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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

96 903 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

96 903

Décisions totales

383 581

Ordonnances

339 407

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionPlein contentieuxEffacer tout
TA34Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2507309

Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé-provision sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, a condamné l'Institut national d'études supérieures pour l'agriculture, l'alimentation et l'environnement à verser à la SARL Languedoc Restauration une provision de 6 299,77 euros, majorée de 40 euros au titre des frais de recouvrement. Cette somme correspond à des prestations de restauration contractuelles facturées entre septembre 2024 et juin 2025, dont le caractère non sérieusement contestable de l'obligation a été reconnu. Les intérêts au taux légal ont été accordés à compter de la réception de la mise en demeure, le 6 août 2025, mais la demande de capitalisation des intérêts a été rejetée faute d'une année d'intérêts échus. La demande de la société au titre des frais irrépétibles a également été rejetée.

Avocat : SOCIETE D'AVOCATS BRG

2 février 2026
TA34Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2508806

Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé, a rejeté la demande de provision de M. B..., agent territorial, qui sollicitait la condamnation de la commune d’Argelès-sur-Mer à lui verser diverses sommes en réparation de préjudices consécutifs à un accident de service. Le juge a estimé que l’obligation de la commune était sérieusement contestable, car les expertises médicales avaient conclu à l’absence de séquelles imputables au service et fixé la consolidation sans déficit. La décision est fondée sur l’article R. 541-1 du code de justice administrative, qui exige que l’obligation ne soit pas sérieusement contestable pour accorder une provision.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : CACCIAPAGLIA

2 février 2026
TA34Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2509238

Le Tribunal administratif de Montpellier, statuant en référé-provision sur le fondement de l’article R. 541-1 du code de justice administrative, a condamné la SAS Sofradam à verser à la SA Aéroport Montpellier Méditerranée une provision de 242 092,26 euros. Cette somme couvre les redevances impayées, les pénalités de retard, l’indemnité d’occupation sans titre et les frais de recouvrement, en application des clauses contractuelles de la convention d’occupation du domaine public du 23 décembre 2024. Le juge a estimé que l’obligation de la société débitrice n’était pas sérieusement contestable, cette dernière n’ayant pas produit de défense. La demande d’astreinte a été rejetée, mais la capitalisation des intérêts a été accordée à compter de la date de la demande.

Avocat : SELARL MAILLOT AVOCATS & ASSOCIES

2 février 2026
TA21Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2600120

Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, a rejeté la demande de M. E... visant à annuler ou modifier l'ordonnance du 2 décembre 2025 qui lui enjoignait de libérer un logement de fonction au lycée Jean Rostand de Nevers. Le juge a considéré que la requête ne présentait pas d'élément nouveau justifiant une modification des mesures prescrites, l'urgence et l'utilité de l'expulsion étant établies pour permettre l'attribution du logement par nécessité absolue de service à la proviseure. La solution retenue confirme l'injonction de libérer les lieux sous astreinte, en application du code général de la propriété des personnes publiques et du code des procédures civiles d'exécution.

Avocat : SCP THEMIS AVOCATS & ASSOCIES

2 février 2026
TA25Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2502758

Le Tribunal administratif de Besançon, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B... qui demandait des mesures provisoires pour garantir une scolarisation effective et adaptée à son fils handicapé. Le juge a estimé que les mesures sollicitées, notamment l'injonction de coordonner les acteurs (ARS, rectorat, MDPH) ou de produire un calendrier, se heurtaient à une contestation sérieuse, car elles excédaient l'office du juge des référés en relevant d'appréciations pédagogiques et médico-sociales complexes. Il a également considéré que l'urgence n'était pas caractérisée, l'enfant bénéficiant déjà d'une scolarisation partielle (1h30 par semaine) et d'un suivi institutionnel, sans démonstration d'une carence fautive imputable à l'ARS. La solution retenue est le rejet de la requête, sans application de texte spécifique autre que l'article L. 521-3 du code de justice administrative.

2 février 2026
TA30Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2501507

Le Tribunal Administratif de Nîmes a examiné la demande de Mme C... visant à obtenir une remise gracieuse d’un indu de revenu de solidarité active de 12 119,07 euros, consécutif à une omission déclarative de ses pensions d’invalidité et de retraite. Le tribunal a rappelé que, selon l’article L. 262-46 du code de l’action sociale et des familles, une remise peut être accordée en cas de bonne foi ou de précarité, sauf en cas de fausse déclaration caractérisée par une volonté de dissimulation. Pour apprécier la bonne foi, il a estimé qu’il fallait tenir compte de la nature des omissions, de l’information reçue et de la présentation du formulaire de déclaration. La solution retenue n’est pas explicitée dans le texte fourni, mais le tribunal a statué sur le fond en examinant les moyens de la requérante.

2 février 2026• Pôle contentieux sociaux
TA31Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2507629

Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la demande de la SELARL Pharmacie Hassan, qui sollicitait une expertise économique pour évaluer le préjudice lié aux travaux de la ligne C du métro pour la période du 1er janvier au 31 décembre 2026. La juridiction a estimé que cette demande était dépourvue d’utilité, car une précédente ordonnance du 3 juillet 2025 avait déjà ordonné une expertise couvrant la période allant du 1er janvier 2025 jusqu’à la fin des travaux impactant le commerce. La décision s’appuie sur l’article R. 532-1 du code de justice administrative, qui permet de prescrire des mesures d’expertise utiles, mais dont l’utilité doit être appréciée au regard des expertises déjà en cours.

2 février 2026
TA33Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2503910

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé provision sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, a partiellement fait droit à la demande de M. A... C..., représenté par sa tutrice. La responsabilité du centre hospitalier Jean Leclaire de Sarlat-la-Canéda ayant été définitivement établie, le tribunal a considéré que l'obligation de ce dernier à indemniser les préjudices de M. C... n'était pas sérieusement contestable. Toutefois, compte tenu du taux de perte de chance de 50 % retenu par la cour administrative d'appel et des provisions déjà versées, le tribunal a limité la provision allouée à la somme de 500 000 euros, avec intérêts au taux légal à compter de la réclamation préalable.

Avocat : SCP GRAVELLIER - LIEF - DE LAGAUSIE - RODRIGUES

2 février 2026
TA34Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2303967

Le Tribunal Administratif de Montpellier a examiné les requêtes de M. D... et Mme A... contestant des saisies administratives à tiers détenteur émises par la direction départementale des finances publiques des Pyrénées-Orientales pour le recouvrement de dettes fiscales. Le tribunal a jugé que les moyens relatifs à la régularité formelle des actes de poursuite, tels que l’absence de lettre de relance ou l’insuffisance de motivation, relèvent de la compétence exclusive du juge judiciaire et non de la juridiction administrative. Sur le fond, il a rejeté les arguments des requérants concernant leur domiciliation à Saint-Martin et le montant des sommes réclamées, estimant que les créances étaient fondées. En conséquence, le tribunal a rejeté l’ensemble des demandes d’annulation et de décharge, sans faire droit aux conclusions présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : DIAZ

2 février 2026• 2ème chambre
TA34Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2304517

Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la demande de M. A..., chirurgien-dentiste, qui sollicitait la réduction de ses impôts sur le revenu et contributions sociales pour 2016 et 2017. Le requérant invoquait l'exonération prévue à l'article 44 *quindecies* du code général des impôts pour son activité exercée dans une zone de revitalisation rurale (ZRR) à Axat (11). Le tribunal a jugé que cette activité sédentaire, exercée un seul jour par semaine dans un cabinet secondaire, ne constituait pas l'implantation de l'ensemble de son activité et de ses moyens d'exploitation dans la ZRR, condition nécessaire pour bénéficier de l'exonération. La solution retenue est donc le rejet de la requête.

Avocat : ROCA

2 février 2026• 2ème chambre
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2600346

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi par M. B..., ressortissant camerounais, afin d’assortir d’une astreinte l’injonction faite à la préfète de l’Isère de réexaminer sa demande de renouvellement de titre de séjour, cette dernière n’ayant pas exécuté la mesure ordonnée le 3 octobre 2025. Constatant que la préfète n’a pas réexaminé la situation de l’intéressé dans le délai imparti et n’a fourni aucune justification, le juge a fait droit à la demande sur le fondement de l’article L. 521-4 du code de justice administrative. Il a ainsi modifié l’ordonnance initiale en prononçant une astreinte de 100 euros par jour de retard à compter de la notification de la présente décision. Enfin, l’État a été condamné à verser 1 000 euros au conseil de M. B... au titre des frais de justice, en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative et de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Avocat : MIRAN

2 février 2026
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2314541

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de la société Alyzia Province contestant une amende administrative de 185 200 euros infligée par la DREETS des Pays de la Loire pour des manquements en matière de temps de travail. Le tribunal a écarté les moyens de légalité externe, jugeant la procédure contradictoire régulière et la motivation suffisante au regard des articles L. 8115-4 et L. 8115-5 du code du travail. Sur le fond, il a estimé que l'administration n'avait pas confondu temps de travail effectif et amplitude horaire, et que la sanction n'était pas disproportionnée. La décision s'appuie sur les dispositions du code du travail relatives aux amendes administratives.

Avocat : LEPARGNEUR

2 février 2026• 9ème chambre
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2600579

Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé, a prononcé une astreinte contre le préfet du Nord pour défaut d'exécution d'une précédente injonction de réexaminer la demande de titre de séjour d'un étranger. Le juge a fixé une astreinte de 50 euros par jour si l'administration ne statue pas dans un nouveau délai de 10 jours, et a alloué 800 euros à l'intéressé au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 et L. 521-4 du même code, relatifs au référé-suspension et à la modification des mesures d'urgence.

Avocat : CABARET

2 février 2026
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2412294

Le Tribunal administratif de Paris a rejeté la requête de propriétaires canadiens, ayants droit de bailleurs juifs irakiens, qui demandaient réparation pour le non-paiement de loyers par l'ambassade de France à Bagdad depuis 1974. Le tribunal a jugé incompétente la juridiction administrative française pour connaître de cette demande d'indemnisation contractuelle ou quasi-contractuelle, estimant que le litige relevait du droit privé et des juridictions judiciaires, le bail n'étant pas un contrat administratif. Les moyens fondés sur la théorie du fait du prince, l'enrichissement sans cause ou la responsabilité sans faute n'ont donc pas été examinés au fond.

Avocat : CABINET LYSIAS PARTNERS (SELARL)

2 février 2026• 4e Section - 2e Chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2500035

Le Tribunal administratif de Paris a condamné l'État à indemniser le requérant pour sa carence fautive à le reloger, malgré une décision de la commission de médiation le reconnaissant comme prioritaire. La juridiction a retenu la responsabilité de l'État sur le fondement de l'article L. 300-1 du code de la construction et de l'habitation, la faute étant constituée par l'absence d'offre de relogement dans le délai légal. Le montant de l'indemnisation, non précisé dans l'extrait, devait être fixé en fonction des troubles dans les conditions d'existence subis, compte tenu de la durée de la carence et de la composition du foyer.

Avocat : OUATTARA

2 février 2026• 4e Section - 2e Chambre - R.222-13
TA78Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2300642

**Sujet principal** : Demande de restitution d'un crédit d'impôt recherche (CIR) refusé par l'administration fiscale au titre du doublement des dépenses pour un jeune docteur. **Juridiction** : Tribunal administratif de Versailles (5ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la demande de la société. Il considère que l'absence de contrat de travail à durée indéterminée (CDI) conclu avec le chercheur lors de la période fiscale concernée (2021) ne permet pas de bénéficier du dispositif de doublement, malgré une régularisation ultérieure. **Textes appliqués** : L'article 244 quater B du code général des impôts, qui conditionne le doublement des dépenses pour un jeune docteur à l'existence d'un CDI.

Avocat : BOUICHE

2 février 2026• 5ème chambre
TA78Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2301093

Le Tribunal Administratif de Versailles a rejeté la demande de M. A... visant à obtenir la décharge de cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu au titre de 2018. Le litige portait sur l'exclusion d'une prime perçue en 2018 du calcul du crédit d'impôt pour la modernisation du recouvrement (CIMR). La juridiction a jugé que cette prime, bien que versée en 2018, constituait un revenu différé de l'année 2017 et était donc exclue du bénéfice du CIMR en application de l'article 60, II de la loi de finances pour 2017, qui vise à prévenir l'optimisation fiscale en écartant les revenus exceptionnels ou différés.

2 février 2026• 5ème chambre
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2520434

**Sujet principal** : Demande d'expertise préalable à des travaux publics pour constater l'état des immeubles avoisinants. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Montreuil (juge des référés). **Solution retenue** : Le juge fait droit à la demande de la société Eiffage Génie Civil et ordonne la désignation d'un expert. La mission consiste à dresser un constat contradictoire de l'état des lieux avant travaux et pourra se poursuivre pendant l'exécution des travaux pour évaluer d'éventuels dommages. **Textes appliqués** : L'ordonnance est fondée sur l'article R. 532-1-1 du code de justice administrative, qui permet au juge des référés de charger un expert de procéder à de telles constatations lors de l'exécution de travaux publics.

Avocat : CABINET MOLAS-RIQUELME ASSOCIÉS

2 février 2026
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2521061

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé, a fait droit à la demande de l'établissement public territorial Plaine Commune en ordonnant une expertise judiciaire. Le sujet principal est la désignation d'un expert pour constater l'état des immeubles avoisinants avant des travaux de réhabilitation, afin de prévenir et d'évaluer d'éventuels dommages. La décision s'appuie sur l'article R. 532-1-1 du code de justice administrative, qui permet au juge des référés de charger un expert de telles constatations lors de l'exécution de travaux publics.

2 février 2026
TA67Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2501994

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a été saisi en référé provision par les parents de Mme F... D..., afin d’obtenir une avance sur l’indemnisation des préjudices résultant d’une prise en charge tardive d’une infection à herpès par le CHR de Metz-Thionville, ayant entraîné un polyhandicap. Le juge des référés a rejeté la demande de provision comme irrecevable, faute pour les requérants de justifier d’une nouvelle demande indemnitaire préalable auprès de l’administration, condition pourtant requise par l’article R. 421-1 du code de justice administrative en l’absence de décision de rejet sur une réclamation portant sur des dommages aggravés postérieurement à une première décision. En conséquence, la requête a été rejetée, y compris les conclusions relatives aux dépens et à l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : AARPI HL ASSOCIÉS

31 janvier 2026