Jurisprudence administrative
581 862 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
581 862
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-24PA03101
La Cour administrative d’appel de Paris a été saisie par le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique d’un appel contre un jugement du tribunal administratif de Paris ayant déchargé M. Capitaine de rappels de TVA pour 2016 et 2017. Le litige portait sur l’exonération de TVA des prestations d’hypnose et de thérapie familiale exercées par M. Capitaine, soumises à taxation d’office. La cour a annulé le jugement et rétabli les impositions, jugeant que M. Capitaine, qui ne justifiait pas des diplômes requis pour exercer en tant que psychologue ou psychothérapeute, ne pouvait bénéficier de l’exonération prévue à l’article 261-4-1° du code général des impôts. La décision s’appuie sur les directives européennes 77/388/CEE et 2006/112/CE, ainsi que sur les décrets et arrêtés nationaux relatifs aux professions de psychologue et psychothérapeute.
Avocat : JUNG
Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-24MA03216
La Cour administrative d’appel de Marseille, statuant en plein contentieux, a examiné la demande de la société BNP Paribas Lease Group visant à obtenir la condamnation solidaire de la commune d’Istres et de la métropole Aix-Marseille-Provence à lui verser une indemnité de 61 943,68 euros en exécution d’un contrat de location financière portant sur un tracteur agricole. La cour a soulevé d’office l’illicéité de l’article 7 des conditions générales du contrat, estimant que cette clause empêchait l’administration de résilier le contrat pour motif d’intérêt général et prévoyait une indemnité de résiliation disproportionnée. La solution retenue par la cour n’est pas explicitée dans l’extrait, mais les moyens d’ordre public soulevés suggèrent une possible annulation ou réformation du jugement du tribunal administratif de Marseille, qui avait rejeté la demande initiale. Les textes appliqués incluent le code général des collectivités territoriales et le code de justice administrative.
Avocat : SELARL MIMRAN VALENSI - SION
Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-24MA02936
La Cour administrative d’appel de Marseille, statuant en plein contentieux, a examiné un litige relatif à la responsabilité décennale des constructeurs pour des désordres affectant le centre nautique des Gorguettes à Cassis. Le tribunal administratif de Marseille avait condamné in solidum plusieurs sociétés à indemniser la métropole Aix-Marseille-Provence à hauteur de 935 463,44 euros TTC, en répartissant la charge définitive entre les constructeurs, dont la société Isolbat à 10 % et la société Bureau Veritas à 5 %. La cour a rejeté les appels de la société Isolbat et de la société Bureau Veritas Construction, confirmant le jugement en toutes ses dispositions, et a également rejeté l’appel incident de la métropole. La solution retenue s’appuie sur les principes de la responsabilité décennale des constructeurs (articles 1792 et suivants du code civil) et sur les règles de la solidarité et du recours entre co-obligés.
Avocat : BROGLIN
Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-24MA00595
La Cour administrative d’appel de Marseille a rejeté la requête de l’association syndicale autorisée (ASA) du canal de Ventavon - Saint-Tropez, qui contestait le refus du tribunal administratif d’annuler une facture de 87 508,80 euros émise par EDF pour une ouverture anticipée des vannes. La cour a jugé que le droit d’eau de 2 500 litres par seconde, accordé par la loi du 20 juillet 1881, avait été abrogé par l’article 3 de la loi du 26 août 1919, et que les conventions de 1972 et 1976 limitaient les prélèvements gratuits de l’ASA à la période du 15 avril au 15 octobre. En conséquence, la facture d’EDF était fondée, et la demande de remboursement a été rejetée.
Avocat : SELARL LANDOT & ASSOCIES
Conseil d'État — N° 515333
Le juge des référés du Conseil d'État a rejeté la requête de Mme A..., magistrate, qui demandait le report et l'encadrement de ses auditions par l'inspection générale de la justice (IGJ) dans le cadre d'une enquête administrative. La requérante invoquait une atteinte grave à ses droits de la défense, à sa dignité et à l'indépendance juridictionnelle. Le juge a estimé que l'audition prévue du 4 au 7 mai 2026, qui ne préjugeait pas de l'issue de l'enquête ni d'éventuelles poursuites disciplinaires, n'était pas susceptible de porter une atteinte manifestement disproportionnée à ses droits. La décision a été prise sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, la condition d'urgence n'étant pas retenue comme caractérisant une illégalité grave.
Avocat : DE COMBLES DE NAYVES
Conseil d'État — N° 511699
Le Conseil d'État refuse d'admettre le pourvoi de la société Virlaud contre l'ordonnance suspendant le permis de construire, faute de moyens sérieux. Les griefs d'insuffisance de motivation et de dénaturation des pièces sont écartés. Cette décision confirme la suspension du permis par le juge des référés.
Avocat : SAS BUK LAMENT, ROBILLOT
Conseil d'État — N° 509375
Le Conseil d’État refuse d’admettre le pourvoi de M. B... contre l’ordonnance rejetant sa demande de suspension d’une sanction disciplinaire (retrait de licence pour six ans). Aucun moyen soulevé (irrégularité de signature, insuffisance de motivation, erreur sur l’urgence, abus de procédure) n’est jugé sérieux. Cette décision confirme l’irrecevabilité du recours en cassation.
Avocat : SCP LYON-CAEN, THIRIEZ
Conseil d'État — N° 509528
Le Conseil d’État refuse d’admettre le pourvoi de M. B... contre l’ordonnance du juge des référés, faute de moyen sérieux. Les griefs tirés d’un vice de forme et d’une erreur de droit sur l’aide juridictionnelle provisoire sont écartés. Cette décision confirme le rejet de la demande de suspension du refus de carte de résident.
Avocat : SAS HANNOTIN AVOCATS
Conseil d'État — N° 508132
Le Conseil d’État rejette le pourvoi de M. A... pour défaut de moyen sérieux. Il estime que les moyens soulevés (erreur de droit, insuffisance de motivation, dénaturation) ne permettent pas l’admission du pourvoi. Cette décision confirme l’ordonnance de la cour administrative d’appel et met fin au litige.
Avocat : SCP CELICE, TEXIDOR, PERIER
Conseil d'État — N° 509576
Le Conseil d’État refuse d’admettre le pourvoi du ministre de l’intérieur contre l’ordonnance du juge des référés de Grenoble. Les moyens soulevés (irrégularité de procédure et dénaturation des pièces) ne sont pas sérieux. La décision confirme le maintien des mesures alternatives à la dématérialisation pour certaines demandes des étrangers.
Conseil d'État — N° 507213
Le Conseil d’État refuse d’admettre le pourvoi de M. B... A... contre l’ordonnance rejetant son appel, au motif qu’aucun des moyens soulevés n’est sérieux. Cette décision confirme le rejet définitif de sa contestation du retrait de titre de séjour et de l’obligation de quitter le territoire français.
Avocat : SELAS WAQUET, FARGE, HAZAN, FELIERS
Conseil d'État — N° 507547
Le Conseil d’État a refusé d’admettre le pourvoi de Mme B..., estimant qu’aucun des moyens soulevés n’était sérieux. La décision confirme le rejet de ses demandes d’annulation des refus de titre de séjour et d’autorisation provisoire. Cette ordonnance met fin au litige sans examen au fond.
Avocat : SAS BOUCARD, CAPRON, MAMAN
Conseil d'État — N° 504856
Le Conseil d'État a rejeté le pourvoi de M. A... contre le jugement du tribunal administratif de Rennes. La décision est fondée sur l'absence de moyen sérieux, conformément à l'article L. 822-1 du code de justice administrative. Cette solution confirme la validité des permis de construire délivrés par la maire de Paimpol.
Avocat : SCP BAUER-VIOLAS, FESCHOTTE-DESBOIS, SEBAGH
Conseil d'État — N° 500461
Le Conseil d'État rejette la requête de M. A... contre le décret de déchéance de nationalité. Le motif principal est l'absence de preuve d'un risque d'apatridie, faute d'éléments établissant que la Mauritanie ne le considère plus comme son ressortissant. Cette décision confirme la validité de la déchéance pour actes de terrorisme.
Avocat : SCP OHL, VEXLIARD
Conseil d'État — N° 511469
Le Conseil d'État refuse de renvoyer la question prioritaire de constitutionnalité au Conseil constitutionnel. Il estime que les dispositions contestées, issues de l'ordonnance du 10 novembre 2025, ne sont pas applicables au litige principal. La demande est donc irrecevable.
Conseil d'État — N° 501948
Le Conseil d'État rejette la requête de M. A... contre le décret de déchéance de nationalité. Il estime que la procédure contradictoire prévue à l'article 61 du décret du 30 décembre 1993 a été respectée. La décision confirme la légalité de la déchéance pour actes de terrorisme.
Avocat : SCP PIWNICA & MOLINIE
Conseil d'État — N° 501572
Le Conseil d'État rejette la requête de M. C... contre le décret du 5 février 2025 rapportant sa naturalisation. Le motif principal est que l'intéressé a dissimulé son mariage antérieur à la naturalisation, constituant une fraude au sens de l'article 27-2 du code civil. Cette décision confirme que la dissimulation d'un mariage, même non projeté lors de l'entretien d'assimilation, justifie le retrait de la nationalité française dans le délai de deux ans suivant la découverte de la fraude.
Conseil d'État — N° 501468
Le Conseil d'État rejette la requête de M. A... contre le décret rapportant sa naturalisation. Il juge que le décret a été pris dans le délai légal de deux ans à compter de la découverte de la fraude (naissance d'un enfant non déclarée). La décision confirme que le retrait pour mensonge est légal et que l'avis du Conseil d'État n'a pas à être communiqué.
Avocat : MPIGA VOUA OFOUNDA
Conseil d'État — N° 511239
Le Conseil d’Etat refuse d’admettre le pourvoi de la commune de Garches. Il estime qu’aucun des moyens soulevés n’est sérieux, notamment ceux relatifs à la motivation et à la caducité du permis de construire. La décision confirme ainsi la suspension de l’arrêté interruptif de travaux.
Avocat : SELAS FROGER & ZAJDELA
Conseil d'État — N° 510361
Le Conseil d'État refuse d'admettre le pourvoi de la commune du Luc-en-Provence contre l'ordonnance ayant suspendu l'arrêté de sursis à statuer sur la déclaration préalable de Free mobile. Les moyens soulevés (dénaturation des pièces et erreur de droit) ne sont pas de nature à permettre l'admission. Cette décision confirme la suspension de l'arrêté municipal et l'injonction de non-opposition provisoire.
Avocat : SAS BUK LAMENT, ROBILLOT