Jurisprudence administrative
581 862 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
581 862
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2404645
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre une décision implicite de rejet d'une demande de regroupement familial. Le requérant s'étant désisté de sa requête avant jugement, le tribunal a simplement donné acte de ce désistement pur et simple. La procédure a pris fin sans examen du fond, sur la base des règles de procédure du code de justice administrative.
Avocat : HERRIOT
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2404740
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté le recours en excès de pouvoir formé par un ressortissant malien contre un arrêté préfectoral de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que l'administration n'avait commis ni incompétence, ni vice de motivation, ni erreur manifeste d'appréciation dans l'exercice de son pouvoir discrétionnaire pour apprécier l'opportunité d'une régularisation au titre de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les conclusions du rapporteur public ont été dispensées et l'État a été condamné à verser 1500 euros au requérant au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
Avocat : HAIK
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2405519
Le Tribunal Administratif de Montreuil a annulé l'arrêté préfectoral refusant le renouvellement de la carte de séjour d'un ressortissant chinois et l'obligeant à quitter le territoire. La juridiction a estimé que le préfet avait commis une erreur manifeste d'appréciation en ne tenant pas suffisamment compte de l'ancienneté et de la stabilité de l'insertion professionnelle de l'intéressé, qui justifiaient une régularisation. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur le contrôle de l'erreur manifeste d'appréciation dans l'exercice du pouvoir discrétionnaire de régularisation.
Avocat : CALVO PARDO
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2405731
**Sujet principal** : Recours contre le refus d'enregistrement d'une demande de titre de séjour pour admission exceptionnelle au séjour. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Montreuil (11ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal annule la décision verbale de refus du préfet. Il enjoint au préfet d'enregistrer la demande de la requérante et de lui délivrer un récépissé dans un délai d'un mois, sous astreinte. **Textes appliqués** : Les articles R. 431-10 et R. 431-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Le tribunal juge que le refus d'enregistrement n'est légal que si le dossier est incomplet, ce qui n'était pas le cas ici, les motifs invoqués par la préfecture (durée de séjour et absence d'emploi) étant étrangers aux conditions légales de recevabilité de la demande.
Avocat : BOAMAH
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2405809
Le Tribunal Administratif de Montreuil a annulé la décision du préfet de la Seine-Saint-Denis qui avait classé sans suite la demande de titre de séjour d'une ressortissante albanaise. Le tribunal a jugé que le refus d'enregistrer sa demande, fondé sur l'existence d'une mesure d'éloignement non exécutée, constituait une erreur de droit, car aucune disposition légale ne subordonne l'examen d'une demande de titre de séjour à l'exécution préalable d'une telle mesure. La décision a été annulée pour excès de pouvoir, et le préfet est tenu de procéder à l'enregistrement de la demande et à son instruction régulière.
Avocat : SALIGARI
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2406215
Le Tribunal Administratif de Montreuil a annulé le refus du préfet de la Seine-Saint-Denis de délivrer une carte de résident de dix ans à un ressortissant égyptien. Le tribunal a jugé que le préfet avait commis une erreur manifeste d'appréciation en estimant que le requérant ne justifiait pas de ressources suffisantes, alors que ses avis d'imposition démontraient le contraire sur la période de référence. La juridiction a enjoint à l'administration de délivrer la carte dans un délai de deux mois, en application des articles L. 426-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et L. 911-1 du code de justice administrative.
Avocat : MOHAMED
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2406357
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre le rejet implicite d'une demande de carte de résident déposée par un ressortissant ivoirien, parent d'un enfant réfugié. Le tribunal constate que la demande d'aide juridictionnelle est devenue sans objet suite à une décision d'admission, et que les conclusions principales (annulation et injonction) n'ont plus lieu d'être, un titre de séjour ayant été délivré après l'introduction de la requête. Par conséquent, il n'y a pas lieu de statuer sur le fond et les conclusions relatives aux frais du litige sont rejetées.
Avocat : CABINET HUG & ABOUKHATER
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2406608
Le Tribunal Administratif de Montreuil a annulé le refus du préfet de la Seine-Saint-Denis de délivrer une carte de résident de dix ans à un ressortissant bangladais. La juridiction a estimé que le préfet avait commis une erreur d'appréciation en considérant que le requérant ne justifiait pas de ressources suffisantes, alors que ses revenus déclarés étaient supérieurs au SMIC sur la période de référence. Le tribunal a enjoint à l'administration de délivrer la carte dans un délai de deux mois, en application des articles L. 426-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : SELMI
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2406983
Le Tribunal Administratif de Montreuil a annulé la décision du préfet de la Seine-Saint-Denis rejetant la demande de regroupement familial de la requérante au profit de son époux. Le juge a estimé que ce rejet portait une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la situation de vulnérabilité de la requérante (état de stress post-traumatique suite à un accident) et de sa charge de parent isolé. Le tribunal a également enjoint au préfet de faire droit à la demande dans un délai d'un mois.
Avocat : DIALLO
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2407039
Le Tribunal Administratif de Montreuil a annulé la décision implicite de rejet d'une demande de titre de séjour d'un ressortissant sénégalais. Le juge a retenu un vice de procédure, constatant que le préfet de la Seine-Saint-Denis n'avait pas communiqué les motifs de son rejet malgré une demande de l'intéressé, en méconnaissance de l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal a enjoint à l'administration de procéder à un nouvel examen de la situation du requérant dans un délai de quatre mois.
Avocat : HAIK
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2407053
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre une décision implicite de rejet d'une demande de titre de séjour étudiant. Le tribunal constate que la demande est devenue sans objet, car un titre de séjour a été délivré à la requérante après l'introduction de sa requête. Par conséquent, il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions principales, et la demande d'allocation de frais est rejetée.
Avocat : HAYRANT-GWINNER
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2407054
Le Tribunal Administratif de Montreuil a annulé la décision du préfet de la Seine-Saint-Denis rejetant une demande de regroupement familial. Le juge a estimé que l'administration n'avait pas suffisamment motivé son refus en invoquant des défauts de conformité du logement, sans préciser en quoi ceux-ci contrevenaient aux exigences légales du décret n°2002-120. La décision a été prise en application des articles L. 434-7 et R. 434-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : ANWAR
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2407726
Le Tribunal Administratif de Montreuil a annulé la décision du préfet de la Seine-Saint-Denis classant sans suite la demande de titre de séjour de la requérante. Le juge a estimé que le refus d'enregistrement, fondé sur l'existence d'une mesure d'éloignement antérieure et l'absence d'élément nouveau, excédait le pouvoir de l'administration, qui ne peut refuser l'enregistrement que pour un dossier incomplet. La solution s'appuie sur les articles R. 431-10 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : ANGLIVIEL
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2410322
Le Tribunal Administratif de Montreuil a annulé le refus d'enregistrement d'une demande de titre de séjour « talent – porteur de projet » opposé à un ressortissant américain. La juridiction a retenu l'incompétence de l'agent instructeur, qui n'était pas justifiée comme disposant d'une délégation de signature pour refuser un titre de séjour, méconnaissant ainsi l'article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal a enjoint au préfet compétent de réexaminer la situation du requérant dans un délai de deux mois et a condamné l'État à lui verser 1 100 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : PLACE
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2410554
**Sujet principal** : Recours contre le refus d'enregistrer une demande de titre de séjour fondé sur l'absence d'éléments nouveaux après une mesure d'éloignement. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Montreuil (11ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal annule la décision préfectorale de classement sans suite, considérant que la présence continue de plus de dix ans sur le territoire constitue un élément nouveau. Il enjoint au préfet d'enregistrer et d'examiner la demande dans un délai d'un mois. **Textes appliqués** : Articles R. 431-10, R. 431-11 et R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que la jurisprudence relative à la notion d'élément nouveau.
Avocat : CISSE
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2410642
Le Tribunal Administratif de Montreuil a annulé la décision du préfet de la Seine-Saint-Denis refusant la délivrance d'une carte de résident de dix ans à une ressortissante marocaine. Le tribunal a jugé que le préfet avait commis une erreur de droit en exigeant la justification du niveau de langue A2, alors que l'intéressée, âgée de plus de 65 ans, en était dispensée selon l'article L. 413-7 du CESEDA. Il a également estimé que les ressources de la requérante, constituées de sa pension et de la prise en charge par sa fille, étaient suffisantes au sens de l'article L. 426-7 du même code. Le tribunal a enjoint au préfet de délivrer la carte de résident dans un délai de deux mois.
Avocat : GOZLAN
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2412656
Le Tribunal administratif de Montreuil a annulé la décision implicite de rejet du préfet de la Seine-Saint-Denis concernant le renouvellement de la carte de séjour pluriannuelle de M. A..., un ressortissant camerounais. Le tribunal a jugé que le préfet avait méconnu l'article L. 433-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en délivrant seulement une carte temporaire sans établir que l'intéressé ne remplissait plus les conditions pour conserver une carte pluriannuelle, notamment au regard de son état de santé nécessitant un suivi au long cours. Il a enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. A... dans un délai de deux mois et a condamné l'État à verser une somme au titre des frais irrépétibles.
Avocat : AMZALLAG
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2501325
Le Tribunal Administratif de Montreuil a annulé le refus de regroupement familial opposé à un ressortissant algérien pour son épouse. Le juge a estimé que le préfet de la Seine-Saint-Denis avait commis une erreur de droit en fondant son refus sur une menace pour l'ordre public tirée du comportement du demandeur, car ce motif ne peut légalement concerner que le bénéficiaire du regroupement et non le demandeur déjà présent en France. La décision s'appuie sur les stipulations de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et les principes généraux du droit.
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2501384
La décision concerne le refus d'enregistrement d'une demande de titre de séjour par le préfet de la Seine-Saint-Denis. Le Tribunal Administratif de Montreuil annule cette décision, considérant que le refus, fondé sur l'existence d'une mesure d'éloignement antérieure et l'absence d'éléments nouveaux, excède le pouvoir de l'administration. Le tribunal applique les articles R. 431-10 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers, qui limitent les motifs de refus d'enregistrement à l'incomplétude du dossier ou à son caractère abusif.
Avocat : DODIER
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2501512
Sujet principal : Annulation du refus d'enregistrement d'une demande de titre de séjour fondé sur l'existence d'une précédente mesure d'éloignement non exécutée. Juridiction : Tribunal Administratif de Montreuil (11ème chambre). Solution retenue : Le tribunal annule la décision de classement sans suite et enjoint au préfet de procéder à l'enregistrement et à l'examen de la demande de titre de séjour dans un délai d'un mois. Textes appliqués : Articles R. 431-10 à R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; le juge rappelle qu'aucune disposition de ce code ne subordonne l'examen d'une demande à l'exécution préalable d'une mesure d'éloignement.
Avocat : AMA AVOCATS