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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

96 903 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

96 903

Décisions totales

383 581

Ordonnances

344 588

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionPlein contentieuxEffacer tout
TA95Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2518838

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par Mme B... d’une demande indemnitaire de 20 000 euros contre l’État, en raison de l’absence de relogement suite à sa reconnaissance comme prioritaire par la commission de médiation le 20 juillet 2022 et à une injonction du tribunal du 30 mars 2023 restée inexécutée. Statuant en plein contentieux, le tribunal a jugé que la carence fautive de l’État engage sa responsabilité sur le fondement des articles L. 300-1 et suivants du code de la construction et de l’habitation. Il a ainsi condamné l’État à réparer les troubles dans les conditions d’existence subis par Mme B... et son fils handicapé, en raison du maintien dans un logement sur-occupé et inadapté.

Avocat : MAOUCHE DE FOLLEVILLE AVOCATS

30 janvier 2026• Pole Social (JU)
TA95Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2518881

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par Mme B... d'une demande d'indemnisation de 9 000 euros pour le préjudice subi en raison de l'absence de relogement par l'État, malgré une décision de la commission de médiation du 9 février 2022 la reconnaissant comme prioritaire et une ordonnance du 1er décembre 2022 enjoignant son relogement sous astreinte. Le tribunal a jugé que la carence fautive de l'État à exécuter cette décision engage sa responsabilité, conformément aux articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. Il a condamné l'État à verser à Mme B... une somme de 2 800 euros, en réparation des troubles dans ses conditions d'existence résultant du maintien de sa situation de logement insalubre et sur-occupé, pour la période postérieure au précédent jugement du 8 avril 2024.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : GERARD

30 janvier 2026• Pole Social (JU)
TA95Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2519085

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en formation sociale, a condamné l’État à verser 5 000 euros à M. A... pour la carence fautive de l’administration à exécuter la décision de la commission de médiation du 10 février 2023 le reconnaissant prioritaire pour un logement d’urgence. Le tribunal a jugé que l’absence de relogement avant le 9 juillet 2025, malgré une injonction sous astreinte du 13 novembre 2023, engage la responsabilité de l’État sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l’habitation. La solution retient que seuls les troubles dans les conditions d’existence subis personnellement par le requérant sont indemnisables, en tenant compte de la durée de la carence et de la composition du foyer.

Avocat : BROCHARD

30 janvier 2026• Pole Social (JU)
TA105Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de la Guadeloupe — N° TA105-2401226

Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe, saisi en plein contentieux par Mme B... E... d’une demande d’indemnisation pour préjudice moral résultant de placements en retenue administrative et en zone d’attente, a rejeté ses conclusions. La juridiction s’est déclarée incompétente pour connaître des demandes liées au placement en rétention administrative, estimant que celles-ci relèvent de la compétence exclusive du juge judiciaire en application des articles L. 740-1 et L. 741-10 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

Avocat : DJIMI

30 janvier 2026• 1ère Chambre
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2600620

Le Tribunal administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A..., ressortissant turc, qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, d'enjoindre au préfet des Bouches-du-Rhône de le convoquer pour retirer sa carte de résident renouvelée. Le juge des référés a estimé que la mesure demandée ne présentait pas un caractère d'utilité, le délai habituel de fabrication du titre (un mois) n'étant pas écoulé à la date de l'ordonnance. La solution retenue est le rejet de la requête, faute d'urgence ou d'utilité avérée.

30 janvier 2026
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2600646

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de remettre un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour à Mme C..., ressortissante américaine. La requérante avait sollicité le renouvellement de sa carte de séjour temporaire mention "salarié" par voie postale, conformément aux articles R. 431-2 et R. 431-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le juge a estimé que le dossier devait être regardé comme complet, qu'aucune décision implicite de rejet n'était intervenue, et que la condition d'urgence était remplie en raison de l'expiration prochaine du titre de séjour. La solution retenue impose au préfet de délivrer le récépissé, sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative.

30 janvier 2026
TA35Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2301496

Le Tribunal Administratif de Rennes a examiné la demande de M. A..., agent contractuel de Brest Métropole, qui sollicitait la condamnation de la collectivité à lui verser 20 000 euros en réparation de préjudices résultant de sa suspension conservatoire et du non-renouvellement de son contrat. Le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions indemnitaires, estimant que la suspension était légalement justifiée par l'intérêt du service et ne constituait pas une sanction déguisée, et que l'absence de renouvellement du contrat à durée déterminée relevait du pouvoir discrétionnaire de l'administration. Il a également écarté les fautes invoquées concernant le délai de prévenance et la délivrance du certificat de travail, faute de préjudice établi. La décision s'appuie notamment sur les dispositions du code général de la fonction publique et du décret n° 86-83 du 17 janvier 1986.

Avocat : CHRISTIAN

30 janvier 2026• 4ème Chambre
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2509470

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a ordonné une expertise médicale concernant la prise en charge de M. C... au centre hospitalier de Valence à partir de septembre 2019 pour une infection nosocomiale (spondylodiscite). Cette mesure, fondée sur l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a été jugée utile pour évaluer l'aggravation de l'état de santé du requérant, en présence d'un rapport de la CCI contesté. En revanche, la demande de provision de 250 000 euros a été rejetée, le juge estimant que l'obligation du centre hospitalier n'était pas suffisamment établie à ce stade.

Avocat : SELARL GALLIZIA DUMOULIN ALVINERIE

30 janvier 2026
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2600999

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a fait droit à la demande de la commune du Pont de Beauvoisin visant à évaluer la dangerosité d’une chute de roches menaçant une habitation. Sur le fondement des articles L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation et R. 531-1 du code de justice administrative, un expert a été désigné pour constater l'état du bâtiment, déterminer s'il existe un péril imminent et proposer des mesures de sauvegarde. L'expert devra rendre son rapport dans un délai de cinq jours, après avoir réalisé ses opérations dans les 24 heures suivant sa désignation.

30 janvier 2026
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2600021

Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B.... Ce dernier demandait qu'il soit enjoint au préfet de Maine-et-Loire de lui communiquer des documents internes relatifs à une allégation de menaces proférées à l'encontre de l'OFII, ou à défaut une attestation d'inexistence de tels documents, afin de les utiliser dans le cadre d'une procédure d'appel pendante. Le juge a considéré que la demande de communication de documents se heurtait à une contestation sérieuse, le préfet ayant opposé un refus implicite à cette demande, et que la demande d'attestation, qui visait à faire établir un fait négatif, excédait les pouvoirs du juge des référés. La requête a donc été rejetée, y compris les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

30 janvier 2026
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2600944

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par M. B... pour obtenir la délivrance d’une attestation de prolongation d’instruction de sa demande de renouvellement de carte de résident. En cours d’instance, le préfet de la Loire-Atlantique a délivré l’attestation sollicitée, valable jusqu’au 20 avril 2026. Le juge des référés a constaté que les conclusions de la requête étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer.

30 janvier 2026
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2601748

Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a été saisi par Nantes Métropole sur le fondement de l’article L. 511-9 du code de la construction et de l’habitation, afin de désigner un expert pour examiner un mur mitoyen présentant un danger pour la sécurité publique. La juridiction a fait droit à cette demande et a désigné un expert avec pour mission de constater l’état du mur, d’évaluer les risques pour la sécurité, et de proposer des mesures de nature à mettre fin au danger, y compris en cas d’imminence. Cette décision s’appuie sur les dispositions des articles L. 511-9 et R. 511-2 du code de la construction et de l’habitation, ainsi que sur les articles R. 556-1 et R. 531-1 du code de justice administrative.

30 janvier 2026
TA45Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2300061

Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. et Mme B... contestant des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu, de prélèvements sociaux et de contribution exceptionnelle sur les hauts revenus pour les années 2017 à 2019. Les requérants contestaient la régularité de la procédure de taxation d'office et les pénalités pour manquement délibéré. Le tribunal a jugé que la procédure était régulière et que l'administration avait correctement motivé les pénalités. La solution retenue est le rejet de la demande de décharge, sans application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : SELARL DUBAULT BIRI & ASSOCIES

30 janvier 2026• 3ème chambre
TA45Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2304406

Le Tribunal administratif d'Orléans rejette la demande de M. A... tendant à la décharge de la taxe foncière sur les propriétés bâties pour 2023. Le requérant, bénéficiaire de l'allocation aux adultes handicapés (AAH) jusqu'en mars 2024, n'en percevait pas le montant au 1er janvier 2023, condition requise pour l'exonération prévue par l'article 1390 du code général des impôts et la doctrine administrative (BOI-IF-TFB-10-55-10). La solution retenue est le rejet de la requête.

30 janvier 2026• Juge unique 3ème chambre
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2209909

Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé-provision sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de la société EBS (en liquidation judiciaire) qui sollicitait le versement d'une provision de 40 497,12 euros. La société contestait la compensation opérée par l'OPH Pas-de-Calais Habitat entre le remboursement d'une avance sur un marché et des sommes dues au titre d'autres marchés. Le tribunal a considéré que l'obligation invoquée par la société EBS était sérieusement contestable, notamment en raison du caractère définitif du décompte de résiliation du marché principal et de la possibilité de compensation entre dettes connexes. La demande reconventionnelle de l'OPH Pas-de-Calais Habitat a également été rejetée, le juge estimant que l'obligation de paiement de la somme de 79 109,87 euros n'était pas non plus établie avec un degré suffisant de certitude en l'état de l'instruction.

Avocat : CABINET SYNERGIS AVOCATS

30 janvier 2026
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2401808

Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi en référé provision par M. B..., détenu, pour obtenir le versement d'une somme de 100,69 euros correspondant à un arriéré de salaire pour son travail en juin 2023 au centre pénitentiaire de Maubeuge. Le requérant soutenait que sa rémunération avait été calculée à un taux inférieur à celui prévu par le code de procédure pénale et que les cotisations sociales étaient erronées. Le juge des référés a rejeté la demande, estimant que l'obligation de l'État n'était pas sérieusement contestable, notamment en raison de l'absence de précision sur le préjudice allégué et du refus d'une proposition d'indemnisation de seulement 64 centimes inférieure à la demande. La décision s'appuie sur l'article R. 541-1 du code de justice administrative et les textes relatifs à la rémunération des personnes détenues (code pénitentiaire, code de procédure pénale, code de la sécurité sociale).

Avocat : DORMIEU

30 janvier 2026
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2501646

Le Tribunal administratif de Lille, statuant en référé sur le fondement de l’article R. 541-1 du code de justice administrative, a condamné l’État à verser à M. B..., détenu au centre pénitentiaire de Lille Loos-Sequedin, une provision de 107,90 euros au titre d’arriérés de salaire pour la période de janvier 2020 à septembre 2021. La créance a été jugée non sérieusement contestable, le ministre de la justice ayant reconnu l’existence de cette dette dans une proposition transactionnelle. Les textes appliqués incluent le code de procédure pénale et le code de la sécurité sociale. La demande de frais irrépétibles a été rejetée faute de demande d’aide juridictionnelle.

Avocat : DORMIEU

30 janvier 2026
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2502655

Cette décision du Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé sur le fondement de l’article R. 541-1 du code de justice administrative, concerne la demande de provision formée par M. B..., détenu, pour un arriéré de rémunération de 90,08 euros lié à son travail au centre pénitentiaire de Lille-Annœullin entre février 2021 et octobre 2024. Le requérant soutenait que son taux de rémunération et le calcul des cotisations sociales étaient erronés au regard des articles D. 432-1 et D. 433-4 du code de procédure pénale (devenus les articles D. 412-64 et D. 412-67 du code pénitentiaire) et des articles R. 381-99 et R. 381-104 du code de la sécurité sociale. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que la créance invoquée n'était pas sérieusement contestable, l'administration n'ayant commis aucune erreur de calcul démontrée.

Avocat : DORMIEU

30 janvier 2026
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2600390

Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l’exécution de la décision implicite par laquelle le préfet du Nord a refusé de renouveler le titre de séjour de Mme C..., ressortissante béninoise, en qualité de parent d’enfant malade. Le juge a estimé que la condition d’urgence était présumée remplie s’agissant d’un refus de renouvellement de titre de séjour et que les moyens tirés de la méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et de l’article 3-1 de la Convention internationale des droits de l’enfant étaient de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Il a enjoint au préfet de réexaminer la demande de Mme C... et de lui délivrer, dans l’attente, une autorisation provisoire de séjour l’autorisant à travailler.

Avocat : GOMMEAUX

30 janvier 2026
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2600632

Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé, a été saisi par M. B... pour obtenir l'exécution d'une précédente ordonnance enjoignant au préfet de Police de Paris de réexaminer sa situation et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour. Le tribunal constate que le préfet a convoqué M. B... et lui a remis une autorisation provisoire de séjour, mais que le réexamen de sa situation administrative n'a pas abouti à une décision expresse dans le délai d'un mois imparti. Sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, le juge des référés enjoint au préfet de prendre une décision expresse sur la demande de titre de séjour de M. B... dans un délai d'un mois, sous astreinte de 100 euros par jour de retard. Les conclusions relatives à la délivrance d'un document provisoire de séjour sont devenues sans objet.

Avocat : PERINAUD

30 janvier 2026