Jurisprudence administrative
97 018 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
97 018
Décisions totales
384 307
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2308196
Le Tribunal Administratif de Melun a examiné les requêtes de Mme A... contestant des indus de revenu de solidarité active (RSA) et de prime d'activité, pour des montants respectifs de 10 888,84 euros et 4 651,05 euros. La requérante soulevait divers moyens de légalité externe et interne, notamment l'irrégularité de la notification, l'incompétence de l'auteur de la décision, la prescription de l'action en recouvrement, et une erreur d'appréciation sur sa condition de résidence en France. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, considérant que la procédure était régulière et que l'administration avait correctement appliqué les dispositions des articles L. 262-46 et L. 262-47 du code de l'action sociale et des familles, ainsi que les articles L. 553-2 et R. 133-9-2 du code de la sécurité sociale. En conséquence, le tribunal a rejeté les demandes d'annulation des décisions attaquées et les demandes de remise de dettes.
Avocat : DESFARGES
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2308197
Le Tribunal Administratif de Melun a examiné les requêtes de Mme A... contestant des indus de revenu de solidarité active (RSA) et de prime d'activité. La requérante soulevait des moyens de procédure (irrégularité de la notification, incompétence de l'auteur, absence d'avis de la commission de recours amiable) et de fond (contestation de la condition de résidence en France et de la prise en compte de revenus locatifs). Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes de Mme A..., confirmant le bien-fondé des indus et refusant la remise de dette. La solution s'appuie sur les dispositions des codes de l'action sociale et des familles et de la sécurité sociale applicables au RSA et à la prime d'activité.
Avocat : DESFARGES
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2308199
Le Tribunal Administratif de Melun a examiné les requêtes de Mme A... contestant des indus de revenu de solidarité active (RSA) et de prime d'activité. La requérante soulevait des moyens de forme (irrégularité de la notification, incompétence de l'auteur) et de fond (absence de perte de résidence en France, bonne foi). Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes, considérant que les décisions étaient régulières et que les conditions de résidence n'étaient pas remplies. Les textes appliqués incluent les articles L. 262-13, L. 262-46, L. 262-47 et R. 262-90 du code de l'action sociale et des familles, ainsi que les articles L. 553-2 et R. 133-9-2 du code de la sécurité sociale.
Avocat : DESFARGES
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2308830
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. A... qui demandait la condamnation de la commune de Sucy-en-Brie pour des préjudices liés à ses conditions de travail (défaut de paiement d’heures de pause et troubles dans ses conditions d’existence). Le tribunal a estimé que le requérant n’apportait pas d’éléments suffisants pour établir l’existence d’une faute de l’employeur, notamment au regard des obligations prévues par le code du travail et le code général de la fonction publique. La solution retenue est le rejet de l’intégralité des conclusions indemnitaires, ainsi que des demandes accessoires.
Avocat : CABINET LANDOT & ASSOCIES
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2311324
Le Tribunal administratif de Melun a examiné la demande de Mme A... épouse B... tendant à obtenir la remise totale d’un indu de prime d’activité de 8 235,63 euros, après que la caisse d’allocations familiales du Val-de-Marne ne lui a accordé qu’une remise partielle de 2 058,91 euros. Statuant en plein contentieux, le juge a estimé que, malgré la précarité alléguée, la situation financière du foyer (ressources annuelles comprises entre 34 970 et 39 693 euros, épargne de 3 131 euros, indemnités journalières et pension d’invalidité, solde de tout compte de 18 520 euros) ne justifiait pas une remise totale. La requête a été rejetée, sur le fondement de l’article L. 845-3 du code de la sécurité sociale, qui subordonne la remise à la bonne foi ou à la précarité du débiteur.
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2313535
Le Tribunal administratif de Melun était saisi par Mme A... d’une demande d’indemnisation de 10 000 euros contre la commune de Nogent-sur-Marne pour la destruction de son véhicule après sa mise en fourrière. La requérante invoquait une faute de la commune, faute de notification préalable de la fourrière. Le tribunal a relevé que la mise en fourrière d’un véhicule, fondée sur les articles L. 325-1 et suivants du code de la route, constitue une opération de police judiciaire. En conséquence, il a jugé que la juridiction administrative est incompétente pour connaître des actions en responsabilité liées à d’éventuelles irrégularités de cette mesure, seule l’autorité judiciaire étant compétente.
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2413133
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en plein contentieux, était saisi par Mme B... d’une demande d’annulation de trois décisions de la CAF du Val-de-Marne refusant la remise de dettes de prime d’activité et de prestations familiales. Le tribunal s’est déclaré incompétent pour connaître du refus de remise de dette de prestations familiales, ce litige relevant de la compétence du juge judiciaire en application des articles L. 142-1 et L. 142-8 du code de la sécurité sociale. S’agissant des deux demandes de remise de dette de prime d’activité, le tribunal a examiné le bien-fondé de la requête au regard de l’article L. 845-3 du code de la sécurité sociale, qui permet une remise en cas de bonne foi ou de précarité. La solution retenue par le tribunal n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais la décision a été rendue après instruction et audience publique le 13 janvier 2026.
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2512447
Le Tribunal Administratif de MELUN, statuant en référé provision sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de M. B... tendant à obtenir une provision de 12 000 euros en réparation des préjudices résultant du retrait de son matériel informatique par l'administration pénitentiaire. Le juge a estimé que, M. B... n'ayant jamais pu utiliser le matériel litigieux faute de lecteur de disque, il n'établissait pas l'existence d'un préjudice, rendant l'obligation de l'État non sérieusement contestable. La requête a été rejetée, sans qu'il soit nécessaire d'examiner la compétence de la juridiction administrative ou le bien-fondé des fautes alléguées.
Avocat : SALKAZANOV
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2402223
Le Tribunal administratif de Versailles, saisi en plein contentieux par M. A..., était amené à statuer sur des demandes de décharge de droits d’enregistrement de mutation à titre gratuit et d’une amende pour défaut de déclaration de comptes à l’étranger. Le requérant a toutefois informé le tribunal de son désistement pur et simple de l’ensemble de sa requête par un mémoire enregistré le 6 janvier 2026. Constatant que ce désistement était explicite et qu'aucun élément ne s'opposait à ce qu'il en soit donné acte, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer. La solution retenue est donc un simple constat de désistement, sans examen au fond des moyens soulevés par le requérant.
Avocat : LECOCQ
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2402270
Le Tribunal Administratif de Versailles a rejeté la requête de la SASU DM Immobilier Holding. Celle-ci demandait la réduction de ses cotisations d'impôt sur les sociétés pour 2018-2020 et de ses rappels de TVA pour 2016-2020, contestant le rejet de charges facturées à une SCCV liée. Le tribunal a jugé que, pour l'exercice 2018, le service avait déjà partiellement admis ces charges en déduction chez la SCCV, ce qui neutralisait la demande de compensation de la société requérante. La solution retenue est le rejet de la requête, sans que le tribunal ne se prononce sur le fond des autres moyens soulevés, faute d'éléments suffisants dans l'extrait fourni.
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2307885
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la demande de Mme A... qui sollicitait la réduction de ses cotisations d'impôt sur le revenu via le crédit d'impôt pour la transition énergétique (CITE) pour des travaux d'isolation réalisés en copropriété en 2020 et 2021. Le tribunal a jugé que le fait générateur du crédit d'impôt est la date de paiement définitif des travaux, fixée ici au 17 janvier 2022, soit après la période d'éligibilité prévue par l'article 200 quater du code général des impôts et la loi de finances pour 2021. Il a également écarté comme inopérant l'argument tiré de la situation d'autres copropriétaires ayant obtenu l'avantage fiscal. La requête a donc été intégralement rejetée.
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2505134
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a examiné la demande de Mme C..., ressortissante nigériane, qui contestait le refus du préfet de la Moselle d'autoriser son engagement dans un parcours de sortie de la prostitution et d'insertion sociale et professionnelle, prévu à l'article L. 121-9 du code de l'action sociale et des familles. La requérante invoquait notamment un défaut de motivation et une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a rejeté sa requête, estimant que les conditions légales pour bénéficier de ce dispositif n'étaient pas réunies. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'action sociale et des familles et de la loi n° 2016-444 du 13 avril 2016.
Avocat : JEANNOT
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2509858
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête en référé de M. B..., ressortissant angolais, qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, qu'il soit enjoint au préfet du Bas-Rhin de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour pour lui et son épouse. Le juge a estimé que la mesure sollicitée faisait obstacle à l'exécution des arrêtés de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet le 17 décembre 2025. En outre, la demande concernant l'épouse de M. B... a été jugée irrecevable, celle-ci n'ayant pas signé la requête. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2600143
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a été saisi en référé pour suspendre un arrêté du maire de Kuntzig du 15 décembre 2025 mettant en demeure Mme A... de démolir un carport sous astreinte. Le juge des référés a rejeté la requête, considérant que la condition d'urgence n'était pas remplie. Il a estimé que l'exécution de la mesure de démolition n'affectait pas gravement la situation de la requérante, compte tenu d'un jugement antérieur du tribunal judiciaire de Thionville ordonnant la même démolition. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 481-1 du code de l'urbanisme.
Avocat : SAS DROUOT AVOCATS
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2601107
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par la commune de Villemontais sur le fondement de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation, afin de faire désigner un expert pour examiner un mur de soutènement présentant un danger pour la sécurité publique. La juridiction a fait droit à cette demande en désignant un expert chargé d'examiner l'ouvrage, de constater son état, de se prononcer sur l'existence d'un danger imminent et de proposer des mesures de sécurité. L'expert devra remettre son rapport dans un délai contraint, conformément aux dispositions des articles L. 511-1 et suivants du même code.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2405261
Le Tribunal Administratif de Paris a examiné les demandes de Mme B... concernant la décharge de la majoration de taxe d'habitation pour 2020-2022 et de la taxe d'habitation sur les résidences secondaires pour 2023, pour un logement à Paris. La requérante soutenait que ce bien constituait sa résidence principale malgré sa séparation de fait de son époux. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir de l'administration fiscale, jugeant que la réclamation préalable de Mme B... pour 2020 et 2021 n'était pas tardive. Sur le fond, le tribunal a appliqué les articles 1407 et 1407 ter du code général des impôts pour statuer sur la qualification du logement.
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2404043
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en plein contentieux, a examiné la demande de Mme C... visant à obtenir l’annulation du refus de la caisse d’allocations familiales de la Seine-Maritime de lui accorder une remise gracieuse sur un indu d’aide personnelle au logement (APL) de 784 euros. Le juge a rappelé qu’il lui appartient d’apprécier lui-même si la situation de précarité et la bonne foi du débiteur justifient une remise, sans être lié par le quotient familial calculé par la caisse. Après avoir examiné les éléments du dossier, le tribunal a rejeté la requête de Mme C..., estimant que sa situation de précarité n’était pas suffisamment établie. Cette décision est fondée sur les articles L. 553-2 du code de la sécurité sociale et L. 825-3 du code de la construction et de l’habitation.
Avocat : ROBERT
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2500573
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. A... contestant le refus du département de l'Eure de lui délivrer la carte mobilité inclusion portant la mention « stationnement ». Le juge a estimé que le requérant ne démontrait pas remplir les conditions fixées par l’arrêté du 3 janvier 2017, à savoir un périmètre de marche inférieur à 200 mètres ou le recours systématique à une aide humaine ou technique pour ses déplacements extérieurs. La décision a été rendue sur le fondement des articles L. 241-3 et R. 241-12-1 du code de l’action sociale et des familles.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2207268
Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de M. C... qui demandait la décharge de la taxe foncière sur les propriétés bâties due au titre de 2021 pour sa résidence principale. Le requérant invoquait l'exonération prévue à l'article 1390 du code général des impôts, au motif que son épouse percevait l'allocation aux adultes handicapés. Le tribunal a jugé que cette exonération légale n'est pas ouverte aux titulaires de l'allocation aux adultes handicapés, et que la doctrine administrative invoquée ne pouvait s'appliquer car le logement constituait un bien propre de M. C..., non bénéficiaire de cette allocation. La solution retenue est le rejet de la requête.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2300871
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B... contestant l'invalidation de son permis de conduire pour solde de points nul. Le requérant soutenait que les retraits de points pour huit infractions étaient illégaux, faute d'information préalable sur les conséquences du paiement de l'amende, comme l'exigent les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route. Le tribunal a jugé que pour les infractions des 14 octobre 2019 et 26 avril 2022, le paiement des amendes forfaitaires par M. B... établissait qu'il avait reçu l'avis de contravention contenant les informations requises, et qu'il n'apportait pas la preuve d'avis inexacts ou incomplets. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant la légalité des décisions de retrait de points et de la décision d'invalidation du permis.
Avocat : IOSCA