Jurisprudence administrative
187 182 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
187 182
Décisions totales
384 134
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2502720
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la demande de Mme A... visant à annuler le refus de lui délivrer une carte mobilité inclusion portant la mention « stationnement ». Le tribunal a jugé que l'état de santé de la requérante, bien que nécessitant une aide humaine pour certains déplacements, ne remplissait pas les critères légaux stricts définis par l'arrêté du 3 janvier 2017 pour justifier l'attribution de cette mention. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'action sociale et des familles, notamment ses articles L. 241-3 et R. 241-12-1.
Avocat : SCAPIN-ALLAG
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2502776
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. C... A... qui contestait le refus de lui délivrer une carte mobilité inclusion avec la mention « stationnement pour personnes handicapées ». La juridiction a jugé que l'état de santé du requérant, caractérisé par une déficience rachidienne et une hypoesthésie du pied gauche, ne remplissait pas les critères légaux d'une réduction importante et durable de la capacité de déplacement à pied. La décision s'appuie sur les dispositions des articles L. 241-3 et R. 241-12 du code de l'action sociale et des familles, ainsi que sur les critères définis par l'arrêté du 3 janvier 2017.
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2504226
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. B... visant à annuler le refus de lui délivrer une carte mobilité inclusion avec la mention « stationnement pour personnes handicapées ». Le tribunal a jugé que l'état de santé du requérant, atteint de la maladie de Parkinson, ne remplissait pas les critères légaux d'une réduction importante et durable de l'autonomie de déplacement à pied. Cette appréciation est fondée sur les dispositions du code de l'action sociale et des familles, notamment ses articles L. 241-3 et R. 241-12-1, ainsi que sur l'arrêté du 3 janvier 2017 définissant les modalités d'évaluation de la mobilité pédestre.
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2508554
**Sujet principal** : Demande d'injonction à l'État d'attribuer un logement social à un demandeur reconnu prioritaire par une commission de médiation. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Rennes (formation de jugement unique). **Solution retenue** : Le tribunal fait droit à la requête et enjoint au préfet des Côtes-d'Armor d'attribuer au demandeur un logement adapté à ses besoins et capacités avant le 1er mai 2026. **Textes appliqués** : L'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, qui impose à l'État une obligation de résultat et au juge le pouvoir d'enjoindre le logement lorsque les conditions légales sont remplies. Le tribunal écarte le moyen de la défense sur l'incomplétude du dossier, estimant que l'administration n'a pas démontré que le demandeur avait fait obstacle à son propre relogement.
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2508653
Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi d'un recours en plein contentieux visant à faire ordonner à l'État l'attribution d'un logement à M. B..., reconnu prioritaire et devant être logé d'urgence par la commission de médiation Dalo. Le tribunal a fait droit à la requête, considérant que l'État est tenu à une obligation de résultat en application de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation. Il a en conséquence enjoint au préfet des Côtes-d'Armor d'attribuer un logement adapté à M. B... avant le 1er mai 2026, sans prononcer d'astreinte.
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2600228
Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi d'un recours en plein contentieux visant à obtenir une injonction de logement au titre du droit au logement opposable (DALO). Le requérant, reconnu prioritaire et devant être logé d'urgence par la commission de médiation, n'avait pas reçu d'offre adaptée dans le délai légal. Le tribunal a fait droit à sa demande, en ordonnant à l'État de procéder à son relogement, au motif que l'obligation de l'État est une obligation de résultat en vertu de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, et que l'incomplétude du dossier du requérant ne lui était pas imputable.
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2600232
Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi d'un recours en plein contentieux visant à faire ordonner à l'État l'attribution d'un logement à une personne reconnue prioritaire au titre du droit au logement opposable (DALO). Le tribunal a fait droit à la requête, constatant que l'État était tenu à une obligation de résultat en application de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation. Il a en conséquence enjoint au préfet des Côtes-d'Armor d'attribuer un logement adapté à la requérante avant le 1er mai 2026.
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2502152
Le Tribunal administratif de Rennes, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple des sociétés requérantes (dont Sogetrel) de leurs recours en plein contentieux contre le syndicat mixte Mégalis Bretagne. Le juge s'est fondé sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui l'autorise à constater un tel désistement. En conséquence, les demandes initiales relatives au décompte financier d'un marché de travaux FTTH et à la condamnation du syndicat sont éteintes.
Avocat : SOCIETE D'AVOCATS SEBAN & ASSOCIES
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2503461
Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple de la société Allez & Cie de ses requêtes en plein contentieux contre le syndicat mixte Mégalis Bretagne, portant sur le solde d'un décompte de travaux. La juridiction applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui l'autorise à constater un tel désistement. Par conséquent, l'instance est éteinte sans qu'il soit statué sur le fond du litige.
Avocat : SOCIETE D'AVOCATS SEBAN & ASSOCIES
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2500994
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, donne acte du désistement d'instance pur et simple de la société Value IT, mettant ainsi fin à la procédure. La juridiction applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui habilite le président à constater un tel désistement. En conséquence, la demande initiale de la société visant le paiement de factures par la commune du Grand Bornand n'est pas examinée sur le fond.
Avocat : SELARL PAILLAT CONTI BORY
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2600291
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. B... A... qui demandait réparation pour des préjudices liés au contrôle des structures agricoles. La juridiction a jugé la requête manifestement irrecevable car le demandeur n'a pas produit, malgré une mise en demeure, la décision administrative contestée ou la preuve d'une réclamation préalable obligatoire. Cette décision s'appuie sur les articles R. 222-1, R. 412-1 et R. 612-1 du code de justice administrative relatifs aux conditions de recevabilité des recours.
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2406812
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la demande d'indemnisation formée par une propriétaire contre l'État. La requérante sollicitait la réparation du préjudice résultant du refus du préfet des Alpes-Maritimes d'accorder le concours de la force publique pour expulser un occupant sans titre. Le tribunal a jugé que le refus préfectoral, intervenu dans l'exercice d'un pouvoir d'appréciation, ne constituait pas une faute de nature à engager la responsabilité de l'État au sens des articles L. 153-1 et suivants du code des procédures civiles d'exécution.
Avocat : DOUKHAN AVNER
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2601006
Le Tribunal administratif de Nice, statuant en référé, a enjoint au préfet des Alpes-Maritimes de délivrer sans délai un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour à un ressortissant bosnien. Le juge a estimé que la carence de l'administration, en privant l'intéressé d'un document justifiant de la régularité de son séjour, créait une situation d'urgence justifiant la mesure. La décision s'appuie sur l'article L. 521-3 du code de justice administrative et l'article R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, mais rejette la demande d'astreinte financière.
Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2500253
**Sujet principal** : Recours contre une décision de la CAF de La Réunion mettant à la charge d'une allocataire un indu d'aide au logement, pour la période de janvier 2022 à juillet 2024, en raison d'une situation de concubinage alléguée. **Juridiction** : Tribunal Administratif de La Réunion (formation de jugement). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête et refuse d'annuler la décision de la CAF. Il estime que la décision attaquée est régulière (elle est motivée et prise par l'autorité compétente après avis de la commission de recours amiable) et que l'organisme payeur était en droit de contrôler la situation familiale réelle de l'allocataire pour déterminer ses droits. **Textes appliqués** : Code de la construction et de l'habitation (notamment articles L. 821-2, L. 823-1 et R. 822-2 sur les conditions d'attribution de l'aide au logement) et Code de la sécurité sociale (articles L. 114-9 et suivants sur les pouvoirs de contrôle des caisses).
Avocat : HESLER
Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2500358
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de M. A... qui contestait deux décisions de la CAF lui notifiant un indu d'allocation de logement sociale et demandait la remise totale de sa dette. Le tribunal a jugé que l'indu était fondé, les montants ayant été correctement calculés sur la base des ressources déclarées à l'administration fiscale, et que la demande de remise de dette n'était pas justifiée. La décision s'appuie sur les dispositions du code de la construction et de l'habitation (articles L. 821-1, L. 825-2 et R. 822-3) et du code de la sécurité sociale (article L. 553-2) relatives au calcul et au recouvrement des aides personnelles au logement.
Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2501076
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de Mme C... visant à annuler le refus de lui délivrer une carte mobilité inclusion avec mention « stationnement pour personnes handicapées ». La juridiction a jugé la requête irrecevable au motif que la requérante n'avait pas préalablement exercé le recours administratif obligatoire devant le président du conseil départemental, comme l'exige l'article R. 241-17-1 du code de l'action sociale et des familles. La décision est donc annulée pour vice de procédure sans examen du fond.
Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2600775
Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé-liberté, a rejeté la demande de suspension d'un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le juge a estimé que le requérant, ressortissant comorien, n'avait pas démontré que cette mesure portait une atteinte grave et manifestement illégale à sa vie privée et familiale ou à l'intérêt supérieur de son enfant français. La décision s'appuie sur les articles L. 521-2 et L. 522-3 du code de justice administrative, ainsi que sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant.
Avocat : CENTAURE AVOCATS
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2603203
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, rejette la demande d'un ressortissant marocain visant à enjoindre au préfet de délivrer une nouvelle attestation de prolongation d'instruction pour son titre de séjour. Le juge estime que le silence de l'administration pendant quatre mois sur sa demande de renouvellement a fait naître une décision implicite de rejet, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. Dès lors, il ne peut ordonner la mesure sollicitée sans méconnaître les dispositions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative et rejette la requête en application de l'article L. 522-3 du même code.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2603330
Le Tribunal Administratif de Marseille rejette la demande d'un étudiant algérien visant à obtenir une injonction pour la délivrance d'une nouvelle attestation de prolongation d'instruction de son titre de séjour. Le juge des référés estime que le silence de la préfecture pendant 90 jours sur sa demande de renouvellement a fait naître une décision implicite de rejet. Par conséquent, il ne peut pas ordonner la mesure sollicitée sans méconnaître l'article L. 521-3 du code de justice administrative, qui interdit de faire obstacle à l'exécution d'une décision administrative.
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2401504
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en juge unique, a rejeté la demande de Mme A... visant à obtenir la remise gracieuse totale d'un trop-perçu de prime d'activité de 331,32 €. Le juge a reconnu la bonne foi de la requérante, qui n'avait pas sciemment dissimulé une pension alimentaire, mais a estimé que sa situation financière, caractérisée par un salaire et des charges mensuelles, ne démontrait pas une précarité rendant le remboursement impossible. La décision s'appuie sur les articles L. 841-1, L. 843-1, L. 845-2, L. 845-3 et R. 846-5 du code de la sécurité sociale, qui régissent le recouvrement et la possible remise des indus de prime d'activité.