Jurisprudence administrative
97 018 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
97 018
Décisions totales
384 307
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2502702
Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant en plein contentieux social, a rejeté la requête de M. C... qui contestait le refus du département du Gard de lui délivrer une carte "mobilité inclusion" portant la mention "stationnement pour personnes handicapées". Le tribunal a jugé que l'intéressé ne remplissait pas les critères stricts fixés par l'arrêté du 3 janvier 2017, notamment un périmètre de marche inférieur à 200 mètres ou le recours systématique à une aide technique ou humaine. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 241-3 et R. 241-12-1 du code de l'action sociale et des familles.
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2503435
Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant en plein contentieux social, a examiné la demande de M. C... visant à obtenir l’annulation du refus du département du Gard de lui délivrer une carte « mobilité inclusion » portant la mention « stationnement pour personnes handicapées ». Le requérant invoquait son état de santé, marqué par des pathologies multiples limitant sa marche à quelques dizaines de mètres et nécessitant une aide humaine constante. La solution retenue par le tribunal s’appuie sur les dispositions du code de l’action sociale et des familles et de l’arrêté du 3 janvier 2017, qui définissent les critères d’attribution de cette carte. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les éléments fournis ne démontraient pas une réduction importante et durable de la capacité de déplacement à pied ou une nécessité d’accompagnement par une tierce personne répondant aux conditions réglementaires.
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2505772
Le Tribunal administratif de Toulouse, statuant en référé, a ordonné une expertise économique à la demande de la SAS Brioche dorée afin d'évaluer le préjudice commercial subi en raison des travaux de la ligne C du métro menés par Tisséo Ingénierie. La juridiction a fait droit à la requête, non contestée par Tisséo, en application de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, jugeant la mesure utile pour le bon fonctionnement de la justice. L'expert désigné devra notamment analyser l'évolution du chiffre d'affaires de l'entreprise sur la période des travaux et déterminer l'existence et le montant d'un préjudice économique imputable au chantier.
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2507630
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la demande de la SARL Rattoul, qui sollicitait une expertise économique pour évaluer le préjudice lié aux travaux de la ligne C du métro à compter du 1er janvier 2026. Le juge des référés a estimé que cette demande n'était pas utile, car une expertise similaire avait déjà été ordonnée le 10 juillet 2025 pour la période allant jusqu'au 31 décembre 2025. La solution retenue est fondée sur l'article R. 532-1 du code de justice administrative, qui conditionne la prescription d'une expertise à son utilité.
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2508235
Le Tribunal Administratif de Toulouse a ordonné une expertise économique à la demande de la SAS MJ Labrune, qui estime subir un préjudice en raison des travaux de la ligne C du métro menés par Tisséo Ingénierie. La juridiction a fait droit à cette demande, non contestée par Tisséo, en application de l'article R. 532-1 du code de justice administrative. L'expert désigné devra évaluer l'impact des travaux sur le chiffre d'affaires du commerce et chiffrer le préjudice économique éventuel, avec un suivi périodique jusqu'à la fin des travaux.
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2509013
Le Tribunal administratif de Toulouse, statuant en référé, a ordonné une expertise économique à la demande de la SAS HBFS, qui estime subir un préjudice commercial en raison des travaux de la ligne C du métro menés par Tisséo Ingénierie. La mesure a été jugée utile sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, et Tisséo ne s'y est pas opposé. L'expert devra évaluer l'impact des travaux sur le chiffre d'affaires du commerce pour la période du 1er au 7 décembre 2025 et chiffrer le préjudice éventuel.
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2509014
Le Tribunal administratif de Toulouse, statuant en référé, a ordonné une expertise économique à la demande de la SARL Calleia afin d'évaluer le préjudice subi par son commerce en raison des travaux de la ligne C du métro menés par Tisséo Ingénierie. La mesure a été jugée utile sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, d'autant que Tisséo ne s'y est pas opposé. L'expert devra notamment analyser l'évolution du chiffre d'affaires sur une période restreinte (1er au 7 décembre 2025) et déterminer l'existence et le montant d'un préjudice économique imputable au chantier.
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2303969
Le Tribunal Administratif de Montpellier a été saisi de requêtes contestant des saisies administratives à tiers détenteur émises par la direction départementale des finances publiques des Pyrénées-Orientales à l’encontre de M. D... et Mme A... pour le recouvrement de dettes fiscales. Le tribunal a jugé que les moyens relatifs à la régularité formelle des actes de poursuite, tels que l’absence de lettre de relance ou l’insuffisance de motivation, relèvent de la compétence exclusive du juge judiciaire et sont donc irrecevables devant la juridiction administrative. Sur le bien-fondé des impositions, le tribunal a rejeté les moyens des requérants, estimant qu’ils n’établissaient pas que leur domicile fiscal se situait à Saint-Martin et que les montants réclamés étaient justifiés. En conséquence, le tribunal a rejeté l’ensemble des demandes.
Avocat : DIAZ
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2304490
Le Tribunal Administratif de Montpellier (2ème chambre) a rejeté la requête de la SARL Monkey, qui contestait des cotisations supplémentaires d’impôt sur les sociétés et des rappels de TVA et de taxe d’apprentissage pour les exercices 2018 et 2019. La société exploitait une discothèque et remettait en cause la reconstitution de son chiffre d’affaires, le taux de TVA appliqué aux boissons non alcoolisées, et diverses charges et amortissements. Le tribunal a validé le rejet de la comptabilité par l’administration, constatant des irrégularités graves, et a jugé non fondés les moyens relatifs à la valorisation des softs, à la TVA réduite, et aux pénalités pour manquement délibéré. La décision s’appuie sur le code général des impôts et le livre des procédures fiscales.
Avocat : ROCA
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2306215
Le Tribunal Administratif de Montpellier était saisi par la SAS Auchan Hypermarché de deux requêtes contestant son assujettissement à la cotisation foncière des entreprises pour les années 2021 et 2022, concernant des locaux situés à Perpignan. La société soutenait notamment que le calcul du "planchonnement" et du lissage était erroné, car basé sur une comparaison figée avec la valeur locative de 2017, alors que ces mécanismes doivent être recalculés chaque année en comparant la valeur locative révisée de l'année courante à la valeur locative non révisée de 2017. L'administration fiscale a partiellement fait droit à cette argumentation en prononçant des dégrèvements pour l'année 2021, mais a contesté le surplus des demandes. Le tribunal a jugé irrecevables les conclusions tendant à l'annulation des décisions de rejet des réclamations préalables, ces actes étant non détachables de la procédure d'imposition, et a constaté un non-lieu à statuer à concurrence des dégrèvements déjà accordés. Sur le fond, le tribunal a rejeté le surplus des conclusions, considérant que les moyens relatifs au coefficient de localisation et au mode de calcul du plan
Avocat : FIDAL INTERNATIONAL
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2402692
Le Tribunal Administratif de Montpellier a examiné les requêtes de M. D... et Mme A... contestant des saisies administratives à tiers détenteur émises en 2023 pour le recouvrement de dettes fiscales. Le tribunal a jugé que les moyens relatifs à la régularité formelle des actes de poursuite (absence de relance, défaut de motivation) relèvent de la compétence exclusive du juge judiciaire et les a rejetés comme irrecevables. Sur le fond, il a estimé que les requérants n’apportaient pas la preuve de leur domiciliation à Saint-Martin, ni d’une erreur de fait ou de droit, et que le montant des sommes était justifié par les titres exécutoires. En conséquence, le tribunal a rejeté l’ensemble des demandes d’annulation et de décharge, ainsi que les conclusions accessoires.
Avocat : DIAZ
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2406790
Le Tribunal Administratif de Montpellier a examiné les requêtes de M. D... et Mme A... contestant des saisies administratives à tiers détenteur émises par la direction départementale des finances publiques des Pyrénées-Orientales pour le recouvrement de dettes fiscales. Le tribunal a jugé que les moyens relatifs à la régularité formelle des actes de poursuite, tels que l'absence de lettre de relance ou l'insuffisance de motivation, relèvent de la compétence exclusive du juge judiciaire et non de la juridiction administrative. En conséquence, ces conclusions ont été rejetées comme portées devant une juridiction incompétente. Sur le fond, le tribunal a estimé que les requérants n'établissaient pas que leur domiciliation fiscale à Saint-Martin justifierait une contestation du bien-fondé des créances, et a rejeté les demandes de décharge des obligations de payer. Les textes appliqués incluent les articles L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration et R. 211-1 du code de procédure civile d'exécution.
Avocat : DIAZ
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2500548
Le Tribunal Administratif de Montpellier, saisi par la SAS Auchan Hypermarché, a statué sur des demandes de dégrèvement de cotisation foncière des entreprises pour les années 2021 et 2022. L'administration fiscale a partiellement fait droit à la demande pour 2021 en recalculant le mécanisme de "planchonnement" conformément à la jurisprudence, prononçant des dégrèvements, ce qui a conduit à un non-lieu à statuer à due concurrence. Pour le surplus des conclusions et pour l'année 2022, le tribunal a rejeté les requêtes, jugeant notamment que les conclusions tendant à l'annulation des décisions de rejet des réclamations préalables étaient irrecevables. La solution s'appuie sur les articles 1518 A quinquies et 1518 E du code général des impôts.
Avocat : FIDAL INTERNATIONAL
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2503968
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de la SAS QT Investissement, en liquidation judiciaire, qui demandait la décharge de rappels de TVA pour les années 2017 à 2019. La juridiction a jugé la requête irrecevable pour tardiveté, car la société n'a pas contesté dans les deux mois suivant la notification de la décision de rejet de sa réclamation du 17 janvier 2025. Le tribunal a appliqué les articles R. 198-10 et R. 199-1 du livre des procédures fiscales, considérant que la notification était régulière malgré l'absence de présentation du pli recommandé à son conseil.
Avocat : CABINET ANDRE HOUIN & PARTENAIRES
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2506784
Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé, a ordonné une expertise médicale à la demande de Mme A... pour évaluer la qualité de sa prise en charge par le CHU de Montpellier suite à une intervention pour hallux valgus en 2015. La mesure a été jugée utile sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, les parties ne s'y étant pas opposées. Le tribunal a rejeté la demande de soumission d'un pré-rapport aux parties, faute de base légale, et celle de production des débours par la CPAM, estimant qu'elle relevait de l'appréciation de l'expert.
Avocat : RAYBAUD
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2507309
Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé-provision sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, a condamné l'Institut national d'études supérieures pour l'agriculture, l'alimentation et l'environnement à verser à la SARL Languedoc Restauration une provision de 6 299,77 euros, majorée de 40 euros au titre des frais de recouvrement. Cette somme correspond à des prestations de restauration contractuelles facturées entre septembre 2024 et juin 2025, dont le caractère non sérieusement contestable de l'obligation a été reconnu. Les intérêts au taux légal ont été accordés à compter de la réception de la mise en demeure, le 6 août 2025, mais la demande de capitalisation des intérêts a été rejetée faute d'une année d'intérêts échus. La demande de la société au titre des frais irrépétibles a également été rejetée.
Avocat : SOCIETE D'AVOCATS BRG
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2508806
Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé, a rejeté la demande de provision de M. B..., agent territorial, qui sollicitait la condamnation de la commune d’Argelès-sur-Mer à lui verser diverses sommes en réparation de préjudices consécutifs à un accident de service. Le juge a estimé que l’obligation de la commune était sérieusement contestable, car les expertises médicales avaient conclu à l’absence de séquelles imputables au service et fixé la consolidation sans déficit. La décision est fondée sur l’article R. 541-1 du code de justice administrative, qui exige que l’obligation ne soit pas sérieusement contestable pour accorder une provision.
Avocat : CACCIAPAGLIA
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2509238
Le Tribunal administratif de Montpellier, statuant en référé-provision sur le fondement de l’article R. 541-1 du code de justice administrative, a condamné la SAS Sofradam à verser à la SA Aéroport Montpellier Méditerranée une provision de 242 092,26 euros. Cette somme couvre les redevances impayées, les pénalités de retard, l’indemnité d’occupation sans titre et les frais de recouvrement, en application des clauses contractuelles de la convention d’occupation du domaine public du 23 décembre 2024. Le juge a estimé que l’obligation de la société débitrice n’était pas sérieusement contestable, cette dernière n’ayant pas produit de défense. La demande d’astreinte a été rejetée, mais la capitalisation des intérêts a été accordée à compter de la date de la demande.
Avocat : SELARL MAILLOT AVOCATS & ASSOCIES
Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2600120
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, a rejeté la demande de M. E... visant à annuler ou modifier l'ordonnance du 2 décembre 2025 qui lui enjoignait de libérer un logement de fonction au lycée Jean Rostand de Nevers. Le juge a considéré que la requête ne présentait pas d'élément nouveau justifiant une modification des mesures prescrites, l'urgence et l'utilité de l'expulsion étant établies pour permettre l'attribution du logement par nécessité absolue de service à la proviseure. La solution retenue confirme l'injonction de libérer les lieux sous astreinte, en application du code général de la propriété des personnes publiques et du code des procédures civiles d'exécution.
Avocat : SCP THEMIS AVOCATS & ASSOCIES
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2502758
Le Tribunal administratif de Besançon, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B... qui demandait des mesures provisoires pour garantir une scolarisation effective et adaptée à son fils handicapé. Le juge a estimé que les mesures sollicitées, notamment l'injonction de coordonner les acteurs (ARS, rectorat, MDPH) ou de produire un calendrier, se heurtaient à une contestation sérieuse, car elles excédaient l'office du juge des référés en relevant d'appréciations pédagogiques et médico-sociales complexes. Il a également considéré que l'urgence n'était pas caractérisée, l'enfant bénéficiant déjà d'une scolarisation partielle (1h30 par semaine) et d'un suivi institutionnel, sans démonstration d'une carence fautive imputable à l'ARS. La solution retenue est le rejet de la requête, sans application de texte spécifique autre que l'article L. 521-3 du code de justice administrative.