Jurisprudence administrative
187 182 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
187 182
Décisions totales
384 134
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2303930
Le Tribunal Administratif de Nice rejette la demande de l'association Camera di Commercio Italiana di Nizza, qui contestait des rappels de TVA pour la période 2012-2015. La juridiction estime que l'association, dont l'activité principale n'est pas lucrative, n'a pas démontré tenir une comptabilité distincte pour son activité accessoire imposable, condition nécessaire pour bénéficier du droit à déduction de la TVA. La décision s'appuie sur les dispositions du code général des impôts relatives au champ d'application de la TVA, aux exonérations pour les organismes d'utilité générale et aux règles de déduction.
Avocat : SCP POMMIER-COHEN & ASSOCIES
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2305279
**Sujet principal** : Recours en décharge d'impositions supplémentaires et de pénalités fiscales au titre des années 2018 et 2019, contestant la régularité de la procédure et la qualification de revenus. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Nice (formation de première chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette les conclusions des requérants. Il estime que la procédure de contrôle fiscal est régulière, l'adresse utilisée par l'administration ayant été validée par le contribuable, et que les sommes en litige sont constitutives de revenus imposables. La majoration de 40% pour manquement délibéré est également confirmée. **Textes appliqués** : Articles L. 69 et L. 48 du Livre des Procédures Fiscales (LPF), et article 1729 du Code Général des Impôts (CGI) concernant la procédure de taxation d'office et les majorations.
Avocat : ROSSI
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2600228
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de Mme B... A..., épouse D..., qui contestait la régularité de plusieurs mises en demeure de payer des impôts locaux et audiovisuels (taxe d'habitation et contribution à l'audiovisuel public) pour les années 2015 à 2019. Le tribunal a jugé que les irrégularités formelles alléguées dans les actes de recouvrement (notamment l'absence de mention d'un délai avant poursuites) n'étaient pas de nature à entraîner leur annulation. Il a également écarté le moyen tiré de la prescription quadriennale de l'action en recouvrement, prévue à l'article L.274 du livre des procédures fiscales.
Avocat : GERVAL
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2600451
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé, a ordonné au préfet des Alpes-Maritimes de délivrer un récépissé avec autorisation de travail à une ressortissante algérienne ayant déposé une demande de titre de séjour. Le juge a retenu l'urgence et l'utilité de la mesure, fondant sa décision sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et R. 431-12 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers. Il a également condamné l'État à verser 500 euros à la requérante au titre des frais exposés.
Avocat : DIASPARRA JUSTINE
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2600528
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé, a enjoint au préfet des Alpes-Maritimes de délivrer un récépissé de demande de titre de séjour à un étudiant étranger. Le juge a estimé que l'administration, en ne délivrant pas ce document malgré un dossier complet, plaçait le requérant dans une situation d'urgence justifiant une mesure provisoire. La décision s'appuie sur l'article L. 521-3 du code de justice administrative et l'article R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers.
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2600913
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la demande de suspension du préfet des Alpes-Maritimes visant un arrêté municipal ordonnant des travaux d'urgence sur une route départementale. Le juge des référés a estimé que le moyen tiré de l'absence de base légale ne créait pas un doute sérieux sur la légalité de l'acte, le maire pouvant invoquer ses pouvoirs de police générale (article L. 2212-2 5° du CGCT) face à une carence du département dans l'exercice de sa police spéciale de la voirie. La décision applique les articles L. 2131-6 du CGCT et L. 554-1 du CJA.
Avocat : GRAVEREAUX
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2507746
**Sujet principal** : Demande d'injonction de relogement dans le cadre du droit au logement opposable (DALO). **Juridiction** : Tribunal administratif de Nice (statuant par ordonnance en référé). **Solution retenue** : Le tribunal ordonne au préfet des Alpes-Maritimes de procéder au relogement de la requérante, constatant l'absence d'offre adaptée dans le délai légal. **Textes appliqués** : Articles L. 441-2-3-1 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation, ainsi que les articles R. 778-1 et R. 778-2 du code de justice administrative, qui imposent à l'État une obligation de résultat et au juge d'enjoindre le relogement lorsque les conditions sont remplies.
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2507750
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé, a été saisi par un requérant prioritaire au titre du droit au logement opposable (DALO) qui n'avait pas reçu d'offre de logement adaptée dans le délai légal. Constatant l'absence de proposition conforme aux besoins reconnus par la commission de médiation, le juge a enjoint au préfet des Alpes-Maritimes de procéder au relogement du demandeur. Cette injonction est fondée sur les articles L. 441-2-3-1 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation, qui imposent à l'État une obligation de résultat.
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2600370
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en urgence, a été saisi par une requérante prioritaire au titre du droit au logement opposable (DALO). Constatant qu'aucune offre de logement adaptée ne lui avait été faite dans le délai de six mois suivant la décision de la commission de médiation, le tribunal a enjoint au préfet des Alpes-Maritimes de procéder à son relogement. Cette injonction est assortie d'une astreinte provisoire, appliquant les articles L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation et R. 778-1 du code de justice administrative.
Avocat : RICCIOTTI GIORGIA
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2600218
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en urgence, a ordonné au préfet des Alpes-Maritimes de procéder au relogement de Mme B..., reconnue prioritaire et devant être logée d'urgence. Le juge a constaté qu'aucune offre de logement adapté (T1 avec ascenseur) ne lui avait été faite dans le délai de six mois suivant la décision de la commission de médiation, en violation des articles L. 441-2-3-1 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation. L'État est ainsi tenu à une obligation de résultat en matière de droit au logement opposable (DALO).
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2600238
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en urgence, a ordonné au préfet des Alpes-Maritimes de procéder au relogement de Mme C... dans un logement adapté à ses besoins (type T3). Le juge a constaté qu'aucune offre conforme n'avait été faite dans le délai de six mois suivant la décision de la commission de médiation la reconnaissant prioritaire et devant être logée d'urgence. Cette injonction, qui peut être assortie d'une astreinte, est fondée sur les articles L. 441-2-3-1 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation, qui imposent à l'État une obligation de résultat en matière de droit au logement opposable (DALO).
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2600239
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé, a été saisi par un requérant prioritaire au titre du droit au logement opposable (DALO). Constatant qu'aucune offre de logement adaptée (type T4) ne lui avait été faite dans le délai de six mois suivant la décision de la commission de médiation, le tribunal a enjoint au préfet des Alpes-Maritimes de procéder à son relogement. Cette injonction est fondée sur les articles L. 441-2-3-1 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation, qui imposent à l'État une obligation de résultat en la matière.
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2600257
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé, a été saisi par une requérante prioritaire au titre du droit au logement opposable (DALO). Constatant qu'aucune offre de logement adaptée ne lui avait été faite dans le délai légal de six mois suivant la décision de la commission de médiation, le tribunal a enjoint au préfet des Alpes-Maritimes de procéder à son relogement. Cette injonction, assortie d'une astreinte, est fondée sur les articles L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation et R. 778-1 du code de justice administrative, qui imposent à l'État une obligation de résultat en la matière.
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2600258
**Sujet principal** : Demande d'injonction de relogement d'une personne reconnue prioritaire et devant être logée d'urgence. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Nice (statuant par ordonnance en référé). **Solution retenue** : Le tribunal va enjoindre au préfet des Alpes-Maritimes de procéder au relogement de la requérante, sous astreinte, car l'État n'a pas satisfait à son obligation de résultat. **Textes appliqués** : L'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation (obligation de résultat de l'État et pouvoir d'injonction du juge), l'article R. 441-16-1 du même code (délai de six mois pour la proposition de logement), et les articles R. 778-1 et R. 778-2 du code de justice administrative (procédure contentieuse).
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2600312
Le Tribunal administratif de Nice, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'invalidation du permis de conduire pour solde de points nul. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas établie, au regard de la gravité et du caractère répété des infractions commises par le requérant et des exigences de sécurité routière. La décision est rendue en application des articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Avocat : SJ2A
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2600313
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en urgence, a ordonné au préfet des Alpes-Maritimes de procéder au relogement de la requérante. Le juge a constaté qu'aucune offre de logement adaptée (type T4) n'avait été faite à l'intéressée dans le délai de six mois suivant sa reconnaissance comme prioritaire et devant être logée d'urgence par la commission de médiation. Cette injonction, qui peut être assortie d'une astreinte, est fondée sur les articles L. 441-2-3-1 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation, qui imposent à l'État une obligation de résultat en matière de droit au logement opposable (DALO).
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2601525
Le Tribunal administratif de Nice, statuant en référé-liberté, a rejeté la requête de plusieurs associations demandant des injonctions contre le préfet des Alpes-Maritimes concernant les conditions d'accueil et les procédures appliquées aux étrangers aux postes frontaliers de Menton et Montgenèvre. Le juge a estimé que les éléments produits ne démontraient pas l'existence d'une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale justifiant une mesure d'urgence. La décision s'appuie sur les articles L. 521-2 du code de justice administrative et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) relatives aux vérifications du droit au séjour.
Avocat : OLOUMI AVOCATS ASSOCIES
Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2600796
Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé-liberté, a rejeté la demande de suspension d'un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le juge a estimé que le requérant n'apportait pas la preuve d'une atteinte grave et manifestement illégale à sa vie privée et familiale ou à l'intérêt supérieur de son enfant. La décision s'appuie sur les articles L. 521-2 et L. 522-3 du code de justice administrative, ainsi que sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : MOREL JEAN JACQUES
Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2600797
Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé-liberté, a rejeté la demande de suspension d'un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le juge a estimé que la requérante n'avait pas apporté d'éléments suffisants pour établir que cette mesure portait une atteinte grave et manifestement illégale à son droit au respect de la vie privée et familiale, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La requête a donc été jugée mal fondée et rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
Avocat : CENTAURE AVOCATS
Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2600798
Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé-liberté (article L. 521-2 du CJA), a rejeté la requête de Mme B... visant à suspendre un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, considérant que la requérante n'établissait pas l'existence d'une atteinte grave et manifestement illégale à sa vie privée et familiale (article 8 de la CEDH). Par conséquent, la demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle a également été rejetée.
Avocat : CENTAURE AVOCATS