Jurisprudence administrative

97 018 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

97 018

Décisions totales

384 307

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2325542

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A... B... contestant une saisie administrative à tiers détenteur pour le recouvrement de la taxe sur les logements vacants (TLV) due au titre des années 2019, 2020 et 2021. Le tribunal a jugé que la contestation du bien-fondé de l’impôt, soulevée dans le cadre d’un litige portant sur le recouvrement, était irrecevable. Il a également estimé que le requérant ne démontrait pas que la vacance du logement était indépendante de sa volonté au sens de l’article 232 du code général des impôts. En conséquence, la demande de décharge de l’obligation de payer la somme de 7 374 euros a été rejetée.

Avocat : FELIHO

29 janvier 2026• 2e Section - 3e Chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2419185

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté les demandes de l’association Bail Pour Tous, qui contestait son assujettissement à la taxe d’habitation sur les résidences secondaires pour un logement situé à Paris (20e) au titre des années 2023 et 2024. La juridiction a jugé que, bien que l’association donne le bien en location à des occupants, elle en conserve la disposition juridique en tant que locataire principale, conformément aux articles 1407 et 1408 du code général des impôts. La solution retenue est le rejet des requêtes, l’association étant considérée comme redevable de la taxe.

29 janvier 2026• 1re Section - 3e Chambre - R.222-13
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2421990

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de l’Union nationale des droits et devoirs médicaux (UNDDM) qui contestait l’arrêté préfectoral du 16 juillet 2024 autorisant une baignade ponctuelle dans la Seine le 17 juillet 2024 pour les Jeux Olympiques. Le tribunal a jugé que la directive européenne 2006/7/CE et le code de la santé publique, relatifs à la qualité des eaux de baignade, étaient inapplicables en l’espèce. Cette solution a été retenue car la baignade en Seine était interdite de façon permanente depuis 1923, et l’autorisation litigieuse ne portait que sur une durée très limitée (4 heures), ce qui ne permettait pas de qualifier ces eaux d’« eaux de baignade » au sens des textes invoqués.

Avocat : LUDOT

29 janvier 2026• 6e Section - 3e Chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2537927

Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 279 du livre des procédures fiscales, a examiné la contestation de Mme D... relative au refus de l'administration d'accepter le cautionnement personnel et solidaire proposé en garantie du sursis de paiement de l'impôt sur le revenu. Le juge a rappelé qu'il lui appartient d'apprécier si la garantie offerte est propre à assurer le recouvrement de la créance dans des conditions de sécurité et de disponibilité satisfaisantes. En l'espèce, la décision ne précise pas la solution finale retenue, mais indique que le cautionnement proposé par M. et Mme D... a été refusé par l'administration au motif qu'il devait être assorti d'une caution bancaire. Les textes appliqués sont les articles L. 277, L. 279 et R. 277-1 du livre des procédures fiscales, ainsi que l'article 2297 du code civil.

Avocat : CABINET ASHURST (LLP)

29 janvier 2026
TA76Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2404174

Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en urgence, a rejeté la requête de M. A... contestant une saisie administrative à tiers détenteur et des indus de revenu de solidarité active (RSA), d'aide personnalisée au logement (APL) et d'aides exceptionnelles. La juridiction a jugé irrecevables les conclusions dirigées contre la décision de 2013 relative aux indus en raison de leur tardiveté. Concernant la saisie de 2021, le tribunal a estimé que la contestation de l'acte de poursuite relevait de la compétence du juge judiciaire et non du juge administratif. Les demandes de condamnation pour diffamation et de remboursement ont également été rejetées comme irrecevables ou mal fondées.

29 janvier 2026• POLE URGENCES
TA76Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2405021

Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en formation d'urgence, a été saisi par Mme C... d’un recours en annulation contre deux décisions du 8 novembre 2024 refusant la remise gracieuse d’indus de prestations sociales. Le tribunal a rejeté les conclusions relatives aux indus d’allocation de soutien familial, d’allocation aux adultes handicapés et d’allocation de rentrée scolaire, estimant qu’elles relevaient de la compétence de la juridiction judiciaire en application des articles L. 142-1, L. 142-8 et L. 821-5 du code de la sécurité sociale. En revanche, pour les indus d’aide personnelle au logement et de prime d’activité, le tribunal a examiné la demande de remise au regard des articles L. 845-3 et R. 846-5 du code de la sécurité sociale. La solution retenue n’est pas précisée dans l’extrait, mais le tribunal a statué sur la compétence et le fond de ces derniers indus.

29 janvier 2026• POLE URGENCES
TA76Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2500552

Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en formation d’urgence, a examiné quatre requêtes de M. C... D... contestant des indus d’aides exceptionnelles et d’allocations de logement familial notifiés par la caisse d’allocations familiales de la Seine-Maritime. Le tribunal a rejeté l'ensemble des requêtes, considérant que les moyens soulevés, notamment le défaut de motivation, la méconnaissance du contradictoire et l'erreur d'appréciation, n'étaient pas fondés. La solution retenue confirme la légalité des décisions de la CAF, en application des dispositions du code de l'action sociale et des familles, sans qu'il soit besoin de statuer sur les substitutions de décisions invoquées par la défense.

Avocat : DESFARGES

29 janvier 2026• POLE URGENCES
TA76Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2500853

Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en formation d'urgence, a examiné les requêtes de M. C... D... contestant plusieurs indus d'aides sociales (aide exceptionnelle de 300 euros, aides exceptionnelles de fin d'année de 396,37 euros et 308,72 euros, et allocation de logement familiale de 18 347 euros) mis à sa charge par la CAF de la Seine-Maritime. Le tribunal a rejeté l'ensemble des requêtes, considérant que les moyens soulevés, notamment le défaut de motivation, la méconnaissance du contradictoire et l'erreur d'appréciation, n'étaient pas fondés. La solution retenue confirme le bien-fondé des indus, en application des dispositions du code de l'action sociale et des familles, sans qu'il soit besoin de statuer sur les décisions implicites de rejet, celles-ci ayant été substituées par des décisions explicites.

Avocat : DESFARGES

29 janvier 2026• POLE URGENCES
TA76Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2500854

Le Tribunal Administratif de Rouen a examiné les requêtes de M. C... D... contestant plusieurs indus d’aides sociales (aide exceptionnelle de 300 €, aides de fin d’année de 396,37 € et 308,72 €, et allocation de logement familiale de 18 347 €) mis à sa charge par la CAF de la Seine-Maritime. Le tribunal a rejeté l’ensemble des demandes, considérant que les moyens soulevés (défaut de motivation, méconnaissance du contradictoire, erreur de droit) n’étaient pas fondés. La solution retenue confirme les décisions de la CAF, en application des dispositions du code de l’action sociale et des familles, notamment l’article L. 262-46.

Avocat : DESFARGES

29 janvier 2026• POLE URGENCES
TA76Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2503228

Le Tribunal Administratif de Rouen a été saisi par M. A... pour contester la décision du 26 juin 2024 mettant fin à son RSA et celle du 7 novembre 2024 l'admettant au RSA seulement à partir de novembre 2024, et non depuis mars 2024. Le tribunal a rejeté la requête. Il a jugé que la suspension du RSA était justifiée car M. A... ne justifiait pas d'une domiciliation, condition essentielle pour bénéficier de cette prestation, et que le refus de domiciliation par le CCAS relevait d'une procédure distincte. La solution est fondée sur les articles L. 264-1, L. 264-5 et L. 262-13 du code de l'action sociale et des familles.

29 janvier 2026• POLE URGENCES
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2300151

Le Tribunal Administratif de MELUN a été saisi par M. et Mme C..., propriétaires d’un pavillon, qui demandaient la condamnation de la commune de Vitry-sur-Seine à réparer les nuisances sonores résultant de malformations de la chaussée (affaissement et reprise d’enrobage) au droit de leur habitation. Le tribunal a donné acte du désistement partiel des requérants concernant leurs conclusions aux fins d’injonction, les travaux ayant été réalisés. Sur le fond, la responsabilité sans faute du maître de l’ouvrage public est engagée envers les tiers, mais il incombe aux riverains de démontrer le caractère anormal et spécial de leur préjudice. La décision applique les principes de la responsabilité du fait des ouvrages publics et les dispositions du code de la santé publique relatives aux bruits de voisinage.

Avocat : CABINET ADAES AVOCATS

29 janvier 2026• 2ème chambre
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2300876

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme A..., qui demandait la condamnation solidaire des sociétés Colas Ile-de-France Normandie et AXP Urbicus à lui verser 80 000 euros pour une chute survenue le 19 septembre 2016 sur la place Marcel Cachin à Gentilly. La requérante invoquait un défaut de sécurisation du chantier, mais le tribunal a estimé que les éléments produits (certificat médical et dépôt de plainte) ne suffisaient pas à établir le lien de causalité direct entre l'ouvrage public et le dommage, condition nécessaire pour engager la responsabilité du maître d'ouvrage. En conséquence, les conclusions indemnitaires ont été rejetées, de même que les appels en garantie formés par la société AXP Urbicus. Les demandes au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont également été rejetées.

Avocat : NDIAYE

29 janvier 2026• 2ème chambre
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2300981

Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par Mme et M. C... et leur assureur, la société Helvetia Assurances, afin d’engager la responsabilité de l’établissement public Voies navigables de France (VNF) pour un accident survenu le 27 mai 2021. Lors de la manœuvre de sortie de l’écluse n° 15 de Berville sur le canal du Loing, les portes aval se sont refermées sur leur bateau, causant des dommages matériels. Les requérants soutenaient que cet accident résultait d’une erreur de manœuvre de l’éclusier, engageant la responsabilité de VNF en raison du lien de causalité avec l’ouvrage public. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les moyens soulevés n’étaient pas fondés, sans préciser dans cet extrait les textes spécifiques appliqués pour écarter la responsabilité.

Avocat : CABINET CASSEL

29 janvier 2026• 2ème chambre
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2308198

Le Tribunal Administratif de Melun a examiné les requêtes de Mme A... contestant des indus de revenu de solidarité active (RSA) et de prime d'activité, pour des montants respectifs de 10 888,84 euros et 4 651,05 euros. La requérante invoquait notamment l'irrégularité de la notification, l'incompétence de l'auteur de la décision, la prescription de l'action en recouvrement et une erreur d'appréciation sur sa résidence en France. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, considérant que la décision était régulière et que les conditions de résidence n'étaient pas remplies. En conséquence, il a rejeté les demandes d'annulation et de remise de dettes, ainsi que les conclusions présentées au titre des frais de justice.

Avocat : DESFARGES

29 janvier 2026• 8ème chambre
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2403439

Le Tribunal administratif de Melun a examiné les recours de Mme A... contestant des indus de revenu de solidarité active (RSA) et de prime d'activité, pour des montants respectifs de 10 888,84 euros et 4 651,05 euros. La requérante soulevait notamment des moyens tirés de l'irrégularité de la notification, de l'incompétence de l'auteur de la décision, de la violation des droits de la défense et de l'absence de résidence à l'étranger. Le tribunal a rejeté l'ensemble des requêtes, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés. La solution retenue confirme le bien-fondé des indus et le refus de remise de dette, en application des articles L. 262-46 et suivants du code de l'action sociale et des familles pour le RSA, et des dispositions du code de la sécurité sociale pour la prime d'activité.

Avocat : DESFARGES

29 janvier 2026• 8ème chambre
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2403440

Le Tribunal Administratif de MELUN a examiné les requêtes de Mme A... contestant des indus de revenu de solidarité active (RSA) et de prime d'activité, pour des montants respectifs de 10 888,84 euros et 4 651,05 euros. La requérante soulevait divers moyens de légalité externe (irrégularité de la notification, incompétence de l'auteur, défaut d'assermentation) et interne (erreur de droit sur la condition de résidence, prescription, méconnaissance des droits de la défense). Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens, considérant notamment que la condition de résidence stable et effective en France n'était pas remplie et que l'action en recouvrement n'était pas prescrite. En conséquence, il a rejeté les demandes d'annulation des décisions attaquées et de remise des dettes.

Avocat : DESFARGES

29 janvier 2026• 8ème chambre
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2513246

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l’article R. 541-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de provision de 15 000 euros présentée par M. Salkazanov, avocat, qui s’était retrouvé enfermé dans un parloir de la maison d’arrêt de Fresnes en raison d’un bouton d’alerte défectueux. Le juge a estimé que l’existence d’une obligation non sérieusement contestable de l’administration pénitentiaire n’était pas établie, faute pour le requérant de démontrer que l’administration avait connaissance préalable du dysfonctionnement. En conséquence, la demande d’indemnisation provisionnelle a été rejetée, de même que les conclusions présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : CABINET TRISTAN SIMON

29 janvier 2026
TA78Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2306038

Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la demande de la SARL Villennes sur Seine Invest Hôtel, qui sollicitait la décharge de la taxe annuelle sur les surfaces de stationnement perçue en Île-de-France au titre de 2023. La société soutenait que les chambres de son hôtel n'étaient pas accessibles au public, ce qui exclurait leurs annexes de stationnement du champ de la taxe. Le tribunal a jugé que les chambres d’hôtel constituent des locaux commerciaux destinés à accueillir une clientèle pour des prestations de services, et que les surfaces de stationnement qui leur sont annexées sont donc imposables en application des articles 1599 quater C et 231 ter du code général des impôts. La requête a été rejetée.

Avocat : SCP TZA TOULEMONT ZAPF AVOCATS ASSOCIES

29 janvier 2026• 7éme chambre
TA86Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2202366

Le Tribunal Administratif de Poitiers a été saisi par la ministre de la transition écologique afin d’obtenir la condamnation in solidum de plusieurs constructeurs et du contrôleur technique pour des désordres affectant le siège de la direction départementale des territoires et de la mer de la Charente-Maritime. Les désordres concernent des infiltrations d’eau en façade, un défaut d’étanchéité à l’air des menuiseries, des infiltrations par une terrasse et des fissurations, tous de nature à rendre l’ouvrage impropre à sa destination. La ministre a fondé ses demandes sur la responsabilité décennale des constructeurs et la responsabilité quasi-délictuelle, sollicitant des indemnités totalisant plus de 630 000 euros. La société Qualiconsult, contrôleur technique, a contesté sa responsabilité en invoquant les limites de sa mission et le caractère apparent de certains désordres. Le tribunal a dû se prononcer sur l’imputabilité des désordres et l’application des garanties légales, notamment celles prévues par les articles 1792 et suivants du code civil.

Avocat : SCPA RAFFIN & ASSOCIES

29 janvier 2026• 3ème chambre
TA86Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2302824

Le Tribunal Administratif de Poitiers a examiné la requête de Mme C... contestant la suspension de son aide au logement par la CAF de la Charente-Maritime suite à la recevabilité de son dossier de surendettement. Statuant en plein contentieux, le juge a rappelé qu'il lui appartient d'examiner les droits de l'intéressée plutôt que les vices propres de la décision attaquée. Il a rejeté le moyen tiré du défaut de motivation, jugé sans incidence, et a considéré que la suspension était fondée sur les dispositions du code de la construction et de l'habitation, sans que l'article L. 722-10 du code de la consommation ne soit applicable en l'espèce. La requête a été rejetée.

29 janvier 2026• 2ème chambre - JU