Jurisprudence administrative

187 182 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

187 182

Décisions totales

384 134

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA105Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de la Guadeloupe — N° TA105-2600004

Le Tribunal administratif de la Guadeloupe a rejeté la requête de la société TROPICALSUB DIVING, qui contestait un titre de recettes relatif à un emplacement portuaire. La juridiction a constaté que la requête était manifestement irrecevable, car la société n'avait pas produit la décision attaquée malgré une mise en demeure de régularisation. Cette ordonnance de rejet est fondée sur les articles R. 222-1, R. 421-1 et R. 412-1 du code de justice administrative, relatifs aux conditions de recevabilité des recours.

4 mars 2026
TA107Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2600756

Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé-liberté (article L.521-2 du code de justice administrative), a suspendu l'exécution d'un arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) pris à l'encontre d'une ressortissante comorienne. Le juge a estimé que l'urgence était caractérisée par l'imminence de l'éloignement et que la mesure portait une atteinte grave et manifestement illégale à son droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de son ancrage familial et de la durée de sa présence en France. La requérante a également été admise provisoirement au bénéfice de l'aide juridictionnelle.

Avocat : CENTAURE AVOCATS

4 mars 2026
TA107Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2600768

Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé-liberté, a rejeté la demande de suspension d'un arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) pris contre le requérant. Le juge a estimé que l'administration n'avait pas porté une atteinte grave et manifestement illégale au droit au respect de la vie privée et familiale du requérant, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni à l'intérêt supérieur de son enfant. La décision s'appuie sur les articles L.521-2 du code de justice administrative et les conventions internationales invoquées, tout en accordant provisoirement l'aide juridictionnelle au requérant.

Avocat : AHAMADA

4 mars 2026
TA107Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2600769

Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé-liberté, a suspendu l'exécution d'un arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) pris à l'encontre d'une ressortissante comorienne. Le juge a estimé que la mesure d'éloignement portait une atteinte grave et manifestement illégale à son droit au respect de la vie privée et familiale, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, au regard de sa vie familiale établie à Mayotte avec son conjoint et leurs quatre enfants français. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, caractérisant à la fois l'urgence et l'atteinte à une liberté fondamentale.

Avocat : AHAMADA

4 mars 2026
TA107Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2600770

Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé-liberté (article L. 521-2 du code de justice administrative), a suspendu l'exécution d'un arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) pris à l'encontre d'un ressortissant comorien. Le juge a estimé que la mesure d'éloignement, imminente du fait du placement en rétention, portait une atteinte grave et manifestement illégale au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'ancienneté et de la continuité du séjour de l'intéressé en France depuis son enfance. En revanche, le tribunal a rejeté les conclusions demandant la délivrance d'une autorisation provisoire de séjour et le réexamen de la situation.

Avocat : AHAMADA

4 mars 2026
TA107Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2600773

Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé-liberté, a suspendu l'exécution d'un arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) pris à l'encontre d'une ressortissante comorienne. Le juge a estimé que la mesure d'éloignement, prise alors que l'intéressée était scolarisée en France depuis l'âge de neuf ans, portait une atteinte grave et manifestement illégale à son droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La juridiction a rejeté les autres conclusions de la requérante, notamment celle visant à obtenir la délivrance d'une autorisation provisoire de séjour.

Avocat : COOPER

4 mars 2026
TA107Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2600776

Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé-liberté, a rejeté la demande de suspension d'un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le juge a estimé que le requérant, père d'enfants français, n'apportait pas la preuve d'une atteinte grave et manifestement illégale à sa vie privée et familiale ou à l'intérêt supérieur de ses enfants, conditions exigées par l'article L. 521-2 du code de justice administrative. La décision s'appuie sur les articles 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, tout en relevant l'absence de preuves suffisantes d'un ancrage familial et économique stable en France.

Avocat : CENTAURE AVOCATS

4 mars 2026
TA107Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2600795

Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé-liberté, rejette la demande de suspension d'un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le juge estime que le requérant, ressortissant comorien, ne démontre pas que cette mesure porte une atteinte grave et manifestement illégale à son droit au respect de sa vie privée et familiale, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni à l'intérêt supérieur de son enfant. La requête est jugée mal fondée et rejetée en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

Avocat : CENTAURE AVOCATS

4 mars 2026
TA107Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2600804

Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé-liberté, a suspendu l'exécution d'un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) pris à l'encontre d'un ressortissant comorien mineur. Le juge a estimé que l'exécution de cette mesure portait une atteinte grave et manifestement illégale à son droit au respect de la vie privée et familiale, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La décision a été rendue sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, le juge ayant également accordé l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle au requérant.

Avocat : CENTAURE AVOCATS

4 mars 2026
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2600031

**Sujet principal** : Demande de provision en référé pour préjudice lié à l'absence de relogement d'une personne reconnue prioritaire. **Juridiction** : Tribunal administratif de Marseille (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés, constatant la carence fautive de l'État dans l'exécution de l'obligation de relogement, alloue une provision à la requérante. Le montant est fixé à **5 000 euros**, correspondant aux frais certains exposés (hôtel et stockage), mais rejette la demande pour les autres postes de préjudice (troubles dans les conditions d'existence et frais d'hospitalisation) dont le lien de causalité directe avec la carence de l'État n'est pas établi avec une certitude suffisante. **Textes appliqués** : L'article R. 541-1 du code de justice administrative (conditions de la provision en référé) et les articles L. 441-2-3 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation (obligation de relogement d'urgence et délais impartis au préfet).

Avocat : SELARL HENRY TIERNY AVOCATS ASSOCIES

4 mars 2026
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2600068

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, a accordé une provision au requérant pour préjudice lié à l'absence de relogement par l'État. Le juge a estimé que l'obligation de reloger le demandeur, reconnu prioritaire par une commission de médiation, n'était pas sérieusement contestable depuis l'expiration du délai imparti au préfet. Appliquant les articles R. 541-1 du code de justice administrative et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation, il a condamné l'État à verser une provision de 1 300 euros, inférieure à la somme demandée, en tenant compte de la durée de la carence et de la composition du foyer.

Avocat : CHAMPEAU

4 mars 2026
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2602259

**Sujet principal** : Demande d'une provision en référé pour préjudice lié à l'absence de relogement après une décision de la commission de médiation. **Juridiction** : Tribunal administratif de Marseille (formation de référé). **Solution retenue** : Le tribunal accorde partiellement la demande. Il condamne l'État à verser une provision de 650 euros à la requérante pour la période de carence fautive, mais rejette la demande initiale de 10 000 euros. Il met également à la charge de l'État une somme de 1 100 euros au titre des frais irrépétibles au profit de l'avocate. **Textes appliqués** : L'article R. 541-1 du code de justice administrative (conditions de la provision), les articles L. 441-2-3 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation (obligation de relogement et délai), ainsi que l'article L. 761-1 du code de justice administrative et l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 (frais irrépétibles).

Avocat : CHAMPEAU

4 mars 2026
TA13Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2603205

Le Tribunal administratif de Marseille rejette la demande d'un ressortissant gabonais visant à enjoindre au préfet de délivrer une nouvelle attestation de prolongation d'instruction pour son titre de séjour étudiant. Le juge des référés estime que la requête, fondée sur l'article L. 521-3 du code de justice administrative, fait obstacle à l'exécution d'une décision implicite de rejet intervenue. Cette décision implicite est née du silence de l'administration au terme du délai de 90 jours prévu par les articles R. 432-1 et R. 422-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

4 mars 2026
TA13Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2603296

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, rejette la demande d'un ressortissant comorien visant à enjoindre au préfet de lui délivrer un document provisoire de séjour. Le juge estime que le silence gardé par l'administration pendant quatre mois sur sa demande de renouvellement a fait naître une décision implicite de rejet, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. Par conséquent, il ne peut ordonner la mesure sollicitée sans méconnaître l'article L. 521-3 du code de justice administrative.

4 mars 2026
TA14Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2502743

**Sujet principal** : Demande de provision par une mère, victime par ricochet, pour les préjudices subis en raison de l'état de santé de son fils suite à des hospitalisations. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Caen (formation de référé). **Solution retenue** : Le tribunal a rejeté la demande. Il a jugé que l'Office national d'indemnisation des accidents médicaux (ONIAM) n'était pas tenu, sur le fondement de la solidarité nationale (article L. 1142-1 II du code de la santé publique), d'indemniser les préjudices propres des victimes par ricochet en l'absence de décès de la victime directe. **Textes appliqués** : L'article L. 1142-1 II du code de la santé publique, relatif au régime d'indemnisation des accidents médicaux non fautifs par solidarité nationale.

Avocat : KIELE GUY-PAUL

4 mars 2026
TA14Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2503113

Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en référé, a ordonné une expertise judiciaire sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative. Cette mesure vise à déterminer l'origine des inondations récurrentes affectant la propriété des requérants, suite à des travaux de voirie réalisés par la commune. Le juge a estimé l'expertise utile pour un futur litige et a étendu les opérations à deux sociétés maîtres d'œuvre impliquées dans les aménagements hydrauliques locaux.

Avocat : SELARL JURIADIS

4 mars 2026
TA25Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2401223

Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la requête de Mme A... visant à annuler la décision du département du Doubs lui réclamant un indu de RSA de 23 654,64 €. Le tribunal a jugé que la décision de rejet du recours préalable du 4 juin 2024 était régulière en droit et que les moyens soulevés (défaut de motivation, violation des droits de la défense, erreur de droit sur la résidence, prescription partielle) n'étaient pas fondés. La demande de remise gracieuse de la dette a également été rejetée, le juge estimant que les conditions légales n'étaient pas remplies. La décision s'appuie principalement sur les dispositions du code de l'action sociale et des familles relatives au RSA et à son contrôle.

Avocat : BERTIN BRIGITTE

4 mars 2026• Juge unique 2ème chambre
TA25Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2400926

**Sujet principal** : Demande de remise gracieuse d'un indu de RSA. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Besançon (juge unique). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la demande de remise de dette. Il considère que la requérante, en omettant de déclarer une pension de réversion, a manqué à ses obligations déclaratives, ce qui exclut le bénéfice de la remise gracieuse. **Textes appliqués** : Articles L. 262-1, L. 262-13, L. 262-16, L. 262-25, L. 262-46, R. 262-6 et R. 262-37 du code de l'action sociale et des familles, ainsi que les articles R. 222-13 et R. 772-9 du code de justice administrative.

4 mars 2026• Juge unique 2ème chambre
TA25Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2400953

Le Tribunal Administratif de Besançon a jugé une demande d'annulation du rejet d'un recours gracieux concernant un trop-perçu de RSA et une demande de remise de dette. Le tribunal a relevé d'office l'irrecevabilité des conclusions en remise de dette, car le requérant n'avait pas préalablement exercé le recours administratif préalable obligatoire prévu par l'article L. 262-47 du code de l'action sociale et des familles. Par conséquent, la demande de remise de dette est rejetée comme irrecevable, et le tribunal se prononcera ultérieurement sur le bien-fondé de la décision de récupération de l'indu.

Avocat : AARPI LANDBECK ET BOCHER-ALLANET

4 mars 2026• Juge unique 2ème chambre
TA25Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2401049

La décision du Tribunal Administratif de Besançon porte sur une demande de remise gracieuse d'un trop-perçu de prime d'activité. Le juge de plein contentieux, statuant en application des articles L. 841-1 et suivants du code de la sécurité sociale, rejette la demande de remise totale de la dette restante. Il considère que, malgré la bonne foi de la requérante et un quotient familial modeste, les éléments produits ne suffisent pas à démontrer une situation de précarité justifiant une remise supplémentaire, la CAF ayant déjà accordé une réduction de 50%.

4 mars 2026• Juge unique 2ème chambre