Jurisprudence administrative

97 018 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

97 018

Décisions totales

384 307

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA34Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2306491

Le Tribunal Administratif de Montpellier a été saisi par M. C... d'une opposition à une contrainte émise par la Mutualité Sociale Agricole (MSA) du Languedoc pour le recouvrement d'un indu de prime d'activité de 416,24 euros. En défense, la MSA a indiqué avoir annulé l'indu et la contrainte après examen des pièces fournies par le requérant. Constatant que l'acte de recouvrement litigieux avait été retiré de l'ordonnancement juridique, le tribunal a accueilli l'exception de non-lieu à statuer. Par conséquent, il a prononcé un non-lieu à statuer sur la requête de M. C..., sans examiner le fond du litige.

29 janvier 2026• Présidente QUEMENER
TA34Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2306544

Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de Mme A... contestant un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 7 586,29 euros pour la période d'avril 2021 à mars 2023, dû à l'absence de déclaration d'une pension de réversion. La requérante n'a pas contesté utilement le bien-fondé de l'indu en se bornant à invoquer sa méconnaissance de l'obligation déclarative et sa situation de précarité. Le tribunal a appliqué les articles L. 262-2, R. 262-6 et R. 262-37 du code de l'action sociale et des familles, rappelant que le bénéficiaire du RSA doit déclarer l'ensemble des ressources du foyer. La demande de remise gracieuse a également été implicitement rejetée.

29 janvier 2026• Présidente QUEMENER
TA35Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2503898

Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi par les parents d’un enfant handicapé, contestant le refus implicite du rectorat de mettre en œuvre une décision de la CDAPH attribuant une aide humaine individuelle à 75 % du temps scolaire. Les requérants demandaient l’annulation de ce refus et la condamnation de l’État à réparer les préjudices moral et matériel subis par leur fils et par eux-mêmes. Le tribunal a annulé la décision implicite de rejet, considérant que l’administration n’avait pas exécuté la décision de la CDAPH, en méconnaissance des articles L. 111-1 et suivants du code de l’éducation. Il a également condamné l’État à verser 3 000 euros à l’enfant pour son préjudice moral et ses troubles dans les conditions d’existence, ainsi que 1 500 euros à chacun des parents pour leur préjudice moral.

Avocat : DOUARD

29 janvier 2026• 3ème Chambre
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2600939

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a fait droit à la demande de la commune de Dieulefit concernant un bâtiment menaçant ruine. Sur le fondement de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation, le juge a désigné un expert avec pour mission d'examiner l'immeuble, de constater l'état des lieux et de proposer des mesures pour mettre fin à un éventuel péril imminent. L'expert devra accomplir sa mission dans un délai de 24 heures et déposer son rapport sous cinq jours. Cette décision vise à garantir la sécurité publique et celle des occupants.

29 janvier 2026
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2203033

Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné la requête de M. C... contestant l'emprise irrégulière de la commune du Gâvre sur ses parcelles D 413 et 414, où un camping municipal et un étang ont été implantés. Le tribunal a rejeté la demande, considérant que le transfert de propriété des parcelles à la commune était effectif depuis l'ordonnance d'expropriation rendue en 1969, en application des articles L. 220-1 et L. 222-2 du code de l'expropriation, et que la prescription quadriennale prévue par la loi du 31 décembre 1968 rendait irrecevable la demande indemnitaire. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. C..., incluant la demande d'indemnité de 150 000 euros et l'injonction de cessation d'emprise.

Avocat : SOCIETE D'AVOCATS CADRAJURIS

29 janvier 2026• 1ère Chambre
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2203063

Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné la requête de M. C... contestant le rejet implicite de sa demande de remise gracieuse d’un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 5 856,98 euros. Le tribunal a constaté que le département avait partiellement accordé une remise de 2 928,49 euros en cours d’instance, prononçant un non-lieu à statuer sur cette partie. Sur le fond, le juge a rejeté le moyen tiré de l’absence de bien-fondé de l’indu, estimant que la condition de résidence stable en France n’était pas remplie, et a également rejeté la demande de remise gracieuse du solde restant. La solution s’appuie sur les articles L. 262-2 et R. 262-5 du code de l’action sociale et des familles.

Avocat : CRESTIN

29 janvier 2026• Magistrat : MME FRELAUT - R 222-13
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2211282

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B... contestant le refus de l’Agence nationale de l’habitat (Anah) de lui accorder la prime « MaPrimeRénov’ » pour l’achat et la pose d’un poêle à bois. Le tribunal a considéré que la décision explicite de rejet du 17 novembre 2022 s’était substituée à la décision implicite initiale. Sur le fond, il a jugé que M. B... n’établissait pas avoir déposé sa demande de prime avant la réalisation des travaux, comme l’exige l’article 2 du décret n° 2020-26 du 14 janvier 2020, et qu’il ne démontrait pas l’existence d’un dysfonctionnement informatique imputable à l’Anah.

29 janvier 2026• 7ème Chambre
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2211455

Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné la demande de Mme Bulot visant à obtenir l’annulation du refus du département de la Vendée de lui délivrer une carte mobilité inclusion mention « stationnement pour personnes handicapées ». Le tribunal a rejeté les fins de non-recevoir soulevées par le département, notamment l’absence d’inventaire des pièces jointes et le défaut de recours administratif préalable obligatoire. Sur le fond, il a considéré que l’état de santé de la requérante ne justifiait pas l’attribution de la carte, en application des critères stricts de l’article L. 241-3 du code de l’action sociale et des familles et de l’arrêté du 3 janvier 2017. En conséquence, la requête a été rejetée.

29 janvier 2026• 6ème Chambre
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2212333

Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A... contestant le refus de la commission de médiation de la Loire-Atlantique de reconnaître son caractère prioritaire pour un logement au titre du droit au logement opposable (DALO). Le tribunal a estimé que la commission n'avait commis ni erreur de droit ni erreur d'appréciation en considérant que la situation de M. A..., hébergé chez sa mère dans des conditions difficiles, ne présentait pas un caractère prioritaire, et que l'absence d'attaches familiales ou professionnelles dans le département pouvait être prise en compte dans l'analyse globale de sa demande. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de la construction et de l'habitation relatives au DALO.

Avocat : MAAMOURI

29 janvier 2026• Président 7 : Mme BERIA-GUILLAUMIE - R. 222-13
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2213041

Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné la requête de Mme B... épouse C... contestant le rejet implicite de sa demande de reconnaissance prioritaire pour un logement, formulée auprès de la commission de médiation de la Loire-Atlantique. Le tribunal a d'abord précisé que la décision explicite de rejet du 7 février 2023 s'était substituée à la décision implicite initiale, écartant ainsi la fin de non-recevoir soulevée par le préfet. Sur le fond, la requérante invoquait une erreur dans l'adresse de notification de sa demande, mais le tribunal a jugé que ce moyen n'était pas fondé. En conséquence, la requête a été rejetée, sur le fondement des articles L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation et R. 222-13 du code de justice administrative.

29 janvier 2026• Président 7 : Mme BERIA-GUILLAUMIE - R. 222-13
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2213984

Le Tribunal administratif de Nantes rejette la requête de M. B... A... contestant le refus de la commission de médiation de la Loire-Atlantique de reconnaître sa demande de logement comme urgente et prioritaire. Le requérant invoquait son hébergement temporaire depuis plus de dix-huit mois, mais le tribunal estime qu'il ne conteste pas utilement le motif de la décision, fondé sur l'absence de demande d'inscription au contingent préfectoral pour les réfugiés. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les fins de non-recevoir soulevées par le préfet. Les articles L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l'habitation sont appliqués.

29 janvier 2026• Magistrat : Mme BAUFUME - R. 222-13
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2214513

Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné les requêtes de Mme A... contestant le refus de la commission de médiation de la Loire-Atlantique de reconnaître sa demande de logement comme urgente et prioritaire. Le tribunal a rejeté l'exception de non-lieu soulevée par le préfet, estimant que la décision ultérieure du 1er octobre 2024 reconnaissant le caractère prioritaire de sa demande n'avait pas retiré ou abrogé les décisions initiales attaquées. Sur le fond, le tribunal a annulé les décisions des 3 mai et 6 septembre 2022, en application des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation, au motif que la commission de médiation avait commis une erreur d'appréciation en déclarant la demande sans objet, alors que Mme A... justifiait de conditions de logement inadaptées à son état de santé.

29 janvier 2026• Magistrat : Mme BAUFUME - R. 222-13
TA45Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2204520

Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi par Mme B... d'une demande d'indemnisation pour un accident médical non fautif survenu le 9 juillet 2018 au centre hospitalier de Bourges, à la suite d'une ponction lombaire ayant entraîné une hypoesthésie et une paraparésie des membres inférieurs. La requérante sollicitait à titre principal une expertise médicale et une provision, et à titre subsidiaire la condamnation de l'ONIAM à réparer ses préjudices, estimés à près de 3,7 millions d'euros, sur le fondement du II de l'article L. 1142-1 du code de la santé publique. L'ONIAM a conclu au rejet de la requête, contestant le lien de causalité entre le geste médical et les troubles présentés. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes de Mme B..., considérant que les conditions d'engagement de la solidarité nationale n'étaient pas réunies.

Avocat : SELARL ALCIAT JURIS

29 janvier 2026• 4ème chambre
TA45Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2300983

Le Tribunal administratif d’Orléans a rejeté la requête de Mme A..., professeure des écoles, qui demandait l’annulation de la décision du 8 mars 2023 refusant la révision de sa pension de retraite pour obtenir une bonification de trimestres au titre de ses deux enfants adoptés avant 2004. Le tribunal a jugé que les congés d’adoption pris par la requérante, d’une durée inférieure à deux mois pour chaque enfant, ne remplissaient pas la condition d’interruption continue d’activité d’au moins deux mois exigée par l’article R. 13 du code des pensions civiles et militaires de retraite. Le partage des congés avec son conjoint a été jugé sans incidence sur le calcul de ses droits à pension. La solution retenue est le rejet de la requête.

29 janvier 2026• 1ère chambre
TA45Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2401347

Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A... contestant le refus du préfet de la zone de défense et de sécurité Ouest de revaloriser son indemnité de fonction, de sujétion et d’expertise (IFSE) et de lui attribuer l’indemnité temporaire de mobilité. Le tribunal a jugé que les conclusions dirigées contre la décision du 27 février 2024 étaient tardives et donc irrecevables, et que les moyens soulevés contre la décision du 13 mars 2024 n'étaient pas fondés. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative et du code des relations entre le public et l’administration.

Avocat : SELARL EBC AVOCATS

29 janvier 2026• 1ère chambre
TA54Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2501158

Le Tribunal Administratif de Nancy a examiné la requête de la société Albert Abut Architecture Limited contestant la résiliation de deux marchés de maîtrise d'œuvre pour la requalification du site des papeteries du Souche à Anould, prononcée par l'établissement public foncier du Grand-Est. La société invoquait des irrégularités de procédure (défaut de contradictoire) et contestait le bien-fondé de la résiliation, estimant notamment avoir satisfait à ses obligations d'assurance (responsabilité civile décennale et professionnelle) et n'avoir commis aucune faute grave. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes de la société, jugeant que la procédure de résiliation était régulière et que le manquement de la société à justifier des assurances contractuellement requises constituait une faute d'une gravité suffisante pour justifier la résiliation. Les dépens ont été laissés à la charge de la société requérante.

Avocat : SELARL ATMOS AVOCATS

29 janvier 2026• Chambre 3
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2600154

Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, a rejeté la demande de la SCI Akkus visant à mettre fin à la suspension du permis de construire délivré par la maire de Calais le 3 avril 2025. La société invoquait un permis modificatif du 17 décembre 2025 comme élément nouveau, mais le juge a estimé que ce permis ne remédiait pas aux illégalités constatées, notamment la méconnaissance des articles UC 12 et UC 3 du plan local d'urbanisme (PLU) relatifs au stationnement et à l'accès. La solution retenue confirme le maintien de la suspension, les places de stationnement projetées ne respectant pas les dimensions réglementaires et l'accès ne satisfaisant pas aux exigences de largeur minimale.

Avocat : BAS

29 janvier 2026
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2600165

Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du préfet du Pas-de-Calais suspendant le permis de conduire de M. B... pour douze mois. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car le requérant n'a pas démontré que la suspension compromettait gravement l'exercice de sa profession de chauffeur routier. Il a également considéré qu'aucun des moyens soulevés, notamment l'incompétence, le défaut de motivation, l'erreur manifeste d'appréciation ou la méconnaissance des articles L. 224-2 et R. 224-6 du code de la route, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision.

Avocat : JOSSEAUME

29 janvier 2026
TA67Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2510988

Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé, a rejeté les requêtes de M. et Mme D..., qui demandaient, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, d'enjoindre au préfet de la Moselle de leur accorder un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, les requérants se maintenant en situation irrégulière depuis plusieurs années et n'ayant sollicité leur admission au séjour que récemment. Il a également jugé que la mesure n'était pas utile, l'administration n'étant tenue par aucun délai pour recevoir un étranger en vue du dépôt de sa demande, et que l'article R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile s'opposait à la délivrance d'un récépissé sans convocation préalable.

Avocat : BLANVILLAIN

29 janvier 2026
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2316179

Le Tribunal Administratif de Paris a examiné la demande de M. et Mme B... tendant à la décharge de la contribution exceptionnelle sur les hauts revenus (CEHR) pour les années 2019 à 2021. Les requérants contestaient l'inclusion de leurs revenus de source belge, exonérés d'impôt sur le revenu en France en vertu de la convention fiscale franco-belge, dans le calcul de leur revenu fiscal de référence servant d'assiette à la CEHR. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans le texte fourni, mais le débat porte sur l'application de la règle dite du "taux effectif" prévue à l'article 197 C du code général des impôts, que l'administration a utilisée pour accorder un dégrèvement partiel. Les textes appliqués sont la convention fiscale du 10 mars 1964, les articles 223 sexies et 197 C du code général des impôts, ainsi que la doctrine administrative (BOI-IR-CHR et BOI-INT-DG-20-20-100).

Avocat : CABINET PARTHEMA AVOCATS (SELARL)

29 janvier 2026• 2e Section - 3e Chambre