Jurisprudence administrative
187 182 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
187 182
Décisions totales
384 134
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2304449
**Sujet principal** : Demande d'indemnisation pour heures supplémentaires impayées par un agent technique du ministère de la défense. **Juridiction** : Tribunal administratif d'Orléans (formation de première chambre). **Solution retenue** : Le tribunal a rejeté la requête. Il a jugé que l'agent, relevant d'un régime dérogatoire spécifique (décret n° 2002-670) pour les agents de sécurité, ne pouvait prétendre au paiement d'heures supplémentaires dès lors que son temps de travail, organisé en cycles, restait conforme à la durée annuelle légale et que les dépassements occasionnels étaient compensés par des repos. **Textes appliqués** : Décret n° 2000-815 du 25 août 2000 (durée du travail dans la fonction publique) et décret n° 2002-670 du 24 avril 2002 (régime dérogatoire pour les agents de sécurité du ministère de la défense).
Avocat : PONCHET
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2401883
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme D... visant à annuler un titre de perception émis pour un indu de rémunération et à obtenir réparation pour des carences administratives dans la gestion de sa solde et de sa retraite. Le tribunal a jugé que le titre de perception était régulier, notamment en ce qui concerne la signature de l'ordonnateur et la précision des bases de liquidation, et que la créance n'était pas prescrite. Il a également estimé que les délais et les éventuelles erreurs dans la liquidation de la pension ne constituaient pas une faute de nature à engager la responsabilité de l'Etat. La décision s'appuie sur les dispositions du décret n° 2012-1246 relatif à la gestion budgétaire et comptable publique et de la loi du 12 avril 2000 relative aux droits des citoyens dans leurs relations avec les administrations.
Avocat : SELARL MDMH
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2402145
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la demande d'indemnisation de Mme B... à l'encontre de la métropole d'Orléans pour une chute sur un escalier public. La juridiction a jugé que, malgré l'existence d'une marche fendue et l'absence de main-courante, l'état défectueux de l'ouvrage était parfaitement visible et que la victime avait fait preuve d'imprudence en l'empruntant alors qu'elle en connaissait l'état et que d'autres accès étaient disponibles. La responsabilité de la collectivité pour défaut d'entretien normal n'a donc pas été retenue.
Avocat : SCP GUILLAUMA PESME
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2305186
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant par ordonnance, constate un non-lieu à statuer sur la requête principale. Le litige portait sur l'annulation de titres de recette émis par le centre hospitalier de Blois, mais ces titres ont été retirés après l'introduction du recours, rendant la demande sans objet. La juridiction rejette également les conclusions du requérant relatives aux frais, le défendeur y ayant renoncé, et s'appuie sur les articles R. 222-1 et L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : CENTAURE AVOCATS
Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2302910
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a été saisi par la société Bouygues Travaux Publics Régions France, qui demandait la condamnation de la société Safège, maître d'œuvre, à payer environ 1,38 million d'euros pour des préjudices liés à des fautes dans la conception d'un projet de rénovation de digues. Le tribunal a rejeté la majeure partie des demandes de Bouygues TPRF, considérant que les sujétions invoquées (comme le déplacement de réseaux) étaient prévues au contrat ou que les délais allégués n'étaient pas imputables à une faute caractérisée de la maîtrise d'œuvre. La juridiction a appliqué les principes du droit de la responsabilité contractuelle et quasi-délictuelle, ainsi que les dispositions du code de la commande publique concernant l'exécution des marchés de travaux.
Avocat : CABINET CABANES
Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2402817
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de Mme B... visant à annuler la décision de la commission de médiation de l'Aube qui avait refusé de la reconnaître comme prioritaire pour un logement d'urgence. Le tribunal a jugé que son logement actuel était adapté et que son refus antérieur d'une proposition de relogement, fondé sur la seule proximité de "quartiers peu fréquentables", n'était pas justifié. La décision s'appuie sur les articles L. 300-1, L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l'habitation, qui encadrent le droit au logement et les conditions de reconnaissance en priorité.
Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2600324
**Sujet principal** : Demande d'injonction pour délivrance d'un récépissé de séjour à une étrangère dont les demandes de titre de séjour sont restées sans réponse explicite. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Nancy (juge des référés). **Solution retenue** : Le juge accorde l'aide juridictionnelle provisoire à la requérante. En revanche, il rejette sa demande d'injonction de délivrer un récépissé, estimant que le silence gardé par la préfecture sur ses demandes a fait naître des décisions implicites de rejet, rendant la mesure inutile. **Textes appliqués** : Article L. 521-3 du code de justice administrative (référé mesures utiles), articles R. 431-12, R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (récépissé et décision implicite de rejet), et l'article 61 du décret n°2020-1717 du 28 décembre 2020 (aide juridictionnelle provisoire).
Avocat : HALIL
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2205303
**Sujet principal** : Contestation par une contribuable de la réintégration fiscale d'une indemnité d'éviction versée entre sociétés liées dans le calcul d'une plus-value immobilière. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Lille (4ème Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la demande de décharge des impositions. Il considère que l'indemnité d'éviction versée par la SCI (vendeuse) à la société locataire, dont les associés sont identiques, constitue une charge non déductible du prix de cession, car elle ne présente pas le caractère d'une dépense nécessaire à la vente et procède d'une simple redistribution de patrimoine au sein d'un même groupe familial. **Textes appliqués** : Articles 150 U, 150 V et 150 VA du Code Général des Impôts (CGI) relatifs au régime des plus-values immobilières.
Avocat : A.FI.JURI
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2302341
**Sujet principal** : Recours d'une contribuable contre des rehaussements d'impôt sur le revenu et des pénalités, suite à la requalification par l'administration fiscale de loyers impayés perçus par sa SCI en libéralités. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Lille (4ème Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête. Il considère que la contribuable n'apporte pas la preuve que la renonciation à percevoir les loyers (deux locataires) résultait d'une circonstance indépendante de sa volonté, notamment en ne démontrant pas avoir accompli de diligences suffisantes pour en obtenir le paiement. **Textes appliqués** : Articles 8, 28 et 29 du Code Général des Impôts (CGI) définissant l'imposition des associés de sociétés civiles et le calcul du revenu foncier net.
Avocat : FIDAL
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2302350
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de contribuables contestant des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et des pénalités pour les années 2015 et 2016. L'administration fiscale avait requalifié en avantages occultes imposables des dépenses de la société Montim et des prélèvements personnels effectués par les requérants. Le tribunal a jugé que ces opérations, effectuées sans contrepartie au profit des associés maîtres de l'affaire, constituaient bien des revenus distribués au sens des articles 111 et 39 du code général des impôts.
Avocat : SAND AVOCAT
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2302850
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la demande de M. B... visant à obtenir la décharge de cotisations d'impôt sur le revenu et de pénalités au titre de 2019. Le litige portait sur la requalification par l'administration fiscale, en tant que libéralités imposables, des loyers impayés par les locataires de la SCI dont M. B... est associé. Le tribunal a jugé que le requérant n'apportait pas la preuve que ces impayés résultaient de circonstances indépendantes de sa volonté, notamment en l'absence de relances formalisées et de justificatifs suffisants des difficultés financières des locataires, appliquant les articles 8, 28 et 29 du code général des impôts.
Avocat : FIDAL
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2600723
Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé-suspension (article L. 521-1 CJA), rejette la demande de Mme A... visant à suspendre le refus de titre de séjour qui lui a été opposé. Le juge constate que la requête au fond associée est irrecevable car dirigée contre une décision jugée inexistante, ce qui empêche de créer le doute sérieux sur la légalité requis pour prononcer une suspension. Par conséquent, la condition d'urgence n'a pas à être examinée et la demande est rejetée.
Avocat : BLANVILLAIN
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2600829
Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé, rejette la demande d'un agent pénitentiaire visant à suspendre les prélèvements obligatoires pour une complémentaire santé collective. Le juge estime que la mesure sollicitée, qui consisterait à bloquer ces prélèvements, ferait obstacle à l'exécution des décisions ministérielles, ce qui est interdit par l'article L. 521-3 du code de justice administrative. La juridiction rappelle également que le juge des référés ne peut pas ordonner la restitution de sommes déjà prélevées, une demande qui relève du plein contentieux.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2606903
Le Tribunal administratif de Paris rejette la requête en référé d'un propriétaire demandant la mainlevée de la mise en fourrière de son véhicule. Le juge estime que la mesure de fourrière, prescrite suite à une infraction pour conduite en état d'ivresse, constitue une opération de police judiciaire. Par conséquent, le litige relève de la compétence des tribunaux judiciaires et non de la juridiction administrative, en application des articles L. 325-1-2 et suivants du code de la route.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2606080
Le Tribunal administratif de Paris rejette la demande de suspension en référé d'un refus de délivrance de passeport. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, car le déplacement professionnel invoqué par le requérant n'est prévu que plusieurs mois après la décision attaquée. La demande est examinée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : GUIHARD
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2401593
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. B... visant à annuler un arrêté municipal de mise en sécurité de son bien. Le juge a estimé que la procédure contradictoire prévue à l'article L. 511-10 du code de la construction et de l'habitation avait été régulièrement engagée par courrier recommandé, même si ce pli n'a pas été réclamé. La décision s'appuie également sur les dispositions du code des relations entre le public et l'administration concernant la motivation des actes administratifs.
Avocat : EBC AVOCATS
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2404235
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en formation de pôle des urgences, a rejeté les requêtes de Mme A... visant à annuler les décisions du département de l'Eure et de la CAF lui réclamant le remboursement d'indu du RSA, de l'ALS et de la prime d'activité. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés, notamment ceux relatifs à la compétence de l'autorité, à l'assermentation de l'agent de contrôle et au respect des droits de la défense, n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur les dispositions du code de la sécurité sociale et du code de l'action sociale et des familles régissant le contrôle et le recouvrement des prestations sociales.
Avocat : DESFARGES
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2404237
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en formation de pôle des urgences, a rejeté les requêtes de Mme A... visant à annuler les décisions de recouvrement d'indu de RSA, d'ALS et de prime d'activité. Le tribunal a jugé que les procédures de contrôle et de recours amiable, contestées au regard des articles L. 114-10 et L. 114-21 du code de la sécurité sociale ainsi que des articles L. 262-46 et suivants du code de l'action sociale et des familles, étaient régulières. Il a également estimé que les droits de la défense avaient été respectés et que les irrégularités de forme invoquées n'étaient pas de nature à entacher la légalité des décisions attaquées.
Avocat : DESFARGES
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2404399
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. A... qui contestait une contrainte émise par la CAF de la Seine-Maritime pour récupérer un indu d'APL. Le juge a estimé que l'indu était justifié, car les versements effectués par le requérant à son épouse ne pouvaient être considérés comme des charges déductibles au sens du code de la construction et de l'habitation, et que les justificatifs concernant les pensions alimentaires pour enfants faisaient défaut. La décision s'appuie sur les articles du code de la construction et de l'habitation relatifs au calcul des ressources pour l'APL.
Avocat : MOLINERO QUESNEL STRATEGIES
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2500251
**Sujet principal** : Recours contre le rejet d'une demande de Revenu de Solidarité Active (RSA). **Juridiction** : Tribunal Administratif de Rouen (formation Pôle Urgences). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête de la demanderesse. Il estime que le département de la Seine-Maritime a légalement refusé le RSA pour la période de janvier à mars 2025, car les ressources perçues par l'intéressée (une aide ARCE) dépassaient le plafond ouvrant droit à l'allocation. **Textes appliqués** : Le tribunal se fonde principalement sur le code de l'action sociale et des familles (notamment les articles R. 262-1, R. 262-4 et R. 262-6) et le décret n° 2024-396 du 29 avril 2024 fixant le montant forfaitaire du RSA.