Jurisprudence administrative
384 075 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
384 075
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2602136
**Sujet principal** : Demande de suspension en référé d'une décision implicite de refus de titre de séjour déposée par un ressortissant étranger, parent d'enfants réfugiés. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Bordeaux (juge des référés). **Solution retenue** : Le juge rejette la demande de suspension. Il estime que le requérant ne démontre pas l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision implicite de refus, notamment au regard des conditions posées par l'article L. 424-3 du CESEDA pour l'obtention d'une carte de résident en tant que parent d'enfant réfugié. **Textes appliqués** : L'article L. 521-1 du Code de justice administrative (conditions du référé-suspension) et l'article L. 424-3 du Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).
Avocat : MEAUDE
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2602141
Le Tribunal administratif de Bordeaux rejette par ordonnance la requête de M. B... visant à annuler les opérations électorales municipales de Créon. Le juge estime la protestation irrecevable car déposée entre les deux tours de scrutin, alors qu'aucun résultat définitif n'était encore proclamé. La décision s'appuie sur les délais stricts de l'article R. 119 du code électoral et applique la procédure de rejet pour irrecevabilité manifeste prévue à l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2602157
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'un arrêté préfectoral de refus de séjour et d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le juge estime que le requérant, un ressortissant algérien entré irrégulièrement, ne démontre pas l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment au regard des conditions de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La demande est donc jugée mal fondée au sens de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : VALAY
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2602230
Le Tribunal administratif de Montpellier, statuant en référé, a rejeté la demande de Mme A... visant à obtenir une provision et le paiement de son allocation d'aide au retour à l'emploi de la part du CHU de Montpellier. Le juge a estimé que l'existence et le montant de l'obligation financière invoquée par la requérante étaient sérieusement contestables, au regard des éléments du dossier. La demande a donc été jugée mal fondée sur le fondement des articles R. 541-1 et L. 522-3 du code de justice administratif.
Avocat : RAYNAL
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2602052
Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en référé, rejette la demande de la SCI Louise et Jules visant à suspendre et obtenir la mainlevée d'une saisie administrative pour recouvrement d'une taxe sur les locaux vacants. Le juge estime que le requérant n'a pas démontré le caractère d'urgence requis par l'article L. 521-1 du code de justice administrative, ses arguments n'étant pas étayés par des pièces et ne concernant pas directement la situation de la société. La requête est donc rejetée par application de l'article L. 522-3 du même code.
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2302650
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, a donné acte du désistement d'instance du requérant. Celui-ci, ayant été invité à confirmer le maintien de sa demande d'annulation d'un arrêté préfectoral suspendant son agrément de dirigeant de sécurité, n'a pas répondu dans le délai imparti. En application des articles R. 612-5-1 et R. 222-1 du code de justice administrative, il a été réputé s'être désisté, mettant ainsi fin à la procédure.
Avocat : SELARL AABM AVOCATS ASSOCIES BERGERAS - MONNIER
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2306458
Sujet principal : Demande d'indemnisation contre l'État pour un accident de ski causé par un mineur placé sous protection judiciaire de la jeunesse. Juridiction : Tribunal Administratif de Grenoble (formation d'ordonnance). Solution retenue : La juridiction donne acte du désistement pur et simple de la requérante, mettant fin à la procédure, sans examen du fond de l'affaire. Textes appliqués : Article R. 222-1 du code de justice administrative, permettant de donner acte d'un désistement par ordonnance.
Avocat : SELARL CABINET LAURENT FAVET
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2501592
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, a rejeté comme irrecevable une requête en excès de pouvoir visant une décision implicite de rejet d'un recours préalable de l'Agence nationale de l'habitat (Anah). Le tribunal a relevé d'office que l'Anah avait pris une décision explicite d'agrément du recours avant l'introduction de la requête, ce qui privait celle-ci de son objet. La juridiction a fondé sa décision sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, permettant de rejeter les requêtes manifestement irrecevables.
Avocat : PITCHER
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2501593
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, a rejeté une requête en excès de pouvoir visant à contester le rejet implicite d'un recours préalable concernant le retrait d'une prime de transition énergétique. La juridiction a jugé la requête irrecevable car l'Agence nationale de l'habitat avait pris une décision explicite favorable (agrément du recours) avant son introduction, ce qui supprimait l'objet du litige. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1 du code de justice administrative, permettant de rejeter les requêtes manifestement irrecevables.
Avocat : PITCHER
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2501594
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme A... et de la société Drapo comme étant manifestement irrecevable. Le juge a relevé d'office qu'une décision explicite de l'Agence nationale de l'habitat, intervenue avant l'introduction du recours contentieux, avait déjà répondu à leur recours administratif préalable obligatoire. La juridiction a appliqué les dispositions des articles R. 222-1 et R. 611-7 du code de justice administrative pour prononcer cette irrecevabilité.
Avocat : PITCHER
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2501598
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, rejette une requête en annulation contre une décision implicite de l'Agence nationale de l'habitat (Anah) concernant une prime de transition énergétique. La juridiction constate l'irrecevabilité de la requête, car l'Anah avait pris une décision explicite agréant le recours préalable avant son introduction, ce qui ôtait tout objet au litige. En outre, le tribunal condamne la société requérante à une amende de 1500 euros pour requête abusive, sur le fondement de l'article R. 741-12 du code de justice administrative.
Avocat : PITCHER
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2508441
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, a rejeté la requête en excès de pouvoir visant l'arrêté municipal de non-opposition à une déclaration préalable. Le tribunal a jugé la requête manifestement irrecevable, les requérants n'ayant pas justifié, après mise en demeure, que le projet affectait directement leurs conditions d'occupation ou de jouissance, comme l'exige l'article L. 600-1-2 du code de l'urbanisme. La demande de condamnation aux dépens présentée par la partie adverse a également été rejetée.
Avocat : PUBLICALP AVOCATS
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2602734
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'une décision implicite de rejet d'une demande de regroupement familial. Le juge estime que le requérant ne démontre pas l'existence d'une situation d'urgence suffisamment grave et immédiate, au sens de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, justifiant la suspension. La juridiction considère que la séparation conjugale et les difficultés alléguées ne modifient pas la situation administrative des parties et ne caractérisent pas l'urgence requise.
Avocat : KUMMER
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2602870
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'un titre de recettes départemental. Le juge estime que la demande est sans objet, car le recours au fond introduit par le requérant contre ce titre est lui-même suspensif en vertu de l'article L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales. Par conséquent, la condition d'urgence requise par l'article L. 521-1 du code de justice administrative n'est pas remplie.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2510358
Le Tribunal administratif de Nantes statue par ordonnance sur un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La juridiction constate qu'il n'y a pas lieu de statuer sur les demandes d'annulation et d'injonction, le préfet ayant retiré la décision attaquée et délivré une carte de séjour pluriannuelle à la requérante. Elle condamne néanmoins l'État à verser 800 euros à l'avocate de la requérante au titre des frais exposés, en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Avocat : LE FLOCH
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2601799
Le Tribunal administratif de Nantes rejette la demande de suspension en référé d'un refus de titre de séjour. Le requérant, sollicitant un premier titre "salarié" après un titre "recherche d'emploi", ne bénéficie pas de la présomption d'urgence, et les circonstances personnelles invoquées ne caractérisent pas une urgence suffisamment grave et immédiate au sens de l'article L. 521-1 du code de justice administrative. Le juge applique également les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : VAHEDIAN
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2604819
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, rejette la requête visant à suspendre le rejet d'un visa de long séjour pour un enfant majeur. La juridiction estime la demande irrecevable car le père, qui a agi au nom de son fils majeur sans démontrer son incapacité juridique, n'avait pas qualité pour représenter ce dernier devant le tribunal. La décision s'appuie sur les articles L. 522-3, R. 431-2 et R. 431-4 du code de justice administrative relatifs aux conditions de recevabilité des requêtes.
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2601586
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé-liberté, rejette la demande de suspension d'une obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, car le recours au fond formé contre l'OQTF suspend automatiquement son exécution en vertu de l'article L. 722-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La demande est donc jugée irrecevable au titre de l'article L. 521-2 du code de justice administrative.
Avocat : SCP PETIT
Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2402204
Le Tribunal Administratif de Nancy rejette la requête de la société Techni-plafond, qui contestait des pénalités appliquées par la commune de Val d’Ornain suite à la résiliation d’un marché public de travaux. La juridiction estime la demande irrecevable, car la société n’a pas respecté le délai de recours contentieux de six mois prévu à l’article 50.3.2 du Cahier des Clauses Administratives Générales (CCAG) des marchés publics de travaux. La décision s’appuie également sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, permettant le rejet des requêtes manifestement irrecevables par ordonnance.
Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2500591
Le Tribunal Administratif de Nancy a statué par ordonnance sur un recours en excès de pouvoir visant l'annulation d'une décision implicite de l'ANAH rejetant un recours contre le retrait d'une prime de transition énergétique. La juridiction constate le désistement d'office des requérants, M. B... et la société Drapo, faute d'avoir confirmé le maintien de leurs conclusions après mise en demeure. En application des articles R. 612-5-1 et R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal donne acte de ce désistement et met fin à l'instance.
Avocat : PITCHER