Jurisprudence administrative
187 182 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
187 182
Décisions totales
384 134
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2308091
Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi par une agente hospitalière demandant réparation des préjudices liés à une maladie professionnelle reconnue imputable au service. Le tribunal a jugé que, même en l'absence de faute démontrée de l'hôpital, la requérante pouvait prétendre à une indemnisation complémentaire pour les préjudices personnels et patrimoniaux, à l'exclusion des pertes de revenus déjà couvertes par le régime des fonctionnaires. Il a ordonné une expertise médicale pour déterminer l'étendue de ces préjudices, en application de l'article R. 621-1 du code de justice administrative.
Avocat : SELARL RESSOURCES PUBLIQUES AVOCATS
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2309249
**Sujet principal** : Contestation d'un recours amiable rejeté concernant un indu de prime d'activité, portant sur la prise en compte des revenus professionnels et des déductions pour le calcul de l'aide. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Lille (formation de juge unique). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête de Mme A... B..., considérant que la caisse d'allocations familiales (CAF) a correctement calculé les ressources du foyer en déduisant les frais professionnels pertinents et en respectant les règles de déclaration mensuelle. **Textes appliqués** : Articles L. 841-1, L. 842-3, L. 842-4, R. 843-1 et R. 844-1 du code de la sécurité sociale, relatifs aux conditions et au calcul de la prime d'activité.
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2310487
La décision concerne le recours d'une bénéficiaire contre un indu de prime d'activité notifié par la Caisse d'Allocations Familiales (CAF) du Nord. Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en juge unique, a rejeté la requête, confirmant le caractère indu du versement. Le tribunal a appliqué les articles L. 841-1, L. 842-3, L. 842-4 et R. 843-1 du code de la sécurité sociale pour déterminer que les revenus en litige, y compris une somme perçue pour création d'entreprise, devaient être intégrés dans le calcul des ressources du foyer.
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2405298
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé, se prononce sur une demande de provision liée à une infection nosocomiale. Le juge constate qu'un jugement au fond a déjà fixé définitivement l'indemnisation du requérant. Par conséquent, il estime qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la demande de provision (article R. 541-1 CJA) et rejette également la demande de frais (article L. 761-1 CJA).
Avocat : SICARD
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2602171
Le Tribunal administratif de Lille, statuant en référé, a rejeté la demande d’injonction au préfet du Nord d’héberger M. A... en urgence. Le juge a estimé que les nouveaux éléments produits (certificat médical et décision de la commission de médiation) ne suffisaient pas à caractériser une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale au sens de l’article L. 521-2 du code de justice administrative. En revanche, le requérant a été admis à titre provisoire au bénéfice de l’aide juridictionnelle.
Avocat : EKWALLA-MATHIEU
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2602184
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé, a ordonné au préfet du Nord de proposer un hébergement d'urgence à une mère isolée et son enfant mineur, considérant que leur situation de rue constituait une atteinte grave et illégale à une liberté fondamentale. Le juge a rejeté les arguments de l'administration, estimant que la condition d'urgence était remplie et que la carence dans l'accès à l'hébergement était établie. La décision s'appuie principalement sur l'article L. 521-2 du code de justice administrative et les dispositions du code de l'action sociale et des familles relatives à la protection de l'enfance et à l'hébergement des mères isolées.
Avocat : AUBERTIN
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2602198
Le Tribunal administratif de Lille, statuant en référé, donne acte du désistement des requérants concernant leur demande de suspension du refus d'attribution d'une salle communale pour une réunion électorale. Le juge constate que ce désistement est pur et simple, mettant ainsi fin à cette partie de l'instance. Il condamne néanmoins la commune de Villeneuve d'Ascq à verser aux requérants la somme de 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative pour les frais exposés.
Avocat : SCP SEBAN ET ASSOCIES
Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2600125
Le Tribunal administratif de Clermont-Ferrand rejette la requête de M. B... visant à contester des amendes fiscales, en raison de son irrecevabilité manifeste. Le requérant n'a pas produit, malgré une mise en demeure, la réclamation préalable obligatoire ou son accusé de réception, condition prévue par le livre des procédures fiscales. La juridiction fonde sa décision sur les articles R. 190-1 et R. 199-1 du livre des procédures fiscales et applique les dispositions de l'article R. 222-1 du code de justice administrative permettant le rejet par ordonnance des requêtes manifestement irrecevables non régularisées.
Avocat : KARTAL EMEL
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2305577
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a statué sur deux requêtes de la société Ocetho contestant des impositions de taxe foncière sur les propriétés bâties. Le litige principal portait sur la date d'achèvement des travaux de construction d'une zone commerciale, déterminante pour l'assujettissement à l'impôt en 2021 et pour le bénéfice d'une exonération partielle en 2022. Le tribunal a rejeté les demandes de la société, considérant que l'administration fiscale avait légalement retenu la date du 31 décembre 2019 comme date d'achèvement des bâtiments, conformément aux dispositions du code général des impôts.
Avocat : SELARL GRAND EST AVOCATS
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2600714
Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'un refus de titre de séjour et d'injonction de délivrance. Le juge constate que la requête au fond est irrecevable car dirigée contre une décision inexistante, ce qui empêche tout doute sérieux sur sa légalité au titre de l'article L. 521-1 du code de justice administratif. En conséquence, la condition d'urgence n'a pas à être examinée et la demande est rejetée.
Avocat : BLANVILLAIN
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2600755
Le Tribunal administratif de Strasbourg, statuant en référé-suspension, a rejeté la demande de M. B... visant à suspendre l'exécution de l'arrêté préfectoral refusant le renouvellement de son titre de séjour. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés par le requérant n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée, sans qu'il soit besoin d'examiner la condition d'urgence. La demande était fondée sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : L'ILL LEGAL
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2600848
Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé-suspension, a suspendu la décision du préfet du Bas-Rhin refusant le renouvellement du titre de séjour de Mme B... Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie et que les moyens tirés de la méconnaissance des articles L. 423-1 et L. 423-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers étaient de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La suspension est ordonnée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : L'ILL LEGAL
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2600905
Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'un arrêté municipal s'opposant à l'installation d'un container maritime. Le juge estime que les requérants n'ont pas soulevé de moyen créant un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative, permettant un rejet sans instruction lorsque la demande est manifestement mal fondée.
Avocat : SELARL AGÔN AVOCATS
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2600622
Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme C... visant à obtenir la transmission d'arrêtés statutaires et l'engagement de sa procédure de mise à la retraite. Le juge a estimé que la condition d'urgence, exigée par l'article L. 521-3 du code de justice administrative, n'était pas établie, la requérante n'ayant pas démontré que l'administration négligeait sa situation. Par conséquent, la demande de mesures provisoires a été jugée irrecevable.
Avocat : BETROM GAELLE
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2601183
Le Tribunal Administratif de Strasbourg rejette la demande d'injonction de communication de documents administratifs formée par un particulier contre Metz Métropole. Le juge des référés estime que la mesure sollicitée ferait obstacle à l'exécution d'une décision administrative, en l'occurrence un refus implicite de communication né du silence de la collectivité après un avis favorable de la CADA, conformément aux articles R. 343-4 et R. 343-5 du code des relations entre le public et l'administration. La demande est donc jugée irrecevable au titre de l'article L. 521-3 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2601218
Le Tribunal administratif de Strasbourg, statuant en référé, a rejeté la demande d'un ressortissant afghan visant à enjoindre au préfet du Bas-Rhin d'accélérer l'instruction de sa demande de titre de voyage. Le juge a considéré que, la demande ayant été déposée le 30 mars 2024, le silence gardé par l'administration pendant deux mois valait décision implicite de rejet en vertu des articles L. 231-1 et L. 231-4 du code des relations entre le public et l'administration. Dès lors, ordonner à l'administration d'avancer l'instruction ferait obstacle à l'exécution de cette décision implicite, ce qui est interdit par l'article L. 521-3 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2601239
Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé, rejette la demande d'injonction visant à contraindre le préfet à délivrer une carte de résident et un titre de voyage à un ressortissant russe bénéficiant du statut de réfugié. Le juge estime que le délai de traitement de la demande par l'administration, bien que long, ne caractérise pas en l'espèce l'urgence nécessaire pour prononcer une mesure provisoire sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative. La demande d'aide juridictionnelle provisoire est, en revanche, accordée.
Avocat : CANAL
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2602959
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé, a fait droit à la demande de la commune d’Aubenas en désignant un expert judiciaire. Cette demande, fondée sur l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation, vise à faire constater l'état d'un immeuble présentant un danger potentiel pour la sécurité publique. La mission de l'expert, définie par l'ordonnance, consiste à examiner le bâtiment, évaluer l'existence d'un danger imminent et proposer les mesures conservatoires nécessaires.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2306494
**Sujet principal** : La requête de la société Suez RV Méditerranée contestant son assujettissement à la taxe foncière sur les propriétés bâties pour les alvéoles de son installation de stockage de déchets non dangereux au titre des années 2021 et 2022. **Juridiction** : Le Tribunal Administratif de Marseille (6ème Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la demande de la société. Il considère que les alvéoles d'enfouissement, en tant que casiers de stockage constituant le support indispensable et pérenne de l'activité, sont des constructions entrant dans le champ d'application de la taxe foncière sur les propriétés bâties et ne peuvent bénéficier de l'exonération prévue pour les outillages. **Textes appliqués** : Les articles 1380, 1381, 1382 (11°), 1467 et 1495 du code général des impôts (CGI), ainsi que l'article 324 B de son annexe III, définissant le champ d'imposition et les règles d'évaluation pour la taxe foncière.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2306613
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté les requêtes de M. et Mme Bono et de la société Hôtel Terriciae, qui contestaient la déqualification par l'administration fiscale de certaines charges (indemnités kilométriques, frais de prospection, frais de carburant) en revenus distribués imposables. Le tribunal a jugé que les requérants n'apportaient pas la preuve que ces dépenses, profitant aux associés, constituaient des charges déductibles pour la société et non des distributions de bénéfices. La décision s'appuie sur les dispositions du code général des impôts relatives à la déductibilité des charges et à la qualification des revenus distribués.
Avocat : SELARL BAFFERT & ASSOCIES