Jurisprudence administrative
97 018 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
97 018
Décisions totales
384 307
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2502258
Le Tribunal Administratif de Besançon a été saisi par Voies Navigables de France (VNF) d’une contravention de grande voirie pour le stationnement sans autorisation d’un véhicule sur le chemin de halage de la Saône. Le tribunal a jugé que les faits, constatés par procès-verbal, constituent une contravention au sens de l’article R. 4241-68 du code des transports et de l’article L. 2132-9 du code général de la propriété des personnes publiques. Il a condamné M. B... à une amende de 300 euros au titre de l’action publique, sans ordonner la libération du domaine. Les frais de justice ont été mis à la charge du contrevenant.
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2600096
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par Mme B... d'une demande d'injonction visant à obtenir la communication complète du dossier disciplinaire de sa fille, suite à une exclusion définitive. La requérante soutenait que l'absence de ces pièces l'empêchait d'exercer ses droits, notamment pour contester la sanction. Le tribunal a constaté que l'administration avait déjà communiqué l'intégralité du procès-verbal et des pièces demandées, et que Mme B... avait par ailleurs exercé un recours hiérarchique. En conséquence, la requête a été déclarée sans objet. Le juge a également rappelé à Mme B... le caractère abusif de ses multiples recours, sans toutefois prononcer d'amende.
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2406396
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la demande d'expertise présentée par la SCI le Logis des Cèdres, qui souhaitait faire examiner l'origine de l'humidité sur son immeuble et l'utilité d'un drain installé sur le domaine public communal. Le juge des référés a estimé que la mesure n'était pas utile, car le litige portait principalement sur le remboursement des travaux déjà réalisés, et non sur leur utilité. De plus, le tribunal, déjà saisi au fond, pouvait ordonner une telle expertise dans le cadre de l'instruction. La demande de la commune de Ségreville au titre des frais de justice a également été rejetée.
Avocat : POIROT-BOURDAIN AVOCAT
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2406644
Le Tribunal Administratif de Toulouse, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une mesure d'expertise sollicitée par la commune de Carbonne afin d'examiner les désordres affectant un groupe scolaire. La solution retenue est l'organisation d'une expertise judiciaire, à laquelle les nombreuses parties mises en cause (constructeurs et assureurs) ne se sont pas opposées, tout en formulant des protestations et réserves d'usage. Le juge a également pris acte des demandes d'appel en garantie formulées par certaines sociétés contre d'autres intervenants. Les frais d'expertise sont réservés.
Avocat : SCP CARCY-GILLET
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2501357
Le Tribunal Administratif de Toulouse rejette la demande d'expertise de M. et Mme B..., qui souhaitaient déterminer la propriété de la rive du Tarn et la limite avec la commune de Brousse-Le-Château. La requête est fondée sur l'article R. 532-1 du code de justice administrative, mais le juge estime que la mission sollicitée, visant à trancher des questions de droit (propriété publique ou privée), excède le rôle d'un expert. Les requérants disposent déjà d'éléments suffisants (actes de vente, procès-verbaux) pour appréhender le litige, rendant la mesure inutile. La demande de frais de justice des requérants est également rejetée.
Avocat : SELARL PHILIPPE PETIT ET ASSOCIES
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2505368
Le Tribunal administratif de Montpellier, statuant en référé, a ordonné une expertise à la demande de la commune de Salses-le-Château pour déterminer l'origine et la nature des désordres affectant sa station d'épuration. La mesure a été jugée utile sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, afin de permettre aux parties de faire valoir leurs droits. L'expert désigné devra notamment décrire les désordres, en rechercher les causes (conception, mise en œuvre, entretien, etc.) et évaluer le coût des travaux de réparation. Les sociétés Axa France Iard et la mutuelle d'assurance du bâtiment et des travaux publics ont également été mises en cause pour participer aux opérations d'expertise.
Avocat : BONNET
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2507993
Le Tribunal Administratif de Montpellier a ordonné une expertise médicale à la demande de M. D..., qui a subi une transplantation rénale au CHU de Montpellier le 31 octobre 2024 et souhaite déterminer l’origine des complications post-opératoires en vue d’un éventuel recours en responsabilité. La juridiction a jugé la demande utile et a désigné un expert unique, un néphrologue, estimant qu’un collège d’experts n’était pas nécessaire, l’expert pouvant recourir à des sapiteurs si besoin. La mission de l’expert inclut l’examen du dossier médical et l’évaluation de la conformité des soins aux données acquises de la science. Les frais d’expertise ne sont pas attribués par le juge des référés, mais seront fixés ultérieurement lors de la liquidation.
Avocat : SELARL VINCKEL - ARMANDET - LE TARGAT - BARAT BAIER
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2509003
Le Tribunal administratif de Montpellier, statuant en référé provision sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, a partiellement fait droit à la demande de Mme B..., agent public, qui sollicitait une provision de 66 600 euros en réparation de son préjudice résultant d'une maladie professionnelle. Le juge a estimé que l'obligation de l'administration n'était pas sérieusement contestable dans son principe, mais que le montant de la créance était incertain en raison d'un écart entre le taux d'incapacité permanente partielle retenu par le conseil médical (30%) et celui de l'expert (25%). Il a ainsi accordé une provision de 40 000 euros, assortie des intérêts au taux légal à compter de la réception de la demande préalable, et rejeté le surplus des conclusions.
Avocat : GALY
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2509239
Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé, a étendu une mesure d'expertise technique ordonnée le 26 novembre 2025 à trois nouvelles parties : la SAS Qualiconsult, la SA SMA et la SA Generali France. Cette demande, présentée par la commune de Saint-Cyprien et la Communauté de communes sud Roussillon, visait à rendre l'expertise contradictoire à l'égard de ces sociétés dans le cadre d'un litige portant sur des malfaçons affectant des travaux de réaménagement d'une halle à marée. Le juge a fait droit à la requête en application de l'article R. 532-3 du code de justice administrative, jugeant cette extension utile à la bonne exécution de la mission de l'expert.
Avocat : SCP VIAL-PECH DE LACLAUSE-ESCALE-KNOEPFFLER
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2600273
Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé, a étendu une mesure d'expertise initialement ordonnée le 17 novembre 2025 à Mme A... C..., propriétaire de la parcelle voisine de celle de M. B.... Cette extension vise à rendre l'expertise contradictoire à l'égard de cette dernière, afin de faciliter l'accès au terrain et d'assurer une bonne administration de la justice. La décision se fonde sur l'article R. 532-3 du code de justice administrative, qui permet d'étendre une expertise à des personnes non initialement parties.
Avocat : BALTAZAR
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2510184
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la demande de Mme A... visant à ordonner une expertise médicale avant dire droit et à obtenir une provision de 6 000 euros. La requérante, agent hospitalier, contestait les conséquences de deux accidents de service survenus en 2019 et sa mise en retraite pour invalidité. Le juge a estimé qu'aucune instance indemnitaire n'était engagée et que la requérante n'apportait pas d'éléments probants sur l'existence de ses préjudices, rendant la demande d'expertise sans objet. La solution retenue s'appuie sur l'article R. 621-1 du code de justice administrative, qui subordonne l'expertise à une instance déjà introduite.
Avocat : SCP FAYOL & ASSOCIES
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2513590
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la demande de M. B... qui sollicitait une injonction à la préfète de l'Isère de statuer sur sa demande de renouvellement de titre de séjour étudiant. Le juge constate qu'une décision implicite de rejet est née du silence gardé par l'administration pendant quatre mois, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Dès lors, la mesure demandée ferait obstacle à l'exécution de cette décision administrative et présente un caractère définitif excédant la compétence du juge des référés. La requête est rejetée en toutes ses conclusions.
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2600143
Le Tribunal administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet des Alpes-Maritimes de délivrer un récépissé de demande de titre de séjour à Mme A..., ressortissante russe conjointe d’un Français. Le juge a constaté que la seconde demande de titre, déposée le 6 octobre 2025, était toujours en cours d’instruction et que l’absence de récépissé créait une situation d’urgence et d’insécurité administrative. Il a ordonné cette délivrance sous quinze jours, sans astreinte, en application des articles L. 521-3 du code de justice administrative et R. 431-12 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2308338
Le Tribunal Administratif de Marseille a été saisi par M. A..., agent contractuel licencié à l’issue de son stage par l’établissement public départemental Louis Philibert pour insuffisance professionnelle. Le requérant contestait la légalité de ce licenciement, invoquant une erreur manifeste d’appréciation et une discrimination liée à son état de santé, et demandait réparation de ses préjudices. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir pour tardiveté soulevée par l’administration, jugeant le recours recevable. Sur le fond, il a annulé la décision de licenciement du 4 juillet 2023, estimant que les faits reprochés ne caractérisaient pas une insuffisance professionnelle justifiant un licenciement en fin de stage. En conséquence, il a enjoint à l’établissement de réintégrer M. A... et de le titulariser, et a condamné l’administration à lui verser 5 000 euros en réparation de son préjudice moral, sur le fondement du code général de la fonction publique et du décret n° 2021-1825 du 24 décembre 2021.
Avocat : SELARL HORTUS AVOCATS
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2311870
Le Tribunal Administratif de Marseille a été saisi par Mme B... d’une demande d’indemnisation de 200 377,15 euros contre l’Assistance Publique-Hôpitaux de Marseille (AP-HM) pour une infection nosocomiale contractée lors d’une intervention chirurgicale à l’hôpital Sainte-Marguerite le 5 avril 2018. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par l’AP-HM, considérant que la saisine préalable de la commission de conciliation et d’indemnisation (CCI) valait demande indemnitaire préalable au sens de l’article R. 421-1 du code de justice administrative. Sur le fond, il a jugé que l’infection nosocomiale engageait la responsabilité de l’AP-HM sur le fondement des articles L. 1142-1 et suivants du code de la santé publique, et a condamné l’établissement à verser à Mme B... une somme totale de 65 061,62 euros en réparation de ses préjudices (incluant tierce personne temporaire, déficit fonctionnel temporaire et permanent, souffrances endurées, préjudices esthétiques). Il a également condamné l’AP-HM à rembourser à la caisse d’assurance maladie
Avocat : SELARL CARLINI & ASSOCIES
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2402246
Le Tribunal Administratif de Marseille a été saisi par M. A..., détenu, d'une demande d'indemnisation pour la détérioration de ses biens personnels (radiateur, robot mixeur, fauteuil de bureau) lors de son transfert entre deux établissements pénitentiaires. Le tribunal a jugé que la responsabilité de l'État était engagée pour faute, l'administration pénitentiaire ayant manqué à son obligation de protection des biens du détenu, et ce malgré le recours à un prestataire de transport privé. La solution retenue s'appuie sur les articles R. 332-38 et R. 332-39 du code pénitentiaire, qui imposent un inventaire contradictoire et une prise en charge des objets lors d'un transfert.
Avocat : AARPI THEMIS
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2402403
Le Tribunal Administratif de Marseille a examiné la demande d'indemnisation de M. A..., détenu, qui contestait la sanction de déclassement d'emploi prononcée par la commission de discipline de la maison centrale d'Arles pour insultes envers un membre du personnel. Le tribunal a rejeté le moyen tiré de l'incompétence du signataire de la décision d'engager les poursuites, estimant que ce vice de procédure n'avait pas influencé la sanction finale. Il a également jugé que le déclassement d'emploi était une sanction prévue par le code pénitentiaire pour ce type de faute, et que la décision de la commission de discipline n'était pas entachée d'erreur de droit. La solution retenue est le rejet de la requête de M. A..., les textes appliqués étant les articles R. 234-14, R. 233-2 et R. 232-4 du code pénitentiaire.
Avocat : AARPI THEMIS
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2601350
Le Tribunal Administratif de Marseille a été saisi par Mme B... d’une demande en référé, fondée sur l’article L. 521-3 du code de justice administrative, visant à obtenir le versement d’indemnités pour l’accueil d’un jeune placé par la protection judiciaire de la jeunesse. La requérante s’est ensuite désistée purement et simplement de son action. Le juge des référés a donné acte de ce désistement, constatant qu’aucun obstacle ne s’y opposait. L’affaire est ainsi close sans examen au fond.
Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2501290
Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en plein contentieux, a été saisi par M. A... pour obtenir le relogement prioritaire que lui avait reconnu la commission départementale de médiation le 19 juin 2025. Le tribunal a jugé la requête recevable, bien qu’initialement prématurée, car elle a été régularisée par l’expiration du délai de trois mois accordé au préfet pour proposer un logement. Sur le fond, le juge a rappelé que l’obligation de l’État en matière de droit au logement opposable est une obligation de résultat. Il a ainsi ordonné au préfet de Corse, préfet de la Corse-du-Sud, de reloger M. A... en application des articles L. 441-2-3-1 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l’habitation.
Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2501335
Le Tribunal Administratif de Bastia a été saisi par M. B... d’un recours en injonction visant à obtenir son relogement, suite à une décision de la commission départementale de médiation de la Corse-du-Sud du 15 mai 2025 le reconnaissant comme prioritaire. Le tribunal a fait droit à sa demande en application des articles L. 441-2-3-1 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l’habitation. Il a enjoint au préfet de Corse, préfet de la Corse-du-Sud, de proposer à M. B... un logement adapté (type T1 ou T2) dans un délai de quatre mois, sans assortir cette injonction d’une astreinte. La solution retenue rappelle que l’État est soumis à une obligation de résultat en matière de droit au logement opposable, et que les diligences administratives en cours ne suffisent pas à exonérer cette responsabilité.