Jurisprudence administrative
581 862 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
581 862
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
COUR ADMINISTRATIVE D'APPEL DE LYON — N° CAA69-26LY00081
Avocat : ANGLE DROIT AVOCATS
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604115
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, a examiné une demande de provision de M. B... contre l'État pour défaut de relogement. Le juge a reconnu que l'obligation de l'État n'était pas sérieusement contestable suite à la décision d'une commission de médiation, engageant ainsi sa responsabilité. Il a condamné l'État à verser une provision de 400 euros au requérant, en application des articles R. 541-1 du code de justice administrative et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation, et a accordé l'aide juridictionnelle provisoire.
Avocat : CHAMPEAU
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2205570
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête en excès de pouvoir de Mme A... G... visant à annuler plusieurs permis de construire et permis modificatifs délivrés par le maire de Saint-Sorlin-d’Arves pour la construction d'une villa. La juridiction a estimé que les moyens soulevés, concernant notamment les procédures d'instruction (consultations, avis) et la conformité au PLU et au code de l'urbanisme, n'étaient pas fondés ou ne pouvaient justifier l'annulation des actes attaqués. La demande d'allocation d'une somme d'argent a également été rejetée.
Avocat : SELARL HEINRICH AVOCATS
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2203493
Le Tribunal Administratif de Grenoble rejette la requête de Mme A... visant à annuler l'arrêté municipal d'opposition à sa déclaration préalable de division foncière. Le juge constate que le maire, en l'absence de document d'urbanisme en vigueur sur la commune, était en situation de compétence liée par l'avis conforme défavorable du préfet, conformément à l'article L. 422-5 du code de l'urbanisme. Dès lors, les moyens soulevés par la requérante, notamment le défaut de motivation et la méconnaissance de l'article L. 111-3 du code de l'urbanisme, sont écartés comme inopérants.
Avocat : SCP CDMF - AVOCATS AFFAIRES PUBLIQUES
Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2303227
Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la requête de l'association Défense des milieux aquatiques, qui demandait l'annulation du refus implicite de la préfète des Landes de réviser le mode d'instruction des licences de pêche professionnelle fluviale dans l'Adour. Le tribunal a jugé irrecevable le recours contre cette décision, considérant que la fixation des modalités d'instruction constitue une mesure d'organisation interne de l'administration, insusceptible de recours. Les textes applicables étaient le code de l'environnement et le code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2606212
Le Tribunal administratif de Paris, saisi en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la demande d'un ressortissant étranger visant à obtenir la délivrance d'un titre de séjour. Le juge a estimé que l'octroi d'un titre de séjour constituait une mesure définitive, excédant ainsi sa compétence en la matière qui se limite aux mesures provisoires justifiées par l'urgence. La requête a donc été jugée irrecevable.
Avocat : SIME
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2607148
Le Tribunal administratif de Paris a rejeté la demande de suspension en référé du rejet d'une demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas caractérisée, car la requérante disposait déjà d'un titre de séjour valide délivré en exécution d'un jugement antérieur. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : CABINET CENTAURE AVOCATS (SEL)
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2504558
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. B... visant à annuler l'arrêté préfectoral du 30 avril 2025 qui refusait un titre de séjour, ordonnait son départ du territoire et prononçait une interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a jugé que le signataire de l'arrêté était compétent, que la motivation était suffisante, et que les conditions pour l'obtention d'un titre de séjour exceptionnel au titre de l'article L. 435-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile n'étaient pas remplies. Les autres conclusions, dont la restitution du passeport et l'effacement du signalement Schengen, ont également été rejetées.
Avocat : NIAKATE
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2209883
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête d'une infirmière demandant l'annulation du refus de prise en charge, au titre d'un accident de service, de son arrêt de travail du 7 juillet au 15 septembre 2022. La juridiction a estimé, en application de l'article 21 bis de la loi du 13 juillet 1983, que l'état de santé de la requérante après le 7 juillet 2022 était dû à un état antérieur et n'avait plus de lien direct avec l'accident de service survenu le 28 juin 2021. Elle a fondé sa décision sur l'avis du médecin agréé, que la requérante n'a pas réussi à contredire.
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2603764
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, donne acte du désistement du requérant concernant sa demande de suspension et d'injonction liée au refus de renouvellement de sa carte professionnelle de sécurité. Le juge rejette le surplus des conclusions mais condamne néanmoins le Conseil national des activités privées de sécurité à verser au requérant 1 500 euros au titre des frais non compris dans les dépens, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. La décision principale attaquée n'est donc pas suspendue.
Avocat : AZINCOURT
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2603255
Le Tribunal administratif de Versailles, statuant en référé, a modifié une précédente injonction en raison de son inexécution par la préfète de l'Essonne. Le juge a assorti l'obligation de réexaminer la demande de titre de séjour d'un étranger et de lui délivrer une autorisation provisoire de travail d'une astreinte de 100 euros par jour de retard. Cette décision s'appuie sur l'article L. 521-4 du code de justice administrative, qui permet de modifier une mesure en présence d'un élément nouveau, en l'occurrence le défaut d'exécution de l'ordonnance initiale.
Avocat : ROCHICCIOLI
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2400028
Sujet principal : Recours en décharge de rappels de TVA et de pénalités pour une influenceuse exerçant en EIRL. Juridiction : Tribunal Administratif de Nice (formation de première chambre). Solution retenue : La requête est rejetée. Le tribunal écarte les moyens de la requérante, jugés imprécis ou non fondés, notamment ceux relatifs à une prétendue violation des droits de la défense, à la proportionnalité des impositions et à l'application du droit à l'erreur. Textes appliqués : Code général des impôts, Livre des procédures fiscales et Code de justice administrative (notamment l'article L. 761-1 relatif aux frais irrépétibles).
Avocat : PHILIP
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2602671
La décision concerne un recours en référé pour excès de pouvoir contre la procédure de passation d'un accord-cadre géotechnique. Le Tribunal Administratif de Marseille rejette la demande de la société Abo-Erg géotechnique, estimant que le pouvoir adjudicateur (SOLIDEO Alpes 2030) n'a pas méconnu ses obligations de définition précise du besoin et n'a pas commis d'erreur manifeste en rejetant l'offre comme anormalement basse. Le juge s'appuie sur les articles L. 551-1 du code de justice administrative et L. 2111-1, R. 2132-1, L. 2152-5 et L. 2152-6 du code de la commande publique.
Avocat : SELARL AMPLITUDE AVOCATS
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2603051
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d'un arrêté préfectoral refusant le renouvellement d'un titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, sans avoir à examiner l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision. La juridiction a toutefois admis le requérant au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire, en application de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991.
Avocat : COLAS
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2603055
Le Tribunal Administratif de Marseille a été saisi d'une demande de référé-suspension concernant le refus implicite de renouvellement d'une carte de séjour pluriannuelle "vie privée et familiale". Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, car un refus de renouvellement porte une atteinte grave et immédiate à la situation de l'étranger. La décision a été rendue sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, relatif à la suspension d'une décision administrative en cas d'urgence et de doute sérieux sur sa légalité.
Avocat : LLINARES
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2603833
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la demande de provision de Mme A... dans le cadre d'un référé. Le juge a estimé que l'obligation de l'État de la reloger, suite à une décision de la commission de médiation, n'était pas suffisamment établie comme "non sérieusement contestable" au sens de l'article R. 541-1 du code de justice administrative. Cette appréciation tient compte des éléments produits, notamment concernant le dépôt du dossier de candidature en réponse à une offre de logement.
Avocat : CHAMPEAU
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604073
**Sujet principal** : Demande d'une provision en référé pour préjudice lié à l'absence de relogement d'urgence par l'État. **Juridiction** : Tribunal administratif de Marseille (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés condamne l'État à verser à la requérante une provision de 400 euros. Il rejette sa demande d'admission à l'aide juridictionnelle provisoire et ne fait pas droit à sa demande de condamnation de l'État aux dépens. **Textes appliqués** : L'article R. 541-1 du code de justice administrative (conditions d'octroi d'une provision), ainsi que les articles L. 441-2-3 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation (cadre de l'obligation de relogement d'urgence et délais impartis au préfet).
Avocat : CHAMPEAU
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604216
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de délivrer une attestation de prolongation d'instruction autorisant le travail à un ressortissant tunisien demandant le renouvellement de son titre de séjour. Le juge a retenu l'urgence au sens de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, considérant que le silence de l'administration sur sa demande complète, alors qu'il est père de deux enfants français dont il a la charge, créait une situation préjudiciable. La décision s'appuie sur les articles L. 431-3 et R. 431-15-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et assortit l'injonction d'une astreinte.
Avocat : JULES
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604217
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de délivrer une attestation de prolongation d'instruction à une ressortissante tchadienne ayant demandé le renouvellement de son titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie et a appliqué les articles L. 521-3 du code de justice administrative et R. 431-15-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. Il a assorti son injonction d'une astreinte et a mis une somme à la charge de l'État au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : BALDÉ
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604226
Le Tribunal administratif de Marseille a rejeté la demande d'un étudiant marocain visant à enjoindre au préfet de le convoquer pour enregistrer sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a considéré que l'étranger, qui n'avait pas reçu son titre de séjour expiré, n'avait pas préalablement recouru aux dispositifs d'accompagnement et de solution de substitution prévus par l'article R. 431-2 du CESEDA et ses arrêtés d'application. Par conséquent, la condition d'urgence au sens de l'article L. 521-3 du code de justice administrative n'était pas établie pour justifier une injonction en référé.
Avocat : LENGLET