Jurisprudence administrative

97 018 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

97 018

Décisions totales

384 307

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA95Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2517171

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a condamné l'État à verser 10 000 euros à Mme A..., reconnue prioritaire par la commission de médiation du droit au logement opposable le 12 janvier 2024, en raison de l'absence de relogement malgré une injonction du tribunal du 19 novembre 2024. La responsabilité pour faute de l'État a été engagée sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, le préfet n'ayant proposé aucun logement, causant des troubles dans les conditions d'existence de la requérante et de ses enfants hébergés chez des tiers.

Avocat : BAYOU

30 janvier 2026• Pole Social (JU)
TA95Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2517715

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête indemnitaire de M. B..., qui demandait 426 000 euros pour absence de relogement suite à une décision de la commission de médiation du 18 décembre 2013 le reconnaissant prioritaire pour un hébergement d'urgence. Le tribunal a jugé que la commission avait orienté M. B... vers un logement de transition ou foyer, et non vers un relogement, ce qui ne faisait pas peser sur l'État une obligation de relogement. En conséquence, aucune carence fautive de l'État n'a été retenue, et les conclusions indemnitaires ont été rejetées, de même que la demande au titre des frais de justice.

Avocat : NAGY

30 janvier 2026• Pole Social (JU)
TA95Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2518505

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a condamné l’État à indemniser Mme A... pour le préjudice subi du fait de l’absence de relogement, malgré sa reconnaissance comme prioritaire par la commission de médiation du droit au logement opposable le 4 août 2021. La carence fautive de l’État a été établie, aucune offre de logement n’ayant été faite dans le délai de six mois suivant cette décision. Le tribunal a appliqué les articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l’habitation pour engager la responsabilité de l’État. Il a accordé une somme de 5 000 euros à Mme A... en réparation des troubles dans ses conditions d’existence, avec intérêts au taux légal capitalisés.

Avocat : BROCHARD

30 janvier 2026• Pole Social (JU)
TA95Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2518509

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a condamné l'État à indemniser M. A... pour le préjudice subi du fait de l'absence de relogement suite à sa reconnaissance comme prioritaire par la commission de médiation le 26 juillet 2023. Le tribunal a retenu la responsabilité pour faute de l'État, en application des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation, en raison de la carence fautive à exécuter la décision de la commission et l'injonction du tribunal. La solution retenue est l'octroi d'une indemnité de 2 000 euros, tenant compte du relogement intervenu le 7 octobre 2025 et des troubles dans les conditions d'existence subis par le requérant.

Avocat : GUELTAS

30 janvier 2026• Pole Social (JU)
TA95Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2518675

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en formation sociale, a condamné l'État à indemniser M. B... pour le préjudice subi du fait de l'absence de relogement suite à sa reconnaissance comme prioritaire par la commission de médiation le 26 avril 2023. La carence fautive de l'État a engagé sa responsabilité, car aucune proposition de logement n'a été faite avant le relogement effectif le 30 décembre 2024, malgré une injonction du tribunal du 5 février 2024. Le tribunal a appliqué les articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation pour évaluer les troubles dans les conditions d'existence. La solution retenue est la condamnation de l'État à verser une indemnité à M. B..., dont le montant est déterminé en fonction de la durée de la carence et des conditions de logement subies.

Avocat : LARROQUE SOPHIE

30 janvier 2026• Pole Social (JU)
TA95Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2518834

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a condamné l’État à indemniser Mme A... épouse B..., reconnue prioritaire par la commission de médiation du droit au logement opposable le 17 avril 2024, pour absence de relogement. La carence fautive de l’État, qui n’a pas exécuté l’injonction de relogement prononcée par le tribunal le 17 février 2025, engage sa responsabilité sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l’habitation. Le tribunal a accordé à la requérante une somme de 5 200 euros en réparation des troubles dans ses conditions d’existence, assortie des intérêts au taux légal capitalisés.

Avocat : BAGUET

30 janvier 2026• Pole Social (JU)
TA95Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2518847

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a condamné l'État à verser 14 500 euros à M. B..., reconnu prioritaire pour un relogement d'urgence le 6 février 2019, en raison de la carence fautive de l'État à exécuter cette décision. Le tribunal a appliqué les articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation, engageant la responsabilité de l'État pour les troubles dans les conditions d'existence subis par le requérant, dont le logement était sur-occupé et insalubre. La solution retenue indemnise les préjudices subis depuis l'expiration du délai de relogement, en tenant compte de la durée de la carence et de la situation du foyer.

Avocat : GHÉRON CAROLINE

30 janvier 2026• Pole Social (JU)
TA95Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2518945

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a condamné l'État à verser 6 000 euros à M. B... pour le préjudice né de l'absence de relogement suite à sa reconnaissance comme prioritaire par la commission de médiation le 30 août 2023. La carence fautive de l'État a été établie, l'injonction de relogement sous astreinte prononcée le 30 juillet 2024 n'ayant pas été exécutée. Le tribunal a appliqué les articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation, engageant la responsabilité de l'État pour les troubles dans les conditions d'existence subis par le requérant, hébergé par un tiers après son expulsion.

Avocat : CABINET HUG & ABOUKHATER

30 janvier 2026• Pole Social (JU)
TA95Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2519061

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a condamné l'État à indemniser M. B..., reconnu prioritaire par la commission de médiation du droit au logement opposable le 22 juin 2022, pour la carence fautive de l'État à exécuter son obligation de relogement. La solution retenue engage la responsabilité de l'État sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation, en raison du maintien de la situation de M. B..., dépourvu de logement et hébergé chez des tiers, ce qui a perturbé ses conditions d'existence et son droit de garde de ses enfants. Le tribunal a accordé une somme de 6 000 euros en réparation des troubles subis, assortie des intérêts au taux légal capitalisés.

Avocat : BROCHARD

30 janvier 2026• Pole Social (JU)
TA95Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2519075

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a condamné l'État à verser 9 500 euros à M. B..., reconnu prioritaire par la commission de médiation du droit au logement opposable en 2018, en raison de l'absence de relogement malgré une injonction de 2019. La responsabilité pour faute de l'État a été engagée sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, la carence fautive ayant causé des troubles dans les conditions d'existence et un préjudice moral. Le tribunal a également accordé l'aide juridictionnelle provisoire au requérant.

Avocat : CHAMAS

30 janvier 2026• Pole Social (JU)
TA95Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2519109

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a condamné l’État à verser 650 euros à M. A..., reconnu prioritaire par la commission de médiation du droit au logement opposable le 30 août 2023, en raison de l’absence de proposition de relogement dans le délai de six mois. Cette carence fautive a engagé la responsabilité de l’État sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l’habitation, causant des troubles dans les conditions d’existence du requérant, toujours hébergé par une association. L’indemnisation a été fixée en fonction de la durée de la carence et de la situation de logement persistante.

Avocat : SANGUE

30 janvier 2026• Pole Social (JU)
TA95Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2522619

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, a été saisi par M. A... en raison de l'inexécution partielle d'une précédente ordonnance du 21 août 2025. Cette ordonnance enjoignait au préfet des Hauts-de-Seine de réexaminer sa situation dans un délai de deux mois, ce qui n'a pas été fait. Considérant que ce défaut d'exécution constitue un élément nouveau, le juge a modifié l'injonction initiale en l'assortissant d'une astreinte de 50 euros par jour de retard, à compter d'un nouveau délai de deux mois suivant la notification de la présente décision. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 521-1 et L. 521-4 du code de justice administrative.

Avocat : CASAGRANDE

30 janvier 2026
TA95Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2524128

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, a été saisi par M. A... pour modifier une précédente ordonnance du 7 novembre 2025, au motif que le préfet des Hauts-de-Seine ne l'avait pas exécutée. Le juge a estimé que la délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction valant autorisation de travail constituait une exécution suffisante de l'injonction de délivrer une autorisation provisoire de séjour, rejetant ainsi cette demande. En revanche, le préfet n'ayant pas statué expressément sur le droit au titre de séjour de M. A..., le juge lui a enjoint de réexaminer sa situation sous un mois, sous astreinte de 50 euros par jour de retard, et a condamné l'État à verser 800 euros au titre des frais de justice.

Avocat : KLEINFINGER

30 janvier 2026
TA76Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2500409

Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de Mme B... qui contestait le refus de reconnaissance d'imputabilité au service de son accident. La requérante n'avait pas respecté le délai de quinze jours pour déclarer l'accident à compter de la constatation médicale, conformément à l'article 37-3 du décret n° 87-602 du 30 juillet 1987. En l'absence de justification d'un cas de force majeure ou de motifs légitimes, la région Normandie était tenue de rejeter la demande. Par conséquent, les moyens soulevés par Mme B... ont été jugés inopérants.

Avocat : ULBRICH CÉLINE

30 janvier 2026• 4 ème Chambre
TA76Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2501809

Le Tribunal Administratif de Rouen a été saisi par M. C... d’un litige contractuel l’opposant au département de la Seine-Maritime, portant sur l’exécution et la résiliation d’un contrat pour la conception et l’animation d’un escape game. Le requérant demandait le paiement de prestations réalisées et l’indemnisation de ses préjudices suite à une résiliation qu’il estimait fautive. Le tribunal a rejeté l’ensemble de ses demandes, considérant que la résiliation était justifiée par un motif d’intérêt général lié à la mise aux normes du site, et que le requérant n’avait pas démontré avoir exécuté l’intégralité des prestations contractuelles. La décision s’appuie sur les principes généraux du droit des contrats administratifs, notamment la possibilité pour l’administration de résilier un contrat pour un motif d’intérêt général sans engager sa responsabilité fautive.

Avocat : OVEREED

30 janvier 2026• 4 ème Chambre
TA83Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2301490

Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. et Mme F. et autres, voisins mitoyens, qui demandaient l'annulation du permis de construire délivré le 17 novembre 2022 par le maire de Saint-Raphaël à la SAS Delta Promotion pour un hôtel de 54 chambres. Le tribunal a jugé que les requérants justifiaient d'un intérêt à agir, mais a écarté l'ensemble de leurs moyens, notamment ceux tirés de l'absence d'accord de l'architecte des bâtiments de France, de la méconnaissance des règles du plan local d'urbanisme (PLU) et du risque d'inondation. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, sans faire droit aux conclusions indemnitaires pour recours abusif présentées par la société pétitionnaire. Les textes appliqués sont principalement le code de l'urbanisme et le code du patrimoine.

Avocat : BCV AVOCATS

30 janvier 2026• 2ème chambre
TA83Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2301670

Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la demande de Mme A..., cheffe de la police municipale de Rayol-Canadel-sur-Mer, qui sollicitait la condamnation de la commune pour des fautes liées à une absence de réaction face à des faits de harcèlement moral, de discrimination fondée sur l'orientation sexuelle et d'atteinte à sa vie privée. La requérante n'a pas apporté d'éléments de fait suffisants pour présumer l'existence des discriminations ou du harcèlement moral allégués, ni démontré une carence fautive de la commune dans la protection de sa vie privée. En conséquence, le tribunal a jugé que la responsabilité de la commune n'était pas engagée, appliquant notamment les articles 8 et 14 de la Convention européenne des droits de l'homme, l'article 9 du code civil et l'article L. 133-2 du code général de la fonction publique.

Avocat : EYDOUX ROSELINE

30 janvier 2026• 2ème chambre
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2601239

Le tribunal administratif de Lyon, saisi par la Métropole de Lyon sur le fondement de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation, a ordonné une expertise d'un immeuble situé à Quincieux présentant un danger pour la sécurité publique (effondrement partiel de toiture, de planchers et d'un mur). L'expert désigné devra examiner l'état du bâtiment et des constructions mitoyennes, se prononcer sur l'existence d'un danger imminent et proposer des mesures provisoires de sécurité. La décision applique les dispositions du code de la construction et de l'habitation relatives à la police de la sécurité des immeubles.

30 janvier 2026
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2601125

Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par la Métropole de Lyon sur le fondement de l’article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation, afin de désigner un expert pour un immeuble dangereux situé à Lyon. La juridiction a fait droit à cette demande, ordonnant la désignation d’un expert chargé d’examiner le bâtiment, d’évaluer l’existence d’un danger imminent et de proposer des mesures de sécurité. La décision s’appuie sur les articles L. 511-1, L. 511-2 et L. 511-9 du même code, ainsi que sur le code de justice administrative.

30 janvier 2026
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2404774

Le Tribunal administratif de Paris, saisi d’un recours en plein contentieux par Mme A... C..., mère d’une patiente décédée après avoir quitté sans autorisation le GHU Paris psychiatrie et neurosciences, a ordonné une expertise avant dire droit. La requérante soutient que des fautes dans la prise en charge psychiatrique de sa fille, notamment un défaut de surveillance, ont causé son préjudice moral. Le tribunal estime ne pas disposer d’éléments suffisants pour se prononcer sur l’existence d’une faute de nature à engager la responsabilité de l’établissement sur le fondement de l’article L. 1142-1 du code de la santé publique. Il ordonne donc une expertise psychiatrique pour évaluer la conformité des soins et la prévisibilité du passage à l’acte, avant de statuer sur la demande indemnitaire de 15 000 euros.

Avocat : CABINET LETU ITTAH ASSOCIES

30 janvier 2026• 6e Section - 2e Chambre