Jurisprudence administrative
369 182 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
369 182
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2302852
Le Tribunal Administratif de Marseille rejette la requête de M. A... B... visant à annuler la décision de l'ONACVG limitant à 3 000 euros l'aide financière qui lui a été attribuée au titre du dispositif pour les enfants d'anciens harkis. Le tribunal estime que la décision d'attribution, qui n'est pas une décision défavorable, n'était pas soumise à une obligation de motivation spécifique et que l'administration n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en déterminant le montant, en application du décret n° 2018-1320 du 28 décembre 2018.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2400683
Le Tribunal Administratif de Marseille a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre le refus d'autorisation d'exercice de la médecine générale notifié à une docteure titulaire d'un diplôme non communautaire. La juridiction a annulé la décision du Centre National de Gestion (CNG) du 6 juillet 2023, considérant que le refus était entaché d'un défaut de motivation suffisante. Elle a enjoint au CNG de réexaminer la demande de la requérante dans un délai de deux mois, en application des articles L. 4111-2 du code de la santé publique et L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration.
Avocat : DE KERSAUSON
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2507446
Le Tribunal Administratif de Marseille a annulé la décision du préfet des Bouches-du-Rhône refusant le renouvellement d'une habilitation aéroportuaire à un employé de DHL. Le juge a retenu un vice de procédure, estimant que ce refus, constitutif d'une décision individuelle défavorable, devait être motivé en application des articles L. 211-2 et suivants du code des relations entre le public et l'administration, ce qui n'était pas le cas. La décision a été annulée sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens soulevés par le requérant.
Avocat : BECHELEN
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2510740
Le Tribunal Administratif de Marseille a annulé l'arrêté préfectoral du 1er août 2025 refusant un titre de séjour et ordonnant l'éloignement de la requérante. La juridiction a retenu que le préfet avait méconnu l'article 3-1 de la Convention internationale relative aux droits de l'enfant en ne prenant pas en considération primordiale l'intérêt supérieur des deux enfants de la requérante. Par conséquent, le tribunal a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de délivrer à Mme C... un titre de séjour portant la mention "vie privée et familiale" dans un délai d'un mois.
Avocat : DIOUM
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2510746
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête en excès de pouvoir visant à annuler un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et d'interdiction de retour. Le tribunal a jugé que le requérant, ressortissant algérien en situation irrégulière, ne pouvait bénéficier de la protection de l'article 6-5 de l'accord franco-algérien de 1968, car il n'établissait pas de liens personnels et familiaux en France rendant disproportionnée la mesure d'éloignement. La décision s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : CAPDEFOSSE
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2510750
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... visant à annuler un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) avec interdiction de retour. Le tribunal a jugé que la signataire de l'arrêté était compétente en vertu d'une délégation régulière et a écarté les autres moyens, notamment ceux relatifs au défaut de motivation et à la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et du code des relations entre le public et l'administration.
Avocat : BAATOUR
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2510754
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... visant à annuler un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et à obtenir un titre de séjour. Le tribunal a jugé que l'OQTF, prise après le rejet définitif de sa demande d'asile, était régulière, notamment en écartant les moyens tirés de l'incompétence de la signataire et du droit d'être entendu. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).
Avocat : GONIDEC
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604481
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé-suspension, a suspendu l'exécution du refus implicite de renouvellement de titre de séjour opposé à une ressortissante mongole. Le juge a retenu la condition d'urgence, présumée en la matière, et a estimé qu'un doute sérieux existait quant au respect de sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La décision est fondée sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers.
Avocat : CARMIER
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2301139
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête d'un agent du département de la Manche contestant son placement en disponibilité d'office pour raisons de santé. Le tribunal a jugé que la procédure était régulière, notamment en écartant l'exception de non-lieu à statuer soulevée par l'administration malgré l'admission ultérieure de l'agent à la retraite pour invalidité. La décision s'appuie sur les dispositions du code général de la fonction publique relatives aux congés de maladie et à la disponibilité d'office (articles L. 822-1, L. 514-4 et L. 826-1).
Avocat : SELARL CHRISTOPHE LAUNAY
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2400190
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant sur deux requêtes en excès de pouvoir, a rejeté la demande d'annulation de deux titres de perception émis contre une enseignante contractuelle pour recouvrer des indus de rémunération. Le tribunal a jugé que les titres étaient réguliers en la forme et que la créance n'était pas prescrite, notamment au regard des dispositions de l'article 37-1 de la loi du 12 avril 2000. Il a également estimé que le versement d'un demi-traitement pendant l'instruction d'une demande de retraite pour invalidité ne constituait pas un droit acquis.
Avocat : SELAS FIDAL CAEN
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2504243
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête d'un professeur demandant l'annulation du refus de son placement en congé de longue maladie et de son placement en disponibilité d'office pour raison de santé. Le tribunal a jugé que l'administration n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en se fondant sur les avis défavorables des conseils médicaux, qui n'avaient pas constaté le caractère invalidant et de gravité confirmée requis par les articles L. 822-6 et suivants du code général de la fonction publique. Il a également écarté les autres moyens soulevés, notamment ceux relatifs à la motivation et à la procédure.
Avocat : SOCIETE D'AVOCATS PEQUIGNOT
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2506604
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête d'un maître de conférences demandant l'annulation du rejet implicite de sa demande de télétravail à temps complet pour raison de santé. Le tribunal a jugé que la décision implicite de rejet, née du silence gardé par l'université, était entachée d'une erreur de droit car elle méconnaissait l'obligation d'aménagement pesant sur l'employeur public envers un agent reconnu travailleur handicapé, au sens de l'article L. 5213-6 du code du travail et de l'article 20 quater de la loi du 13 juillet 1983. En conséquence, le tribunal a annulé cette décision implicite de rejet.
Avocat : GARCIA
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2602330
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a statué sur une demande de référé-liberté concernant le refus implicite de renouvellement d'un titre de séjour. Le juge a admis le requérant au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire. Cependant, il a prononcé un non-lieu à statuer sur la demande de suspension, la délivrance d'un récépissé en cours d'instance ayant privé le litige de son objet urgent. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 et L. 522-1 du code de justice administrative.
Avocat : SELARL ULDRIF ASTIE
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2505581
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté les requêtes de M. C... A... et Mme D... B... visant à annuler les arrêtés préfectoraux du 30 juin 2025 leur imposant une obligation de quitter le territoire français (OQTF), une interdiction de retour et fixant un pays de renvoi. La juridiction a estimé que le préfet de la Haute-Garonne était compétent et que les décisions attaquées, prises en application des articles L. 611-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), n'étaient entachées d'aucune illégalité, notamment au regard des exigences de motivation et de la Convention européenne des droits de l'homme. Les demandes d'injonctions et de provision pour frais d'avocat ont également été rejetées.
Avocat : MERCIER
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2505951
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête en annulation d'un arrêté d'éloignement pris à l'encontre d'un ressortissant italien. Le juge a écarté les moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence de l'autorité signataire, du défaut de motivation et de la méconnaissance du droit d'être entendu. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : SAIHI
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2306509
Le Tribunal Administratif de Montpellier a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir concernant le refus de titularisation d'un fonctionnaire stagiaire par la communauté de communes du Vallespir. Le requérant contestait la légalité de la prorogation de son stage et de la décision ultérieure de refus de titularisation, invoquant notamment des vices de procédure et une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que l'administration avait légalement exercé son pouvoir d'appréciation pour refuser la titularisation au vu des insuffisances professionnelles constatées, et que les moyens soulevés n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur les dispositions du code général de la fonction publique relatives à la période de stage.
Avocat : MANYA
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2307314
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté les deux requêtes de M. A..., un ancien fonctionnaire territorial, visant à obtenir l'indemnisation de frais de déplacement et la réparation d'un préjudice pour harcèlement moral de la part de la commune de Saint-Nazaire-d'Aude. La juridiction a jugé irrecevable la demande d'annulation du rejet implicite de la demande préalable d'indemnisation, car cette procédure n'est pas un recours administratif préalable obligatoire. Elle a également estimé que la demande en réparation du harcèlement moral était partiellement prescrite et que les faits allégués n'étaient pas établis. Les textes appliqués incluent le code de justice administrative et la loi du 31 décembre 1968 sur la prescription.
Avocat : SELARL HORTUS AVOCATS
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2400730
Le Tribunal Administratif de Montpellier a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir concernant le refus de titularisation d'un fonctionnaire stagiaire. Le requérant contestait la légalité de la prorogation de son stage et de la décision ultérieure de refus de titularisation, invoquant des vices de procédure, une erreur manifeste d'appréciation et un détournement de pouvoir. Le tribunal a rejeté sa demande, considérant que l'administration avait légalement exercé son pouvoir d'appréciation pour évaluer l'aptitude professionnelle de l'agent, conformément aux dispositions du code général de la fonction publique.
Avocat : MANYA
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2302617
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de la SAS Garage Wester, qui contestait le retrait de sa dispense de certificat fiscal pour les acquisitions intracommunautaires de véhicules. Le tribunal a jugé que l'administration fiscale était fondée à retirer cette dispense après avoir constaté une baisse significative du volume d'achats de la société, ce qui remettait en cause les garanties de solvabilité initialement établies. La décision s'appuie sur les dispositions du code général des impôts, notamment l'article 298 sexies et l'article 242 quindecies de son annexe II, qui régissent les conditions d'octroi et de retrait de cette dispense.
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2303323
Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir concernant le reclassement indiciaire d'une enseignante contractuelle. La requérante contestait plusieurs arrêtés ministériels fixant son échelon et son ancienneté, estimant que son expérience professionnelle antérieure n'avait pas été correctement prise en compte. Le tribunal a constaté que les arrêtés litigieux du 8 mars 2023 avaient été retirés par l'administration, ce qui a privé d'objet la demande d'annulation, et a donc prononcé un non-lieu à statuer sur ces conclusions. Les textes appliqués étaient le code rural et de la pêche maritime ainsi que le décret n°89-406 du 20 juin 1989.