Jurisprudence administrative
97 018 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
97 018
Décisions totales
384 307
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2600297
Le Tribunal Administratif de Pau, statuant en référé, a désigné un expert pour constater les désordres affectant un immeuble à Hendaye présentant un danger grave et immédiat pour la sécurité publique, suite à la demande du maire fondée sur l'article L.511-9 du code de la construction et de l'habitation. La solution retenue ordonne une expertise dans les 24 heures pour évaluer la gravité du péril et proposer des mesures provisoires, en application des articles L.511-2 et L.511-9 du même code.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2600693
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer Mme A..., ressortissante marocaine, et de lui remettre le titre de séjour déjà fabriqué, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. La requérante justifiait d’une situation d’urgence, son absence de titre l’empêchant de voyager et menaçant son emploi. Le tribunal a appliqué les articles L. 521-3 du code de justice administrative et R. 431-20 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. L’État a également été condamné à verser 1 000 euros à Mme A... au titre des frais de justice.
Avocat : CAVÉ
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2600695
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par un ressortissant béninois demandant au juge d’enjoindre au préfet des Bouches-du-Rhône de lui délivrer une attestation de prolongation d’instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour étudiant. En cours d’instance, le préfet a délivré l’attestation sollicitée, valable jusqu’au 20 avril 2026. Constatant que la demande était ainsi devenue sans objet, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2600704
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. C... B..., ressortissant brésilien, qui demandait une injonction de délivrance d'un récépissé de demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, le requérant ne justifiant pas d'un titre de séjour antérieur, de démarches auprès de l'administration, ni d'une activité professionnelle compromise. En conséquence, la demande d'aide juridictionnelle provisoire a également été rejetée.
Avocat : BAZIN-CLAUZADE
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2601308
Le Tribunal administratif de Marseille rejette la requête de M. B..., ressortissant algérien, qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, qu'il soit enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de lui remettre un duplicata de son titre de séjour. Le juge des référés constate que le silence gardé par l'administration pendant quatre mois sur la demande de duplicata, déposée le 2 novembre 2021, a fait naître une décision implicite de rejet le 2 mars 2022. Il estime que faire droit à la demande ferait obstacle à l'exécution de cette décision administrative, ce que prohibe l'article L. 521-3. La requête est donc rejetée comme manifestement mal fondée, sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3 du même code.
Avocat : LI
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2200809
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête des consorts G... qui demandaient la condamnation de l'État à les indemniser des préjudices résultant de la maladie et du décès de M. A... G..., ancien militaire exposé aux essais nucléaires en Polynésie française. La juridiction a jugé que la créance était prescrite en application de la loi du 31 décembre 1968, le délai de prescription ayant commencé à courir à compter du décès en 1994, sans que la reconnaissance ultérieure par le CIVEN en 2018 ne constitue une cause interruptive. À titre subsidiaire, le tribunal a estimé que les requérants ne pouvaient se prévaloir de la présomption d'imputabilité prévue par la loi du 5 janvier 2010 dans le cadre d'une action en responsabilité de droit commun, et que le lien de causalité direct entre l'exposition et la pathologie n'était pas établi.
Avocat : TEISSONNIERE TOPALOFF LAFFORGUE ANDREU ASSOCIES
Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2501888
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé provision sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de Mme B... tendant à obtenir une provision de 10 000 euros du centre hospitalier de Semur-en-Auxois pour réparer son déficit fonctionnel permanent. Le juge a estimé que l'obligation invoquée était sérieusement contestable, car la rente viagère d'invalidité perçue par l'agent, prévue aux articles L. 27 et L. 28 du code des pensions civiles et militaires de retraite, répare déjà les pertes de revenus et l'incidence professionnelle, sans que la requérante démontre l'existence d'un préjudice personnel distinct non couvert. En conséquence, la condition de non-contestation sérieuse de l'obligation n'étant pas remplie, la demande de provision a été rejetée.
Avocat : RENOULT BAPTISTE
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2502804
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, saisi sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, a examiné le recours de Mme A..., reconnue prioritaire par la commission de médiation pour un logement d'urgence. Le tribunal a constaté que la requérante avait refusé une proposition de logement pour un motif légitime (indécence et insalubrité) et qu'elle demeurait sans solution de relogement, menacée d'expulsion de son hébergement temporaire. En conséquence, la juridiction a enjoint au préfet de la Gironde de proposer un logement adapté à Mme A... et ses cinq enfants sous astreinte, et a ordonné le maintien de l'hébergement provisoire en attendant le relogement définitif.
Avocat : DIOMPY
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2403891
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de Mme B... contestant l'arrêté du maire du Barcarès du 2 juin 2023 mettant fin à ses fonctions de régisseur titulaire, au motif que cette décision constituait une mesure d'ordre intérieur insusceptible de recours pour excès de pouvoir. Le tribunal a également rejeté sa demande indemnitaire dirigée contre le centre communal d'action sociale, estimant que le retard dans la signature des arrêtés de placement en congé de longue maladie et de longue durée n'était pas constitutif d'une faute de nature à engager la responsabilité de l'administration. Les décisions se fondent sur les dispositions du code général de la fonction publique et du code de justice administrative.
Avocat : BAUTES
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2505436
Le Tribunal administratif de Montpellier, statuant en référé, a ordonné une expertise pour déterminer l'origine et la nature des désordres affectant la station d'épuration de la commune de Lunel. La mesure a été jugée utile pour permettre aux parties de faire valoir leurs droits, sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative. Le tribunal a également fait droit aux demandes de mise en cause de plusieurs sociétés (Sodimate, Equipements et Machines de l'Ouest, Envirosep-Envirostep, KSB) afin qu'elles participent aux opérations d'expertise.
Avocat : DELRUE BOYER GADOT AVOCATS ASSOCIES
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2509478
Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé, a rejeté la demande de Mme B... visant à obtenir une extension de la mission d'expertise et l'ajout de nouvelles parties à la procédure. La requérante n'a fourni aucun élément permettant d'en apprécier la pertinence ou le bien-fondé. Le juge s'est fondé sur l'article R. 532-3 du code de justice administrative, qui encadre les possibilités d'extension ou de réduction de la mission d'expertise.
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2101411
Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi par la société L’Équité, subrogée dans les droits de la patiente Mme J..., afin d’obtenir le remboursement par le centre hospitalier des Marches de Bretagne d’une partie des sommes versées en réparation d’un préjudice résultant d’un retard de diagnostic. La juridiction a retenu un partage de responsabilité entre le centre hospitalier, pour un défaut de surveillance, et des médecins libéraux, fixant la part de l’hôpital à 36 % après application d’un taux de perte de chance de 80 %. En conséquence, le tribunal a condamné le centre hospitalier à verser à la société L’Équité la somme de 67 709,02 euros et à la CPAM d’Ille-et-Vilaine la somme de 171 667,63 euros, rejetant le surplus des demandes. Cette décision s’appuie sur les principes de la responsabilité administrative pour faute et sur l’article 1346 du code civil relatif à la subrogation.
Avocat : SELARL ARES
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2600218
Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi en référé par Mme B... pour suspendre plusieurs décisions de refus d’aides sociales (FUA, FSL, RSA, aide individuelle) prises par le conseil départemental du Finistère et la CAF. La requérante invoquait l’urgence liée à sa situation de vulnérabilité et un doute sérieux sur la légalité des refus, notamment pour erreur de droit et défaut d’examen. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la condition d’urgence n’était pas établie et que les conclusions étaient irrecevables faute de recours préalable obligatoire pour le RSA. Les décisions contestées ont été maintenues sur le fondement des articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 262-47 du code de l’action sociale et des familles.
Avocat : SELARL VALADOU - JOSSELIN & ASSOCIES
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2417189
Cette décision du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (Pôle Social) concerne un recours de Mme B... contre la suspension de son revenu de solidarité active (RSA) par le département du Val-d’Oise, pour défaut de présentation à un rendez-vous de renouvellement de son contrat d’engagement réciproque. La requérante justifie son absence par une formation en langues suivie le jour de la convocation. Le tribunal, statuant en qualité de juge de plein contentieux, examine les droits de l’intéressée au regard des articles L. 262-28, L. 262-34 et L. 262-37 du code de l’action sociale et des familles. La solution retenue n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais le tribunal devait se prononcer sur la légitimité du motif d’absence invoqué.
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2505289
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a condamné l'État à indemniser Mme B..., reconnue prioritaire et devant être logée d'urgence par la commission de médiation le 6 septembre 2023, pour n'avoir reçu aucune proposition de logement. La carence fautive de l'État a engagé sa responsabilité sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. Le tribunal a alloué à Mme B... une somme de 2 000 euros en réparation des troubles dans ses conditions d'existence, assortie des intérêts au taux légal à compter du 14 janvier 2025 et de leur capitalisation.
Avocat : QUIENE
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2518838
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par Mme B... d’une demande indemnitaire de 20 000 euros contre l’État, en raison de l’absence de relogement suite à sa reconnaissance comme prioritaire par la commission de médiation le 20 juillet 2022 et à une injonction du tribunal du 30 mars 2023 restée inexécutée. Statuant en plein contentieux, le tribunal a jugé que la carence fautive de l’État engage sa responsabilité sur le fondement des articles L. 300-1 et suivants du code de la construction et de l’habitation. Il a ainsi condamné l’État à réparer les troubles dans les conditions d’existence subis par Mme B... et son fils handicapé, en raison du maintien dans un logement sur-occupé et inadapté.
Avocat : MAOUCHE DE FOLLEVILLE AVOCATS
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2518881
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par Mme B... d'une demande d'indemnisation de 9 000 euros pour le préjudice subi en raison de l'absence de relogement par l'État, malgré une décision de la commission de médiation du 9 février 2022 la reconnaissant comme prioritaire et une ordonnance du 1er décembre 2022 enjoignant son relogement sous astreinte. Le tribunal a jugé que la carence fautive de l'État à exécuter cette décision engage sa responsabilité, conformément aux articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. Il a condamné l'État à verser à Mme B... une somme de 2 800 euros, en réparation des troubles dans ses conditions d'existence résultant du maintien de sa situation de logement insalubre et sur-occupé, pour la période postérieure au précédent jugement du 8 avril 2024.
Avocat : GERARD
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2519085
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en formation sociale, a condamné l’État à verser 5 000 euros à M. A... pour la carence fautive de l’administration à exécuter la décision de la commission de médiation du 10 février 2023 le reconnaissant prioritaire pour un logement d’urgence. Le tribunal a jugé que l’absence de relogement avant le 9 juillet 2025, malgré une injonction sous astreinte du 13 novembre 2023, engage la responsabilité de l’État sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l’habitation. La solution retient que seuls les troubles dans les conditions d’existence subis personnellement par le requérant sont indemnisables, en tenant compte de la durée de la carence et de la composition du foyer.
Avocat : BROCHARD
Tribunal Administratif de la Guadeloupe — N° TA105-2401226
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe, saisi en plein contentieux par Mme B... E... d’une demande d’indemnisation pour préjudice moral résultant de placements en retenue administrative et en zone d’attente, a rejeté ses conclusions. La juridiction s’est déclarée incompétente pour connaître des demandes liées au placement en rétention administrative, estimant que celles-ci relèvent de la compétence exclusive du juge judiciaire en application des articles L. 740-1 et L. 741-10 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Avocat : DJIMI
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2600620
Le Tribunal administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A..., ressortissant turc, qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, d'enjoindre au préfet des Bouches-du-Rhône de le convoquer pour retirer sa carte de résident renouvelée. Le juge des référés a estimé que la mesure demandée ne présentait pas un caractère d'utilité, le délai habituel de fabrication du titre (un mois) n'étant pas écoulé à la date de l'ordonnance. La solution retenue est le rejet de la requête, faute d'urgence ou d'utilité avérée.