Jurisprudence administrative
369 182 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
369 182
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2304331
Le Tribunal Administratif de Rennes rejette la requête d'un officier demandant l'annulation du refus de lui attribuer l'indemnité pour charges militaires (ICM) au taux particulier n°1. Le tribunal écarte le moyen tiré du délai de la décision ministérielle, relevant qu'un rejet implicite était né du silence de l'administration après quatre mois. Il estime également que la condition d'un pacte civil de solidarité conclu depuis au moins deux ans, prévue par l'article 3 du décret du 13 octobre 1959, ne méconnaît pas le principe d'égalité. La décision s'appuie sur le code de la défense et le décret précité.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2306436
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté les recours de la société Pampa visant à annuler les décisions administratives ayant rompu deux contrats d'apprentissage et interdit à l'entreprise de recruter de nouveaux apprentis pour trois ans. Le tribunal a jugé que la directrice régionale compétente avait légalement constaté des manquements graves de l'employeur, notamment des conditions de travail contraires à la dignité des apprenties, justifiant les mesures prises. La décision s'appuie sur les dispositions du code du travail relatives à la rupture administrative des contrats d'apprentissage pour faute de l'employeur.
Avocat : TESSON
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2602639
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de M. B... visant à annuler son arrêté de transfert vers l'Espagne et son assignation à résidence. Le juge a estimé que les procédures, notamment l'entretien individuel et l'information du requérant, étaient conformes au règlement Dublin III (règlement UE n°604/2013) et que la délégation de signature était régulière. La demande d'enregistrement de la demande d'asile et la condamnation de l'État aux dépens ont également été rejetées, tandis que l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle a été accordée.
Avocat : L'ILL LEGAL
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2512695
Le Tribunal Administratif de Paris a examiné un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le requérant, un ressortissant guinéen, contestait notamment la mesure au motif qu'il serait mineur. Le tribunal a jugé qu'il lui appartenait, saisi d'un recours suspensif, de statuer sur l'allégation de minorité avant de se prononcer sur la légalité de l'OQTF, conformément aux articles L. 611-1 et L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : BARBÉ
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2528203
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté le recours en excès de pouvoir formé par un ressortissant algérien contre un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) sans délai, assorti d'une interdiction de retour. La juridiction a estimé que la décision était régulière, notamment quant à la compétence de la signataire, la motivation suffisante et l'examen de la situation personnelle du requérant. Elle s'est fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en particulier ses articles L. 611-1 et L. 612-10.
Avocat : FEUKEU TCHOUMBA
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2600391
Le Tribunal Administratif de Paris rejette la requête de M. C... visant à annuler un arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le tribunal estime que l'arrêté, pris par un agent disposant d'une délégation régulière, est légal et suffisamment motivé. Il constate que le préfet a respecté les exigences de vérification du droit au séjour et d'examen de la situation personnelle prévues par les articles L. 611-1 et L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : DAURELLE
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2607430
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de la décision du musée du Quai Branly-Jacques Chirac rejetant la réintégration d'un agent. Le juge estime qu'aucun des moyens soulevés (défaut de motivation, erreurs de fait, méconnaissance des obligations de réemploi et de reclassement) ne crée un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée, condition requise par l'article L. 521-1 du code de justice administrative. Les références au décret du 17 janvier 1986 concernant la fonction publique sont également écartées.
Avocat : GOUTAL ALIBERT & ASSOCIÉS (SARL)
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2610106
**Sujet principal** : Demande de suspension en référé d'une mesure de suspension conservatoire de fonctions prononcée par le Premier ministre. **Juridiction** : Tribunal administratif de Paris (juge des référés). **Solution retenue** : Le juge rejette la demande, estimant que la condition d'urgence n'est pas caractérisée, car la requérante n'apporte pas la preuve d'une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation. **Textes appliqués** : Articles L. 521-1 (conditions du référé-suspension) et L. 522-3 (rejet sans instruction en l'absence d'urgence) du code de justice administrative.
Avocat : CABINET NAUSICA AVOCATS
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2505083
Le Tribunal Administratif de Rouen a annulé l'arrêté préfectoral du 23 mai 2025 rejetant la demande de titre de séjour et ordonnant l'éloignement d'un ressortissant bissau-guinéen. La juridiction a estimé que le préfet avait commis une erreur manifeste d'appréciation en ne tenant pas suffisamment compte de l'insertion scolaire, de la situation médicale et des perspectives d'intégration professionnelle de l'intéressé, dans l'exercice de son pouvoir discrétionnaire de régularisation. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la demande de titre de séjour au regard de ces éléments, en application des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : NIAKATE
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2505081
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. A... visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF) et l'interdiction de retour associée. La juridiction a jugé que l'arrêté préfectoral était légal, notamment car il était signé par une personne habilitée, suffisamment motivé, et qu'il résultait d'un examen conforme des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (articles L. 613-1 notamment). Les autres demandes, incluant la délivrance d'une autorisation provisoire de séjour, ont également été rejetées.
Avocat : NIAKATE
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2601893
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en juge du contentieux de l'éloignement, rejette la requête de Mme A... visant à annuler un arrêté préfectoral d'interdiction de retour sur le territoire français. La juridiction estime que la décision attaquée est suffisamment motivée et que le droit d'être entendu de la requérante a été respecté, notamment par une audition de police. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment l'article L. 612-7.
Avocat : EDEN AVOCATS
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2601785
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en référé, a examiné un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral ordonnant le transfert d'une demandeuse d'asile vers le Portugal. Le tribunal a annulé l'arrêté, considérant que le préfet avait méconnu les dispositions du règlement Dublin III (règlement (UE) n° 604/2013), notamment en ne tenant pas compte de la situation personnelle et familiale de la requérante, en particulier la présence de son enfant né en France. La juridiction a également admis la requérante au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.
Avocat : SOUTY
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2601784
Le Tribunal Administratif de Rouen a annulé l'arrêté du préfet de la Seine-Maritime prononçant une interdiction de retour de six mois contre Mme B..., une ressortissante guinéenne. Le tribunal a jugé que le préfet avait méconnu les dispositions de l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) en ne tenant pas compte, pour fixer la durée de l'interdiction, de l'ensemble des éléments de sa situation personnelle, notamment la naissance de son enfant en France. La décision est donc entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.
Avocat : EDEN AVOCATS
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2601745
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. A... visant à annuler l'arrêté préfectoral prolongeant son interdiction de retour sur le territoire français. La juridiction a estimé que la décision était suffisamment motivée et légalement fondée sur les articles L. 612-10 et L. 612-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, compte tenu du maintien irrégulier de l'intéressé sur le territoire après une obligation de quitter le territoire. Le tribunal a toutefois accordé à M. A... l'admission provisoire au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Avocat : NOUVIAN
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2602048
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en référé, rejette la demande de suspension du refus de renouvellement de carte de séjour. Le juge estime que la requête est manifestement mal fondée, la requérante n'ayant pas démontré l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision préfectorale. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative, ainsi que sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : TSIKA-KAYA
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2602047
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l’arrêté préfectoral refusant le renouvellement d’une carte de séjour. Le juge estime que la requête est manifestement mal fondée, car le requérant n’apporte aucun élément sérieux contestant les motifs du refus, notamment son manque d’assiduité dans sa formation. La décision s’appuie sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Avocat : TSIKA-KAYA
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2602046
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'un refus implicite de titre de séjour. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, le requérant ne démontrant pas une atteinte grave et immédiate à sa situation, malgré la présence d'un enfant français. La demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle est également rejetée, l'urgence faisant défaut. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Avocat : BIDAULT
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2607051
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en urgence, a rejeté la requête en annulation d'un arrêté préfectoral assignant à résidence un ressortissant étranger. Le juge a estimé que l'arrêté était légal, notamment car il était fondé sur une obligation de quitter le territoire antérieure et correctement motivé. La décision s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et le code des relations entre le public et l'administration.
Avocat : SCHORNSTEIN
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2605249
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension du refus de renouvellement d'habilitation aéroportuaire opposé à une hôtesse de vol. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, notamment au regard de l'absence de preuves suffisantes d'un préjudice financier imminent, et qu'aucun doute sérieux sur la légalité de la décision préfectorale n'était caractérisé. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative et sur la réglementation relative à la sûreté aéroportuaire.
Avocat : BOULAY
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2524293
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de convoquer un ressortissant algérien pour déposer sa demande d'admission exceptionnelle au séjour. Le juge a retenu l'urgence au sens de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, en raison d'un délai d'instruction anormal de plus de 29 mois et de la précarité administrative qui en résulte pour le requérant. La mesure a été jugée utile et ne faisant pas obstacle à l'exécution d'une décision administrative.
Avocat : SANGUE