Jurisprudence administrative

581 862 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

581 862

Décisions totales

384 075

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA33Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2602257

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral ordonnant le transfert d'un demandeur d'asile afghan vers la Croatie. Le tribunal a annulé la décision, considérant que le recours à un interprétariat téléphonique pour l'entretien du demandeur, sans justification de sa nécessité, méconnaissait les garanties procédurales prévues à l'article L. 141-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également admis le requérant au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire en raison de l'urgence de la situation.

Avocat : LANNE

26 mars 2026• Eloignement 72 heures
TA33Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2602258

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a annulé l'arrêté préfectoral ordonnant le transfert de la requérante vers l'Espagne au titre du règlement Dublin III. La juridiction a retenu le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 141-3 du CESEDA, jugeant que le recours à un interprétariat téléphonique pour l'entretien de la demandeuse d'asile, analphabète, n'était pas justifié par une nécessité. L'admission provisoire à l'aide juridictionnelle a également été accordée.

Avocat : CESSO

26 mars 2026• Eloignement 72 heures
TA33Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2602361

Le Tribunal Administratif de Bordeaux rejette le recours en excès de pouvoir formé par un ressortissant algérien contre une obligation de quitter le territoire français (OQTF) sans délai et une assignation à résidence. La juridiction estime que l'intéressé, entré irrégulièrement et récemment en France, n'établit pas que le centre de ses intérêts privés et familiaux se situe dans le pays, et que la précarité de sa situation ne constitue pas une erreur manifeste d'appréciation de l'autorité préfectorale. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

26 mars 2026• Eloignement 72 heures
TA34Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2508113

Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé, a rejeté la demande d'expertise présentée par un agent victime d'un accident de service. Le juge a estimé que la mesure était prématurée et inutile, car une évaluation médicale était déjà programmée dans le cadre de la procédure administrative et qu'aucune décision faisant grief n'était encore intervenue. La décision s'appuie sur les conditions de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, qui subordonne une telle mesure à son utilité pour la résolution d'un litige.

Avocat : BETROM

26 mars 2026
TA34Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2601429

Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la demande de suspension en référé d'un arrêté préfectoral de refus de séjour et d'éloignement. Le juge a estimé que l'urgence n'était pas établie et qu'aucun doute sérieux sur la légalité de la décision n'était caractérisé, notamment au regard des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de la Convention européenne des droits de l'homme. La décision s'appuie sur la gravité des faits de violences conjugales reprochés au requérant, considérant que l'atteinte à sa vie privée et familiale n'était pas disproportionnée.

Avocat : BERTIN

26 mars 2026
TA34Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2601459

Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé-suspension, rejette la demande de M. B... visant à suspendre un arrêté préfectoral de refus de séjour, d'obligation de quitter le territoire et d'interdiction de retour. Le juge estime que l'urgence n'est pas caractérisée, notamment au regard de la menace pour l'ordre public que constitue la condamnation de l'intéressé pour violences conjugales. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'examen des conventions internationales invoquées.

Avocat : TOUMI

26 mars 2026
TA35Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2601215

**Sujet principal** : Demande de suspension en référé d'un arrêté municipal retirant un permis de construire pour un immeuble collectif. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Rennes (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés rejette la demande de suspension. Il estime que la condition d'urgence est satisfaite (présumée en matière d'urbanisme), mais qu'aucun doute sérieux n'existe sur la légalité du retrait du permis. **Textes appliqués** : L'examen se fonde principalement sur les conditions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative (référé-suspension) et les règles du code de l'urbanisme relatives à la délivrance et au retrait des permis de construire. Le juge considère que les éléments du dossier permettent de caractériser une manœuvre frauduleuse visant à contourner les obligations du PLU en matière de logement social, justifiant le retrait.

Avocat : SOCIETE D'AVOCATS LEXCAP

26 mars 2026
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2202497

Le Tribunal Administratif de Grenoble rejette la requête en excès de pouvoir visant l'annulation du refus du maire de réexaminer une demande de certificat d'urbanisme au regard des règles de 2017. La juridiction juge que l'article L. 600-2 du code de l'urbanisme, qui protège les demandes d'autorisation après une annulation juridictionnelle, n'est pas applicable aux certificats d'urbanisme, ces derniers ne constituant pas une autorisation d'occuper le sol. Par conséquent, le maire n'était pas tenu de réinstruire la demande sur la base de la réglementation antérieure.

Avocat : SCP CDMF - AVOCATS AFFAIRES PUBLIQUES

26 mars 2026• 4ème Chambre
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2203402

Le Tribunal Administratif de Grenoble rejette la demande d'indemnisation des requérants, qui sollicitaient réparation pour les préjudices découlant de l'annulation d'un certificat d'urbanisme opérationnel négatif. La juridiction estime que l'illégalité de ce certificat, bien que constituant une faute, n'a pas causé de préjudice direct et certain aux propriétaires, leur terrain étant classé en zone agricole par le PLUi en cours d'élaboration, ce qui rendait de toute façon le projet inconstructible. La décision s'appuie sur les principes généraux de la responsabilité administrative et les dispositions du code de l'urbanisme.

Avocat : SCP CDMF - AVOCATS AFFAIRES PUBLIQUES

26 mars 2026• 4ème Chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2303484

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B... visant à annuler le refus de son permis de construire par le maire de La Bâtie-Montgascon. Le tribunal a jugé que la reconstruction ne pouvait bénéficier de l'autorisation de droit prévue à l'article L. 111-15 du code de l'urbanisme, car le bâtiment initial n'avait pas été édifié régulièrement. Il a également estimé que d'autres motifs légaux de refus, non contestés, justifiaient à eux seuls la décision municipale. La requérante a en outre été condamnée à verser 1 500 euros à la commune au titre des frais exposés.

Avocat : JOURDA

26 mars 2026• 4ème Chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2304731

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête en annulation pour excès de pouvoir de l'arrêté municipal retirant un permis de construire. La juridiction a jugé que les requérants justifiaient d'un intérêt à agir et que l'exception de non-lieu à statuer n'était pas fondée, car le retrait contesté avait interrompu le délai de caducité du permis. Toutefois, elle a considéré que l'arrêté était légal, car le maire avait régulièrement retiré le permis sur la base d'une demande du bénéficiaire du transfert, conformément aux articles L. 424-5 et suivants du code de l'urbanisme.

Avocat : LAMAMRA

26 mars 2026• 4ème Chambre
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2401072

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, rejette la demande de Mme B... visant à annuler la décision de récupération d'un indu d'allocation de logement sociale. Le tribunal estime que l'organisme payeur était fondé à réclamer le remboursement de l'aide indûment versée, car les ressources de l'intéressée, devenue auto-entrepreneure, n'ont pas été correctement déclarées et prises en compte pour le calcul de son droit. La décision s'appuie principalement sur les dispositions du code de la construction et de l'habitation (articles L. 822-6, R. 822-5, R. 822-6 et L. 821-7) relatives au calcul des ressources et à la prescription.

26 mars 2026• Juge unique 5
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2401218

Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé la décision implicite de rejet d'une demande de titre de séjour "vie privée et familiale" d'un ressortissant tunisien. Le juge a retenu l'illégalité de la décision pour défaut de motivation, l'administration n'ayant pas répondu à la demande de communication des motifs formulée par le requérant, en application de l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Il a enjoint à la préfète de réexaminer la demande dans un délai de deux mois et a condamné l'Etat à verser 1 000 euros au requérant au titre des frais exposés.

Avocat : SELARL BSG AVOCATS ET ASSOCIES

26 mars 2026• 4ème Chambre
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2403162

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a rejeté la demande de M. A... visant à annuler le refus de lui délivrer une carte mobilité inclusion portant la mention « stationnement pour personnes handicapées ». Le juge a estimé que l'état de santé du requérant, caractérisé par des douleurs et une limitation de son périmètre de marche, ne remplissait pas les critères stricts fixés par l'arrêté du 3 janvier 2017 pris en application des articles L. 241-3 et R. 241-12-1 du code de l'action sociale et des familles. La décision administrative, fondée sur un avis défavorable de la CDAPH, a donc été jugée légale.

26 mars 2026• Juge unique 5
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2403373

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a rejeté la requête de M. et Mme B... visant à contester la récupération d'un indu de revenu de solidarité active (RSA). Le tribunal a jugé la requête irrecevable pour tardiveté, le délai de recours contentieux de deux mois ayant expiré avant son enregistrement, malgré la demande d'aide juridictionnelle des requérants. La décision s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative relatives aux délais de recours (articles R. 421-1 et suivants).

Avocat : DESFARGES

26 mars 2026• Juge unique 5
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2404273

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a rejeté la requête de Mme A... visant à obtenir l'annulation du refus de remise d'un indu d'allocation de logement familial de 411 euros. Le tribunal a jugé que la bonne foi de la requérante ne pouvait être retenue, l'indu étant dû à une omission déclarative de pensions alimentaires, et qu'elle n'avait pas établi la précarité de sa situation financière alléguée. La décision s'appuie sur les dispositions du code de la construction et de l'habitation relatives aux conditions d'octroi d'une remise gracieuse d'indu.

26 mars 2026• Juge unique 5
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2408290

Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé la décision implicite de rejet d'une demande de renouvellement de carte de résidence algérien de 10 ans. Le juge a écarté la fin de non-recevoir de l'administration, considérant que la délivrance d'un récépissé ne faisait pas obstacle à la naissance d'une décision implicite de refus. Il a jugé que ce refus portait une atteinte disproportionnée à la vie privée et familiale du requérant, établie en France depuis longtemps et ayant des liens familiaux stables, méconnaissant ainsi l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : KUMMER

26 mars 2026• 4ème Chambre
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2409058

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a examiné un recours en plein contentieux visant à obtenir la remise gracieuse d'un indu d'aide personnalisée au logement. La juridiction a jugé la requête recevable, malgré une erreur dans l'indication de la voie de recours sur la notification, car la requérante avait saisi le tribunal compétent dans le délai imparti. Sur le fond, le tribunal, s'érigeant en juge de pleine juridiction, devra examiner directement si les conditions légales et la situation de la requérante justifient l'octroi d'une remise totale ou partielle de la dette, en application des articles R. 825-1 et suivants du code de la construction et de l'habitation.

26 mars 2026• Juge unique 5
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2409204

Le Tribunal Administratif de Grenoble a statué sur un recours en excès de pouvoir concernant le rejet implicite d'une demande de titre de séjour "salarié" d'un ressortissant algérien. Le requérant s'étant désisté de ses conclusions en annulation, le tribunal s'est principalement prononcé sur sa demande d'indemnisation. Il a rejeté cette demande, considérant que l'illégalité alléguée du refus implicite, fondé sur l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et le code de l'entrée et du séjour des étrangers, n'était pas établie et n'avait pas causé de préjudice direct et certain.

Avocat : TERRASSON

26 mars 2026• 4ème Chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2509591

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête d'un ressortissant algérien contestant un arrêté d'éloignement et d'interdiction de retour. Le tribunal a jugé irrecevable sa demande d'aide juridictionnelle provisoire, car elle n'avait pas été présentée dans les délais légaux prévus par le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Concernant le fond, la décision administrative a été prise sur le fondement de l'article L. 611-1 du même code, à la suite de l'interpellation du requérant pour des faits de vol.

Avocat : ADIB

26 mars 2026• 8ème Chambre