Jurisprudence administrative
187 182 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
187 182
Décisions totales
384 134
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2301906
Le Tribunal Administratif de Lille a statué sur une demande d'indemnisation pour infection nosocomiale contractée par un patient après une chirurgie cardiaque au CHRU de Lille. La juridiction a reconnu la responsabilité de plein droit de l'établissement hospitalier, conformément aux dispositions du code de la santé publique relatives aux infections nosocomiales. Elle a condamné le CHRU à indemniser le patient pour ses préjudices et à rembourser à la CPAM les débours exposés, tout en rejetant la demande d'indemnisation du préjudice d'affection de l'épouse.
Avocat : SICARD
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2309587
Le Tribunal Administratif de Lille a statué sur une demande en responsabilité médicale contre le centre hospitalier de Boulogne-sur-Mer, suite à des séquelles neurologiques subies par une patiente après une intervention chirurgicale en janvier 2020. La juridiction a reconnu la responsabilité de l'établissement pour faute, en raison d'un manquement dans la surveillance post-opératoire ayant entraîné un accident médical. Elle a condamné l'hôpital à indemniser la patiente, mais a rejeté la demande du ministère de la justice concernant le remboursement de salaires, estimant que l'arrêt de travail était lié à la pathologie initiale et non à la faute. La décision s'appuie sur les dispositions du code de la santé publique relatives à la responsabilité des établissements de santé.
Avocat : SCP D AVOCATS SAIDJI ET MOREAU
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2401328
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. A... visant à annuler le refus de l'OFII de lui accorder des conditions matérielles d’accueil. La juridiction a estimé que la décision était suffisamment motivée, que la procédure avait été régulière et que l’examen de la situation du requérant était sérieux, notamment au regard de son entretien. Le jugement s’appuie principalement sur les articles L. 551-15 et L. 522-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, constatant que la demande d’asile avait été déposée hors du délai légal de 90 jours sans motif légitime.
Avocat : DANSET-VERGOTEN
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2601062
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé-suspension, a suspendu l'exécution de l'arrêté préfectoral refusant le renouvellement du titre de séjour de la requérante. Le juge a estimé que la condition d'urgence était présumée remplie pour un refus de renouvellement et qu'un doute sérieux existait sur la légalité de la décision, notamment quant à la motivation et à l'examen sérieux de la situation de l'étudiante. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : ZAIRI
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2601706
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé, a ordonné l'expulsion d'une famille du centre d'accueil pour demandeurs d'asile de Tourcoing. Le juge a estimé que le maintien sans titre des occupants, après le rejet définitif de leurs demandes d'asile et malgré plusieurs mises en demeure, constituait une occupation irrégulière justifiant une mesure d'urgence. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le tribunal ayant considéré que la présence d'enfants mineurs scolarisés ne constituait pas, en l'espèce, une vulnérabilité particulière faisant obstacle à l'expulsion.
Avocat : LOKAMBA OMBA
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2600729
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la demande de référé-liberté formée par un ressortissant marocain sollicitant l'injonction au préfet de la Moselle de réexaminer sa demande de titre de séjour et de lui délivrer un document provisoire. Le juge a estimé que les conditions d'urgence et d'utilité requises par l'article L. 521-3 du code de justice administrative n'étaient pas remplies, car le requérant n'avait pas déposé un dossier complet conformément aux articles R. 431-10 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers. Dès lors, il ne pouvait prétendre à la délivrance d'un récépissé et la mesure injonctive demandée n'était pas justifiée.
Avocat : ZOUAOUI
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2515076
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. A... qui contestait le refus de remise gracieuse d'une dette de prime d'activité. Le juge a constaté que le requérant, bien qu'invité à le faire, n'a pas fourni les justificatifs nécessaires sur ses ressources et charges pour permettre d'apprécier sa situation de précarité. La requête est donc rejetée en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, pour défaut de motivation suffisante.
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2601078
Le Tribunal administratif de Lyon, saisi d'un recours en plein contentieux contre une décision tarifaire modificative d'une agence régionale de santé, s'est déclaré incompétent territorialement. Il a ordonné la transmission du dossier au Tribunal administratif de Marseille, car l'établissement requérant est situé à Fréjus (Var), dans le ressort de cette dernière juridiction. Cette solution d'incompétence s'appuie sur les articles L. 351-1 du code de l'action sociale et des familles et R. 312-10-1 du code de justice administrative, qui attribuent la compétence matérielle et territoriale pour les litiges tarifaires.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2606712
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, a rejeté la requête de M. A... qui demandait la suspension du refus d'enregistrement de sa candidature aux élections municipales de Cherbourg-en-Cotentin. La juridiction a décliné sa compétence territoriale, estimant que le litige relevait du tribunal administratif de Caen, en application des articles R. 312-9 et R. 221-3 du code de justice administrative. En conséquence, la demande a été rejetée sans examen au fond, conformément à l'article R. 522-8-1 du même code.
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2202706
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la demande de la SCI Akelius Paris 52 visant à obtenir la décharge de la taxe sur les logements vacants pour les années 2020 et 2021. La juridiction a estimé que la société, propriétaire d'un immeuble à Ivry-sur-Seine, n'avait pas démontré que la vacance du logement était indépendante de sa volonté, condition nécessaire pour bénéficier de l'exonération prévue par l'article 232 du code général des impôts. En particulier, la requérante n'a pas justifié de façon suffisante l'absence d'habitabilité du bien, le coût des travaux nécessaires ou ses capacités financières pour les réaliser.
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2207801
Le Tribunal Administratif de Melun, statuant en plein contentieux, rejette les requêtes des sociétés Cofin'Audit et Modafinances qui contestaient des redressements fiscaux (impôt sur les sociétés et TVA). La juridiction estime que l'administration a légalement procédé à la vérification de comptabilité et que les méthodes de redressement, fondées sur une comparaison entre les encaissements bancaires et les déclarations, étaient justifiées. La décision s'appuie sur les dispositions du code général des impôts et du livre des procédures fiscales.
Avocat : CABINET CORNET VINCENT SEGUREL PARIS
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2208434
**Sujet principal** : Recours en décharge d'une cotisation de taxe sur les logements vacants pour l'année 2021. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Melun (3ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête de la société civile immobilière (SCI) des Champs Lyonnes. Il estime que la SCI ne démontre pas que son bien a été mis en vente au prix du marché, condition nécessaire pour bénéficier de l'exonération prévue par la jurisprudence constitutionnelle. **Textes appliqués** : L'article 232 du code général des impôts, interprété à la lumière des réserves d'interprétation posées par les décisions du Conseil constitutionnel (notamment n° 98-403 DC et n° 2012-662 DC), qui conditionnent l'exonération à une mise en vente au prix du marché.
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2212090
Sujet principal : Demande de remboursement d'un crédit d'impôt en faveur des métiers d'art par une société de menuiserie. Juridiction : Tribunal Administratif de Melun (3ème chambre). Solution retenue : Rejet de la requête, confirmant le refus de l'administration fiscale. Textes appliqués : Article 244 quater O du code général des impôts (conditions du crédit d'impôt) et arrêté du 24 décembre 2015 (liste des métiers d'art). Le tribunal a jugé que l'activité de menuiserie de la requérante ne correspondait pas au métier d'art de "menuisier en sièges" requis pour bénéficier du dispositif.
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2517871
La société Aéroports de Paris (ADP) a saisi le Tribunal Administratif de Melun pour contester une série de décisions préfectorales (2016-2024) fixant les paramètres d'évaluation des valeurs locatives professionnelles dans le Val-de-Marne, invoquant un vice de forme (absence de mentions obligatoires). Le tribunal a jugé le recours irrecevable pour tardiveté, le délai de deux mois prévu à l'article R. 421-1 du code de justice administrative ayant couru à compter de la publication des actes, indépendamment du vice allégué. Il a également déclaré irrecevables les conclusions subsidiaires tendant à une déclaration de droits sur l'exception d'illégalité pour l'avenir.
Avocat : CMS BUREAU FRANCIS LEFEBVRE NEUILLY
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2503926
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant par ordonnance, constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la demande principale de restitution de prélèvements sociaux (156 779 €), celle-ci étant devenue sans objet suite à un dégrèvement accordé par l'administration fiscale postérieurement à l'introduction du recours. La juridiction applique les dispositions de l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour motiver cette décision de non-lieu à statuer. Elle condamne néanmoins l'Etat à verser aux requérants la somme de 1 000 euros au titre des frais exposés et non compris dans les dépens, en application de l'article L. 761-1 du même code.
Avocat : THERET & ASSOCIES
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2601171
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a été saisi d'une demande d'astreinte pour inexécution d'une précédente injonction ordonnant au préfet de délivrer une attestation de travail et de réexaminer la situation de la requérante. Le juge constate le désistement de la requérante sur ce point, mais condamne l'État à lui verser 1 000 euros au titre des frais irrépétibles, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, les mesures ayant finalement été exécutées après l'introduction de la requête.
Avocat : LELOUP
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2602407
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a été saisi d'une demande de modification d'une précédente ordonnance et de prononcé d'une astreinte pour défaut d'exécution par le préfet. La juridiction constate que l'injonction de délivrer une autorisation provisoire de séjour a été exécutée, mais que l'injonction de réexamen de la situation de l'étranger ne l'a pas été. Considérant ce défaut d'exécution comme un élément nouveau au sens de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, le juge des référés a modifié l'ordonnance initiale pour assortir l'injonction non exécutée d'une astreinte.
Avocat : HELALIAN
Conseil d'État — N° 508955
Conseil d'État — N° 501279
Avocat : SARL LE PRADO – GILBERT
Conseil d'État — N° 500923
Avocat : CABINET ROUSSEAU, TAPIE