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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

96 903 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

96 903

Décisions totales

383 581

Ordonnances

344 827

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionPlein contentieuxEffacer tout
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2205625

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la demande de M. D... tendant à la décharge de la taxe foncière sur les propriétés bâties pour les années 2021 et 2022. Le juge a estimé que la vacance de la maison d'habitation, bien que liée à un arrêté d'insalubrité, n'était pas indépendante de la volonté du propriétaire, condition requise par l'article 1389 du code général des impôts pour bénéficier du dégrèvement. L'administration a pu substituer ce motif à celui initialement retenu, sans priver le contribuable de garanties. En conséquence, la requête a été rejetée.

29 janvier 2026• Magistrat : M. BARES - R. 222-13
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2206815

Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme B... qui demandait le plafonnement de sa taxe foncière sur les propriétés bâties pour 2021 en fonction de ses revenus. La requérante invoquait l'article 1391 B ter du code général des impôts, mais le tribunal a constaté que sa cotisation de 987 euros était inférieure à 50 % de son revenu fiscal de référence de 21 877 euros. Dès lors, les conditions légales du dégrèvement n'étaient pas remplies. La solution retenue est le rejet de la demande, fondée sur les articles 1391 B ter et 1417 du code général des impôts.

29 janvier 2026• Magistrat : M. BARES - R. 222-13
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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2211705

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en plein contentieux, a rejeté la requête de Mme C... qui contestait le refus de la caisse primaire d’assurance maladie de Loire-Atlantique de lui accorder l’aide médicale d’État (AME). La requérante demandait l’annulation de la décision du 15 juillet 2022 et l’octroi de l’AME à compter du 28 février 2022. Le tribunal a considéré que Mme C... ne justifiait pas d’une résidence ininterrompue sur le territoire français depuis plus de trois mois, condition prévue par l’article L. 251-1 du code de l’action sociale et des familles. La solution retenue est fondée sur les dispositions du code de l’action sociale et des familles et du décret du 28 juillet 2005 relatif aux modalités d’admission des demandes d’AME.

29 janvier 2026• Magistrat : MME FRELAUT - R 222-13
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2215704

Le Tribunal Administratif de Nantes a statué sur la demande de Mme B... sollicitant une remise gracieuse totale ou partielle de ses dettes d’aide personnalisée au logement (APL) et de prime d’activité, pour un montant total initial de près de 5 870 euros. La magistrate désignée a rappelé que, statuant en plein contentieux, il lui appartient d’apprécier elle-même si la situation de précarité et la bonne foi de la requérante justifient une remise. Elle a constaté que les indus proviennent de l'absence de déclaration d'une pension alimentaire, ce qui constitue une fausse déclaration, excluant toute remise gracieuse en application des articles L. 553-2 du code de la sécurité sociale et L. 845-3 du même code. En conséquence, la requête de Mme B... a été rejetée.

29 janvier 2026• Magistrat : Mme BAUFUME - R. 222-13
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2203095

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la demande de la SARL Vertavienne de restauration, qui exploitait le restaurant « La Cantine Ô Moine » à Vertou. La société demandait la condamnation de Nantes Métropole à l’indemniser pour le préjudice subi du fait de travaux publics (pavage et réaménagement du quai) qui avaient empêché l’installation de sa terrasse du 19 mai au 4 juin 2021. Le tribunal a reconnu un lien de causalité direct entre les travaux et la perte de clientèle, mais a jugé que le préjudice invoqué n’était ni anormal ni spécial, car il n’excédait pas les sujétions normalement imposées aux riverains des voies publiques dans l’intérêt général. La requête a donc été rejetée, sans application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

29 janvier 2026• 1ère Chambre
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2217036

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. et Mme D... qui demandaient la réduction de leur taxe foncière sur les propriétés bâties pour 2022. Les requérants contestaient le coefficient d’entretien et le coefficient de situation générale retenus par l’administration fiscale pour leur maison située au Mans. Le tribunal a jugé que l’administration avait correctement appliqué un coefficient d’entretien de 1,10 (état « assez bon ») et un coefficient de situation générale de 0 (situation « ordinaire »), conformément aux articles 324 Q et 324 R de l’annexe III au code général des impôts.

29 janvier 2026• Magistrat : MME FRELAUT - R 222-13
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2203528

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme B... qui demandait la décharge ou la remise gracieuse de la taxe foncière sur les propriétés bâties due au titre de 2021 pour une maison située à Ruaudin. La requérante invoquait l’article 1389 du code général des impôts, permettant un dégrèvement en cas de vacance involontaire d’un bien destiné à la location. Le tribunal a jugé que la vacance n’était pas indépendante de la volonté de la contribuable, faute de preuve que le bien était impropre à la location, et a donc confirmé le refus de dégrèvement. Les conclusions aux fins de remise gracieuse ont également été rejetées comme irrecevables.

29 janvier 2026• Magistrat : M. BARES - R. 222-13
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2201357

Le Tribunal Administratif de Marseille a examiné la requête de l’association Centre d'équitation de Mallemort, qui contestait des factures d’eau et demandait réparation pour divers préjudices liés à l’alimentation en eau de son centre équestre. La juridiction a rejeté l’ensemble des conclusions de l’association, considérant que la convention signée en 1994 avec la commune était un contrat de droit privé, rendant la juridiction administrative incompétente pour en connaître. En conséquence, le tribunal a également rejeté les demandes d’injonction et de frais de justice, et a condamné l’association aux dépens. Cette décision s’appuie sur les règles de compétence des juridictions administratives, sans application de textes spécifiques mentionnés.

Avocat : TRAMONI-BORONAD

29 janvier 2026• 3ème Chambre
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2301307

Le Tribunal administratif de Marseille a été saisi par la commune de Boulbon d’une demande de condamnation solidaire des sociétés RC Climatisation, LLA Architectes et Associés et BE2L à lui verser 21 852 euros pour des désordres acoustiques affectant une pompe à chaleur, qu’elle estimait relever de la garantie décennale des constructeurs. Le tribunal a rejeté la requête, jugeant que ces nuisances sonores ne rendaient pas l’ouvrage impropre à sa destination et ne constituaient donc pas un désordre de nature décennale. Il a également rejeté l’ensemble des appels en garantie et des conclusions présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative. La solution retenue s’appuie sur les principes de la responsabilité décennale des constructeurs.

Avocat : SCP DE ANGELIS ET ASSOCIES

29 janvier 2026• 3ème Chambre
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2404148

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en formation collégiale, a été saisi par M. B... d'une demande d'indemnisation fondée sur l'illégalité d'un arrêté préfectoral du 25 janvier 2022 refusant le renouvellement de son titre de séjour. Par un jugement antérieur, cet arrêté a été annulé pour méconnaissance des stipulations de l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988, constituant une faute de nature à engager la responsabilité de l'État. Le tribunal a rejeté l'exception de faute de la victime soulevée par le préfet, estimant que l'absence de transmission de documents médicaux n'était pas exonératoire. Il a condamné l'État à verser à M. B... une provision de 7 213,44 euros en réparation du préjudice financier résultant de la perte de l'allocation adulte handicapé pendant la période d'irrégularité, et a mis à la charge de l'État le versement de 1 200 euros à son avocat au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Avocat : SCP BOURGLAN DAMAMME LEONHARDT

29 janvier 2026• 3ème Chambre
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2600530

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer M. A..., ressortissant congolais, et de lui remettre un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour l'autorisant à travailler. La requête portait sur l'absence de délivrance d'un tel document malgré une demande de renouvellement déposée avant l'expiration du titre de séjour « salarié ». Le juge a retenu l'urgence, caractérisée par le risque de perte d'emploi, et l'utilité de la mesure, en application des articles R. 431-12, R. 431-13 et R. 431-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

29 janvier 2026
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2600535

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer M. B..., ressortissant marocain, afin de lui remettre un récépissé de demande de titre de séjour l'autorisant à travailler. La requête portait sur le défaut de délivrance d'un tel document après le dépôt, avant expiration de son titre "étudiant", d'une demande de changement de statut vers "salarié". Le juge a retenu l'urgence, caractérisée par le risque de rupture imminente du contrat de travail, et a appliqué les articles R. 431-12 et R. 431-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

29 janvier 2026
TA14Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2502224

Le Tribunal Administratif de Caen a examiné la demande de M. A... qui contestait une décision du département de la Manche lui accordant une remise partielle de 50 % sur un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 1 240,02 euros, sollicitant une remise totale. La juridiction a rappelé que la remise d'un indu de RSA peut être accordée en cas de bonne foi ou de précarité du débiteur, conformément à l'article L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que M. A..., qui avait déjà obtenu une remise de 50 %, ne justifiait pas d'une situation de précarité suffisante pour obtenir une remise totale, faute de pièces justificatives sur ses charges et ressources actuelles.

29 janvier 2026• 3ème chambre JU
TA14Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2501702

Le Tribunal Administratif de Caen a examiné le recours de M. C... contre le refus du département du Calvados de lui délivrer la carte mobilité inclusion mention « stationnement pour personnes handicapées ». M. C... invoquait des difficultés de déplacement liées à des douleurs articulaires et à un accident vasculaire. Le tribunal a rejeté sa requête, estimant que les éléments fournis ne démontraient pas une réduction importante et durable de sa capacité de déplacement à pied, ni la nécessité d’une aide technique ou humaine systématique, conformément aux critères de l’article L. 241-3 du code de l’action sociale et des familles et de l’arrêté du 3 janvier 2017.

29 janvier 2026• 3ème chambre JU
TA14Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2501881

Le Tribunal Administratif de Caen a été saisi par Mme C... d’une opposition à une contrainte émise par la caisse d’allocations familiales de l’Orne pour le recouvrement de plusieurs indus (prime d’activité, allocations de logement familiale et prime exceptionnelle de fin d’année) pour un montant total de 7 010,23 euros. La requérante contestait notamment le bien-fondé des indus et l’application d’une majoration pour fraude. Le tribunal a rejeté la requête comme irrecevable, au motif que Mme C... n’avait pas exercé les recours administratifs préalables obligatoires auprès de la commission de recours amiable, conformément aux articles L. 845-2 du code de la sécurité sociale et L. 825-2 du code de la construction et de l’habitation.

29 janvier 2026• 3ème chambre JU
TA25Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2402046

Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la demande indemnitaire de Mme A..., agent suspendu pour non-respect de l'obligation vaccinale contre la Covid-19, qui sollicitait 216 539 euros de l'État. La requérante invoquait la responsabilité pour faute de l'État, notamment en raison d'une atteinte disproportionnée à sa vie privée et d'un défaut de reclassement, ainsi que la responsabilité sans faute pour préjudice grave et spécial. Le tribunal a jugé que la loi du 5 août 2021, qui a instauré l'obligation vaccinale, n'a pas méconnu les engagements internationaux de la France et que le préjudice subi par Mme A... ne présentait pas un caractère anormal et spécial justifiant une indemnisation. La solution retenue est donc le rejet de l'intégralité des conclusions de la requête, sur le fondement de la loi n° 2021-1040 et du principe de responsabilité du fait des lois.

Avocat : GUYON

29 janvier 2026• 2ème chambre
TA25Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2402404

Le Tribunal Administratif de Besançon annule un titre de recettes émis par l’Hôpital Nord Franche-Comté (HNFC) le 7 octobre 2024, réclamant à Mme A... 33 986,57 euros pour remboursement d’un engagement de servir suite à un abandon de poste. Le tribunal juge que le titre est irrégulier car il se fonde sur une date d’abandon de poste (3 septembre 2021) correspondant à une décision de licenciement déjà annulée par un jugement du 15 juin 2023, privant ainsi la requérante de connaître les bases exactes de la liquidation de la créance, en violation de l’article 24 du décret n° 2012-1246 du 7 novembre 2012. En conséquence, le titre est annulé et Mme A... est déchargée de l’obligation de payer. L’HNFC est condamné à verser 1 500 euros à Mme A... au titre des frais de justice.

Avocat : AARPI LANDBECK ET BOCHER-ALLANET

29 janvier 2026• 2ème chambre
TA25Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2500016

Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la demande de M. A..., réserviste radié, qui sollicitait la réparation des préjudices financier et moral résultant de l’illégalité de la décision de résiliation de son contrat. Le tribunal a jugé que si la décision initiale du 23 novembre 2023 avait été annulée pour un vice de procédure, cette illégalité n’était pas fautive et ne pouvait donc pas engager la responsabilité de l’État. Il a également écarté les critiques portées contre le rapport d’enquête, estimant que les faits reprochés étaient matériellement établis et justifiaient une sanction. La requête a été rejetée en toutes ses conclusions, y compris celles fondées sur l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : CABINET FIDELIO AVOCATS (SELARL)

29 janvier 2026• 2ème chambre
TA107Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2500764

Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé provision sur le fondement de l'article R.541-1 du code de justice administrative, a condamné le département de Mayotte à verser à la société Bureau Veritas Construction une provision de 5 850 euros. Cette somme correspond au montant non contesté de deux factures impayées relatives à une mission de coordination de sécurité et de protection de la santé sur des chantiers routiers. La décision assortit cette provision des intérêts moratoires prévus par le code de la commande publique et accorde également une somme de 268,96 euros au titre des frais de recouvrement.

Avocat : GAUDIN JUNQUA-LAMARQUE & CALONI

29 janvier 2026
TA06Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2600098

Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l’article L.521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet des Alpes-Maritimes de statuer sur la demande de renouvellement de titre de séjour de Mme C..., ressortissante algérienne, et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour sous astreinte de 200 euros par jour de retard. Le juge a caractérisé l’urgence en raison de la suspension des droits sociaux de la requérante et de l’absence de décision administrative faisant obstacle à la mesure sollicitée. Cette décision s’appuie sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

29 janvier 2026