Jurisprudence administrative
97 018 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
97 018
Décisions totales
384 307
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2304291
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de la société Bee Happy, qui contestait un titre exécutoire émis par la communauté de communes Causses et Vallée de la Dordogne pour le recouvrement de 200 419 euros. La juridiction a accueilli la fin de non-recevoir soulevée par la défense, estimant que la requête était irrecevable car la société n'avait pas respecté la procédure de conciliation préalable obligatoire prévue à l'article 11 de la convention de mandat du 10 décembre 2020. En conséquence, le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de la société Bee Happy, sans examiner le bien-fondé des moyens soulevés.
Avocat : GOUTAL ALIBERT & ASSOCIES AVOCATS
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2401393
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de Mme F... B... contestant la décision du département de la Dordogne fixant à 600 euros par mois la participation globale des obligés alimentaires aux frais d'hébergement en EHPAD de son père. La requérante soutenait que cette somme, répartie entre quatre enfants (l'un étant lui-même bénéficiaire de l'aide sociale), était excessive au regard de sa situation financière, notamment son passage à la retraite. Le tribunal a rejeté la demande, considérant que la décision du département, fondée sur les articles L. 132-6 et R. 132-9 du code de l'action sociale et des familles, n'était pas entachée d'erreur d'appréciation. La solution retenue confirme le principe de la participation des débiteurs d'aliments, sans égard à la situation individuelle de chaque enfant, et maintient le montant global de 600 euros.
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2403052
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par Mme B... C... de trois requêtes contestant des indus de prime d'activité (majorée et simple) réclamés par la caisse d’allocations familiales de la Gironde pour les périodes de juillet 2021 à juin 2023, au motif que son concubinage n'était pas établi. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses demandes, jugeant que l'autorité de la chose jugée par un précédent jugement du 31 juillet 2025, qui avait déjà statué sur le bien-fondé de ces indus et sur une demande de remise gracieuse, faisait obstacle à un nouveau litige entre les mêmes parties et portant sur la même créance. En conséquence, les conclusions principales en décharge et subsidiaires en remise gracieuse ont été déclarées irrecevables, et les frais de justice ont été mis à la charge de la requérante.
Avocat : LAPLAGNE ET BROUILLOU-LAPORTE
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2403090
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en plein contentieux social, a examiné le recours de M. B... contestant le refus de lui attribuer le revenu de solidarité active (RSA) suite à sa démission de l'Éducation nationale. Le juge a rappelé que, saisi d'un tel litige, il lui appartient d'examiner les droits de l'intéressé en fonction de l'ensemble des circonstances de fait, et non les vices propres de la décision attaquée. La solution retenue est fondée sur les dispositions du code de l'action sociale et des familles, notamment ses articles L. 262-1 à L. 262-3.
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2403115
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A..., qui contestait la décision de la caisse de mutualité sociale agricole de Gironde de ne lui accorder qu'une remise partielle de 333,49 euros sur un indu de revenu de solidarité active de 666,99 euros. Le juge, statuant en plein contentieux, a estimé que le requérant ne justifiait pas d'une situation de précarité suffisante pour obtenir une remise totale, faute de preuves sur ses ressources et charges. La solution retenue s'appuie sur l'article L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles, qui permet une remise de dette en cas de bonne foi ou de précarité, conditions non remplies en l'espèce.
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2403190
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en plein contentieux sur la demande de Mme A..., a examiné sa demande de remise gracieuse totale d’un indu de prime d’activité de 2 469,54 euros. La requérante, parent isolé avec deux enfants, soutenait sa bonne foi et son incapacité à rembourser le reliquat de 1 852,15 euros. Le tribunal a reconnu sa bonne foi, faute de volonté de tromper l’administration, mais a estimé que sa situation de précarité n’était pas suffisamment justifiée au regard des charges alléguées. En conséquence, la requête a été rejetée, confirmant la remise partielle de 25% accordée par la commission de recours amiable de la CAF, sur le fondement du code de la sécurité sociale.
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2403407
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la demande de M. B... tendant à obtenir la remise gracieuse d’un indu de prime d’activité de 2 716,93 euros réclamé par la CAF de Lot-et-Garonne. Le juge a estimé que, bien que le requérant soit de bonne foi, il ne justifiait pas d’une situation de précarité suffisante pour être dans l’impossibilité de rembourser sa dette, notamment en sollicitant un étalement. La décision a été rendue sur le fondement des dispositions du code de la sécurité sociale et du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2202023
Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi par l'OPAC de Quimper Cornouaille d'un litige relatif à des désordres affectant un lotissement, imputés à la société Pigeon Bretagne Sud (entreprise de travaux) et à la société Le Bihan (maître d'œuvre). Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par la société Pigeon Bretagne Sud, considérant que la requête était recevable. Sur le fond, il a retenu la responsabilité contractuelle des deux sociétés pour manquements dans l'exécution de leurs missions, et les a condamnées in solidum à réaliser les travaux de reprise sous astreinte, ainsi qu'à verser des dommages et intérêts à l'OPAC. La solution s'appuie sur les principes de la responsabilité contractuelle en matière de marchés publics, sans référence à un texte spécifique autre que le code de justice administrative pour les dépens et frais.
Avocat : CAP
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2306895
Le Tribunal administratif de Grenoble rejette l'opposition formée par Mme B... contre une contrainte émise par la caisse d'allocations familiales de Vaucluse pour le recouvrement d'un indu de prime d'activité. La requérante contestait la dette en invoquant sa séparation d'avec son concubin et sa bonne foi. Le juge retient que l'indu concerne une période de vie commune non contestée, et que, conformément aux articles L. 842-1, L. 842-7 et R. 842-3 du code de la sécurité sociale, les concubins sont solidairement tenus au remboursement. Les circonstances postérieures à la vie commune sont sans incidence sur le bien-fondé de la créance.
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2307533
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a examiné la demande de M. B... contestant le refus de la caisse d'allocations familiales de la Drôme de lui accorder une remise gracieuse sur deux indus : une aide personnalisée au logement (APL) et une prime d'activité. Le tribunal a constaté que l'indu d'APL avait été intégralement remboursé, rendant les conclusions sur ce point sans objet. Concernant la prime d'activité, le juge a estimé que, malgré la bonne foi non remise en cause du requérant, sa situation financière (revenus mensuels de 2 718 euros, quotient familial de 1 585 euros) ne caractérisait pas une précarité justifiant une remise gracieuse, en application des principes du code de la sécurité sociale et du code de la construction et de l'habitation. La requête a donc été rejetée pour le surplus.
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2308431
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a pris acte du désistement pur et simple de Mme B... C... de son recours en plein contentieux dirigé contre une décision de la caisse d’allocations familiales de la Drôme confirmant un indu d’aide personnelle au logement de 97 euros. Aucune disposition du code de justice administrative ne s’opposant à ce désistement, le tribunal en a donné acte par un jugement du 4 février 2026.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2206512
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par le ministre de la culture et l’École nationale supérieure d’architecture de Nantes (ENSA Nantes) d’une requête en plein contentieux visant à obtenir la condamnation in solidum de plusieurs constructeurs et maîtres d’œuvre à réparer divers désordres affectant le siège de l’école, notamment des infiltrations et des défauts structurels. La juridiction a examiné les demandes de réparation pour plusieurs désordres distincts, sollicitant le versement de sommes allant de 80 euros à plus de 350 000 euros, assorties des intérêts légaux et de leur capitalisation. La solution retenue par le tribunal n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais la décision s’inscrit dans le cadre de la responsabilité contractuelle des constructeurs, fondée sur les principes du droit administratif des contrats publics et les obligations de garantie décennale. Les textes appliqués incluent potentiellement les articles du code civil relatifs à la responsabilité contractuelle et les principes jurisprudentiels en matière de marchés publics.
Avocat : AVOXA NANTES
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2309315
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par M. B... pour contester une facture de pénalités de 96,92 euros émise par la communauté d’agglomération de Laval pour un refus de contrôle du service public d'assainissement non collectif. Le tribunal a examiné sa compétence et a rappelé que le service public d'eau et d'assainissement est un service public industriel et commercial (SPIC) en vertu de l'article L. 2224-11 du code général des collectivités territoriales. En conséquence, le litige relatif à la redevance ou à ses majorations, comme en l'espèce, relève de la compétence de la juridiction judiciaire, et non administrative. La requête a donc été rejetée comme portée devant un ordre de juridiction incompétent.
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2500205
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en plein contentieux, a rejeté la requête de M. B... visant à obtenir l'annulation du rejet de sa demande de remise gracieuse d'indu de prime d'activité et d'aide au logement. Le juge a estimé que le requérant, qui ne contestait pas les sommes dues, n'apportait pas la preuve d'une situation de précarité justifiant une telle remise, notamment en ne produisant pas d'éléments sur ses ressources et charges actuelles. La décision s'appuie sur les principes applicables au contentieux de la remise gracieuse, relevant que le juge se substitue à l'administration pour apprécier les conditions de précarité et de bonne foi.
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2500451
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en urgence, a rejeté la requête de M. A... qui contestait un recouvrement de 701 euros d'allocation de logement sociale. Le juge a estimé que la caisse d'allocations familiales avait légalement recalculé le droit suite à la reprise d'une activité salariée par le requérant durant l'été 2023. Cette reprise d'activité a entraîné la fin du bénéfice du forfait étudiant (article R. 822-20 du code de la construction et de l'habitation) et de l'abattement sur les ressources pour chômeurs (article R. 822-14 du même code), justifiant l'indu.
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2500569
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en juge unique des référés, rejette les requêtes de Mme B... visant à obtenir la remise gracieuse d'indus d'aide personnelle au logement et de prime d'activité. Le juge, exerçant son plein contrôle contentieux, estime que la requérante, qui invoque des difficultés financières, n'apporte pas la preuve d'une situation de précarité justifiant la remise du solde restant dû (84,20 €). La décision s'appuie sur les principes généraux du contentieux administratif et les règles applicables aux prestations sociales.
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2500664
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en juge unique des référés, a rejeté la demande de M. B... A... visant à annuler le rejet de sa demande de remise gracieuse d'un trop-perçu de RSA. Le juge a constaté que l'indu de 11 394,72 euros provenait de l'omission volontaire et répétée de déclarer son mariage et les revenus de son épouse, ce qui constitue une fausse déclaration. En application de l'article L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles, une telle fraude fait obstacle à la remise gracieuse, quelle que soit la situation de l'allocataire.
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2500859
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en juge unique des référés, a rejeté la demande de M. A... visant à obtenir la remise gracieuse d'un trop-perçu d'aide personnelle au logement (APL). Le juge, exerçant son plein contentieux, a estimé que le requérant n'apportait pas la preuve d'une situation de précarité justifiant cette remise, notamment en ne produisant pas d'éléments sur ses ressources et charges actuelles pour apprécier sa capacité à rembourser le solde de 681,71 euros. La décision s'appuie sur les principes jurisprudentiels régissant la remise gracieuse des indus d'APL et les articles du code de la construction et de l'habitation.
Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2600101
Le Tribunal Administratif de Nancy a été saisi d'une demande d'expulsion immédiate, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, visant les occupants sans titre d'une aire d'accueil pour gens du voyage à Épinal. Le requérant, la communauté d’agglomération d’Épinal, s'est ultérieurement désisté de sa demande. Le juge des référés a donc donné acte de ce désistement pur et simple, mettant fin à la procédure.
Avocat : GERARDIN
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2509685
Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par M. A... d'une demande d'injonction visant à obtenir la délivrance d'un récépissé de renouvellement de titre de séjour. En cours d'instance, le préfet de la Moselle a délivré à l'intéressé une attestation de prolongation d'instruction valable jusqu'au 25 février 2026. Le tribunal a constaté que cette délivrance rendait sans objet les conclusions principales de la requête et a prononcé un non-lieu à statuer sur celles-ci. Il a également rejeté les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : SELARL AXIO AVOCATS