le Tribunal Administratif de Nantes rejette la requête de M. B..., ressortissant érythréen, qui contestait l'arrêté du préfet de Maine-et-Loire ordonnant son transfert aux autorités polonaises pour l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal estime que l'arrêté est suffisamment motivé, conformément à l'article L. 572-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et que le moyen tiré d'un défaut d'examen de sa vulnérabilité n'est pas fondé. Il écarte également les moyens relatifs à la méconnaissance des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, de l'article 7 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, et des articles 3§2 et 17 du règlement (UE) n° 604/2013, en l'absence de preuve de défaillances systémiques en Pologne ou de risques personnels.
Avocat : LOUVEL
Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2601714
Le Tribunal Administratif de Pau a été saisi par l'association CRAC Europe d'une demande de référé mesure-utile (article L. 521-3 du code de justice administrative) visant à faire cesser la diffusion de l'affiche des fêtes de la Madeleine 2026 à Mont-de-Marsan, au motif qu'elle inciterait les mineurs à assister à des corridas, portant ainsi atteinte à l'ordre public. Le juge des référés a rejeté la requête, considérant que la condition d'urgence n'était pas caractérisée, faute pour l'association de démontrer un préjudice suffisamment grave et immédiat à un intérêt public. La décision s'appuie notamment sur l'article 521-1 du code pénal, qui encadre les sévices envers les animaux tout en reconnaissant les exceptions pour les traditions locales ininterrompues comme la tauromachie.
Avocat : SCP AVOCAGIR
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2613694
Le Tribunal administratif de Paris a rejeté la requête de M. C..., qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, la délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction ou un rendez-vous pour un récépissé. Le juge des référés a constaté que le requérant n'établissait pas résider à Paris, son dossier étant toujours instruit par la sous-préfecture de Sarcelles (Val-d'Oise). En application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, le litige relevait de la compétence territoriale du tribunal administratif de Cergy-Pontoise, et non de Paris. La requête a donc été rejetée pour incompétence territoriale.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608456
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, était saisi par M. B... d’une demande de suspension de l’arrêté préfectoral du 27 avril 2026 prononçant la suspension de sa carte professionnelle de taxi pour neuf mois. En cours d’instance, le préfet des Bouches-du-Rhône a abrogé cet arrêté par une décision du 22 mai 2026. Le juge des référés a constaté que les conclusions aux fins de suspension étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer, rejetant par ailleurs la demande de frais irrépétibles.
Avocat : SELARL CABINET CHANGEUR
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608457
Le Tribunal administratif de Marseille annule la décision du 6 mai 2026 par laquelle l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII) a refusé à M. A..., ressortissant algérien, le bénéfice des conditions matérielles d’accueil. Le tribunal juge que cette décision est insuffisamment motivée et que l’OFII n’a pas procédé à un examen individualisé de la vulnérabilité du demandeur, en méconnaissance des articles L. 551-15 et D. 551-17 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Il enjoint à l’OFII de réexaminer la situation de M. A... dans un délai de huit jours.
Avocat : PREZIOSO
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2602188
Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant en référé, a été saisi par le préfet du Gard d’une demande de suspension de deux permis de construire tacitement accordés par le maire de Logrian-Florian pour un projet agricole incluant des gîtes. Le juge a examiné la recevabilité du déféré, contestée par le pétitionnaire en raison d’un retrait initial des permis, mais a constaté que ces retraits avaient été eux-mêmes retirés, remettant les permis en vigueur. Sur le fond, il a estimé que les moyens tirés de l’incohérence des dossiers, de l’absence de nécessité des constructions pour l’exploitation agricole (méconnaissance des articles A1 et A2 du PLU) et du risque d’inondation (article R.111-2 du code de l’urbanisme) étaient de nature à créer un doute sérieux sur la légalité des décisions. En conséquence, le juge a ordonné la suspension de l’exécution des deux permis de construire.
Avocat : SELARL COUPE PEYRONNE
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2309606
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A... contre la décision du 21 avril 2023 du ministère de la transition écologique refusant son recrutement comme chargé de recherche au CEREMA. Le tribunal a jugé que l'administration se trouvait en situation de compétence liée, car la décision d'incompatibilité déontologique prise par le CEREMA le 25 janvier 2023, fondée sur un risque de conflit d'intérêts au regard des articles L. 121-1, L. 121-4 et L. 121-5 du code général de la fonction publique, était devenue définitive faute de contestation par M. A.... Par conséquent, les moyens soulevés par le requérant ont été écartés comme inopérants.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2410865
Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné le recours pour excès de pouvoir de Mme A..., ressortissante marocaine, contre le refus de visa de long séjour pour études. La commission de recours avait rejeté sa demande en estimant qu'elle pourrait séjourner en France à d'autres fins et que les informations fournies étaient incomplètes. Le tribunal a jugé que la décision de refus était fondée sur des motifs sérieux et objectifs, conformément à la directive 2016/801/UE et aux instructions ministérielles. Il a donc rejeté la requête de Mme A..., considérant que les moyens soulevés, notamment l'erreur de droit et l'erreur manifeste d'appréciation, n'étaient pas fondés.
Avocat : BOUYAHIAOUI
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2411748
Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné le recours de M. et Mme D... E... B... contre le refus de visa de long séjour pour réunification familiale opposé à l'épouse. La commission de recours avait motivé son refus par l'absence de lien familial, un divorce prononcé au Soudan en 2020, et le caractère non probant des documents d'état civil. Le tribunal a annulé cette décision, considérant que le divorce par répudiation n'avait pas été reconnu en France par le procureur de la République, rendant le mariage toujours valide au regard du droit français. Il a enjoint au ministre de délivrer le visa, en application des articles L. 561-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et des principes de l'ordre public international français.
Avocat : POLLONO
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2412270
Le Tribunal Administratif de Nantes (10ème chambre) a examiné deux requêtes jointes, introduites par Mme B... C... (pour son fils mineur) et Mme C... I..., visant à contester le refus de délivrance d’un visa de court séjour en France par les autorités consulaires françaises à La Havane (Cuba), confirmé par le sous-directeur des visas. Les requérantes invoquaient notamment une insuffisance de motivation, une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a rejeté les demandes d'annulation, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés au regard des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et du code des visas.
Avocat : IFDS AVOCATS
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2514733
Le Tribunal administratif de Nantes annule la décision implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa, confirmant le refus consulaire de délivrer un visa de long séjour à M. A... B... pour réunification familiale. Le tribunal constate que le ministre de l’intérieur, mis en demeure, n’a pas produit de mémoire en défense, ce qui vaut acquiescement aux faits exposés par les requérants, sans que ces faits soient contredits par les pièces du dossier. La solution retenue repose sur l’application des articles R. 612-6 et R. 612-3 du code de justice administrative.
Avocat : DANET
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2606979
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté les requêtes de M. C... contre l'arrêté de transfert vers la Croatie et l'arrêté d'assignation à résidence. Le tribunal a jugé que la décision de transfert était suffisamment motivée et que les moyens tirés de la méconnaissance des articles 4 et 5 du règlement (UE) n°604/2013 (Dublin III) n'étaient pas fondés. Il a également estimé que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en n'utilisant pas la clause discrétionnaire de l'article 17 du même règlement. Enfin, l'assignation à résidence a été validée comme étant légale et proportionnée.
Avocat : SMATI
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2607050
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. C... A... contestant le second renouvellement de son assignation à résidence dans le Maine-et-Loire. Le requérant, ressortissant tchadien sous le coup d'une obligation de quitter le territoire français, soutenait une insuffisance de motivation, un défaut d'examen de sa situation et une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a jugé que l'arrêté préfectoral du 18 mars 2026 était suffisamment motivé en droit et en fait, et que le préfet avait procédé à un examen réel de la situation. La solution retenue est fondée sur les articles L. 731-1, L. 732-1 et L. 732-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : KADDOURI
Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2601715
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la sanction d’exclusion temporaire de fonctions pour deux ans infligée à M. A..., ingénieur principal de la ville de Reims. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, la perte de revenus étant inhérente à ce type de sanction et le requérant n’établissant pas de circonstances particulières la caractérisant. En conséquence, la requête a été rejetée, y compris les conclusions aux fins d’injonction et celles présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : SCP MARTEAU-REGNIER-MERCIER-PONTON
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2604012
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a examiné le recours pour excès de pouvoir de M. A..., ressortissant algérien, contre un arrêté préfectoral du 28 avril 2026 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de la méconnaissance de l'article 6-4 de l'accord franco-algérien et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, en retenant que la menace pour l'ordre public était caractérisée par les condamnations pénales du requérant pour violences conjugales et menaces. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant la légalité des décisions préfectorales fondées sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et l'accord franco-algérien.
Avocat : KLING
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2604199
Le Tribunal administratif de Strasbourg a rejeté la requête de M. A..., ressortissant albanais, qui demandait l'annulation de l'arrêté du préfet du Bas-Rhin l'assignait à résidence pour 45 jours. Le tribunal a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet avait procédé à un examen particulier de sa situation, malgré l'absence de justificatifs médicaux pour ses problèmes de santé allégués. Il a jugé que l'éloignement de M. A... demeurait une perspective raisonnable au sens de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), et que les modalités de l'assignation à résidence n'étaient pas disproportionnées. Enfin, le moyen tiré de l'article L. 611-3 du CESEDA a été écarté comme inopérant, ces dispositions ayant été abrogées.
Avocat : GASIMOV
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2604305
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de M. D... contestant le refus de l'OFII de lui octroyer les conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, de défaut de motivation et de défaut d'examen de la vulnérabilité. Il a jugé que le refus était légalement fondé sur l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, car M. D... avait présenté une demande de réexamen de sa demande d'asile. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.
Avocat : GAUDRON
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2604307
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de Mme B..., ressortissante arménienne, contestant son transfert aux autorités bulgares et son assignation à résidence. Le tribunal a jugé que l'arrêté de transfert était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles 16 et 17 du règlement (UE) n° 604/2013, ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il a estimé que la dépendance de la requérante envers sa fille, invoquée au titre de l'article 16, n'était pas établie par les pièces du dossier. Par conséquent, la demande d'annulation a été rejetée, ainsi que les conclusions accessoires.
Avocat : GASIMOV