Jurisprudence administrative
384 075 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
384 075
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2605127
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'une décision préfectorale classant sans suite une première demande de titre de séjour pour motif de vie privée et familiale. Le juge estime que le requérant, qui sollicite une première admission au séjour, ne démontre pas de circonstances particulières caractérisant l'urgence au sens de l'article L. 521-1 du code de justice administrative. La demande est donc rejetée comme ne présentant pas le caractère d'urgence requis.
Avocat : MOREL
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2605417
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d'un arrêté préfectoral d'expulsion. La requérante, Mme A..., n'a pas justifié de l'urgence requise par l'article L. 521-1 du code de justice administrative, notamment en raison d'expulsions antérieures déjà intervenues. En conséquence, le juge n'a pas eu à examiner les moyens soulevés contre la légalité de l'arrêté.
Avocat : EDJANG
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2605644
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la requête de M. A... qui demandait une injonction au préfet des Hauts-de-Seine pour la délivrance de son titre de séjour. Le juge a estimé que le requérant ne démontrait pas l'urgence requise par l'article L. 521-3 du code de justice administrative et que sa demande se heurtait à une contestation sérieuse, la préfecture ayant classé son dossier sans suite. La requête a donc été rejetée en application de l'article L. 522-3 du même code.
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2401235
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant par ordonnance, donne acte du désistement d'office de la société requérante. Le tribunal constate que la société, invitée à confirmer le maintien de sa requête contestant des cotisations de taxe foncière, n'a pas répondu dans le délai prescrit. La décision s'appuie sur les articles R. 612-5-1 et R. 222-1 du code de justice administrative, qui prévoient qu'un tel défaut de réponse vaut désistement pur et simple.
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2601372
Sujet principal : Demande d'injonction urgente pour obtenir une attestation de prolongation d'instruction ou une convocation pour délivrance de titre de séjour. Juridiction : Tribunal Administratif de Nice (juge des référés). Solution retenue : Rejet de la requête. Le juge estime que la demande de renouvellement de carte de résident, déposée depuis plus de quatre mois, est désormais frappée d'une décision implicite de rejet. Ordonner les mesures sollicitées ferait obstacle à l'exécution de cette décision. Textes appliqués : Article L. 521-3 du code de justice administrative (conditions des référés), article L. 522-3 du même code (rejet de la demande), et articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (décision implicite de rejet au terme d'un délai de quatre mois).
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2601530
Le Tribunal administratif de Nice rejette la demande d’injonction urgente formée par un ressortissant russe pour obtenir l’accès à la plateforme ANEF et la délivrance d’un document provisoire de séjour. Le juge des référés estime que le requérant ne démontre pas l’urgence, faute d’avoir relancé les services préfectoraux après l’expiration de son attestation provisoire. La décision s’appuie sur les articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2601688
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant par ordonnance, rejette la requête en excès de pouvoir visant l'annulation d'une décision implicite de refus de titre de séjour. Le juge estime que la demande, présentée par voie postale sans que cette modalité n'ait été prescrite par le préfet, n'a pas été valablement formée et ne pouvait donc faire naître une décision implicite. La solution s'appuie sur les articles R. 431-2 et R. 431-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : HMAD
Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2501328
Le Tribunal Administratif de La Réunion, statuant par ordonnance, rejette la requête en excès de pouvoir de M. B... visant l'annulation de sa radiation de la liste des demandeurs d'emploi par France Travail. Le tribunal estime que le requérant, en se bornant à affirmer avoir répondu à des offres et suivi des formations sans fournir d'éléments probants, ne contredit pas sérieusement le motif de son manquement aux obligations de recherche d'emploi. En conséquence, il applique l'article R. 222-1 (7°) du code de justice administrative pour rejeter la requête, considérant que les moyens invoqués ne sont pas assortis des précisions nécessaires pour en apprécier le bien-fondé.
Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2600464
Le Tribunal Administratif de La Réunion, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du département refusant le renouvellement de l'aide sociale à l'hébergement d'une personne âgée. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, la requérante n'ayant pas suffisamment justifié des conséquences graves et immédiates du rejet sur la situation de la personne vulnérable. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2600472
Le Tribunal Administratif de La Réunion, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral rejetant une demande de titre de séjour et ordonnant de quitter le territoire. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, car le recours au fond formé contre l'arrêté est lui-même suspensif de la mesure d'éloignement, en application de l'article L. 722-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La demande d'autorisation provisoire de séjour et la demande de provision sur frais sont également rejetées.
Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2600746
**Sujet principal** : Demande d'injonction urgente pour convocation en vue du dépôt d'une demande de titre de séjour par un bénéficiaire de la protection subsidiaire. **Juridiction** : Tribunal Administratif de la Guyane (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés rejette la requête. Il estime que le requérant, bien que confronté à des difficultés pour déposer sa demande en ligne, ne justifie pas de l'urgence caractérisée requise par l'article L. 521-2 du code de justice administrative pour une sauvegarde de liberté fondamentale. **Textes appliqués** : Les articles L. 521-2 et L. 522-3 du code de justice administrative, relatifs au référé-liberté et au rejet sans instruction ni audience.
Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2601099
Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé, rejette la demande d'un ressortissant comorien visant à enjoindre au préfet de lui fixer un rendez-vous pour renouveler son titre de séjour et de lui délivrer une autorisation provisoire de travail. Le juge estime que le requérant, dont le titre était expiré depuis juin 2025, ne justifie pas avoir effectué les démarches nécessaires avant cette expiration pour obtenir un rendez-vous, malgré l'urgence généralement reconnue dans ce type de situation. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2601100
Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'une procédure de saisie administrative à tiers détenteur pour recouvrement d'un trop-perçu de bourse. La juridiction retient l'irrecevabilité manifeste de la requête, car le requérant n'a pas introduit de recours principal distinct en annulation, en méconnaissance de l'article R. 522-1 du code de justice administrative. Le rejet est prononcé sur le fondement de l'article L. 522-3 du même code, sans examen des conditions d'urgence ou du doute sérieux sur la légalité.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2406868
Le Tribunal administratif de Marseille statue par ordonnance sur une requête initialement introduite pour obtenir l'attribution d'un logement adapté. La requérante s'étant désistée de sa demande principale, le tribunal donne acte de ce désistement. Il met à la charge de l'État une somme de 1 100 euros au titre de l'aide juridique, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Avocat : GUARNIERI
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2311351
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant par ordonnance, donne acte du désistement du requérant dans son recours en excès de pouvoir contre le refus de délivrance d'une carte professionnelle d'agent de sécurité. Le désistement est réputé acquis, l'intérêt à agir ayant disparu suite à la délivrance de la carte par le CNAPS et le requérant n'ayant pas confirmé le maintien de ses conclusions. La juridiction applique les articles R. 612-5-1 et R. 611-8-6 du code de justice administrative relatifs à la procédure de désistement.
Avocat : LUCHEZ
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2403861
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant par ordonnance, constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la demande d'injonction de la requérante visant à obtenir un logement social. Cette demande est devenue sans objet car elle a signé un bail pour un logement adapté en juin 2024. Le tribunal applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour constater l'absence d'objet et condamne l'État à verser 800 euros à l'avocate de la requérante au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.
Avocat : IGLESIAS
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2406627
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a ordonné au préfet des Bouches-du-Rhône de loger d'urgence la requérante. Le juge a constaté que, bien que reconnue prioritaire par la commission de médiation, celle-ci n'avait pas reçu d'offre de logement adaptée dans le délai légal. La décision s'appuie sur les articles L. 441-2-3-1 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation, qui imposent à l'État une obligation de résultat en matière de droit au logement opposable.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2406693
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant par ordonnance, a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de loger d'urgence le requérant, M. A..., sous astreinte. Le juge a constaté que l'État, désigné comme garant du droit au logement opposable, n'avait pas proposé de logement adapté dans le délai légal, malgré une décision de la commission de médiation reconnaissant le caractère prioritaire et urgent de la situation. La solution est fondée sur l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, qui impose une obligation de résultat à l'État, et l'article R. 441-16-1 du même code relatif aux délais.
Avocat : CHAMPEAU
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2406781
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple du requérant concernant sa demande d'injonction au préfet de lui attribuer un logement. Il condamne néanmoins l'État à verser à l'avocat du requérant une somme de 1 100 euros au titre de l'aide juridique, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve d'une renonciation à la part contributive de l'État. La décision est fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative qui permet de statuer par ordonnance sur les désistements et les demandes relatives aux frais de procédure.
Avocat : DURAND
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2406844
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant par ordonnance, a constaté qu'il n'y avait pas lieu de statuer sur la demande principale de Mme B..., qui sollicitait une injonction sous astreinte pour obtenir un logement social. Cette demande était devenue sans objet car la requérante avait signé un bail pour un logement adapté avant le jugement. La juridiction a également rejeté sa demande de condamnation de l'État à une somme d'argent sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, au motif qu'aucun frais non couvert par l'aide juridictionnelle n'était justifié.
Avocat : GIBON