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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

96 903 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

96 903

Décisions totales

383 581

Ordonnances

345 116

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionPlein contentieuxEffacer tout
TA105Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de la Guadeloupe — N° TA105-2300849

Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe (2ème chambre) a statué sur le recours de M. A... contestant une saisie administrative à tiers détenteur émise pour le recouvrement de 46 237,54 euros (impôt sur le revenu 2018-2019, taxe foncière et taxe d'habitation 2020). Le tribunal a prononcé la décharge partielle de l'obligation de payer, en application des articles L. 622-7, L. 622-21 et L. 622-24 du code de commerce, constatant que la créance d'impôt sur le revenu 2018 était forclose pour défaut de déclaration dans les deux mois suivant l'ouverture du redressement judiciaire de M. A... (13 décembre 2019). Il a également constaté que les taxes foncière et d'habitation 2020 avaient été réglées avant l'émission de la saisie. En revanche, la somme de 3 475,64 euros prélevée a été imputée sur l'impôt sur le revenu 2019, qui reste dû, et n'a donc pas été restituée.

Avocat : JUDIJURISOL

29 janvier 2026• 2ème Chambre
TA105Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de la Guadeloupe — N° TA105-2301517

Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a examiné la requête de M. B... contestant des impositions supplémentaires (109 044 € pour 2017 et 53 505 € pour 2018) et des pénalités. Le tribunal a constaté qu'un dégrèvement partiel de 30 054 € avait été accordé par l'administration, rendant les conclusions sans objet sur ce point. Sur le fond, le tribunal a rejeté le moyen tiré de l'irrégularité de la procédure de rectification, estimant que la proposition de rectification était suffisamment motivée au sens des articles L. 57 et R. 57-1 du livre des procédures fiscales. La solution retenue est le non-lieu à statuer à hauteur du dégrèvement et le rejet du surplus des conclusions de M. B....

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : MICHEL-GABRIEL

29 janvier 2026• 2ème Chambre
TA102Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de la Martinique — N° TA102-2400712

Le Tribunal Administratif de la Martinique a été saisi par M. B..., attaché territorial évincé irrégulièrement du service entre 2015 et 2018, afin d’obtenir le versement du reliquat de l’indemnité due pour cette éviction, soit 73 361,86 euros, ainsi qu’une indemnisation pour préjudice moral. La commune de Saint-Esprit soutenait que le comptable public avait pu légalement compenser la somme due avec une créance détenue par la commune. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la compensation opérée par le comptable était légale et que le préjudice moral n’était pas justifié. La décision s’appuie sur les principes généraux de la responsabilité de la puissance publique et les règles de compensation applicables aux comptables publics.

Avocat : JURISCARIB

29 janvier 2026• 1ère Chambre
TA102Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de la Martinique — N° TA102-2400725

Le Tribunal Administratif de la Martinique a été saisi par la société Caraib Moter d’un litige en plein contentieux relatif au solde d’un marché public de travaux de reconstruction d’un ouvrage hydraulique conclu avec la commune de Case-Pilote. La société demandait le paiement de 630 314,74 euros TTC, incluant des travaux supplémentaires, des quantités d’acier excédentaires et une indemnisation pour l’allongement du chantier. Le tribunal a rejeté l’intégralité des demandes de la société requérante, considérant que les travaux supplémentaires n’avaient pas été ordonnés par un ordre de service et n’étaient pas indispensables, que les quantités d’acier supplémentaires n’étaient pas justifiées, et que l’allongement du chantier n’était pas imputable à la commune. Il a fixé le solde du marché à la somme de 169 685,54 euros TTC en faveur de la société, conformément au décompte général établi par le maître d’ouvrage, et a rejeté les conclusions présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative. Cette décision a été rendue en application du code de la commande publique et du cahier des

Avocat : PREVOT

29 janvier 2026• 1ère Chambre
TA102Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de la Martinique — N° TA102-2400777

Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté la requête de la société Eco Restauration, qui demandait la condamnation solidaire de la commune de Sainte-Marie et de sa caisse des écoles au paiement de 1 519 859,32 euros au titre du solde d’un contrat de concession pour la restauration scolaire. Le tribunal a jugé la requête irrecevable, car la société n’avait pas lié le contentieux à l’égard de la caisse des écoles, seule partie au contrat, faute d’une réclamation préalable indemnitaire suffisante. La solution retenue s’appuie sur les principes régissant la liaison du contentieux dans les contrats administratifs.

Avocat : ADAMAS - AFFAIRES PUBLIQUES

29 janvier 2026• 1ère Chambre
TA106Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2400122

Le Tribunal Administratif de la Guyane annule le titre de perception émis le 17 février 2023 par lequel une somme de 5 147,35 euros était réclamée à Mme C... au titre d’un trop-perçu de rémunération. Le tribunal retient un vice de forme, fondé sur l’article L. 212-1 du code des relations entre le public et l’administration, en raison d’une discordance entre le nom de l’auteur mentionné sur le titre et celui figurant sur l’état récapitulatif signé. Cette annulation pour motif de régularité en la forme n’emporte pas extinction de la créance, mais le tribunal rejette les conclusions à fin de décharge, faute pour la requérante d’avoir soulevé de moyen mettant en cause le bien-fondé de la créance.

Avocat : SELARL MDMH

29 janvier 2026• 1ère Chambre
TA106Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2400182

Le Tribunal Administratif de la Guyane rejette la requête de M. B..., attaché principal, qui contestait des saisies sur son traitement à compter d'octobre 2023. Le tribunal estime que ces retenues correspondent en réalité au versement d'un demi-traitement, conformément à un arrêté du 6 novembre 2023 le plaçant en disponibilité d'office. Les conclusions du requérant, qui doivent être regardées comme tendant à l'annulation de cet arrêté, sont irrecevables car introduites après l'expiration du délai de recours contentieux de deux mois prévu à l'article R. 421-1 du code de justice administrative. La demande de restitution des sommes et les frais de justice sont également rejetés.

Avocat : PAGE JULIE

29 janvier 2026• 1ère Chambre
TA86Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2303340

Le Tribunal administratif de Poitiers rejette l'opposition à contrainte formée par M. B... contre un indu d'allocation de logement sociale de 407 euros pour la période de janvier à avril 2022. Le requérant n'ayant pas exercé le recours administratif préalable obligatoire prévu à l'article L. 825-2 du code de la construction et de l'habitation contre la décision initiale de l'organisme payeur, il n'est pas recevable à contester le bien-fondé de l'indu dans le cadre de l'opposition à contrainte. La contrainte, délivrée par la caisse d'allocations familiales de la Charente-Maritime sur le fondement de l'article L. 161-1-5 du code de la sécurité sociale, est donc maintenue.

29 janvier 2026• 2ème chambre - JU
TA86Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2400687

Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la demande de Mme A... qui sollicitait la remise totale d’un trop-perçu de prime d’activité de 177,28 euros, après une remise partielle déjà accordée par la CAF de la Vienne. Le juge a estimé que, bien que la bonne foi de la requérante ne soit pas contestée, sa situation de précarité n’était pas suffisamment établie pour justifier une remise supplémentaire. La décision s’appuie sur l’article L. 845-3 du code de la sécurité sociale, qui subordonne la remise gracieuse à la bonne foi ou à la précarité du débiteur.

Avocat : SCP BCJ

29 janvier 2026• 2ème chambre - JU
TA95Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2307953

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (5ème Chambre) a rejeté la demande de la SARL TR Leader Group, qui sollicitait la restitution de cotisations d'impôt sur les sociétés pour les exercices 2016 à 2018. La société invoquait plusieurs irrégularités de procédure et contestait la méthodologie de l'administration fiscale concernant la valorisation et l'amortissement de biens immobiliers. Le tribunal a écarté le moyen tiré d'un manquement à la loyauté, estimant que les mentions d'une proposition de transaction dans des documents internes n'avaient pas induit la société en erreur. La solution retenue est le rejet de la requête, fondée sur le code général des impôts et le livre des procédures fiscales.

Avocat : COHEN

29 janvier 2026• 5ème Chambre
TA95Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2308638

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la demande de la SAS Diabolocom, qui sollicitait la restitution de cotisations d'impôt sur les sociétés pour les exercices 2019 et 2020, en application du régime d'imposition séparée au taux réduit de 10% prévu à l'article 238 du code général des impôts. La société contestait le refus de l'administration fiscale d'accepter sa demande de régularisation de l'option fiscale, estimant remplir les conditions pour bénéficier de ce régime concernant la concession de son logiciel. Le tribunal a jugé que la société n'avait pas valablement exercé l'option dans les délais et formes requis par la loi de finances pour 2019, et que les conditions de fond n'étaient pas remplies. En conséquence, la requête a été rejetée, y compris les conclusions relatives aux intérêts moratoires et aux frais de justice.

Avocat : CABINET BEYLOUNI CARBASSE GUÉNY VALOT VERNET

29 janvier 2026• 5ème Chambre
TA105Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de la Guadeloupe — N° TA105-2301578

Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a été saisi par Mme B... d'une demande de décharge d'impôts sur le revenu pour les années 2017 à 2019. L'administration fiscale a prononcé un dégrèvement intégral de 279 595 euros, rendant sans objet les conclusions principales de la requête. En l'absence de confirmation de maintien de ses conclusions par la requérante, malgré une demande en ce sens, le tribunal a constaté son désistement présumé en application de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative. Le surplus des conclusions, notamment celles relatives aux frais, a été rejeté comme irrecevable.

29 janvier 2026• 2ème Chambre
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2209693

Le Tribunal Administratif de Marseille a été saisi par la société Viriot Hautbout d’un litige l’opposant au département des Bouches-du-Rhône concernant le solde d’un marché public de travaux. La société demandait, à titre principal, l’homologation d’un accord transactionnel et, à défaut, la condamnation du département à lui verser diverses sommes au titre de travaux supplémentaires, de révisions de prix et de retenues contestées, ainsi que des intérêts moratoires. Le tribunal a rejeté l’existence d’un accord valide et a limité l’indemnisation de la société aux seuls travaux qu’elle avait personnellement exécutés, soit 1 163,76 euros HT, et à une partie de la révision des prix, soit 352,26 euros HT. Il a jugé que les retenues pour gardiennage, nettoyage et reprises étaient justifiées par la défaillance de la société et a rejeté les demandes relatives à la saisie administrative et aux intérêts moratoires sur la retenue de garantie, en application des stipulations du CCAG Travaux.

Avocat : URIEN

29 janvier 2026• 3ème Chambre
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2209873

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de la société Anse de la Réserve, qui demandait l'indemnisation de préjudices liés à l'exécution d'un contrat de délégation de service public pour la gestion du Vieux-Port de Marseille. La société invoquait des investissements imprévus sur le fondement de l'article 41 du contrat et un bouleversement de l'équilibre économique dû à la crise du Covid-19. Le tribunal a jugé la requête irrecevable, faute de demande indemnitaire préalable conforme, et a également estimé que les demandes n'étaient pas fondées sur le fond. La décision s'appuie sur les articles R. 421-1 du code de justice administrative et les clauses du contrat de délégation.

Avocat : CABANES

29 janvier 2026• 3ème Chambre
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2404151

Le Tribunal administratif de Marseille a été saisi par M. B... d'une demande d'indemnisation pour le préjudice subi suite à l'illégalité de l'arrêté du 25 janvier 2022 du préfet des Bouches-du-Rhône refusant le renouvellement de son titre de séjour. Le tribunal a jugé que cette illégalité, déjà constatée par un précédent jugement, constituait une faute de nature à engager la responsabilité de l'État, sans que le requérant ait commis de faute exonératoire. Il a reconnu un préjudice direct et certain lié à la perte de l'allocation adulte handicapé (AAH) pour la période du 25 janvier au 28 octobre 2022, évalué à 7 213,44 euros. La décision s'appuie sur l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988 et le code de justice administrative.

Avocat : SCP BOURGLAN DAMAMME LEONHARDT

29 janvier 2026• 3ème Chambre
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2600407

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par M. B..., ressortissant tunisien, afin d'enjoindre au préfet des Bouches-du-Rhône de le convoquer pour lui remettre les documents nécessaires à l'instruction de sa demande de titre de séjour pour raisons médicales. Le juge a fait droit à la demande, considérant que l'absence prolongée de convocation, malgré les relances, caractérisait une situation d'urgence et une carence administrative faisant obstacle à l'instruction de la demande, et que la mesure sollicitée était utile. La solution retenue s'appuie sur les articles R. 425-9, R. 425-11 et R. 425-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'arrêté du 27 décembre 2016.

29 janvier 2026
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2600579

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer Mme B... et de lui remettre son titre de séjour déjà fabriqué, dans un délai de dix jours. La requérante, ressortissante sénégalaise, justifiait d'une urgence caractérisée par le risque de perte de son emploi, son employeur exigeant la production du titre. Le juge a également assorti cette injonction d'une astreinte de 50 euros par jour et condamné l'État à verser 1 000 euros à Mme B... au titre des frais de justice.

Avocat : DIALLO

29 janvier 2026
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2600603

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par un ressortissant algérien demandant au préfet des Bouches-du-Rhône de lui délivrer une attestation de prolongation d’instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour étudiant. En cours d’instance, le préfet a produit une capture d’écran démontrant qu’une telle attestation avait été mise à disposition du requérant le 20 janvier 2026. Constatant que la demande était ainsi devenue sans objet, le juge des référés a prononcé un non-lieu à statuer par ordonnance du 29 janvier 2026.

29 janvier 2026
TA21Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2504508

Le Tribunal administratif de Dijon, statuant en référé, a ordonné une expertise médicale à la demande des consorts J... afin de déterminer les causes du décès de M. E... J..., survenu le 17 septembre 2025. La mesure, fondée sur l'article R. 532-1 du code de justice administrative, vise à établir les conditions de sa prise en charge par les centres hospitaliers universitaires de Besançon et de Dijon, l'hôpital privé Dijon Bourgogne, et l'administration pénitentiaire. Le juge a rejeté la demande de mise hors de cause du garde des sceaux, ministre de la justice, et a étendu la mission de l'expert aux établissements de santé concernés. Aucune responsabilité n'est préjugée à ce stade de la procédure.

Avocat : SCP THEMIS AVOCATS & ASSOCIES

29 janvier 2026
TA25Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2402045

Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la requête de Mme A..., agent hospitalier suspendue pour non-respect de l'obligation vaccinale contre la Covid-19, qui demandait la condamnation de l'Hôpital Nord Franche-Comté à lui verser 216 539 euros pour divers préjudices. Le tribunal a jugé que la suspension temporaire, fondée sur la loi du 5 août 2021 relative à la gestion de la crise sanitaire, ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale au regard de l'objectif de santé publique. Il a également estimé que les fautes alléguées (discrimination, mauvaise foi, défaut de reclassement) n'étaient pas établies et que la responsabilité sans faute n'était pas engagée. En conséquence, la demande indemnitaire a été rejetée, de même que les conclusions accessoires.

Avocat : AARPI LANDBECK ET BOCHER-ALLANET

29 janvier 2026• 2ème chambre