Jurisprudence administrative

97 018 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

97 018

Décisions totales

384 307

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2600646

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de remettre un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour à Mme C..., ressortissante américaine. La requérante avait sollicité le renouvellement de sa carte de séjour temporaire mention "salarié" par voie postale, conformément aux articles R. 431-2 et R. 431-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le juge a estimé que le dossier devait être regardé comme complet, qu'aucune décision implicite de rejet n'était intervenue, et que la condition d'urgence était remplie en raison de l'expiration prochaine du titre de séjour. La solution retenue impose au préfet de délivrer le récépissé, sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative.

30 janvier 2026
TA35Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2301496

Le Tribunal Administratif de Rennes a examiné la demande de M. A..., agent contractuel de Brest Métropole, qui sollicitait la condamnation de la collectivité à lui verser 20 000 euros en réparation de préjudices résultant de sa suspension conservatoire et du non-renouvellement de son contrat. Le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions indemnitaires, estimant que la suspension était légalement justifiée par l'intérêt du service et ne constituait pas une sanction déguisée, et que l'absence de renouvellement du contrat à durée déterminée relevait du pouvoir discrétionnaire de l'administration. Il a également écarté les fautes invoquées concernant le délai de prévenance et la délivrance du certificat de travail, faute de préjudice établi. La décision s'appuie notamment sur les dispositions du code général de la fonction publique et du décret n° 86-83 du 17 janvier 1986.

Avocat : CHRISTIAN

30 janvier 2026• 4ème Chambre
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2509470

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a ordonné une expertise médicale concernant la prise en charge de M. C... au centre hospitalier de Valence à partir de septembre 2019 pour une infection nosocomiale (spondylodiscite). Cette mesure, fondée sur l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a été jugée utile pour évaluer l'aggravation de l'état de santé du requérant, en présence d'un rapport de la CCI contesté. En revanche, la demande de provision de 250 000 euros a été rejetée, le juge estimant que l'obligation du centre hospitalier n'était pas suffisamment établie à ce stade.

Avocat : SELARL GALLIZIA DUMOULIN ALVINERIE

30 janvier 2026
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2600999

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a fait droit à la demande de la commune du Pont de Beauvoisin visant à évaluer la dangerosité d’une chute de roches menaçant une habitation. Sur le fondement des articles L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation et R. 531-1 du code de justice administrative, un expert a été désigné pour constater l'état du bâtiment, déterminer s'il existe un péril imminent et proposer des mesures de sauvegarde. L'expert devra rendre son rapport dans un délai de cinq jours, après avoir réalisé ses opérations dans les 24 heures suivant sa désignation.

30 janvier 2026
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2600021

Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B.... Ce dernier demandait qu'il soit enjoint au préfet de Maine-et-Loire de lui communiquer des documents internes relatifs à une allégation de menaces proférées à l'encontre de l'OFII, ou à défaut une attestation d'inexistence de tels documents, afin de les utiliser dans le cadre d'une procédure d'appel pendante. Le juge a considéré que la demande de communication de documents se heurtait à une contestation sérieuse, le préfet ayant opposé un refus implicite à cette demande, et que la demande d'attestation, qui visait à faire établir un fait négatif, excédait les pouvoirs du juge des référés. La requête a donc été rejetée, y compris les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

30 janvier 2026
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2600944

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par M. B... pour obtenir la délivrance d’une attestation de prolongation d’instruction de sa demande de renouvellement de carte de résident. En cours d’instance, le préfet de la Loire-Atlantique a délivré l’attestation sollicitée, valable jusqu’au 20 avril 2026. Le juge des référés a constaté que les conclusions de la requête étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer.

30 janvier 2026
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2601748

Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a été saisi par Nantes Métropole sur le fondement de l’article L. 511-9 du code de la construction et de l’habitation, afin de désigner un expert pour examiner un mur mitoyen présentant un danger pour la sécurité publique. La juridiction a fait droit à cette demande et a désigné un expert avec pour mission de constater l’état du mur, d’évaluer les risques pour la sécurité, et de proposer des mesures de nature à mettre fin au danger, y compris en cas d’imminence. Cette décision s’appuie sur les dispositions des articles L. 511-9 et R. 511-2 du code de la construction et de l’habitation, ainsi que sur les articles R. 556-1 et R. 531-1 du code de justice administrative.

30 janvier 2026
TA45Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2300061

Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. et Mme B... contestant des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu, de prélèvements sociaux et de contribution exceptionnelle sur les hauts revenus pour les années 2017 à 2019. Les requérants contestaient la régularité de la procédure de taxation d'office et les pénalités pour manquement délibéré. Le tribunal a jugé que la procédure était régulière et que l'administration avait correctement motivé les pénalités. La solution retenue est le rejet de la demande de décharge, sans application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : SELARL DUBAULT BIRI & ASSOCIES

30 janvier 2026• 3ème chambre
TA45Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2304406

Le Tribunal administratif d'Orléans rejette la demande de M. A... tendant à la décharge de la taxe foncière sur les propriétés bâties pour 2023. Le requérant, bénéficiaire de l'allocation aux adultes handicapés (AAH) jusqu'en mars 2024, n'en percevait pas le montant au 1er janvier 2023, condition requise pour l'exonération prévue par l'article 1390 du code général des impôts et la doctrine administrative (BOI-IF-TFB-10-55-10). La solution retenue est le rejet de la requête.

30 janvier 2026• Juge unique 3ème chambre
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2209909

Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé-provision sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de la société EBS (en liquidation judiciaire) qui sollicitait le versement d'une provision de 40 497,12 euros. La société contestait la compensation opérée par l'OPH Pas-de-Calais Habitat entre le remboursement d'une avance sur un marché et des sommes dues au titre d'autres marchés. Le tribunal a considéré que l'obligation invoquée par la société EBS était sérieusement contestable, notamment en raison du caractère définitif du décompte de résiliation du marché principal et de la possibilité de compensation entre dettes connexes. La demande reconventionnelle de l'OPH Pas-de-Calais Habitat a également été rejetée, le juge estimant que l'obligation de paiement de la somme de 79 109,87 euros n'était pas non plus établie avec un degré suffisant de certitude en l'état de l'instruction.

Avocat : CABINET SYNERGIS AVOCATS

30 janvier 2026
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2401808

Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi en référé provision par M. B..., détenu, pour obtenir le versement d'une somme de 100,69 euros correspondant à un arriéré de salaire pour son travail en juin 2023 au centre pénitentiaire de Maubeuge. Le requérant soutenait que sa rémunération avait été calculée à un taux inférieur à celui prévu par le code de procédure pénale et que les cotisations sociales étaient erronées. Le juge des référés a rejeté la demande, estimant que l'obligation de l'État n'était pas sérieusement contestable, notamment en raison de l'absence de précision sur le préjudice allégué et du refus d'une proposition d'indemnisation de seulement 64 centimes inférieure à la demande. La décision s'appuie sur l'article R. 541-1 du code de justice administrative et les textes relatifs à la rémunération des personnes détenues (code pénitentiaire, code de procédure pénale, code de la sécurité sociale).

Avocat : DORMIEU

30 janvier 2026
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2501646

Le Tribunal administratif de Lille, statuant en référé sur le fondement de l’article R. 541-1 du code de justice administrative, a condamné l’État à verser à M. B..., détenu au centre pénitentiaire de Lille Loos-Sequedin, une provision de 107,90 euros au titre d’arriérés de salaire pour la période de janvier 2020 à septembre 2021. La créance a été jugée non sérieusement contestable, le ministre de la justice ayant reconnu l’existence de cette dette dans une proposition transactionnelle. Les textes appliqués incluent le code de procédure pénale et le code de la sécurité sociale. La demande de frais irrépétibles a été rejetée faute de demande d’aide juridictionnelle.

Avocat : DORMIEU

30 janvier 2026
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2502655

Cette décision du Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé sur le fondement de l’article R. 541-1 du code de justice administrative, concerne la demande de provision formée par M. B..., détenu, pour un arriéré de rémunération de 90,08 euros lié à son travail au centre pénitentiaire de Lille-Annœullin entre février 2021 et octobre 2024. Le requérant soutenait que son taux de rémunération et le calcul des cotisations sociales étaient erronés au regard des articles D. 432-1 et D. 433-4 du code de procédure pénale (devenus les articles D. 412-64 et D. 412-67 du code pénitentiaire) et des articles R. 381-99 et R. 381-104 du code de la sécurité sociale. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que la créance invoquée n'était pas sérieusement contestable, l'administration n'ayant commis aucune erreur de calcul démontrée.

Avocat : DORMIEU

30 janvier 2026
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2600390

Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l’exécution de la décision implicite par laquelle le préfet du Nord a refusé de renouveler le titre de séjour de Mme C..., ressortissante béninoise, en qualité de parent d’enfant malade. Le juge a estimé que la condition d’urgence était présumée remplie s’agissant d’un refus de renouvellement de titre de séjour et que les moyens tirés de la méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et de l’article 3-1 de la Convention internationale des droits de l’enfant étaient de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Il a enjoint au préfet de réexaminer la demande de Mme C... et de lui délivrer, dans l’attente, une autorisation provisoire de séjour l’autorisant à travailler.

Avocat : GOMMEAUX

30 janvier 2026
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2600632

Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé, a été saisi par M. B... pour obtenir l'exécution d'une précédente ordonnance enjoignant au préfet de Police de Paris de réexaminer sa situation et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour. Le tribunal constate que le préfet a convoqué M. B... et lui a remis une autorisation provisoire de séjour, mais que le réexamen de sa situation administrative n'a pas abouti à une décision expresse dans le délai d'un mois imparti. Sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, le juge des référés enjoint au préfet de prendre une décision expresse sur la demande de titre de séjour de M. B... dans un délai d'un mois, sous astreinte de 100 euros par jour de retard. Les conclusions relatives à la délivrance d'un document provisoire de séjour sont devenues sans objet.

Avocat : PERINAUD

30 janvier 2026
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2601135

Le Tribunal Administratif de Lyon, saisi en référé par la commune de Meximieux sur le fondement de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation, a ordonné une expertise concernant des murs situés rue de Lyon présentant un danger pour la sécurité publique. La mission confiée à l'expert consiste à examiner ces murs, dresser un constat de leur état, se prononcer sur l'existence d'un danger imminent et proposer des mesures de sécurité. L'expert devra remettre son rapport sous forme électronique au plus tard le 18 février 2026.

30 janvier 2026
TA76Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2400894

Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de Mme A..., agent contractuel du CCAS du Grand-Quevilly, qui demandait l'annulation du rejet de sa demande indemnitaire et la condamnation de son employeur pour harcèlement moral et manquement à l'obligation de sécurité. Le tribunal a notamment jugé irrecevables les conclusions dirigées contre la commune, non-employeur, et a estimé que les faits de harcèlement moral n'étaient pas établis. Concernant le manquement à l'obligation de sécurité, le tribunal a retenu l'incompétence de la juridiction administrative, le litige relevant de la sécurité sociale, et a opposé la prescription quadriennale. La demande de Mme A... a donc été intégralement rejetée.

Avocat : VAYSSE

30 janvier 2026• 4 ème Chambre
TA86Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2400557

Le Tribunal administratif de Poitiers a rejeté la demande de Mme B... tendant à obtenir la remise totale de deux dettes d’aide personnelle au logement (indu d’allocation logement familiale), d’un montant restant dû de 212,14 euros et 1 224 euros. La CAF des Deux-Sèvres lui avait déjà accordé des remises partielles (25 % et 50 %). Le juge, statuant en plein contentieux sur le fondement des articles L. 823-9 du code de la construction et de l’habitation et L. 553-2 du code de la sécurité sociale, a estimé que la situation de précarité de la requérante ne justifiait pas une remise supplémentaire, compte tenu de la possibilité d’un échelonnement des paiements.

29 janvier 2026• 2ème chambre - JU
TA86Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2302175

Le Tribunal Administratif de Poitiers rejette la demande de Mme A... qui sollicitait la remise totale de deux dettes de revenu de solidarité active (RSA) d’un montant total de 854,48 euros. La requérante, dont la bonne foi n’est pas contestée, avait déjà obtenu une remise partielle de 70 % de ces indus. Le tribunal estime que la situation de précarité de Mme A... ne justifie pas une remise totale, car elle est en mesure de rembourser les sommes restantes de manière échelonnée. La décision est fondée sur l’article L. 262-46 du code de l’action sociale et des familles.

29 janvier 2026• 2ème chambre - JU
TA86Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2303295

Le Tribunal Administratif de Poitiers a examiné la requête de l’Association Miss Excellence France contestant un avis de sommes à payer émis par la commune de Châteaubernard pour l’occupation d’une salle municipale. Le tribunal a rappelé que l’annulation d’un titre exécutoire pour un motif de forme n’implique pas nécessairement l’extinction de la créance, et qu’il doit examiner prioritairement les moyens relatifs au bien-fondé du titre. En l’espèce, le tribunal a constaté que l’avis litigieux ne comportait pas la signature de son auteur, en méconnaissance des articles L. 212-1 du code des relations entre le public et l’administration et L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales. Par conséquent, le tribunal a annulé l’avis des sommes à payer sans se prononcer sur les autres moyens, et a rejeté les conclusions de la commune.

Avocat : SALEN

29 janvier 2026• 3ème chambre