Jurisprudence administrative
187 182 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
187 182
Décisions totales
384 134
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2504828
Le Tribunal administratif de Toulon rejette la requête de Mme C... visant à contester un indu de prime d'activité, en raison de son irrecevabilité manifeste. La requérante n'a pas joint à sa demande la décision administrative attaquée, malgré une mise en demeure de régulariser sa requête dans un délai de quinze jours. Le tribunal fonde sa décision sur les articles R. 222-1 4° et R. 412-1 du code de justice administrative, qui permettent de rejeter les requêtes irrecevables non régularisées.
Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2505355
Le Tribunal administratif de Toulon, statuant par ordonnance, a été saisi d’un recours en annulation contre un titre de perception relatif à la taxe annuelle sur les engins maritimes à usage personnel. Considérant que le service compétent pour établir cette taxe (le GUFIP) a son siège à Saint-Malo, le tribunal a déclaré incompétent et a transmis le dossier au Tribunal administratif de Rennes. Cette solution s’appuie sur les articles R. 351-3 et R. 312-1 du code de justice administrative, qui fixent les règles de compétence territoriale en fonction du siège de l’autorité ayant pris la décision attaquée.
Avocat : MORVAN JONAS
Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2600646
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. B... contestant le refus de l'allocation aux adultes handicapés (AAH). Il a jugé que ce contentieux, relatif à une décision de la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées, relevait non pas de la juridiction administrative mais de la juridiction judiciaire. En application de l'article L. 241-9 du code de l'action sociale et des familles et de l'article 32 du décret du 27 février 2015, le tribunal a donc transmis le dossier au pôle social du tribunal judiciaire de Toulon.
Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2600648
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant par ordonnance, a partiellement décliné sa compétence dans un litige concernant le refus de plusieurs prestations et cartes liées au handicap. Il a jugé que les recours contre le refus de l'AAH, de la PCH et de la CMI mention "invalidité" relevaient manifestement de la compétence de l'ordre judiciaire (tribunal judiciaire), en application des articles L. 241-6 et L. 241-9 du code de l'action sociale et des familles. En conséquence, il a rejeté ces conclusions et transmis le dossier au tribunal judiciaire de Toulon, tout en conservant l'instruction des recours relatifs à la CMI "stationnement" et à la RQTH.
Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2400202
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la demande d'indemnisation d'un détenu pour préjudice lié à des fouilles intégrales subies en détention. Le tribunal a estimé que les fouilles contestées, justifiées par des impératifs de sécurité et de bon ordre, étaient conformes aux dispositions du code pénitentiaire (articles L. 225-1 à L. 225-3) et ne constituaient pas un traitement dégradant au sens de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme. En conséquence, l'État n'a pas commis de faute de nature à engager sa responsabilité.
Avocat : SCP THEMIS AVOCATS & ASSOCIES
Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2400203
Le Tribunal Administratif de Poitiers a statué sur deux requêtes en indemnisation d'un détenu pour des fouilles intégrales subies en détention. Le tribunal a jugé que les fouilles contestées étaient justifiées par les nécessités de sécurité et proportionnées, et qu'aucune faute de l'administration pénitentiaire n'était établie. En conséquence, il a rejeté les demandes d'indemnisation, en s'appuyant sur les dispositions du code pénitentiaire (articles L. 225-1 à L. 225-3 et R. 225-1 à R. 225-2) et de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : SCP THEMIS AVOCATS & ASSOCIES
Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2400322
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la demande d'indemnisation d'un détenu qui contestait la légalité d'une fouille intégrale subie en détention. Le tribunal a jugé que cette fouille, ordonnée par le chef d'établissement, était justifiée par les nécessités de sécurité et conforme aux dispositions du code pénitentiaire (articles L. 225-1 et suivants, R. 225-1 et suivants). Il a estimé que la mesure était proportionnée et ne constituait ni une faute de nature à engager la responsabilité de l'État, ni un traitement contraire à l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : SCP THEMIS AVOCATS & ASSOCIES
Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2400323
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la demande d'indemnisation d'un détenu pour préjudice lié à des fouilles intégrales subies en détention. Le tribunal a jugé que les fouilles contestées, ordonnées par le chef d'établissement, étaient justifiées par des soupçons d'introduction d'objets illicites et proportionnées aux nécessités de sécurité, conformément à l'article 57 de la loi du 24 novembre 2009 et à l'article R. 57-7-79 du code de procédure pénale. Il a estimé que leur mise en œuvre ne constituait ni une faute de nature à engager la responsabilité de l'État, ni un traitement dégradant au sens de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : SCP THEMIS AVOCATS & ASSOCIES
Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2400634
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la demande d'indemnisation d'un détenu suite à une fouille intégrale subie en août 2023. Le tribunal a jugé que la fouille, ordonnée par le chef d'établissement, était justifiée par des raisons sérieuses de soupçon d'introduction d'objets interdits et proportionnée aux nécessités de sécurité, conformément aux articles L. 225-1 à L. 225-3 et R. 225-1 à R. 225-2 du code pénitentiaire. Il a estimé que cette mesure ne constituait pas un traitement dégradant au sens de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme et n'engageait pas la responsabilité de l'État.
Avocat : SCP THEMIS AVOCATS & ASSOCIES
Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2400709
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête d'un détenu demandant à l'État une indemnité de 56,80 euros pour la non-livraison supposée d'une commande de tabac. La juridiction a estimé que le requérant n'apportait pas la preuve d'une faute de l'administration pénitentiaire, le bon de livraison attestant d'une exécution le jour même de la commande. La décision s'appuie sur les règles régissant les cantines pénitentiaires et les principes généraux de la responsabilité administrative.
Avocat : SCP THEMIS AVOCATS & ASSOCIES
Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2400918
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la demande d'indemnisation d'un détenu suite à deux fouilles intégrales subies en janvier 2024. Le tribunal a estimé que ces fouilles, ordonnées par le chef d'établissement, étaient justifiées par des impératifs de sécurité et proportionnées, et ne constituaient pas un traitement dégradant au sens de l'article 3 de la CEDH. La décision s'appuie sur les dispositions du code pénitentiaire (articles L. 225-1 à L. 225-3 et R. 225-1 à R. 225-2) qui encadrent strictement cette pratique.
Avocat : SCP THEMIS AVOCATS & ASSOCIES
Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2401189
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête d'un enseignant-chercheur demandant l'annulation du refus de protection fonctionnelle et l'indemnisation d'un préjudice de harcèlement moral. Le juge a estimé que la décision de l'Université de Poitiers, refusant la protection au motif que les faits allégués faisaient l'objet d'une procédure disciplinaire, n'était pas entachée d'erreur de droit. Les conclusions indemnitaires ont été jugées irrecevables pour défaut de réclamation préalable ou prescrites, et le tribunal a refusé d'infliger une amende pour recours abusif à l'université.
Avocat : MOURET
Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2401211
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la demande d'indemnisation d'un détenu qui contestait la légalité d'une fouille intégrale subie en détention. La juridiction a estimé que la fouille, ordonnée par le chef d'établissement, était justifiée par des raisons sérieuses de sécurité et proportionnée, ne constituant pas un traitement dégradant au sens de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme. La décision s'appuie sur les dispositions du code pénitentiaire (articles L. 225-1, L. 225-2, L. 225-3, R. 225-1 et R. 225-2) qui encadrent strictement les conditions de ces fouilles.
Avocat : SCP THEMIS AVOCATS & ASSOCIES
Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2600766
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. E... visant à annuler le refus du préfet de la Charente-Maritime de délivrer un récépissé pour sa liste aux élections municipales de La Rochelle. Le tribunal a jugé que le dépôt n'avait pas été entravé et que la déclaration de candidature était incomplète, notamment en raison de l'absence de documents requis pour vérifier l'éligibilité de certains candidats. La décision s'appuie sur les dispositions du code électoral, en particulier les articles L. 265 et L. 267, qui régissent les conditions et délais de dépôt des candidatures.
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2604063
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé, a fait droit à la demande de la commune de Bagnolet en ordonnant une expertise avant travaux. Le juge a désigné un expert pour constater l'état des immeubles avoisinant le stade de la Briqueterie, avant et pendant les travaux de démolition-reconstruction, afin d'établir d'éventuels dommages. Cette décision s'appuie sur l'article R. 532-1-1 du code de justice administrative, qui permet au juge des référés de charger un expert de telles constatations lors de l'exécution de travaux publics.
Avocat : SENSEI AVOCATS
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2313942
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en ordonnance, constate qu'une demande de réduction d'impôt sur le revenu pour dons politiques est devenue sans objet. En effet, l'administration fiscale a accordé le dégrèvement demandé après l'introduction du recours. Par conséquent, le juge prononce l'absence de lieu à statuer sur la requête.
Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2303447
Le Tribunal administratif de Poitiers, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple de la requérante, Mme A..., dans le cadre d'un litige en responsabilité contre une commune et son assureur suite à un accident. La procédure est ainsi éteinte sans examen du fond, en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune condamnation ni indemnisation n'est prononcée.
Avocat : SELARL D'AVOCATS TEN FRANCE
Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2501365
Le Tribunal Administratif de Poitiers, statuant par ordonnance, constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la demande principale d'annulation d'un titre exécutoire, celui-ci ayant été annulé par la collectivité elle-même après l'introduction du recours. Le tribunal applique les articles R. 222-1 et L. 761-1 du code de justice administrative pour prononcer cette décision de non-lieu et condamne la communauté de communes à verser 900 euros à la requérante au titre des frais non compris dans les dépens.
Avocat : CALMELS
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2601392
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant par ordonnance, rejette la requête de Mme A... B... visant à contester des titres de perception de la taxe d'aménagement. La juridiction estime la requête manifestement irrecevable, car les titres contestés ont été émis au nom d'une tierce personne (M. C...), privant ainsi la requérante d'un intérêt à agir. Cette décision est fondée sur les dispositions de l'article R. 222-1, 4°, du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2600854
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme B... qui contestait des inscriptions sur la liste électorale de Boudreville. Le juge a estimé que ce contentieux électoral, régi par l'article L. 20 du code électoral, relève de la compétence exclusive du tribunal judiciaire et non de la juridiction administrative. En conséquence, la requête a été rejetée pour incompétence, conformément à l'article R. 222-1 du code de justice administrative.