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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

96 903 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

96 903

Décisions totales

383 581

Ordonnances

339 227

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionPlein contentieuxEffacer tout
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2315355

Le Tribunal Administratif de Paris rejette la demande de décharge de l'Imposition Forfaitaire sur les Entreprises de Réseaux (IFER) sur les stations radioélectriques présentée par la société Bouygues Télécom pour les années 2020 à 2022. La juridiction estime que l'IFER, instituée par l'article 1519 H du code général des impôts, constitue une taxe administrative conforme aux directives européennes 2002/20/CE et 2018/1972, car elle vise à couvrir les coûts administratifs liés à la gestion des autorisations et des droits d'utilisation des fréquences. Le tribunal considère que cette imposition est proportionnée et ne porte pas atteinte au principe de neutralité concurrentielle.

Avocat : CABINET CMS FRANCIS LEFEBVRE

3 février 2026• 2e Section - 1re Chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2316747

**Sujet principal** : Une agente publique de la Ville de Paris demande réparation pour des préjudices qu'elle estime avoir subis en raison de harcèlement moral et de discriminations liées à son statut de travailleur handicapé. **Juridiction** : Le Tribunal Administratif de Paris (2e Section - 1re Chambre), statuant en plein contentieux. **Solution retenue** : Le tribunal rejette la demande d'indemnisation de la requérante. Il considère que les éléments produits (notamment des échanges de courriels) ne permettent pas d'établir l'existence des agissements répétés de harcèlement moral allégués, qui doivent excéder l'exercice normal du pouvoir hiérarchique. **Textes appliqués** : L'article L. 134-5 et l'article L. 133-2 du code général de la fonction publique (codifiant l'article 6 quinquies de la loi n°83-634 du 13 juillet 1983), relatifs à l'obligation de protection de l'agent public et à la définition du harcèlement moral.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : CABINET ARTEMONT (AARPI)

3 février 2026• 2e Section - 1re Chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2404899

Le Tribunal Administratif de Paris a jugé une demande de décharge de la taxe sur les logements vacants pour l'année 2023. Le requérant a démontré, par la production d'un bail et d'inventaires, que le logement avait été occupé plus de 90 jours consécutifs durant la période de référence. En application de l'article 232 du code général des impôts, le tribunal a fait droit à sa demande principale mais a rejeté sa demande d'allocation pour frais de procédure.

3 février 2026• 2e Section - 1re Chambre
TA76Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2502203

Le Tribunal Administratif de Rouen rejette la demande de M. A... visant à réduire son obligation de payer une dette fiscale. Le sujet principal est la contestation d'une majoration de 10% pour paiement tardif appliquée sur des impositions supplémentaires d'impôt sur le revenu. La juridiction estime que le sursis de paiement avait pris fin et que le comptable public a correctement appliqué la majoration légale prévue par l'article 1730 du code général des impôts.

3 février 2026• 1 ère Chambre
TA76Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2600377

Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en référé, a été saisi par une requérante demandant l’injonction au préfet de procéder à l’examen de sa demande de renouvellement de titre de séjour ou de lui délivrer un récépissé. Le juge a constaté que la demande de renouvellement était désormais en cours d’instruction, rendant la première conclusion sans objet. Il a également relevé qu’une attestation de prolongation d’instruction valide avait déjà été délivrée, privant la seconde conclusion d’utilité. En application de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, le juge a donc ordonné qu’il n’y avait pas lieu de statuer sur la première demande et a rejeté le surplus de la requête.

3 février 2026
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2208382

La requérante conteste devant le Tribunal Administratif de Melun deux titres de perception émis pour recouvrer des trop-perçus de salaire liés à son placement en disponibilité d'office. Le tribunal a jugé la requête irrecevable, car la requérante n'a pas exercé le recours administratif préalable obligatoire devant le comptable public, tel que prévu par l'article 118 du décret n°2012-1246 du 7 novembre 2012. En conséquence, sa demande de décharge des sommes réclamées n'a pas été examinée au fond.

Avocat : GONIDEC

3 février 2026• 6ème chambre
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2402110

Le Tribunal Administratif de Melun a statué sur une demande d'indemnisation suite au décès de Ludwik B. après une coloscopie ayant entraîné une perforation du côlon. La requérante, Mme C. B., a finalement dirigé ses conclusions uniquement contre l'ONIAM, après un désistement à l'encontre de l'établissement de santé (GHEF) suite à un accord amiable. Le tribunal a condamné l'ONIAM à indemniser la victime et sa famille au titre de la solidarité nationale pour un accident médical non fautif, en application des articles L. 1142-1 du code de la santé publique et L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : SELARLU KSENTINE

3 février 2026• 1ère chambre
CEDécision• Plein contentieux

Conseil d'État — N° 507488

Avocat : SARL MATUCHANSKY, POUPOT, VALDELIEVRE, RAMEIX

2 février 2026ECLI:FR:CECHR:2026:507488.20260202• 2ème et 7ème chambres réunies
TA30Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2501147

Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant en plein contentieux social, a rejeté la requête de M. A... D... contestant la décision du 18 mars 2025 par laquelle la présidente du conseil départemental du Gard a confirmé un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 2 213,08 euros pour la période de juin à septembre 2024 et refusé une remise gracieuse. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence, d’insuffisance de motivation et de vice de procédure, jugeant que la décision était régulière. Sur le fond, il a estimé que l’administration n’avait commis aucune erreur fautive et que M. A... D..., étudiant de 31 ans, ne remplissait pas les conditions pour bénéficier du RSA, sa bourse étudiante ne constituant pas un revenu d’activité. La solution retenue s’appuie sur les articles L. 262-46 du code de l’action sociale et des familles et L. 211-5 du code des relations entre le public et l’administration.

Avocat : DIDIER

2 février 2026• Pôle contentieux sociaux
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2600597

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de provision de 33 600 euros présentée par Mme B... au titre de l’aide « Ma Prim Rénov » de l’Agence nationale de l’habitat (ANAH). Le juge a estimé que la requête était irrecevable, faute pour la requérante ou son mandataire d’avoir préalablement adressé à l’ANAH une demande de paiement, condition prévue par l’article R. 421-1 du code de justice administrative pour lier le contentieux indemnitaire. En l’absence de cette décision administrative préalable, l’obligation de l’administration n’était pas établie, et la demande de provision fondée sur l’article R. 541-1 du même code a été rejetée.

Avocat : GIBOIRE

2 février 2026
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2500817

Le Tribunal Administratif de Nantes a statué sur une demande d'indemnisation d'un fonctionnaire de police victime d'un accident de service (stress post-traumatique) suite aux attentats du 13 novembre 2015. Le tribunal a reconnu la responsabilité sans faute de l'État, fondée sur la reconnaissance préalable de l'imputabilité au service, et a alloué une indemnisation pour les préjudices subis, en se référant notamment aux articles L. 27 et L. 28 du code des pensions civiles et militaires de retraite. La juridiction a fixé le montant de la réparation en appliquant les règles forfaitaires de ce code pour les pertes de revenus, tout en évaluant séparément et en accordant des indemnités pour d'autres préjudices extra-patrimoniaux (déficit fonctionnel, souffrances endurées).

Avocat : SCP CHERRIER BODINEAU

2 février 2026• 10ème chambre
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2601939

Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a été saisi par une communauté de communes pour la désignation d'un expert concernant un immeuble et des terrains présentant des risques. Le juge a fait droit à la demande pour l'immeuble bâti, en appliquant l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation, et a ordonné une expertise pour constater son état et proposer des mesures. En revanche, il a rejeté la demande concernant les terrains non bâtis, estimant que ce cas relevait des pouvoirs de police du maire sur le fondement de l'article L. 2213-25 du code général des collectivités territoriales.

2 février 2026
TA45Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2503818

Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en juge unique des référés, rejette la requête de M. B... visant à annuler la décision du ministre de l'intérieur constatant la perte de validité de son permis de conduire. Le tribunal estime que le recours est irrecevable pour tardiveté, la notification de la décision attaquée étant régulière, comme l'établit l'avis de réception postal indiquant un avis de passage déposé le 19 août 2024. La juridiction fonde sa décision sur les articles R. 421-1 et R. 421-5 du code de justice administrative relatifs aux délais de recours.

Avocat : COHEN

2 février 2026• URGENCES -JUGE UNIQUE
TA45Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2504531

Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... qui contestait la décision ministérielle constatant la perte de validité de son permis de conduire pour solde de points nul. Le tribunal a jugé que les décisions de retrait de points étaient légales, car la réalité des infractions était établie par le paiement des amendes forfaitaires, entraînant le retrait de plein droit des points. Il a également estimé que l'absence de réception de l'information préalable prévue par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route, invoquée par le requérant, ne constituait pas un vice de procédure de nature à entacher d'illégalité les retraits de points en l'espèce.

Avocat : DE CAUMONT

2 février 2026• URGENCES -JUGE UNIQUE
TA45Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2504802

Le Tribunal Administratif d'Orléans a statué sur un recours visant l'annulation de la perte de validité d'un permis de conduire et de retraits de points. Le tribunal a jugé qu'une partie des conclusions était devenue sans objet, le permis ayant été rétabli et certains points restitués après l'introduction de la requête. Sur le fond, il a rejeté la demande, considérant que la réalité de l'infraction du 20 septembre 2024 était légalement établie par le paiement de l'amende forfaitaire, conformément aux articles L. 223-1, L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route.

Avocat : COHEN

2 février 2026• URGENCES -JUGE UNIQUE
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2400081

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en plein contentieux, a rejeté la demande de décharge d'imposition de Mme C... D... concernant des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour l'année 2018. Le tribunal a jugé que la requérante, bien que mariée sous le régime de la séparation de biens et ne vivant plus sous le même toit que son conjoint depuis 2016, n'avait pas apporté la preuve suffisante que cette séparation de résidence avait un caractère définitif et non temporaire, condition requise par l'article 6 du code général des impôts pour bénéficier d'une imposition distincte. La juridiction a également rejeté la demande d'allocation au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : CHALLENGES AVOCATS

2 février 2026• 9ème chambre
TA30Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2501262

Le Tribunal Administratif de Nîmes a examiné la requête de Mme C... contestant la décision du 24 mars 2025 par laquelle la présidente du conseil départemental de Vaucluse a confirmé un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 349,29 euros pour septembre 2024 et refusé le bénéfice de cette allocation. La requérante soutenait ne pas avoir reçu la convocation à un rendez-vous d'orientation et contester les ressources prises en compte. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que l'indu résultait de la prise en compte de l'ensemble des ressources du foyer conformément aux articles L. 262-2, L. 262-3 et R. 262-6 du code de l'action sociale et des familles. La solution retenue confirme la légalité de la récupération de l'indu et du refus d'octroi du RSA.

2 février 2026• Pôle contentieux sociaux
TA34Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2300372

Le Tribunal Administratif de Montpellier a été saisi par le Cérema, un établissement public administratif, d’une demande en décharge de la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE) et de la cotisation foncière des entreprises (CFE) pour les années 2021 et 2022. Le requérant soutenait que son activité commerciale, accessoire à sa mission principale de service public, ne relevait pas du champ d’application de l’article 1447 du code général des impôts. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que l’activité accessoire exercée dans le champ concurrentiel était suffisante pour soumettre l’établissement à ces impositions, conformément aux dispositions des articles 1447 et 1654 du code général des impôts.

2 février 2026• 2ème chambre
TA78Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2308274

La société Faircraft contestait devant le Tribunal Administratif de Versailles le refus partiel de son crédit d’impôt recherche (CIR) pour 2022, concernant notamment la prise en compte de la rémunération d’un dirigeant assimilé à un chercheur et de certaines sous-traitances. Le tribunal a rejeté sa demande, considérant que le dirigeant ne pouvait être assimilé à un chercheur salarié au sens de l’article 244 quater B du CGI et que les factures litigieuses ne justifiaient pas de travaux de R&D éligibles.

Avocat : SELARLU FRANCK LE MENTEC AVOCAT

2 février 2026• 5ème chambre
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2504844

Le Tribunal Administratif de Lille rejette la demande de provision formée par la société Émile Fournier et fils contre la région Hauts-de-France. Le juge des référés estime que l'existence de la créance est sérieusement contestable, car la société n'a pas respecté les conditions d'éligibilité des dépenses, notamment l'obligation de produire une convention tripartite pour un contrat de crédit-bail. La décision de déchéance et de remboursement prise par la région est ainsi fondée sur le non-respect des règles fixées par le décret et l'arrêté du 8 mars 2016 relatifs aux fonds européens.

Avocat : SCP BIGNON LEBRAY & ASSOCIES

2 février 2026