Jurisprudence administrative

581 862 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

581 862

Décisions totales

384 075

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA45Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2601480

Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral fixant le pays de renvoi d'un ressortissant algérien faisant l'objet d'une interdiction judiciaire du territoire. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que la procédure respectait les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (articles L. 721-3 et L. 721-4) et que le requérant n'avait pas démontré l'existence d'une menace au sens de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme dans le pays de destination désigné, l'Algérie.

Avocat : SELARL BAUR ET ASSOCIÉS

26 mars 2026• Reconduite à la frontière
TA45Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2601772

Le Tribunal administratif d'Orléans a annulé l'arrêté du préfet de la Loire-Atlantique fixant l'Algérie comme pays de renvoi de M. C..., un ressortissant algérien faisant l'objet d'une interdiction du territoire français. Le tribunal a jugé que l'administration avait méconnu ses obligations en ne vérifiant pas, avant de prendre sa décision, si l'exécution de la mesure d'éloignement exposerait l'intéressé à des traitements contraires à l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme. La décision s'appuie sur les articles L. 721-3 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'article 131-30 du code pénal.

Avocat : DA SILVA

26 mars 2026• Reconduite à la frontière
TA51Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2503192

Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de M. A... visant à annuler la décision de France Travail mettant fin à son allocation de solidarité spécifique (ASS). Le tribunal a jugé que la cessation était légale car le requérant remplissait les conditions légales pour bénéficier d'une retraite à taux plein, conformément à l'article L. 5421-2 du code du travail. Il a également refusé de transmettre la question prioritaire de constitutionnalité (QPC) soulevée, estimant que la différence de traitement critiquée était justifiée par l'objet de la loi.

26 mars 2026• Juge unique - 1ère chambre
TA51Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2601021

Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne rejette la demande de la commune visant à nommer un expert pour contrôler l'exécution d'un arrêté de mise en sécurité. Le juge estime que la commune, disposant déjà d'attestations de travaux des propriétaires, peut apprécier elle-même l'adéquation des travaux sans recourir à une expertise. La décision s'appuie sur les articles L. 511-9 et L. 511-14 du code de la construction et de l'habitation, ainsi que sur la procédure de référé du code de justice administrative.

26 mars 2026
TA54Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2600833

Le Tribunal administratif de Nancy, saisi en référé précontractuel, a déclaré qu'il n'y avait pas lieu à statuer sur la requête de la société Pépinières Naudet. Le juge a constaté que l'Office national des forêts (ONF) avait signé les actes d'engagement du marché contesté après l'introduction du recours, ce qui a rendu la demande sans objet. La décision s'appuie sur les articles L. 551-1 et L. 551-4 du code de justice administrative, qui régissent la saisine du juge avant la conclusion du contrat.

Avocat : AARPI BUÈS ET ASSOCIÉS

26 mars 2026
TA54Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2600818

Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la demande de suspension en référé d'un arrêté préfectoral ordonnant la fermeture administrative pour six mois d'un débit de boissons. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas caractérisée et qu'aucun doute sérieux sur la légalité de la décision n'était soulevé, notamment au regard des pouvoirs de police du préfet. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 3332-15 du code de la santé publique.

Avocat : SELARL GIURANNA ET IOGNA-PRAT

26 mars 2026
TA54Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2600832

Le Tribunal administratif de Nancy, saisi en référé précontractuel, déclare qu'il n'y a pas lieu à statuer sur la requête de la société Pépinières Naudet. Le juge constate que l'Office national des forêts (ONF) a signé les actes d'engagement des marchés contestés après l'introduction du recours, ce qui prive celui-ci de son objet, conformément aux articles L. 551-1 et L. 551-4 du code de justice administrative. La demande d'allocation d'une somme au titre des frais du litige est par conséquent rejetée.

Avocat : AARPI BUÈS ET ASSOCIÉS

26 mars 2026
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2205825

Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de la SARL B... Pelerein, qui contestait son assujettissement à la cotisation foncière des entreprises (CFE) pour la période 2017-2021. La juridiction a estimé que les locaux en litige étaient bien affectés à l'activité commerciale taxable de la société et non à sa seule activité agricole exonérée. La décision s'appuie sur les dispositions du code général des impôts relatives à la CFE et à son assiette.

Avocat : SELARL TERRESA

26 mars 2026• 4ème Chambre
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2207651

La SARL Disci Sports International contestait devant le Tribunal Administratif de Lille la régularité et le bien-fondé de redressements fiscaux (impôt sur les sociétés et TVA) et des pénalités associées pour la période 2017-2019. Le tribunal a rejeté sa requête, estimant que la procédure de rectification de l'administration était régulière et suffisamment motivée au regard des exigences de l'article L. 57 du Livre des Procédures Fiscales. Les autres moyens relatifs au rejet de la comptabilité et aux redressements eux-mêmes ont également été écartés par la juridiction.

Avocat : SELARL PHI LAW

26 mars 2026• 4ème Chambre
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2107645

Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi par la société Berry Global France Holdings pour contester des rappels d'impôt sur les sociétés, de prélèvements sociaux et des pénalités afférentes pour les années 2014 à 2016. Le litige portait principalement sur la déductibilité d'intérêts d'emprunts intra-groupes et la réintégration d'un profit sur le Trésor lié à des rappels de TVA. Le tribunal constate qu'une partie des rehaussements contestés a fait l'objet d'un dégrèvement postérieur à l'introduction de la requête, rendant ces conclusions sans objet. Sur le surplus, il applique les dispositions de l'article L. 77 du livre des procédures fiscales et de l'article 209 du code général des impôts pour statuer sur la réintégration du profit sur le Trésor au résultat imposable.

Avocat : MONS

26 mars 2026• 4ème Chambre
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2202163

La décision concerne un recours en plein contentieux portant sur la décharge de cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés et de rappels de TVA. Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la demande de la société Bati Conseil Deco, estimant que la charge de la preuve lui incombait en l'absence de comptabilité produite, conformément à l'article L. 192 du Livre des Procédures Fiscales. L'administration était fondée à reconstituer les produits à partir des relevés bancaires, les justificatifs fournis par la société étant jugés insuffisants pour contester les rectifications.

Avocat : SELARL PHI LAW

26 mars 2026• 4ème Chambre
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2303509

**Sujet principal** : Recours d'une agente hospitalière contre son placement en congé de maladie ordinaire après un accident de service. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Lille (4ème Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal annule la décision contestée. Il juge que l'accident survenu dans l'exercice des fonctions présente le caractère d'un accident de service, et que l'existence d'un état antérieur ne permet pas d'écarter cette imputabilité sauf s'il est établi que cet état a seul déterminé l'incapacité. **Textes appliqués** : Article 21 bis de la loi n°83-634 du 13 juillet 1983 (droits des fonctionnaires), définissant les conditions de l'accident imputable au service.

Avocat : ANGLE DROIT AVOCATS

26 mars 2026• 4ème Chambre
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2303906

Le Tribunal Administratif de Lille rejette la requête d'un cadre socio-éducatif visant à annuler un blâme disciplinaire. Le juge estime que l'agent a commis une faute en omettant de signaler clairement à sa hiérarchie un acte de violence (une gifle) commis par une collègue sur un mineur, se contentant de joindre le rapport de l'auteure. La sanction du blâme, fondée sur les articles L. 121-1, L. 530-1 et L. 533-1 du code général de la fonction publique, n'est pas jugée disproportionnée au regard de la faute et des responsabilités de l'agent.

26 mars 2026• 4ème Chambre
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2304960

Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête en excès de pouvoir de M. A..., un agent contractuel du centre hospitalier d'Arras, qui contestait la rupture de son contrat suite au refus d'une proposition de la société Berto Nord dans le cadre d'une externalisation. Le tribunal a jugé que la fin du contrat était intervenue de plein droit en application de l'article L. 1224-3-1 du code du travail, le courrier du 16 mai 2023 n'étant qu'une information et non une décision faisant grief. La juridiction a ainsi considéré que le litige relevait du droit du travail et non de la compétence du juge administratif.

Avocat : CADOUX

26 mars 2026• 4ème Chambre
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2407982

Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi d'un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral ordonnant l'éloignement d'un ressortissant marocain. Le tribunal a annulé l'arrêté du 25 juillet 2024 du préfet du Nord, considérant que la motivation de la décision était insuffisante au regard des exigences du code des relations entre le public et l'administration. Il a en conséquence rejeté la demande d'injonction de réexamen et de condamnation pécuniaire comme étant sans objet.

Avocat : DANSET-VERGOTEN

26 mars 2026• 1ère Chambre
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2408458

Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. B... visant à annuler un arrêté préfectoral l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que la motivation de l'arrêté était suffisante et que le préfet avait légalement exercé son pouvoir en application des articles L. 542-1, L. 612-8 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La décision s'appuie sur le rejet définitif de la demande d'asile du requérant par la Cour nationale du droit d'asile, mettant fin à son droit de séjour.

Avocat : VERGNOLE

26 mars 2026• 1ère Chambre
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2408460

Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de Mme B... visant à annuler un arrêté préfectoral lui imposant une obligation de quitter le territoire français (OQTF), fixant son pays de destination et prononçant une interdiction de retour. Le tribunal a jugé que la motivation de l'arrêté était suffisante et que les conditions légales, notamment celles des articles L. 612-8 et L. 612-10 du CESEDA, étaient respectées pour l'interdiction de retour. Les autres moyens, dont la méconnaissance des articles L. 541-1 et L. 542-1 du CESEDA, ont également été écartés.

Avocat : VERGNOLE

26 mars 2026• 1ère Chambre
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2409430

Le Tribunal Administratif de Lille rejette la requête en annulation d'une obligation de quitter le territoire français (OQTF) et d'une interdiction de retour de deux ans, prononcées à l'encontre d'un ressortissant tunisien. La juridiction estime que l'OQTF est légalement fondée sur l'entrée et le séjour irréguliers du requérant, et que la production d'un contrat de travail ne constitue pas un motif humanitaire ou exceptionnel justifiant la délivrance d'un titre de séjour. Les moyens tirés du défaut de motivation, de la méconnaissance du droit d'être entendu, de l'erreur de droit et de l'erreur manifeste d'appréciation sont écartés, les juges appliquant les articles L. 611-1 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : SAIDI

26 mars 2026• 4ème Chambre
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2410203

Le Tribunal Administratif de Lille a annulé l'arrêté préfectoral du 7 septembre 2024 ordonnant l'éloignement de M. C... du territoire français. Le juge a estimé que le préfet du Nord était incompétent pour prendre cette mesure, car M. C..., ayant déposé une demande d'asile en Autriche, relevait de la responsabilité de cet État membre en vertu du règlement Dublin III (règlement UE n°604/2013). La décision a également été annulée pour défaut d'examen particulier de la situation personnelle de l'intéressé, au regard des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : AUBERTIN

26 mars 2026• 4ème Chambre
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2411624

Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête d'un ressortissant sénégalais visant à annuler un arrêté préfectoral de juin 2024 refusant le renouvellement de son titre de séjour étudiant et prononçant son éloignement. La juridiction a estimé que la motivation de l'arrêté, notamment concernant l'interdiction de retour, était suffisante et conforme aux dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (articles L. 612-10 et suivants). Elle a jugé que le préfet n'avait pas méconnu ses obligations d'examen particulier de la situation de l'intéressé.

Avocat : DEWAELE

26 mars 2026• 4ème Chambre