Jurisprudence administrative

581 862 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

581 862

Décisions totales

384 075

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2406985

Le Tribunal Administratif de Montreuil a annulé la décision implicite de rejet d'une demande de titre de séjour pour un ressortissant malien, en raison d'un défaut de motivation de l'administration. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai de quatre mois et de délivrer un document provisoire au requérant dans l'attente. La décision s'appuie sur les articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration concernant l'obligation de motivation des décisions défavorables.

Avocat : PATUREAU

26 mars 2026• 11ème chambre
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2409469

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. E..., un ressortissant algérien, visant à annuler un arrêté préfectoral d'éloignement. Le tribunal a jugé irrecevables ses conclusions principales, considérant que l'arrêté contesté du 3 juillet 2024 ne faisait que fixer le pays de renvoi en exécution d'une interdiction du territoire prononcée antérieurement par une juridiction judiciaire, et ne constituait pas une nouvelle obligation de quitter le territoire. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : NAMIGOHAR

26 mars 2026• 11ème chambre
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2409707

Le Tribunal Administratif de Montreuil a annulé la décision implicite de rejet opposée par le préfet de la Seine-Saint-Denis à la demande de carte de résident déposée par une ressortissante marocaine, parent d’enfant français. Le juge a retenu le moyen tiré du défaut de motivation, l'administration n'ayant pas répondu à la demande de communication des motifs, en application des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l’administration. Il a enjoint au préfet de réexaminer la situation de la requérante dans un délai de quatre mois.

Avocat : OGOUBI AKILOTAN

26 mars 2026• 11ème chambre
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2410282

Le Tribunal Administratif de Montreuil rejette la demande d'annulation du rejet de renouvellement d'un certificat de résidence algérien de dix ans. Le juge estime que la convocation devant la commission du titre de séjour était régulière et que l'administration pouvait légalement refuser le renouvellement pour menace à l'ordre public, en application de l'article L. 432-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, malgré les stipulations de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. La décision préfectorale est donc confirmée.

Avocat : BOUDJELLAL

26 mars 2026• 11ème chambre
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2410552

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête d'un ressortissant tunisien demandant l'annulation du refus préfectoral de lui délivrer une carte de résident de dix ans. Le tribunal a jugé que le préfet avait légalement refusé la carte au motif que le requérant n'avait pas justifié, au moment de la décision, de sa maîtrise du français au niveau A2 exigé par le code de l'entrée et du séjour des étrangers. La juridiction a appliqué les articles L. 413-7 et R. 413-15 du CESEDA ainsi que l'arrêté du 25 avril 2023, considérant que le diplôme d'ingénieur tunisien et le test de français ultérieur ne satisfaisaient pas aux conditions réglementaires.

26 mars 2026• 11ème chambre
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2413235

Le Tribunal Administratif de Montreuil a annulé la décision du préfet de la Seine-Saint-Denis refusant la délivrance d'une carte de résident à un ressortissant iranien. La juridiction a retenu un vice de forme, constatant que l'arrêté contesté ne mentionnait pas le prénom et le nom de son auteur, en méconnaissance de l'article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration. Elle a enjoint à l'administration de réexaminer la demande dans un délai de quatre mois et a condamné l'État à verser une somme d'argent au requérant au titre des frais engagés pour le litige.

Avocat : Samy DJEMAOUN

26 mars 2026• 11ème chambre
TA30Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2504365

Le Tribunal Administratif de Nîmes a été saisi par une agente du département de Vaucluse contestant une sanction disciplinaire (un blâme) et son changement d'affectation. Le tribunal a rejeté ses requêtes, considérant notamment que le signataire de la décision était compétent et que les garanties procédurales, telles que la communication du dossier prévue à l'article L. 532-4 du code général de la fonction publique, avaient été respectées. La juridiction a ainsi jugé les décisions attaquées légales.

Avocat : EBP AVOCAT

26 mars 2026• 2ème chambre
TA30Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2504366

Le Tribunal Administratif de Nîmes a statué sur deux requêtes d'une agente du département de Vaucluse visant l'annulation d'un blâme et d'un changement d'affectation. Le tribunal a rejeté les recours, estimant que la sanction disciplinaire était régulière et que le changement d'affectation ne constituait pas une sanction déguisée. La décision s'appuie principalement sur le code général de la fonction publique, notamment son article L. 532-4 relatif aux droits de la défense.

Avocat : SCP BRUN CHABADEL EXPERT PITON

26 mars 2026• 2ème chambre
TA30Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2601309

Le Tribunal administratif de Nîmes, statuant en référé, a fait droit à la demande de l'EPTB Vistre Vistrenque en désignant un expert judiciaire. Cette désignation vise à constater l'état d'une parcelle après une occupation temporaire liée à des travaux de restauration écologique et à évaluer d'éventuels préjudices. La décision s'appuie sur l'article R. 531-1 du code de justice administrative, qui permet au juge des référés d'ordonner une telle mesure d'expertise pour constater des faits susceptibles de donner lieu à un litige.

26 mars 2026
TA30Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2601433

Le Tribunal Administratif de Nîmes a annulé l'arrêté préfectoral ordonnant l'éloignement de M. A... et son interdiction de retour. La juridiction a estimé que cette mesure portait une atteinte excessive à son droit au respect de la vie privée et familiale, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, au regard de ses liens familiaux stables en France (mariage, enfants). Les autres moyens du requérant n'ont pas été examinés, et sa demande d'injonction et de provision a été rejetée.

Avocat : FORUM RÉFUGIÉS-COSI

26 mars 2026• Reconduites à la frontière
TA31Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2303286

Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête d'un fonctionnaire contestant le groupe d'attribution de son indemnité de fonctions, de sujétions et d'expertise (IFSE). Le juge a déclaré irrecevables ses conclusions indemnitaires pour défaut de demande préalable à l'administration, conformément à l'article R. 421-1 du code de justice administrative. Sur le fond, le tribunal a estimé que l'administration n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en classant ses fonctions de contrôle de la commande publique dans le groupe 3, et non le groupe 2, de l'IFSE, au regard des critères fixés par le décret n° 2014-513 du 20 mai 2014.

26 mars 2026• 3ème Chambre
TA31Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2306875

Le Tribunal Administratif de Toulouse a annulé la décision du préfet de la Haute-Garonne mettant fin à la prise en charge hôtelière d'urgence d'une famille. Le juge a estimé que la décision était insuffisamment motivée et entachée d'une erreur de droit, notamment au regard des articles L. 345-2 et L. 345-2-2 du code de l'action sociale et des familles qui garantissent l'accès à l'hébergement d'urgence. En conséquence, le préfet est enjoint de reprendre en charge la famille dans un hébergement adapté sous astreinte.

Avocat : BARBOT-LAFITTE

26 mars 2026• 3ème Chambre
TA31Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2307130

Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de M. A... B... visant à annuler l'arrêté municipal s'opposant à son projet d'aménagement de quatre appartements. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le maire, en application des articles L. 421-6 et L. 421-7 du code de l'urbanisme, pouvait légalement s'opposer au projet pour non-conformité aux prescriptions de l'architecte des bâtiments de France et au plan local d'urbanisme. Les moyens tirés d'une méconnaissance de l'article R. 425-1 du code de l'urbanisme et de l'article L. 152-6-2 du même code ont été écartés.

Avocat : THESIAS AVOCATS

26 mars 2026• 3ème Chambre
TA31Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2504153

Le Tribunal administratif de Toulouse, statuant en référé, a ordonné une expertise médicale sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative. Cette mesure vise à éclaircir les conditions de la prise en charge d'une patiente par le CHU de Toulouse, à la suite de l'extraction de onze dents lors d'une intervention initialement programmée pour deux. La juridiction a estimé l'expertise utile pour déterminer l'origine et l'ampleur des préjudices allégués, en vue d'une éventuelle action en réparation.

Avocat : NAKACHE

26 mars 2026
TA31Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2601663

Le Tribunal Administratif de Toulouse rejette la demande de suspension en référé de l'arrêté de radiation des cadres d'une fonctionnaire stagiaire. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas caractérisée, malgré la perte de revenus, et qu'aucun doute sérieux sur la légalité de la décision n'est établi quant aux conditions d'évaluation de l'agent. La décision s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative relatives au référé-suspension (article L. 521-1).

Avocat : HIRTZLIN-PINÇON OLIVIER

26 mars 2026
TA33Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2601421

Le Tribunal Administratif de Bordeaux statue sur une demande de liquidation et de réévaluation d'une astreinte prononcée pour l'inexécution d'une précédente ordonnance de justice. Le tribunal constate que le préfet de la Gironde n'a toujours pas procédé au réexamen de la situation du requérant, M. B..., comme il y avait été enjoint. En application des articles L. 911-4 et suivants du code de justice administrative, il liquide provisoirement l'astreinte à hauteur de 10 000 euros pour la période d'inexécution, dont la moitié est allouée au requérant et l'autre moitié est affectée au budget de l'État.

Avocat : SCP DELOM MAZE

26 mars 2026
TA33Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2601851

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté une demande de suspension en référé d'un permis de construire délivré par la commune de Champcevinel. Les requérants, des riverains, invoquaient un doute sérieux sur la légalité de l'arrêté au regard de multiples dispositions du code de l'urbanisme et du PLUi, notamment concernant la desserte, l'assainissement et les règles de construction. Le juge a estimé que les conditions d'urgence et de doute sérieux n'étaient pas suffisamment établies pour justifier la suspension de l'autorisation.

Avocat : SELARLU BONIS AVOCAT

26 mars 2026
TA33Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2602027

Le Tribunal Administratif de Bordeaux statue sur un recours en excès de pouvoir contre trois mesures d'éloignement prises à l'encontre d'un ressortissant marocain. Le tribunal rejette la requête en annulation de l'obligation de quitter le territoire du 19 août 2024, la jugeant irrecevable car présentée hors du délai de recours d'un mois prévu par l'article L. 911-1 du CESEDA. Concernant l'interdiction de retour et l'assignation à résidence du 12 mars 2026, le tribunal les annule, estimant que le préfet n'a pas suffisamment motivé sa décision au regard de la situation personnelle et familiale du requérant, en application des articles L. 511-1 et suivants du CESEDA.

26 mars 2026• Eloignement 72 heures
TA33Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2602071

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a statué sur deux requêtes en excès de pouvoir visant à annuler des arrêtés préfectoraux ordonnant le transfert de demandeurs d'asile vers la Hongrie. La juridiction a rejeté les requêtes, considérant que les moyens soulevés, fondés notamment sur le règlement Dublin III (UE n° 604/2013) et l'article 3 de la CEDH, n'étaient pas établis. Elle a jugé que les procédures, y compris les entretiens individuels, étaient régulières et que les défaillances systémiques alléguées dans le système d'asile hongrois n'étaient pas caractérisées en l'espèce.

Avocat : BOYANCÉ

26 mars 2026• Eloignement 72 heures
TA33Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2602075

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et d'assignation à résidence. Le tribunal a annulé ces mesures, considérant que l'autorité administrative n'avait pas pris en compte l'intérêt supérieur des enfants français du requérant, comme l'exige l'article 3 de la Convention internationale relative aux droits de l'enfant. La décision s'appuie également sur le Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : DEBRIL

26 mars 2026• Eloignement 72 heures