Jurisprudence administrative

96 978 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

96 978

Décisions totales

384 075

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA75DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2318181

La décision concerne un litige fiscal opposant la société Pastourelle Conseil à l'administration concernant des rehaussements d'impôt sur les sociétés et de TVA. Le Tribunal Administratif de Paris a annulé les impositions contestées, considérant que la procédure était irrégulière en raison d'une notification non justifiée de la convocation devant la commission départementale des impôts, violant ainsi les dispositions de l'article R. 59-1 du Livre des Procédures Fiscales. La juridiction a prononcé la décharge des cotisations et rappels, sans avoir à examiner les autres moyens soulevés.

Avocat : CABINET THOMAS TISSANDIER (SARLU)

30 mars 20262e Section - 2e Chambre
TA75DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2318182

Le Tribunal Administratif de Paris statue sur un recours en plein contentieux concernant la rectification d'imposition sur le revenu et de prélèvements sociaux de contribuables, suite à une vérification de comptabilité de leur société. Le tribunal constate un non-lieu à statuer partiel en raison d'un dégrèvement intervenu en cours d'instance. Il rejette le surplus des demandes, considérant notamment que le principe d'indépendance des procédures fiscales fait obstacle à ce que l'annulation de rehaussements des bénéfices de la société entraîne automatiquement la décharge des impositions personnelles des associés. La décision s'appuie sur les dispositions du code général des impôts.

Avocat : CABINET THOMAS TISSANDIER (SARLU)

30 mars 20262e Section - 2e Chambre
TA75DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2319747

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la demande d'un contribuable visant à bénéficier du crédit d'impôt pour la modernisation du recouvrement (CIMR) au titre de l'année 2018. Le tribunal a jugé que ce crédit d'impôt, régi par l'article 60 de la loi de finances pour 2017, n'était applicable qu'aux revenus déclarés spontanément, ce qui n'était pas le cas ici puisque les revenus en cause ont été révélés par une vérification de comptabilité. Il a également estimé que la "mesure de tempérament" administrative invoquée par le requérant, fondée sur l'article L. 80 A du livre des procédures fiscales, ne pouvait s'appliquer en raison de l'ampleur des omissions et erreurs déclaratives, qui ne permettaient pas de retenir sa bonne foi.

30 mars 20262e Section - 2e Chambre
TA75DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2406708

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de la société Air France, qui contestait une amende de 10 000 euros pour avoir débarqué une passagère brésilienne munie d'un passeport manifestement altéré (pages manquantes). Le tribunal a jugé que l'irrégularité du document (l'absence de pages) constituait un élément d'irrégularité manifeste que les agents de la compagnie auraient dû déceler lors d'un examen normalement attentif au moment de l'embarquement, conformément aux articles L. 821-6 à L. 821-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et à l'article L. 6421-2 du code des transports. La décision du ministre de l'intérieur a donc été confirmée.

Avocat : CABINET CLYDE & CO (LLP)

30 mars 20263e Section - 2e Chambre
TA75DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2406712

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de la société Air France, qui contestait une amende de 10 000 euros pour avoir transporté vers la France un passager dépourvu de document de voyage valable. La juridiction a jugé que la compagnie aérienne n'avait pas satisfait à son obligation de contrôle, prévue par les articles L. 6421-2 du code des transports et L. 821-6 à L. 821-8 du CESEDA, en ne vérifiant pas l'absence d'irrégularité manifeste du document présenté à l'embarquement. Le simple enregistrement des données du passeport dans un système informatique ne suffit pas à s'exonérer de cette responsabilité de vérification attentive.

Avocat : CABINET CLYDE & CO (LLP)

30 mars 20263e Section - 2e Chambre
TA75DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2120930

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de contribuables contestant des rectifications fiscales et des pénalités. Le litige portait principalement sur la requalification en revenus distribués d'une indemnité de départ versée par une SEM et de sommes versées par une SARL, ainsi que sur la régularité de la procédure. Le tribunal a jugé que l'administration avait régulièrement procédé à la réintégration de ces sommes dans l'assiette de l'impôt sur le revenu et appliqué la majoration pour manquement délibéré, en application des articles L. 55 du livre des procédures fiscales et 111 du code général des impôts.

Avocat : CABINET DS AVOCATS (SAS)

30 mars 20262e Section - 2e Chambre
TA75DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2431993

**Sujet principal :** Demande en indemnisation d'un commerçant pour préjudice économique lié aux restrictions de circulation imposées pour les Jeux Olympiques de Paris 2024. **Juridiction :** Tribunal Administratif de Paris (formation de jugement). **Solution retenue :** Le tribunal rejette la requête de la société Au jongleur de Notre-Dame. Il estime que les arrêtés préfectoraux contestés, pris sur le fondement du code de la sécurité intérieure et de l'ordonnance du 20 mars 2019 relative aux Jeux, étaient légaux, nécessaires et proportionnés pour assurer la sécurité de la cérémonie d'ouverture. Par conséquent, ni la responsabilité pour faute, ni la responsabilité sans faute de l'État (rupture d'égalité devant les charges publiques) ne sont engagées. **Textes appliqués :** L'analyse de la légalité des mesures de police s'appuie principalement sur l'article L. 226-1 du code de la sécurité intérieure et l'ordonnance du 20 mars 2019 relative aux voies réservées pour les Jeux Olympiques et Paralympiques de 2024.

Avocat : CABINET BCCL (SELARL)

30 mars 20263e Section - 2e Chambre
TA75DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2502076

Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé, a ordonné à l'Assistance publique-hôpitaux de Paris (AP-HP) de verser une provision à une patiente victime de complications médicales. Le juge a retenu la responsabilité de l'établissement sur le fondement d'une infection nosocomiale et de fautes dans la prise en charge, conformément aux dispositions du code de la santé publique. Il a fixé le montant de la provision en se fondant sur l'avis de la commission de conciliation et d'indemnisation et sur l'article R. 541-1 du code de justice administrative.

Avocat : INTER-BARREAUX JRF AVOCATS (AARPI)

30 mars 2026
TA75DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2524771

Le Tribunal Administratif de Paris rejette la demande de décharge de la majoration pour résidence secondaire sur la taxe d’habitation 2024. La requérante, dont la résidence principale est en Drôme, n'a pas démontré que son logement parisien était justifié par une contrainte professionnelle au sens des articles 1407 et 1407 ter du code général des impôts. Le tribunal estime que cette double résidence relève d'un choix de convenance personnelle et que le dégrèvement antérieur invoqué, non motivé, ne lie pas l'administration pour l'année litigieuse.

30 mars 20262e Section - 2e Chambre
TA76DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2500673

Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de Mme A... visant à annuler le refus d'une aide du fonds de solidarité pour le logement (FSL) pour une facture d'électricité. Le juge a estimé que la décision du président du conseil départemental de la Seine-Maritime, fondée sur le dépassement du taux d'effort de 40% fixé par le règlement départemental du FSL, était suffisamment motivée et ne constituait pas une erreur manifeste d'appréciation. La décision s'appuie sur les articles L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration et 6 de la loi du 31 mai 1990 relative au droit au logement.

Avocat : ZAGO

30 mars 2026Juge Unique 4
TA76DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2503934

Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en juge unique, a rejeté la requête de M. C... qui contestait le refus d'une aide du Fonds de Solidarité pour le Logement (FSL). Le tribunal a jugé que le département de la Seine-Maritime avait légalement refusé l'aide, car les ressources mensuelles du requérant (1 424,05 €) dépassaient le plafond d'éligibilité fixé à 1 297 € par le règlement départemental du FSL. La décision s'appuie sur la loi du 31 mai 1990 et le règlement intérieur du fonds départemental.

30 mars 2026Juge Unique 4
TA76DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2400297

Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en plein contentieux, a rejeté la requête de Mme A... visant à annuler un titre exécutoire émis par le département de l'Eure pour le recouvrement d'un indu de revenu de solidarité active. Le tribunal a jugé que la requête était irrecevable car introduite avant une décision sur sa demande d'aide juridictionnelle, et que le moyen tiré de l'absence de mention des bases de liquidation de l'indu dans le titre n'était pas fondé. La décision s'appuie notamment sur les dispositions du code de l'action sociale et des familles et du code général des collectivités territoriales.

Avocat : DBKM AVOCATS

30 mars 2026POLE URGENCES
TA76DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2402565

Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en juge unique, a rejeté la requête de Mme A... qui contestait le taux de 10% de sa rente d’invalidité fixé par la CNRACL. Le tribunal a jugé que les moyens invoqués, notamment l'insuffisance de motivation et la contestation de la réduction du taux, n'étaient pas fondés. Il a notamment estimé que la présomption d'imputabilité au service prévue par le code de la sécurité sociale n'était pas applicable aux fonctionnaires territoriaux relevant du décret du 23 décembre 2003.

Avocat : FIDAL CHARTRES

30 mars 2026Juge Unique 4
TA13DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2603902

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a ordonné au préfet des Bouches-du-Rhône de délivrer à un ressortissant étranger un récépissé l'autorisant à travailler pendant l'instruction de sa demande de changement de statut. La juridiction a constaté la non-exécution d'une précédente injonction et a appliqué l'article L. 521-3 du code de justice administrative pour enjoindre l'administration, sous astreinte, de remettre le récépissé prévu à l'article R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. Elle a également condamné l'État à verser une somme au requérant sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

30 mars 2026
TA13DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604232

Le Tribunal Administratif de Marseille a statué sur une demande de provision en référé pour préjudice lié à l'absence de relogement. Le juge a reconnu que l'obligation de l'État de reloger le requérant, suite à une décision de la commission de médiation, n'était pas sérieusement contestable. Il a condamné l'État à verser une provision de 250 euros, en application des articles R. 541-1 du code de justice administrative et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation, tout en admettant le requérant à l'aide juridictionnelle provisoire.

Avocat : CHAMPEAU

30 mars 2026
TA13DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604632

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, a ordonné au préfet des Bouches-du-Rhône de délivrer une attestation de prolongation d'instruction à une ressortissante paraguayenne ayant sollicité le renouvellement de sa carte de séjour. Le juge a estimé que le silence de l'administration sur sa demande créait une situation d'urgence justifiant l'injonction, au sens de l'article L. 521-3 du code de justice administrative. La décision s'appuie sur les articles L. 431-3 et R. 431-15-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, et assortit l'injonction d'une astreinte en cas de non-exécution.

Avocat : CAUCHON-RIONDET

30 mars 2026
TA20DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2600442

La SASU Antoniotti a saisi le Tribunal Administratif de Bastia d'un référé précontractuel pour contester son élimination d'une procédure de marché public de travaux, soutenant que l'irrégularité de son offre (une erreur dans le planning d'exécution) était régularisable. Le tribunal a rejeté sa demande, considérant que la correction de cette erreur aurait substantiellement modifié l'offre, ce qui justifiait son élimination par la Collectivité de Corse. La décision s'appuie sur les dispositions du code de la commande publique relatives à l'analyse des offres et au caractère substantiel des irrégularités.

Avocat : CABINET D'AVOCATS TOMASI-VACCAREZZA-BRONZINI DE CARAFFA-TABOUREAU-GENUINI-LUISI

30 mars 2026
TA21DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2600577

La décision concerne une demande de substitution de garantie dans le cadre d'une procédure de recouvrement fiscal. Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé, rejette la demande de l'EURL Euro Réseaux visant à substituer un nantissement de son fonds de commerce aux sommes saisies par voie de saisie administrative à tiers détenteur. Le juge estime que l'effet d'attribution immédiate de la saisie, prévu par l'article L. 211-2 du code des procédures civiles d'exécution et applicable en matière fiscale, rend la créance acquittée et prive la demande de son objet. Les textes principaux appliqués sont le livre des procédures fiscales (notamment les articles L. 262 et L. 279) et le code des procédures civiles d'exécution.

Avocat : FIDAL MEAUX

30 mars 2026
TA25DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2400115

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en plein contentieux, rejette la demande de la société Festina France visant à obtenir la décharge de cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés et de cotisations sur la valeur ajoutée des entreprises. Le tribunal estime que l'administration fiscale a régulièrement appliqué l'article 57 du code général des impôts sur les prix de transfert, en constatant un transfert indirect de bénéfices vers la société mère espagnole, la société requérante n'ayant pas apporté la preuve de contreparties justifiant les conditions désavantageuses de ses transactions. Les moyens soulevés concernant l'irrégularité de la procédure sont également écartés.

Avocat : VIDAPARM

30 mars 20261ère chambre
TA25DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2400892

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en plein contentieux, a rejeté la requête de Mme B... visant à annuler le rejet par la commission nationale de sa demande d'indemnisation au titre de la loi du 23 février 2022 relative aux harkis. Le tribunal a jugé que la requérante ne justifiait pas d'un intérêt à agir pour obtenir cette annulation, car la décision attaquée ne lui faisait pas grief, son indemnisation relevant d'un autre fondement juridique. La décision s'appuie sur les dispositions de la loi du 23 février 2022 et du code de justice administrative.

Avocat : SIMON ELISA

30 mars 20261ère chambre